Selon un journal nippon, l'industrie robotique japonaise est désormais focalisée sur des machines qui auront une véritable utilité pour les Hommes. Ces dernières années, plusieurs projets ont fleuri au Japon avec l'espoir de mettre au point un robot aussi humain que possible, mais dont l'intérêt pratique n'a pas toujours été bien évident.

Les robots humanoïdes ont-ils fait leur temps ? À en croire un article (lien payant) du quotidien économique japonais Nihon Keizai Shinbun, cité par TechEye, l’industrie robotique japonaise s’est partiellement détournée de la quête visant à donner un aspect humain aux robots. Elle cherche désormais à obtenir des machines plus pratiques et plus fonctionnelles.

« Les ingénieurs japonais ont essayé de créer des robots proches des héros populaires de mangas et d’animes japonais comme Astroboy et Gundam pendant une courte période » a expliqué Shinichiro Sanji, chercheur à l’Institut de Recherche de Mitsubishi. Une période qui semble désormais révolue. « Une bulle dans le domaine de la recherche robotique a éclaté » a poursuivi un autre spécialiste.

L’univers du manga et de l’animation japonaise regorge en effet de nombreuses séries mettant en scène des héros mécaniques ou revêtant des armures robotisées. Citons ainsi le classique Astro Boy mais également des réalisations plus récentes comme Appleseed ou encore Ghost in the Shell.

Ces dernières années, plusieurs entreprises et universités japonaises ont cherché à produire des robots humanoïdes. L’un des exemples les plus connus est le robot ASIMO développé par Honda. Quelques chercheurs japonais sont également parvenus à concevoir des robots particulièrement ressemblants. C’est le cas du professeur Hiroshi Ishiguro qui avait présenté en 2006 son double mécanique.

Selon TechEye, l’accent sera désormais mis sur des robots vraiment utiles. Le site évoque par exemple un robot conçu par le ministère de l’Education, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie qui aura pour tâche de scruter le fond des océans pour récupérer des métaux rares. D’autres projets sont à l’étude, notamment dans le domaine de l’agriculture, de la pèche et de l’entretien.

Il est vrai que plusieurs robots ont pu laisser perplexe sur l’orientation des recherches japonaises. On se souvient par exemple d’un concept de robot petite-amie présenté l’an dernier par Sega. Surnommée EMA (Eternal Maiden Actualization), la machine pouvait embrasser sur commande. Sony avait de son côté développé des robots danseurs. S’il est évident que ces machines sont des trésors d’ingénierie, leur intérêt n’a pas toujours été bien clair.

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