La plus haute juridiction britannique s'est prononcée sur la demande d'extradition de la justice suédoise. Elle a validé la demande d'extradition de Julian Assange, le porte-parole et fondateur de Wikileaks, vers la Suède, dans le cadre d'une plainte pour agression sexuelle. Julian Assange peut encore porter l'affaire devant les instances européennes.

Mise à jour – La justice britannique a tranché. Julian Assange sera bel et bien extradé vers la Suède, où une plainte pour agression sexuelles l’attend.

La cour suprême a en effet rendu sa décision dans le procès qui opposait Julian Assange – fondateur et porte-parole de Wikileaks – à l’institution judiciaire suédoise, qui réclame son extradition pour le juger.

Il reste toutefois une carte à jouer. Si les recours au Royaume-Uni sont épuisés, Julian Assange a la possibilité de saisir les autorités européennes, et en particulier la CEDH.

Sujet du 29 mai – Julian Assange vit peut-être ses dernières heures au Royaume-Uni. Sous contrôle judiciaire depuis deux ans, le fondateur et porte-parole de Wikileaks est en effet la cible d’une procédure d’extradition vers la Suède, pays dans lequel il est accusé d’avoir sexuellement agressé deux jeunes femmes. Et c’est ce mercredi que la cour suprême va trancher, lors d’une audience express.

Si la plus haute juridiction britannique donne son feu vert à l’extradition, Julian Assange n’aura plus aucun recours au Royaume-Uni. En revanche, il pourra porter l’affaire devant les instances européennes et plus particulièrement devant la Cour européenne des Droits de l’homme. La saisine de la CEDH permettrait de suspendre la procédure dans l’attente de l’avis des juges européens.

Interpellé en décembre 2010, Julian Assange craint d’être extradé vers les États-Unis une fois qu’il sera en Suède. L’Australien a en effet frappé fort il y a deux ans en publiant des dizaines de milliers de télégrammes confidentiels issus du département d’Etat ainsi que des multiples documents relatifs aux guerres d’Irak et d’Afghanistan, s’attirant les foudres de la classe politique américaine.

Depuis le début de cette affaire, Julian Assange clame que les rapports sexuels avec les deux jeunes femmes ont été consentis. Pour les partisans du fondateur de Wikileaks, l’apparition de cette plainte quelques temps après l’affaire des fuites de câbles diplomatiques et de rapports militaires est le signe d’un complot pour le faire tomber.

En première instance, la justice britannique avait validé la demande d’extradition vers la Suède. Julian Assange avait alors fait appel

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