A la veille de son arrivée sur le marché européen, Netflix a vu son PDG se faire sanctionner par son conseil d'administration. Sa mauvaise gestion de la séparation des offres de location et de streaming qui a engendré la fuite d'un million de clients lui est notamment reprochée.

Le conseil d’administration de Netflix a réduit de moitié les stock-options que pourra recevoir le PDG du service Reed Hastings en 2012. Leur montant est désormais de 1,5 million de dollars, alors que son salaire annuel de 500 000 dollars n’a pas bougé. Les quatre autres directeurs généraux de la firme ont tous vu leurs stock-options augmenter pour l’année à venir, comme l’explique Cnet.

Cette décision sonne comme une sanction. En effet, l’année 2011 fut particulièrement mouvementée pour le service de location physique (avec expédition des DVD par courrier) et de streaming de vidéos. Des changements dans sa grille tarifaire et la séparation des deux offres (ensuite annulée) lui aurait fait perdre un million d’utilisateurs et a fait chuter le cours de son action de plusieurs points.

Mais les perspectives sont malgré tout plutôt bonnes pour la firme américaine qui mise sur l’international pour se relancer. L’Europe est notamment dans sa ligne de mire et un lancement en Grande-Bretagne a déjà été annoncé pour 2012. Un partenariat avec la BBC a même été signé afin de préparer ce lancement qui devrait survenir dans les premières semaines de l’année.

En France, TF1 et M6 redoutent son arrivée au point qu’elles ont également décidé d’entamer des negociations avec Netflix. Les deux chaînes réfléchissent néanmoins à lancer une plateforme concurrente afin de lui couper l’herbe sous le pied.

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