Décidé à conquérir de nombreux marchés à l'étranger, Deezer affirme être en passe de finaliser des accords cruciaux avec les maisons de disques. La plate-forme française compte dans un premier temps éviter les États-Unis et le Japon, deux pays où la concurrence est trop rude. À la place, le site va se concentrer sur les pays délaissés.

Champion français de la musique en streaming, Deezer a désormais les yeux tournés vers le marché étranger. Le PDG de la plate-forme musicale, Alex Dauchez, avait ainsi confié fin septembre son intention d’être « présent dans 130 pays » en concentrant les efforts du groupe « sur un lancement du service à une échelle globale partout ailleurs« . Depuis, les choses semblent avoir bien progressé.

Interrogé par Reuters, le patron de Deezer a affirmé que les négociations avec les principales maisons de disques sont en bonne voie. Elles seraient d’ailleurs en cours de finalisation, à en croire Alex Dauchez. Ces accords doivent en effet permettre à Deezer d’obtenir des droits globaux que Deezer ne possède pas encore mais qui sont nécessaires pour se développer dans d’autres pays.

La stratégie internationale de Deezer comporte toutefois une particularité. Le groupe ne compte pas dans l’immédiat partir à l’assaut des États-Unis et du Japon. Ces deux pays, à l’industrie musicale très spécifique, ont en effet déjà un marché très développé et très concurrentiel en matière de musique en streaming. Deezer a-t-il pensé qu’il risquait de perdre trop de temps à se faire une place dans ces pays ? Sans doute.

Deezer a fait un choix radicalement opposé à celui de Spotify, son principal concurrent en Europe. Le service suédois a, après s’être implanté dans sept pays européens, mis en effet le cap sur les États-Unis, qui représente le marché le plus dynamique en matière de streaming musical. Deezer a pour sa part choisi de se concentrer sur les marchés délaissés par les services concurrents.

Pour cela, Deezer compte reproduire le modèle qu’il a bâti avec Orange en France. « Le partenariat avec Orange est un carton total. C’est ça qu’on va essayer de dupliquer ailleurs » a affirmé Alex Dauchez. « Plus d’un million de clients ont été ramenés par Orange (.) Et pour l’opérateur on est une mine d’or, une arme anti-désabonnement » a-t-il ajouté. Une situation qui permet à Deezer de viser la rentabilité pour la fin 2011.

L’intégration plus poussée à Facebook sera également un atout considérable. « Pour écouter un titre sur Spotify, il faut installer un logiciel au préalable. Avec Deezer, il suffit de s’identifier avec Facebook Connect pour ouvrir un compte lié et de quelques secondes pour l’écouter. Nous verrons bien qui sera le plus viral des deux » avait expliqué fin septembre le patron de Deezer.

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