La Commission européenne a été la cible cette semaine d'une attaque informatique qualifiée de sérieuse. Un virus s'est propagé sur les ordinateurs, bloquant l'accès aux messageries électroniques et à certaines pages web. La découverte de cette attaque survient quelques semaines après le piratage informatique de plusieurs ministères français.

Après l’Élysée et certains ministères français, c’est au tour des organes de l’Union européenne d’être pris pour cible par des pirates informatiques. Selon les services de la Commission européenne, une attaque qualifiée de sérieuse a affecté les ordinateurs du personnel, via un virus informatique, quelques heures avant la tenue d’un sommet à Bruxelles entre les chefs d’État et de gouvernement.

« L’accès aux e-mails depuis l’extérieur n’était plus opérationnel« , tandis que « plusieurs pages étaient inaccessibles » a expliqué à l’AFP un porte-parole de la Commission européenne. Impossible en revanche de déterminer si cette cyber-attaque était liée au sommet européen. Plusieurs sujets sont à l’ordre du jour, allant des opérations militaires en Libye à la crise de la dette dans la zone euro, sans oublier la sécurité nucléaire suite à l’accident de Fukushima.

Si les attaques informatiques contre des institutions nationales ou supra-nationales sont des évènements fréquents, le porte-parole de la Commission européenne a cependant convenu que cette attaque en particulier était beaucoup plus grave. « Ça arrive assez souvent. Il y en avait eu une la même semaine que celle contre le ministère français des finances, mais pas de la même ampleur qu’aujourd’hui« .

Cette tentative de sabotage du système informatique de la Commission européenne serait l’aboutissement d’un piratage de plusieurs mois. The Register affirme, sur la base de courriers électroniques échangés en interne, que l’attaque n’a été détectée que la semaine dernière. Or, les ordinateurs du personnel pourraient avoir été compromis depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Une enquête est en cours.

La cyber-attaque contre la Commission européenne n’est pas sans rappeler celle qui a frappé plusieurs ministères français, ainsi que l’Élysée. L’opération, qui a duré près de trois mois, avait pour but de mettre la main sur des documents relatifs à l’organisation du G20 en France. Le Quai d’Orsay a été pris pour cible, tout comme le ministère de l’économie, des finances et de l’industrie.

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