La Charte sur le droit à l'oubli présentée par le gouvernement n'a pas été signée par Google, qui souhaite que "d'autres droits fondamentaux tels que la liberté d'expression" soient aussi protégés.

Comme nous le notions plus tôt, Google n’a pas signé la Charte sur le droit à l’oubli présenté mercredi matin par la secrétaire d’Etat à l’économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet. La firme de Mountain View a tenu à s’en expliquer.

« Nous pensons que les Internautes doivent pouvoir contrôler eux-mêmes leurs données personnelles sur Internet et parmi nos services, nous proposons déjà de nombreux outils qui offrent transparence et choix aux utilisateurs« , explique Peter Fleischer, le conseiller à la politique de protection de la vie privée du groupe. « Depuis toujours nous innovons dans ce domaine pour proposer des outils comme le Google Dashboard ou le Ads Preference Manager. La protection des données personnelle est un droit fondamental qui doit être défendu mais il est important pour nous de le faire en respectant d’autres droits fondamentaux tels que la liberté d’expression« , ajoute-t-il dans une formule mystérieuse.

Est-ce à dire que la Charte signée par certains de ses concurrents, dont Microsoft, ne respecte pas liberté d’expression ? C’est une interprétation qui mériterait davantage d’explications, puisque la Charte porte essentiellement sur le droit de supprimer des « données publiées intentionnellement par des internautes » qui en font la demande. Elle évite justement de faire supprimer des informations publiées par d’autres. Mais il est vrai qu’elle insiste beaucoup sur le devoir d’informer des risques de la publication « de contenus potentiellement préjudiciables ou pouvant porter atteinte à la réputation d’une personne« .

En fait, la Charte impose surtout aux moteurs de recherche de faciliter la dés-indexation de contenus personnels indexés depuis des sites tiers, alors que les outils rappelés par Google permettent uniquement de gérer les informations laissées par les utilisateurs de Google eux-mêmes, sur les services de Google. Ce qui est sensiblement différent.

« Nous continuons à travailler avec le Secrétariat d’Etat chargé du Développement de l’Economie Numérique et l’ensemble des acteurs concernés pour renforcer le contrôle des Internautes sur leurs données personnelles« , a cependant conclu Peter Fleischer.

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