Microsoft ne regrette finalement pas d'avoir manqué l'acquisition de Yahoo. C'est ce qu'a expliqué Steve Ballmer, le patron de la firme de Redmond, lors d'une conférence aux États-Unis. Quelques mois après cette tentative ratée, la valeur de Yahoo s'est effondrée.

Microsoft ne se portera vraisemblablement pas candidat pour racheter Yahoo, dans l’hypothèse où le portail chercherait à trouver un repreneur. C’est en filigrane ce qu’a confié le PDG du géant des logiciels lors de la conférence Web 2.0 Summit, à San Francisco. Steve Ballmer s’estime même « chanceux » de n’avoir pas réussi à mettre la main sur Yahoo en 2008 au regard de la trajectoire récente de l’entreprise.

La firme de Redmond avait lancé en 2008 une OPA sur le portail pour près de 44,6 milliards de dollars (environ 34 milliards d’euros), valorisant ainsi l’action du groupe d’une surprime de 62 % par rapport à sa valeur de clôture fin janvier 2008. Microsoft avait estimé à l’époque que le rapprochement des deux groupes dégagerait des économies d’échelle pouvant atteindre jusqu’à un milliard de dollars.

L’offre, pourtant généreuse, n’avait pas convaincu le conseil d’administration. Microsoft proposait près de 31 dollars par action pour mettre la main sur le portail web, mais Yahoo en espérait au moins 40. Si Microsoft avait suivi, la valeur de son rival aurait été portée à 57 milliards de dollars, soit près de un cinquième de la capitalisation boursière de Microsoft en 2008.

Depuis, la crise financière et économique est passée par là et la valeur de Yahoo s’est effondrée en bourse. Aujourd’hui, l’action est moitié moins élevée qu’il y a trois ans : un peu plus de 15 dollars. La capitalisation boursière de Yahoo est désormais de 19,53 milliards de dollars (14,1 milliards d’euros). Pour Steve Ballmer, il n’est de toute façon plus question de prendre le contrôle de Yahoo.

Cela n’interdit pas cependant aux deux groupes de conclure des partenariats dans des domaines précis. Preuve en est, Microsoft et Yahoo ont conclu un accord en 2009 en matière de recherche. Le portail web a décidé de s’en remettre au géant des logiciels pour gérer son moteur de recherche, lui permettant d’obtenir une part de marché plus importante. En échange, Microsoft verse des revenus publicitaires.

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