L'Europe est loin d'être en pointe sur le déploiement du réseau 4G. Si quelques pays sur le Vieux Continent font bonne figure, comme l'Allemagne ou les pays du nord, la situation est globalement médiocre comparée à d'autres régions du monde qui proposent déjà des offres commerciales. La France en est encore à distribuer les licences d'exploitation.

Le Vieux Continent a un train de retard sur le dossier des fréquences 4G par rapport à d’autres régions du monde. C’est le constat général des équipementiers et des opérateurs de télécommunications, réunis au Broadband World Forum qui se déroule du 27 au 29 septembre à Paris. Si quelques pays européens sortent du lot, notamment l’Allemagne et les pays scandinaves, le déploiement de la 4G est lente.

Directeur exécutif d’Alcatel Lucent, en charge des réseaux, Philippe Keryer a confié à Reuters que « l’Europe est à la traîne« . « Ailleurs dans le monde, le phénomène du Long Term Evolution (LTE) a déjà commencé« . C’est le cas en Amérique du Nord et dans certains pays de l’Asie de l’est (Japon, Corée du Sud), où les offres commerciales sont déjà disponibles ou vont l’être incessamment sous peu.

Les autres grands pays européens comme la France, l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni sont encore loin de pouvoir proposer aux mobinautes un standard de télécommunication offrant des débits nettement plus importants que l’actuelle 3G. Les premières offres commerciales ne devraient arriver qu’au début de l’année 2013, dans la mesure où les autorités de régulation doivent encore mettre aux enchères les licences 4G.

Orange, qui sera certainement l’opérateur le plus en pointe sur le déploiement du réseau 4G, de par son statut d’opérateur historique, n’a de toute façon pas dit le contraire. Lors d’une interview donnée à la fin de l’année 2010, Stéphane Richard a indiqué que son groupe proposera des accès 4G en 2013. « Il faudra entre 18 mois et deux ans pour déployer l’équipement LTE » avait-il expliqué.

En attendant, l’Arcep va poursuivre l’attribution des lots de licence 4G. La semaine dernière, l’autorité de régulation des télécoms a publié la le résultat de la procédure d’attribution des fréquences de la bande des 2,6 GHz. Orange, SFR, Bouygues Télécom et Free ont tous remporté des fréquences, permettant à l’État de récolter pas moins de 936 millions d’euros.

La prochaine étape de l’attribution des fréquences concernera la bande des 800 MHz. Les licences d’exploitation qui seront distribuées devraient permettre de dégager au moins 1,8 milliard d’euros, dans la mesure où il s’agit des fréquences les plus intéressantes techniquement pour les opérateurs. Les candidatures pour ces fréquences doivent être déposées au plus tard le 15 décembre prochain.

La 4G a encore du chemin à faire avant d’être pleinement déployée en France.

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