A force de faire la guerre au piratage sur Internet, les ayants droit vont-ils pousser au développement de nouvelles solutions d'échange hors-ligne ? Les PirateBox, encore très rares, pourraient bien se développer rapidement...

Au début du mois, nous rapportions la mise en ligne par un professeur de Lille d’un guide pour réaliser très facilement une PirateBox miniature, basée sur un routeur que l’on trouve à moins de 40 euros. Le principe est de rendre accessible un espace de stockage partagé en Wifi, dont les accès sont anonymés, et de mutualiser les différents espaces de stockage en créant un réseau de PirateBox connectées entre elles (mise à jour : @PirateBox_Lille nous précise que le logiciel ne le permet pas encore, mais que c’est en cours de développement). Tout se passe hors-ligne, donc à l’abri du regard des ayants droit et de l’Hadopi.

Au départ anecdotique, le concept des PirateBox commence à prendre une certaine ampleur, qui présage peut-être d’un développement beaucoup plus fort, en particulier dans les villes où il est plus simple de connecter des PirateBox entre elles grâce à la densité des habitations. Il suffit d’avoir quelques Piratebox dans un même quartier pour qu’un immense réseau local soit mis en place, où chacun vient déposer et télécharger les contenus de son choix, sans passer par internet.

Pour favoriser le développement des PirateBox, le blogueur Milanese Mederic a mis en place le site internet MyPirateBox.com, qui permet de référencer les différents boîtiers sur une carte. Deux jours après sa création, le site compte déjà 33 PirateBox référencées et localisées.

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