Devant le nombre croissant de mesures de restrictions géographiques imposées par les ayants droit pour interdire l'accès aux contenus à l'extérieur de certaines frontières, un fournisseur d'accès à internet de Nouvelle-Zélande se lance dans une offre étudiée spécialement pour contourner le filtrage.

Voilà une idée originale qui pourrait faire recette ailleurs dans le monde, si elle fonctionne correctement. Un nouveau fournisseur d’accès néozélandais, Fyx, propose à ses abonnés de souscrire à un abonnement à internet qui donne accès à tous les sites internationaux qui imposent d’ordinaire des restrictions géographiques. Par exemple, il serait possible de visionner les séries TV diffusées sur le site américain Hulu, alors que les internautes étrangers n’y ont normalement pas accès.

« Avec FYX, l’internet fonctionne comme il le devrait« , assure le FAI. « Avec l’accès à beaucoup plus de sites internationaux et de services basés sur Internet qu’avec n’importe quel autre FAI en Nouvelle-Zélande, FYX va littéralement changer la manière dont vous utilisez internet à la maison. Votre téléviseur devient davantage fonctionnelle et les Wii, Xbox, Playstation et tablettes réalisent leur plein potentiel. Même votre téléphone mobile devient plus malin !« .

L’opérateur explique qu’il dispose d’une technologie qu’il appelle « Global Mode », dont il ne détaille pas le fonctionnement, qui permet « d’améliorer la disponibilité globale des contenus à travers le monde« . Il précise toutefois sur sa FAQ qu’il ne garantit l’accès à aucun site en particulier.

On croit deviner cependant qu’il s’agit d’une surcouche de VPN dynamique ajoutée à l’accès à internet traditionnel, pour que l’adresse IP utilisée par l’abonné ne soit pas une adresse néozélandaise, mais une adresse américaine, britannique, canadienne, française… en fonction des sites ou des services auquel il souhaite accéder.

Le prix peut toutefois paraître élevé pour les gros consommateurs de bande passante, en tout cas au regard des standards français. L’abonnement de base à Fyx coûte en effet environ 20 euros, auxquels il faut ajouter 20 centimes par giga-octets consommé (il n’est pas clair s’il s’agit des données envoyées, reçues, ou les deux combinés).

Rappelons qu’en Europe, une décision de la Cour de Justice de l’Union Européenne a mis l’an dernier un sérieux coup de couteau dans les restrictions géographiques au sein des frontières de l’Union. Mais il reste souvent impossible d’utiliser des services britanniques sans passer par un proxy.

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