Le groupe d'édition Flammarion a annoncé mardi avoir signé un accord avec Apple et Amazon afin d'alimenter leur plate-forme en livres électroniques. Flammarion est la première maison française à conclure un tel partenariat avec le site marchand en ligne. Pour le groupe, c'est une bonne occasion de développer l'offre légale pour défendre le droit d'auteur et combattre le piratage.

L’offre légale dans le domaine des livres électroniques se développe petit à petit, n’en déplaise à Frédéric Beigbeder. Si l’écrivain voit dans la dématérialisation la mort prochaine du roman, Flammarion y voit plutôt une opportunité commerciale à saisir. Preuve en est, le groupe d’édition français vient d’annoncer la signature d’un accord de diffusion avec Amazon et Apple pour alimenter leur plate-forme.

Ces contrats « permettront aux ouvrages de nos catalogues d’atteindre de nouveaux lecteurs, en s’appuyant sur un parc de liseuses – notamment l’iPad – déjà important« , a expliqué le responsable du projet numérique chez Flammarion. Au total, neuf catalogues iront rejoindre les contenus déjà disponibles sur l’iBookStore d’Apple et la boutique numérique d’Amazon.

Pour la directrice du groupe, ce partenariat avec deux grands groupes américains est également un moyen de mieux combattre le téléchargement illicite en lui opposant une offre légale plus aboutie. « Il nous est apparu essentiel de rendre accessible une offre numérique légale et de qualité. C’est la meilleure façon de défendre le droit d’auteur face au piratage et de préserver la place centrale du livre dans notre culture« .

Interrogé par Actualitté sur ces accords, le responsable du projet numérique chez Flammarion a assuré qu’Amazon avait été sensible aux spécificités françaises. « Amazon a fait preuve d’une certaine adaptation aux conditions du marché« , ce qui a permis d’établir de bonnes relations et de construire le partenariat sur des « bases plutôt saines« .

Sur la politique tarifaire en tant que tel, Flammarion explique que la boutique américaine a transmis « ses commentaires » mais ont finalement « accepté l’idée que c’était aux éditeurs de fixer le prix des livres numériques« . Le groupe d’édition français est en tout cas le premier à révéler la signature d’un accord avec Amazon. Toute la question est de savoir si les autres maisons emboîteront le pas de Flammarion.

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