Le gouvernement malaisien veut transformer les restaurants de Kuala Lumpur en points d'accès WiFi. Une nouvelle loi devant entrer en vigueur en avril demande aux restaurateurs de prévoir un accès sans fil, afin de remplacer à terme les hotspots déjà en place.

Voilà une initiative que l’on aimerait bien voir transposée en France ! Selon un article du site New Straits Times, cité par The Next Web, le gouvernement malaisien compte imposer le WiFi dans tous les restaurants de la capitale, Kuala Lumpur, à partir d’avril 2012. Une nouvelle loi demande en effet aux futurs restaurants (incluant cafés, bars, pubs…) de fournir un accès sans fil aux clients, s’ils le désirent.

Le WiFi sera une « condition préalable obligatoire pour les restaurateurs lorsque ces derniers veulent ouvrir un nouvel établissement ou lorsqu’ils comptent renouveler leur licence » est-il expliqué. Manifestement, cette loi vise à remplacer les points d’accès sans fil actuellement déployés (1500 selon Wireless@KL) à Kuala Lumpur. Ces hotspots seront ensuite désactivés et les restaurants prendront le relais.

Dans l’Hexagone, une telle mesure serait sans nulle doute très appréciée par les clients des restaurants et par ceux se trouvant à proximité de n’importe quel établissement. Cependant, la loi Hadopi a plutôt tendance à décourager le déploiement du WiFi public en France, comme l’a rappelé Calimaq dans un billet concernant le risque que fait porter l’Hadopi sur les personnes morales, comme les bibliothèques.

Le teste oblige en effet les restaurateurs à sécuriser leur accès à Internet, sous peine de suspension ; de ce fait, ils doivent brider certains usages pour ne pas s’attirer les foudres de la riposte graduée. Ne souhaitant prendre aucun risque ou ne sachant pas comment protéger leur accès, beaucoup de lieux publics préfèrent couper leur réseau.

Une situation qui est dommageable, au regard de la tendance soulignée par Les Échos. D’après Informa Telecoms, le nombre de points d’accès publics va plus que quadrupler d’ici à 2015. Et pour cause, cette norme de transmission sans fil ne nécessite aucune licence, permet de soulager les réseaux de téléphonie mobile et offre aux utilisateurs un autre moyen d’accéder à Internet.

Si l’initiative repérée par New Straits Times est à saluer, rappelons toutefois que la Malaisie est classée par Reporters Sans Frontières comme un pays « à surveiller », notamment suite à des pressions exercées sur des internautes et des blogueurs critiques à l’égard de la politique conduite par le gouvernement. La France fait également partie de ce classement.

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