Le chanteur Bon Jovi n'apprécie pas le panorama actuel de l'industrie musicale. Alors que les boutiques en ligne et les services de streaming fleurissent sur Internet, il reproche à Steve Jobs d'avoir enclenché un processus avec l'iTunes Store qui a mis fin à l'époque des disquaires et du plaisir de fureter dans les rayons.

La mainmise d’Apple sur le marché de la musique numérique, en particulier aux États-Unis, ne fait pas que des heureux. L’entreprise américaine, qui contrôle près de 70 % du marché nord-américain, doit occasionnellement encaisser les critiques voilées des majors mais aussi des artistes eux-mêmes, pour différentes raisons. Dernièrement, c’est Bon Jovi qui s’en est pris directement à Steve Job.

« Les enfants d’aujourd’hui ont manqué toute l’expérience de mettre des écouteurs, de monter le son, de tenir la pochette, de fermer les yeux et de se laisser à écouter un album » a déclaré le chanteur américain, dans un entretien accordé au Sunday Times Magazine. Il a ajouté que les jeunes ne savent plus ce que c’est de prendre son argent de poche et d’acheter un album de musique en regardant uniquement la pochette.

« Mon dieu, c’était une époque merveilleuse, vraiment merveilleuse. Je déteste m’entendre parler comme un vieil homme […], mais je suis dans une génération où les gens vont se demander ‘qu’est-ce qu’il s’est passé ?’ Steve Jobs est personnellement responsable du meurtre de l’industrie du disque » a-t-il tranché, pointant du doigt l’arrivée de l’iTunes Store en 2003.

Alors que les maisons de disques s’inquiètent surtout de leur dépendance croissante à un petit nombre d’acteurs, Bon Jovi considère surtout que ces derniers ont saboté l’expérience de la musique et de sa découverte. Il n’est pas question ici de téléchargement illégal ou de la part (30 %) qui revient à Apple à chaque transaction effectuée sur l’iTunes Store.

Malheureusement pour Bon Jovi, la situation ne va vraisemblablement pas s’inverser de sitôt. L’iTunes Store est en pleine forme et a passé l’an dernier le cap des 10 milliards de titres téléchargés depuis sa plate-forme en ligne, après avoir vendu un milliard de chansons quatre ans auparavant. Et ce n’est pas le développement du streaming qui va remédier à cette tendance de fond.

Et vous, regrettez-vous l’époque où vous achetiez des albums et des singles dans le commerce ? Privilégiez-vous toujours les supports physiques, par passion ou par conviction ? Ou bien avez-vous complètement basculé dans le tout numérique, entre plates-formes numériques et services de streaming ?

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