Les fondateurs du réseau social Diaspora souhaitent confier les rênes du projet à la communauté. Ils continueront à participer au développement du réseau social, mais souhaitent avoir un rôle moindre à l'avenir.

C'est un changement d'importance. Les fondateurs de Diaspora vont laisser la communauté des membres prendre progressivement le contrôle du réseau social à mesure qu'eux-mêmes se placeront en retrait. Pour autant, ils n'ont pas l'intention de quitter le navire. Les administrateurs du site communautaire continueront de participer à son développement.

"Nous jouerons toujours un rôle-clé au sein de la communauté en tant que fondateurs, mais nous voulons nous assurer que nous incluons bien toutes les personnes qui se soucient de Diaspora [dans la gouvernance du site] et nous voulons le voir réussir", ont commenté les créateurs de Diaspora.

Libre, ouvert et décentralisé, le réseau social est né il y a deux ans sur une idée lancée par quatre étudiants new-yorkais. Financé par les internautes à hauteur de 200 000 dollars, Diaspora est apparu dans un contexte assez favorable : les polémiques de plus en plus grandes sur l'intrusion croissante de Facebook dans la vie privée de ses utilisateurs ont conduit nombre d'entre eux à aller voir ailleurs.

Aujourd'hui, le réseau social est fréquenté par des milliers d'utilisateurs dans le monde. Combien exactement, nous ne le savons pas. Le nombre exact de membres inscrits sur la plate-forme n'a pas été communiqué par l'équipe, qui se contente de donner un ordre de grandeur. Mais cette statistique est en réalité très secondaire. Ce qui fait l'intérêt de Diaspora, c'est sa politique très avancée en matière de respect de la vie privée.

À la différence de Facebook, Diaspora n'est pas un service en ligne centralisé où toutes les données sont hébergées à distance dans des gigantesques centres de données. Ici, le service fonctionne à la manière d'un réseau P2P : chaque utilisateur héberge lui-même ses propres données ou celles de ses contacts, soit chez lui, soit sur un serveur de son choix. Et le code source est disponible sous licence GNU AGPL 3.0.

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