Google explique pourquoi il n'a pas signé la Charte sur le droit à l'oubli

Guillaume Champeau - publié le Mercredi 13 Octobre 2010 à 16h35 - posté dans Société 2.0

La Charte sur le droit à l'oubli présentée par le gouvernement n'a pas été signée par Google, qui souhaite que "d'autres droits fondamentaux tels que la liberté d'expression" soient aussi protégés.

Comme nous le notions plus tôt, Google n'a pas signé la Charte sur le droit à l'oubli présenté mercredi matin par la secrétaire d'Etat à l'économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet. La firme de Mountain View a tenu à s'en expliquer.

"Nous pensons que les Internautes doivent pouvoir contrôler eux-mêmes leurs données personnelles sur Internet et parmi nos services, nous proposons déjà de nombreux outils qui offrent transparence et choix aux utilisateurs", explique Peter Fleischer, le conseiller à la politique de protection de la vie privée du groupe. "Depuis toujours nous innovons dans ce domaine pour proposer des outils comme le Google Dashboard ou le Ads Preference Manager. La protection des données personnelle est un droit fondamental qui doit être défendu mais il est important pour nous de le faire en respectant d'autres droits fondamentaux tels que la liberté d'expression", ajoute-t-il dans une formule mystérieuse.

Est-ce à dire que la Charte signée par certains de ses concurrents, dont Microsoft, ne respecte pas liberté d'expression ? C'est une interprétation qui mériterait davantage d'explications, puisque la Charte porte essentiellement sur le droit de supprimer des "données publiées intentionnellement par des internautes" qui en font la demande. Elle évite justement de faire supprimer des informations publiées par d'autres. Mais il est vrai qu'elle insiste beaucoup sur le devoir d'informer des risques de la publication "de contenus potentiellement préjudiciables ou pouvant porter atteinte à la réputation d'une personne".

En fait, la Charte impose surtout aux moteurs de recherche de faciliter la dés-indexation de contenus personnels indexés depuis des sites tiers, alors que les outils rappelés par Google permettent uniquement de gérer les informations laissées par les utilisateurs de Google eux-mêmes, sur les services de Google. Ce qui est sensiblement différent.

"Nous continuons à travailler avec le Secrétariat d'Etat chargé du Développement de l'Economie Numérique et l'ensemble des acteurs concernés pour renforcer le contrôle des Internautes sur leurs données personnelles", a cependant conclu Peter Fleischer.

Publié par Guillaume Champeau, le 13 Octobre 2010 à 16h35
 
 
8
Commentaires à propos de «Google explique pourquoi il n'a pas signé la Charte sur le droit à l'oubli»
 
"Secrétariat d'Etat chargé du Développement de l'Economie Numérique"

c'est bien le développement des VPN dont il parle dans "développement de l'économie numérique" ?

La bravo ! Mission accomplie ;)
Hi hi hi !!!!

Aièè confianananansssssssssssssss....
Je trouve cela bizarre. Une chartre sur le droit à l'oubli ne concerne pas la liberté d'expression. C'aurait été un hors-sujet.

Humains de Numerama, n'est-ce point votre avis ?
Goldoark, le 13/10/2010 - 17:23
Je trouve cela bizarre. Une chartre sur le droit à l'oubli ne concerne pas la liberté d'expression. C'aurait été un hors-sujet.

Humains de Numerama, n'est-ce point votre avis ?

A partir du moment où elle vise la suppression de contenus, elle concerne la liberté d'expression. Mais c'est vrai que c'est une justification un peu bizarre.
Google et la vie privée : on pourrait en faire un roman.

Ce qui gêne probablement Google, ce n'est pas tant que moi, je puisse demander la suppression d'informations que moi, j'ai mis intentionnellement.

Ce qui les gêne, c'est que je puisse demander la suppression d'informations personnelles sur moi, mises sans mon accord (cf le 2e point de la charte dans l'autre article).
C'est là que Google joue la carte "liberté d'expression".
On est dans une logique typiquement américaine de la notion de "liberté d'expression" et de "données personnelles".

N'oublions pas non plus que Google base son business sur la publicité ciblée. Si je demande à ce que mon nom ou mon pseudo soit supprimé d'un article sur l'élevage des coccinelles, comment va faire Google pour vendre de la pub ciblée aux éleveurs de coccinelles ?

Schmidt est un chaud partisan d'une identité "numérique" avec une transparence totale. Est-ce que nous sommes prêts à accepter ça ?
C'est vrai que c'est à double tranchant, les personnes qui ont choisi de mener une vie publique pourraient supprimer les liens vers les sites leur causant du tort ce qui est en contradiction avec la liberté d'expression.
Si je dit que Kim Jong-il fait des choses pas bien, il pourrait (si il lit numerama) faire supprimer les liens vers cette page ?
C'est vrai que c'est à double tranchant, les personnes qui ont choisi de mener une vie publique pourraient supprimer les liens vers les sites leur causant du tort ce qui est en contradiction avec la liberté d'expression.
Si je dit que Kim Jong-il fait des choses pas bien, il pourrait (si il lit numerama) faire supprimer les liens vers cette page ?

Précison que la liberté d'expression ne permet cependant pas la diffamation qui est condamnée régulièrement et google n'y peut rien.

Kim Jong fait parti de l'axe du mal' (selon les critères des états unis sous-entendu), donc je ne pense pas.

Par contre, Google a Bien retourné sa veste qd la chine lui a donné l'ordre de non seulement continuer son filtrage, mais en poussant la collaboration à renforcer ses équipes Google.cn avec des Cadres choisis (par le parti donc). Google et liberté d'expression, ce sont ces deux mots qui sont contradictoire.
"Nous continuons à travailler avec le Secrétariat d'Etat chargé du Développement de l'Economie Numérique et l'ensemble des acteurs concernés pour renforcer le contrôle des Internautes sur leurs données personnelles"

Tout est dit : C'est à l'internaute de ne pas aller sur Internet, dès fois qu'il laisse traîner son portefeuille sur un banc.

Google n'est pas responsable du fait qu'il affiche le contenu du portefeuille à la planète entière.
Télécharger
Virtual Stratton
Sports - Jeu de snowboard gratuit
 
Miranda IM Portable
Communication - Version portable de Miranda
 
PsTools
Gestionnaires des tâches - Package d'outils pour contrôler le système
 
Easter Avenger
Plate-forme - La vengeance de l'oeuf de Pâques
 
Unlocker
Diagnostic - Débloquer un fichier utilisé
 
Octobre 2010
 
Lu Ma Me Je Ve Sa Di
27 28 29 30 1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
1 2 3 4 5 6 7
Matoumba
EntrepreNantes
Numerama est un site du réseau PressTIC