La récente acquisition de 225 000 parts de Facebook par le fonds d'investissement GSV Capital a fait progresser la valorisation de Facebook, désormais évaluée à 70 milliards de dollars. L'introduction boursière du réseau social devrait survenir l'an prochain, laissant la spéculation se poursuivre.

Alors que le nombre d’inscrits sur Facebook est aujourd’hui estimé à 700 millions, la valorisation du réseau social américain a encore progressé ces dernières semaines. Elle est désormais évaluée à 70 milliards de dollars (environ 49 milliards d’euros), suite à l’acquisition par le fonds d’investissement GSV Capital de 225 000 parts à 29,28 dollars l’unité (20,5 euros). C’est 10 milliards de plus qu’en février dernier.

Si Facebook entrait en bourse aujourd’hui, le site communautaire serait – sauf accident de parcours – au même niveau que des entreprises de premier plan comme Hewlett-Packard (valorisé à 72,8 milliards de dollars), Amazon (91,3 milliards de dollars) ou encore Cisco (82,5 milliards de dollars). L’entreprise resterait toutefois largement en dessous des ténors que sont Google, Apple, Microsoft ou IBM.

La valeur de Facebook pourrait toutefois être bien plus élevée. Lors de son entrée en bourse, le site communautaire pourrait atteindre 100 milliards de dollars. Cette valorisation très importante laisse toutefois craindre la formation d’une bulle spéculative sur l’action de la société. Des employés de la première heure s’en sont d’ailleurs inquiétés, et certains d’entre eux n’ont pas hésité à vendre leurs parts avant de partir, de peur que la valeur du titre chute.

Cette crainte n’est pas nouvelle. Depuis 2008, des doutes planent autour de la valeur réelle de Facebook. Un journaliste de l’agence Associated Press avait d’ailleurs déniché des documents judiciaires avec lesquels il a indiqué que le site valait en réalité quatre fois moins que les sommes généralement indiquées à cette époque (15 milliards de dollars)

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