Interrogé par l'Arcep, Free a estimé que le femtocell pourrait se développer rapidement dans les années à venir. L'opérateur, en possession d'une licence 3G, doit développer dans les prochaines années son propre réseau téléphonique. La remarque de Free relance les spéculations autour du rôle des Freebox dans le processus de déploiement.

C’est un indice intéressant sur la stratégie de Free en matière de communication mobile. L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes a publié mercredi sa décision (.pdf) « fixant l’encadrement tarifaire de la terminaison d’appel vocal mobile des opérateurs Orange France, SFR et Bouygues Telecom« . À cette occasion, Free a rappelé son intérêt pour la technologie femtocell.

« Dans sa décision à la question 3 de la seconde consultation publique, Free Mobile indique à propos du déploiement des femtocellules que ‘ce mode de déploiement, même s’il est à ce jour marginal, pourrait fort bien se développer rapidement dans les années à venir. Cette fonctionnalité étant déjà modélisée, Free Mobile considère qu’il est judicieux de la conserver » note l’Arcep, citant les propos de Free.

Repéré par Benjamin Ferran sur Twitter, le commentaire de Free relance les spéculations sur le rôle que joueront les Freebox v6 (et suivantes) dans le déploiement du réseau de l’opérateur. Si le boîtier ADSL n’embarque pas ce type de puce, celle-ci pourrait être ajoutée ultérieurement à travers un module supplémentaire. Et dans le cas contraire, le Femtocell pourrait apparaître plus tard, sur une Freebox v7 par exemple.

L’opinion de Free sur l’avenir du Femtocell est à rapprocher des propos du directeur général d’Iliad, Maxime Lombardini. Interrogé le mois dernier par Challenges, le patron de la maison-mère de Free indiquait avoir « un plan pour couvrir 99 % de la population » d’ici 2018. Si une partie conséquente du plan s’appuie très certainement sur l’accord d’itinérance signé avec Orange, rien n’indique que les Freebox n’y participeront pas.

L’idée des puces Femtocell dans les Freebox n’est pas inédite. Elle a déjà été évoquée en 2009, bien avant l’arrivée de la Freebox Révolution. Si ces puces ne remplaceront pas un véritable réseau d’antennes, elles pourraient s’avérer très pratiques dans les années à venir, dans la mesure où le FAI s’est fixé des objectifs supérieurs à ceux de l’Arcep.

Les autres opérateurs ne sont en revanche pas convaincus de l’intérêt du Femtocell. « Orange France et SFR ne sont pas favorables au maintien de cette fonctionnalité dans la mesure où elle leur semble inutile à ce stade, et Bouygues Telecom ne s’est pas prononcé« .

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