Selon le Parti Pirate et le collectif Libre Accès, Martine Aubry serait la candidate socialiste la plus en phase avec le programme numérique du PS dans les propositions qu'elle formule à l'occasion du premier tour des Primaires.

Le Parti Pirate et le collectif Libre Accès ont publié vendredi un communiqué commun, qui semble soutenir la candidature de Martine Aubry aux élections présidentielles, même s’il ne va pas jusqu’à l’écrire explicitement.

Ils reviennent en effet sur le programme numérique du Parti Socialiste, et notamment « la fin annoncée de la guerre contre le partage et le projet de mise en place d’un mécanisme de gestion collective garantissant la diversité culturelle dans l’accés au catalogue« . Or selon le Parti Pirate et Libre Accès, « force est de constater que les candidats aux « Primaires Citoyennes » semblent s’éloigner de ces points positifs du programme numérique 2012 du Parti Socialiste« .

Tous les candidats sont passés au crible. François Hollande ? « Pour une Hadopi light« . Arnaud Montebourg ? « A pris position contre le partage et pour sa répression« , et « souhaite taxer » les FAI sans contrepartie. Ségolène Royal ? « Fait preuve d’une surprenante modération », c’est-à-dire qu’elle évite d’avancer des propositions sur le sujet. Manuel Valls ? Il est pour une contribution créative avec de nouveaux droits pour les internautes, mais il « inquiète sur le devenir du domaine public ».

Seule Martine Aubry a un satisfecit, réservé. « Martine Aubry semble la plus en phase avec le programme du parti dont elle est première secrétaire. Elle a l’avantage d’être entourée de spécialistes du PS et de la société civile sur ces questions (comme Patrick Bloche ou Christian Paul et d’avoir fait prendre position contre HADOPI au PS en 2009. Elle n’insiste pas sur la légalisation du partage et a pris clairement position pour l’abrogation de la loi Hadopi. Elle privilégie comme les autres candidats des primaires l’annonce de nouvelles taxes« .

Pour Maxime Rouquet, le président du Parti Pirate, « la légalisation du partage hors but lucratif, ou encore la mise en place d’une gestion collective sur Internet pour permettre enfin à l’offre légale de se développer, devraient être défendues par tous les candidats« .

Le communiqué rappelle par ailleurs que Jean-Michel Baylet, qui n’est pas membre du Parti Socialiste mais du Parti Radical, « avait voté pour l’Hadopi« . Cependant, il propose une licence globale d’un montant de 5 à 10 euros par mois.

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