Nouvelle bulle financière ? Facebook paye ses utilisateurs

Guillaume Champeau - publié le Lundi 09 Mai 2011 à 11h57 - posté dans Société 2.0

Avec ses Crédits Facebook, le réseau social propose aux utilisateurs de gagner de l'argent lorsqu'ils regardent des publicités, sous forme de crédits utilisables sur sa plateforme Facebook Deals. Une méthode qui rappelle les modèles économiques qui ont conduit à l'éclatement d'une bulle financière il y a dix ans. Est-ce cette fois différent ?

Crédits Facebook

A la fin des années 1990 et au début des années 2000, de très nombreuses start-up ont coulé dans l'explosion de la première bulle financière causée par la folie des investisseurs attirés par le web. Quiconque regardait objectivement les modèles économiques d'alors pouvait deviner ce qui allait se produire. Les sites internet plus anciens étaient en effet financés par la publicité achetée par les sites internet plus récents, grâce à l'argent injecté par les fonds d'investissement. Les financiers semblaient ne pas se rendre compte qu'ils apportaient eux-mêmes le chiffre d'affaires sur lequel ils misaient. Lorsqu'ils ont fini par le comprendre et que les nouveaux sites n'ont plus eu la possibilité de financer les anciens, tout l'édifice a explosé.

Cette époque était aussi caractérisée par les sites qui non seulement étaient gratuits, mais qui proposaient même de rémunérer leurs visiteurs pour les remercier de consulter la publicité affichée. Certains vieux de la vieille se souviennent peut-être des logiciels que l'on pouvait installer pour faire défiler des publicités dans une barre présente en haut de l'écran lors de la navigation... et des autres logiciels que l'on pouvait installer en parallèle pour simuler une activité naturelle et continuer à encaisser de l'argent pendant son absence.

Ces méthodes ont très largement disparu dans les années 2000, où les modèles économiques des sites web se sont assainis. Mais Facebook relance le concept. Le réseau social propose désormais à ses utilisateurs américains de gagner des Crédits Facebook lorsqu'ils regardent certaines publicités. Ces crédits peuvent ensuite être dépensés sur Facebook Deals, la plateforme de bons d'achats concurrente de Groupon. En moyenne, selon Mashable, les publicités rapportent 1 crédit, correspondant à 10 centimes.

Pour délivrer ces publicités rémunérées, Facebook se repose sur des partenariats avec les éditeurs d'applications, en particulier de jeux. CrowdStar, Digital Chocolate et Zynga font partie des premiers partenaires.

Il n'est pas dit, cependant, qu'il s'agisse là d'une nouvelle bulle financière en construction. Contrairement aux sites des années 1990, les publicités sur Facebook ne sont pas elles-mêmes rémunérées par les publicités d'autres sites internet, mais par des services et des biens réels vendus à travers Facebook Deals. L'initiative pourrait cependant entraîner une surenchère à celui qui payera le plus ses utilisateurs, et donner le coup d'envoi, cette fois, à une nouvelle bulle.

Publié par Guillaume Champeau, le 9 Mai 2011 à 11h57
 
 
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Commentaires à propos de «Nouvelle bulle financière ? Facebook paye ses utilisateurs»
 

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C'est un faux pas de Facebook. Malgré la sur-valorisation du site, Facebook sait que son succèes reste fragile car il n'a toujours pas pu sortir son epingle du jeu et le reseau social surfe toujours sur un "phénomène de mode" - D'où la mise en place de ce système publicitaire pour assurer ses arrières même qui n'a pourtant jamais fait ses preuves. La firme de Palo Alto commence à questionner comment justifier les 70 milliards de dollars qu'elle est censée coutée. De plus, le temps presse pour eux car la concurrence est rude avec les nouveaux réseaux sociaux comme Tumblr et surtout Outlyf.com qui apporte une 'utilité' que Facebook a bien du mal à trouver.
Ils s'en foutent Guillaume de la viabilité. Un produit financier est une marchandise comme les autres : elle se vend ou elle ne se vend pas. Dans la décennie 90, ces produits se vendaient très bien au gugus titulaire d'un portefeuille d'actions au même titre que les junks bond d'hier et d'aujourd'hui. Seul le packaging compte : tout dans la forme et rien dans le calbare...et tant pis qui recouvre les pertes.

ça ne repose pas sur une réalité économique, ça repose sur la faculté de vendre du vent aux pigeons de base.

edit : et facebook a raison : mort aux cons.
"Etre payé pour regarder de la publicité".

Est-ce qu'on saisit bien toute la fantastique ineptie consumériste, le colossal burlesque mercantile, le grotesque civilisationnel auquel nous sommes conduit par ces géants du "2.0" ? Vous visualisez les veaux bloqués devant l'écran, dont le compte en banque s'arrondit à mesure qu'ils crament leurs neurones devant des publicités qui leur indiquent comment dépenser l'argent qu'ils sont justement en train de gagner ? Si c'est pour réduire l'individu à l'état de vase clos, abruti et obèse, il s'en trouve encore un seul pour défendre le "capitalisme" tel qu'ils se développe actuellement ?
Facebook se plantera comme Second Life, quand la mode sera passée.
L-observateur, le 09/05/2011 - 12:38
Facebook se plantera comme Second Life, quand la mode sera passée.

+1, et ça va en faire un barouf ! mais ce sera un beau soulagement. Le retour du Web, le "vrai", pas un supplétif ultra formaté
Charo, le 09/05/2011 - 12:48
L-observateur, le 09/05/2011 - 12:38
Facebook se plantera comme Second Life, quand la mode sera passée.

+1, et ça va en faire un barouf ! mais ce sera un beau soulagement. Le retour du Web, le "vrai", pas un supplétif ultra formaté
C'est quoi FesseBouc ? :D

Un site d'auto-délation, où certains y font leur beurre sur la vie privée des utilisateurs à qui l'on promet maintenant quelques "miettes" pour les retenir ? ! ? ^^
Quel est le modèle économique de Facebook ?
Heureusement, avec google traduction, Zuckerberg peut venir prendre des cours d'économie, Web, psychologie en lisant les commentaires de Numerama.

C vrai que le nombre d'entrepreneurs ayant construit des sites web regroupant 600 000 000 d'inscrits et rapportant plus de 1 milliard de $ par an est important parmis les commentateurs de Nunérama, leur éclairage a une valeur folle.

Facebook ne s'est pas développé que par un effet de mode, à ses débuts il y avait de serieux concurents myspace, friensdters et je crois pas que l'on atteint 600 000 000 d'inscrits seulement par l'effet mode, c'est aussi parce que l'on produit qqchose qui répond à un besoin, qu'on l'execute de façon optimale au niveau marketing, technique et des fonctionnalités.

Facebook se plantera peut-etre un jour... perso je n'en ai pas grand chose à faire d'ailleurs mais ce ne sera pas parceque l'effet de mode sera passé, c'est que des erreurs auront été faites ou qu'un autre aura réussis à produire quelquechose de mieux... mais qqchose me dit que ce ne sera pas un lecteur/commentateur de Numérama.
L-observateur, le 09/05/2011 - 12:38
Facebook se plantera comme Second Life, quand la mode sera passée.

tout à fait ... même si SL n'est pas arrivé à pareil niveau ...
Heureusement, avec google traduction, Zuckerberg peut venir prendre des cours d'économie, Web, psychologie en lisant les commentaires de Numerama.

C vrai que le nombre d'entrepreneurs ayant construit des sites web regroupant 600 000 000 d'inscrits et rapportant plus de 1 milliard de $ par an est important parmis les commentateurs de Nunérama, leur éclairage a une valeur folle.

Facebook ne s'est pas développé que par un effet de mode, à ses débuts il y avait de serieux concurents myspace, friensdters et je crois pas que l'on atteint 600 000 000 d'inscrits seulement par l'effet mode, c'est aussi parce que l'on produit qqchose qui répond à un besoin, qu'on l'execute de façon optimale au niveau marketing, technique et des fonctionnalités.

Facebook se plantera peut-etre un jour... perso je n'en ai pas grand chose à faire d'ailleurs mais ce ne sera pas parceque l'effet de mode sera passé, c'est que des erreurs auront été faites ou qu'un autre aura réussis à produire quelquechose de mieux... mais qqchose me dit que ce ne sera pas un lecteur/commentateur de Numérama.

+1
extrêmement utile de diffuser sur la planète des pubs vers 500 millions d'utilisateurs:

* sa encrasse les tuyaux avec de la mer..e
* sa diminue la bande passante, c'est pas comme si on en avait besoin.
* sa doit bien polluer un max inutilement la planete, c'est pas comme si on en avait besoin.
youpla, le 09/05/2011 - 13:44
L-observateur, le 09/05/2011 - 12:38
Facebook se plantera comme Second Life, quand la mode sera passée.

tout à fait ... même si SL n'est pas arrivé à pareil niveau ...

Enfin c'est quand même intéressant comme initiative. D'un point de vue utilisateur : ya rien à perdre et tout à gagner dans l'histoire...
tanagra, le 09/05/2011 - 13:32
Quel est le modèle économique de Facebook ?
Vendre ta vie privée (même si tu n'es pas inscrit)
Ya quand même un truc que j'ai du mal à capter : où est le risque de la bulle financière ? Si la rémunération se fait sur les ventes et non pas aux clic, il est où le risque ? Le mec touchera une com seulement si le bien est vendu...à partir de là, ya aucun risque d'inflation, de spéculation ou de surenchère de mon point de vue dans la mesure où l'utilisateur ne va pas acheter un bien pour toucher un com sur son achat..lol.

Il est où le risque de bulle ? Vous entendez "risque de bulle" uniquement par autarcie ?
par rejet épidermique de facedebook.
Ok mais ça n'en demeurre pas moins malhonnête intellectuellement parlant...
Vendre ta vie privée (même si tu n'es pas inscrit)
Tu peux développer ?
Notamment le point "non inscrit"
je ne comprends toujours pas comment Fakebooc et autres ne sont pas attaqués pour création de fausse monnaie...

peut-etre pour laisser une porte de sortie à la réserve fédérale qui finira par transformer tout les dollars en crédit FB, quand le $ ne vaudra plus grand chose à force de faire tourner la planche à billet... ?
Les sites internet plus anciens étaient en effet financés par la publicité achetée par les sites internet plus récents, grâce à l'argent injecté par les fonds d'investissement. Les financiers semblaient ne pas se rendre compte qu'ils apportaient eux-mêmes le chiffre d'affaires sur lequel ils misaient. Lorsqu'ils ont fini par le comprendre et que les nouveaux sites n'ont plus eu la possibilité de financer les anciens, tout l'édifice a explosé.
Ah mais c'est exactement comme le système monétaire actuel alors !

version courte :
Les anciennes dettes et leurs intérêts ne sont payés que grâce aux nouvelles dettes contractées, au profit des banques, grâce à la production de la population (à la fameuse croissance).

version longue :
Lorsqu'un client fait un crédit (par exemple pour acheter une maison), la banque ne lui prête pas l'argent qu'elle a : elle le crée (par une opération comptable). Le client va ensuite lui rembourser, en plusieurs années, grâce à sa dure labeur, l'argent qu'elle lui a " prêté ", avec des intérêts. Au fur et à mesure du remboursement du principal, l'argent est " détruit " (de la même manière qu'il a été " créé ", c'est la raison pour laquelle il n'y aurait plus d'argent si l'on remboursait la dette), mais il reste les intérêts, qui eux, sont au seul profit de la banque (qui sont des intérêts sur de l'argent qu'elle n'avait pas!). Ces intérêts, il n'est d'ailleurs possible de lui payer qu'en récupérant, grâce à son travail, l'argent issu d'autres prêts effectués (indirectement), puisque (presque) tout l'argent vient de la dette. Déjà, l'injustice est flagrante : une banque privée crée de l'argent à son profit à partir du travail des autres, sans rien faire (à part écrire un numéro dans une base de données).

Mais ce n'est pas tout, en créant de l'argent, la banque augmente la masse monétaire, donc dévalue la monnaie déjà en circulation. L'important, ce n'est pas la valeur que l'on possède en €, c'est la part que cette valeur par rapport à tout l'argent en circulation. Si on multipliait l'argent de tous par 100, cela ne changerait rien (c'est d'ailleurs ce que l'on a fait lorsqu'on est passé des anciens francs aux nouveaux francs, on a divisé par 100, les gens n'étaient évidemment pas 100 fois plus pauvres). Ainsi, augmenter la masse monétaire (inflation) à son seul profit équivant à " voler " une (toute petite) part de l'argent que possède chacun. La population, qui ne profite pas de cette création monétaire, doit donc travailler toujours plus pour " récupérer " cet argent et payer les intérêts toujours plus importants à ceux qui le leur prend.

Et globalement, cela pose un problème de remboursement : lorsque tout l'argent provient du crédit (en réalité, 90~95%), le total prêté à tous vaut P (le principal), et il faudra rembourser P+I (avec les intérêts). Sauf que l'argent des intérêts n'existe pas, il serait impossible de les rembourser maintenant. Ce qui le rend possible, c'est simplement le décalage dans le temps du remboursement, rendu possible grâce à la croissance (c'est-à-dire lorsqu'il y a plus de nouveaux prêts effectués pour rembourser les anciens). Sans croissance ce système inique s'écroule. Il faut donc une production toujours plus importante uniquement pour " rembourser " (en fait, " donner " serait plus juste) les richesses créées aux banquiers. Après, beaucoup s'étonnent des inégalités qui augmentent, et s'en prennent soit aux entreprises, soit aux " assistés ". Mais la cause des inégalités, c'est le mécanisme de création monétaire. Ce qu'il faut, c'est que la création monétaire soit distribuée à chacun.
extrêmement utile de diffuser sur la planète des pubs vers 500 millions d'utilisateurs:

* sa encrasse les tuyaux avec de la mer..e
* sa diminue la bande passante, c'est pas comme si on en avait besoin.
* sa doit bien polluer un max inutilement la planete, c'est pas comme si on en avait besoin.
Tu proposes quoi ? Que des sites payants ?

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