Alors que Google couvre déjà de nombreuses villes en France, un nouveau projet de navigation virtuelle ouvre ses portes. Soutenu par les Pages Jaunes, UrbanDive ambitionne de concurrencer Street View. Et si le service du géant américain a souvent suscité la controverse, UrbanDive se veut impeccable sur le terrain de la vie privée.

Si Google Street View est certainement le service de navigation virtuelle le plus connu, mais aussi le plus polémique, d’autres projets existent à l’image d’iTowns ou de Bing Maps. Cette semaine, c’est au tour d’UrbanDive d’ouvrir ses portes aux internautes. Développé par les Pages Jaunes, ce service propose peu ou prou les mêmes fonctionnalités que Street View.

Pour l’heure, la couverture géographique d’UrbanDive est nettement plus limitée que Google Street View. Et pour cause, le service n’existe que depuis septembre 2010. Ainsi, seules 26 villes autour de Paris et de Marseille sont couvertes par le service des Pages Jaunes. D’autres localités comme Lille, Nantes, Bordeaux, Toulouse, Lyon, Grenoble, Montpellier et Cannes seront bientôt couvertes.

Surfant sur la polémique des données collectées par les Google Cars, UrbanDive assure que « le respect de la vie privée est pour nous une priorité absolue et nous prenons de nombreuses mesures en ce sens. Nous ne collectons que des données photographiques. Aucune autre donnée n’est recueillie par nos véhicules« , à la différence de Google qui récupérait des données techniques et des données personnelles.

« Toutes les photos qui pourraient vous porter atteinte, qu’il s’agisse de visages reconnaissables ou encore de plaques d’immatriculation lisibles par exemple, sont « floutées » à l’aide d’une technologie de pointe » poursuit UrbanDive. Dans le cas contraire, UrbanDive propose de signaler l’image pour effectuer un floutage manuel. Ce système n’est pas nouveau, Google faisant la même chose avec son service.

Rappelons que Google a été sanctionné cette semaine par la commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) pour avoir enregistré des données personnelles diffusées sur des réseaux WiFi ouverts. Après enquête, la CNIL a décidé de condamner le géant américain à verser 100 000 euros d’amende.

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