Face aux opérations menées par Anonymous et LulzSec, la police britannique a publié un message via Twitter afin de mettre en garde les internautes tentés de participer. La loi britannique, par le biais de la Computer Misuse Act 1990, peut conduire à de lourdes condamnations.

C’est une démarche pour le moins inhabituelle de la part de la police britannique. Mardi, les forces de l’ordre se sont fendues d’un bref message destiné à mettre en garde les internautes tentés de participer aux opérations conduites par les hacktivistes d’Anonymous et de LulzSec. La police rappelle que certaines actions tombent sous le coup de la loi et peuvent être sanctionnées par des amendes et / ou des peines de prison.

« Toute personne qui envisage d’accéder à un ordinateur sans autorisation doit comprendre que de tels actes sont illégaux et peuvent conduire à une peine d’emprisonnement. Sous la législation britannique, il s’agit d’une infraction si une personne agit depuis le Royaume-Uni sur un ordinateur situé n’importe où dans le monde. C’est également une infraction si quelqu’un, n’importe où dans le monde, cherche à affecter un ordinateur situé au Royaume-Uni« .

La législation britannique dispose en effet d’une loi, la Computer Misuse Act 1990, qui sanctionne les tentatives de piratage. En fonction des situations, les sanctions peuvent monter jusqu’à dix ans de prison. La police britannique rappelle par la même occasion que les autres pays disposent aussi de mesures législatives visant à dissuader les attaques DDOS ou les tentatives d’altérer le fonctionnement d’un système.

L’avertissement de la police britannique n’a pas été publié sur Twitter par hasard. Les forces de l’ordre ont choisi ce canal de communication justement parce que LulzSec et Anonymous s’en servent pour vanter leurs exploits en ligne. Sans doute la police britannique espère-t-elle que son message passera plus rapidement et plus efficacement en s’adressant quasi directement aux hacktivistes ?

Depuis leur apparition sur la scène médiatique, le collectif de hackers LulzSec s’est attaché à diffuser de nombreuses informations. Sony Computer Entertainment, Nintendo, Universal Music, le Sénat américain, l’OTAN ou encore la CIA ont été quelques-unes des cibles choisies par les hacktivistes, même si les attaques informatiques n’ont pas toujours abouti.

En réaction, les autorités ont commencé à mener diverses opérations en Europe et en Amérique du Nord pour mettre un terme à ces opérations illicites. Plusieurs arrestations se sont produites de chaque côté de l’Atlantique, dont le porte-parole présumé des deux groupes. Âgé de 18 ans, il a été remis en liberté cette semaine après avoir payé sa caution.

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