L'Hadopi dans l'illégalité parce qu'elle privilégie... le logiciel libre ? (MAJ)
Guillaume Champeau -
publié le Lundi 10 Janvier 2011 à 17h13 -
posté dans Société 2.0
![]() Perçue comme un adversaire du partage des savoirs sur Internet, l'Hadopi a demandé dans un appel d'offres que sa future plateforme de Labs soit basée sur une solution open-source. Une initiative louable qui pourrait pourtant, théoriquement, lui valoir annulation. Mise à jour : Président de l'Association de promotion et de défense du logiciel libre (April), Tangui Morlier nous a contacté pour réagir. Il estime qu'il n'est pas illicite de favoriser l'open-source dans un appel d'offres. "Demander du Logiciel Libre, c'est demander la possibilité d'étude, de modification ou de diffusion que ces logiciels offrent. C'est donc une caractéristique technique objective apportant des avantages à l'acheteur public : elle est donc reconnue valable au regard de l'article 6 du Code des marchés publics comme le démontre notamment cette décision du tribunal constitutionnel italien", écrit-il. "Ce qu'interdit le code des marchés publics est de citer des marques. demander du logiciel libre ne restreint pas le marché aux seuls éditeurs de la solution libre. Toutes les entreprises ayant accès à toutes les solutions libres existantes, des entreprises même spécialisées dans du logiciel propriétaire peuvent répondre à l'appel d'offre". -- C'est inattendu, heureusement très improbable, mais suffisamment amusant pour en relever l'ironie. La Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) pourrait voir l'un de ses marchés publics annulé pour avoir privilégié le logiciel libre, si jamais une procédure était engagée par un éditeur de logiciels propriétaires. Le cahier des charges (.pdf) rédigé par l'autorité administrative pour sa future plateforme des Labs de l'Hadopi dit en effet que la plateforme "privilégiera les solutions open sources aux logiciels propriétaires", sans expliquer son choix. Or comme le rappelle cette décision de justice obtenue par un éditeur de logiciel libre contre un appel d'offre qui exigeait une solution propriétaire, le code des marchés public est strict en matière de directives technologiques, qui doivent par principe être évitées. En l'espèce, l’éditeur Nexedi a obtenu fin décembre l'annulation d'un marché d'acquisition d'un logiciel de gestion, qui imposait notamment "la fourniture d'un Univers Business Objects", et "une base de données relationnelles Oracle". Aucune porte n'était ouverte aux alternatives. L'annulation était donc inévitable, et a été ordonnée. Mais le code des marchés publics n'interdit pas uniquement les impératifs. Il demande aussi de ne pas énoncer de préférences. L'article 6 dispose en effet que "les spécifications techniques ne peuvent pas faire mention d'un mode ou procédé de fabrication particulier ou d'une provenance ou origine déterminée, ni faire référence à une marque, à un brevet ou à un type, dès lors qu'une telle mention ou référence aurait pour effet de favoriser ou d'éliminer certains opérateurs économiques ou certains produits". Le fait de privilégier l'open-source a pour effet de favoriser les éditeurs de solutions open-source au détriment des logiciels propriétaires, sans que ça soit justifié pour le projet qui pourrait parfaitement fonctionner sur une solution propriétaire. Est-ce cependant condamnable au titre de l'article 6 ? En réponse à un candidat qui s'amusait (naïvement et avec provocation) de voir l'Hadopi soutenir l'open-source, alors qu'elle est viscéralement attachée à la propriété intellectuelle, l'administration avait expliqué dans un mail dont Numerama a eu connaissance qu'il n'y avait aucune contradiction. "Nous vous rappelons que la désignation "Open source" s'applique aux logiciels dont la licence respecte des critères précisément établis par l'Open Source Initiative, à savoir la possibilité de libre redistribution, d'accès au code source et de travaux dérivés. Cette licence ne s'oppose en rien à la propriété intellectuelle, il est aujourd’hui communément admis que l’efficience juridique des licences open source repose en amont sur la reconnaissance des droits de propriété intellectuelle", avait écrit la Haute Autorité. Qui pour une fois, donne le bon exemple. Quitte à se mettre hors la loi, ce dont elle est davantage coutumière.
à lire aussi
Prix indiqués avec livraison
17
Commentaires à propos de «L'Hadopi dans l'illégalité parce qu'elle privilégie... le logiciel libre ? (MAJ)»
dont Numerama eu connaissance
passé composé ? il a eu passé simple ? il eut présent actuel ? je sors il aurait fallu dire la "Hadopi voudra avoir accès aux sources du logiciels afin de pouvoir faire, si cela était necessaire, des modifications adéquates", c'est plus long, mais ça passait mieux
Wao, je ne savais pas ça.
Vu le nombre d'appel d'offre que je reçoit préférant plutôt du eZPublish, du Drupal, du Wordpress ou du Joomla!, j'ai une tonne d'annulation à faire faire En réponse à un candidat qui s'amusait (naïvement et avec provocation) de voir l'Hadopi soutenir l'open-source, alors qu'elle est viscéralement attachée à la propriété intellectuelle,
L'open source n'est pas opposé à la propriété intellectuelle. Au contraire, les clauses de licences Open Source sont assez strictes sur la propriété intellectuelle. Le cas du choix de la licence dans l'appel d'offres est un cas distinct de celui de Nexedi. Dans le cas Nexedi, une marque est citée, en l'occurrence Oracle. Or, le code des marchés publics demande une description (ex. serveur de base de données relationnelle) et non un nom de produit.
Mais rien n'interdit de demander un logiciel en licence "open source" si l'on considère par exemple qu'il s'agit d'une technologie facilitant la collaboration entre le client, le fournisseur et une communauté de développeurs. Tous les fournisseurs ont le droit de fournir un logiciel en licence open source. Il n'y a pas de discrimination. Pas plus que par exemple lorsque l'on demande un accès réseau en technologie TCP-IP (Internet) plutôt que X400. Le raisonnement d'équivalence avec le cas Nexedi ne tient donc pas. Oh bah taisez-vous les médias!!!!! Mince alors!!! Vous avez encore loupé une bonne occasion de vous taire.
Laissez les apprentis sorciers de l'hadopi se fourvoyer, ça sera à l'avantage pour notre vie privée........ c'est bon pour nous les internautes. HADOPI EST L'UNE DES MESURE DE LA DICTATURE DE sarkosi.
Réveillez-vous citoyens, il faut arrêter d'être sourd et de mettre des lunettes noires. On doit défendre nos libertés!!! Mince alors!! Pouquoi Numerama met des cookies spywares? ça c'est une bonne question.
Pour ça faite l'expérience en scannant votre pc avec SpyBot - Search & Destroy : http://www.01net.com...ches/26157.html INFO : HADOPI ENVOIE DE FAUSSES FENETRES D'ERREUR en flash SUR DES SITES WEB pour recolter de adresse IP
jfresn, le 10/01/2011 - 18:49 Pouquoi Numerama met des cookies spywares? ça c'est une bonne question. Pour ça faite l'expérience en scannant votre pc avec SpyBot - Search & Destroy : http://www.01net.com...ches/26157.html Le pire, c'est pas les mecs qui n'y comprennent rien et qui assument. Le pire, c'est les mecs comme toi : ils y connaissent rien et entravent quedalle, mais sont persuadés de s'y connaitre... Numérama met un "tracking cookie", pour te permettre de ne pas avoir à retaper ton nom d'utilisateur et ton mot de passe à chaque fois que tu te connectes au site. Pratiquement tous les sites le font, et généralement les utilisateurs détestent qu'un site ne le fasse pas. Tous ces cookies sont reconnus par les anti-spywares, qui proposent de les supprimer, bien que le niveau réel de menace est quasi-nul dans un cas comme celui de Numérama. L'inconvéniant d'un cookie est, en effet, que par définition, il permet au site de reconnaitre un visiteur quand il revient. Donc de comprendre un peu ses habitudes : depuis quand il vient, depuis quand il est pas venu, quelles pages il visite... Pour autant, parler de "spyware" est grossièrement exagéré et, encore une fois, la quasi-totalité des sites le font. Au delà de l'aspect légal, il est surtout étonnant qu'une institution destinée à limiter la liberté sur internet en particulier sur tout ce qui est diffusion, modification et à promouvoir surveillance, cadenas,verrous en tous genre ... chargée de faire en sorte que tout le monde se plie aux conditions des "ayants droits" et de leur copyright
... choisir pour elle même des contenus libres de toutes ces contraintes. Ils devraient nous expliquer pourquoi c'est mieux d'être ficelé par les conditions de l'ayant droit et pourquoi ils choisissent de se faire plumer pour le bien de leurs fournisseurs. Le libre et la HADOPI, c'est une belle contradiction...
Si la HADOPI voulait encourager l'usage de solutions libres, elle devrait recommender un lecteur de fichiers PDF libre et non une horreur de chez Adobe comme elle le fait sur son site. |
A LA UNE
LES + COMMENTÉS
1 offres à partir de 228 €
10 offres à partir de 34 €
7 offres à partir de 98 €
Télécharger
total video converter,
windows 7 gratuit,
passion,
antivirus avast,
emule,
restauration msn messenger,
redtube video downloader,
index php,
Accès rapide :
Photo numérique |
Outils Réseau |
Codecs et plugins |
Nettoyeurs |
Optimisation |
Navigateur Web |
Capture et enregistrement |
|
De plus, cette préférence apparaît dans beaucoup d'appels d'offres publiques, et de toute façon, on peut aussi faire l'hypocrite et l'interdire, mais le comité de décision lui, privilégiera comme bon lui semble les solutions open sources (ou propriétaires)