Invité au micro de RMC, Daniel Guichard a affiché un certain scepticisme sur l'efficacité de la loi Hadopi. Surtout, le chanteur a rappelé que copier de la musique n'est pas un phénomène nouveau. Ce sont les techniques qui évoluent au fil des avancées technologiques.

Contrairement à ce que souhaiteraient les maisons de disques, tous les chanteurs ne partagent pas leurs vues en matière de piratage. Certains artistes de premier plan revendiquent même, dans un sourire entendu, utiliser Internet pour télécharger des contenus protégés par le droit d’auteur. En mai, on se souvient par exemple de la sortie inattendue de Michel Sardou sur ce sujet, indiquant au micro de RTL être un pirate.

Cette fois, c’est au tour de Daniel Guichard de manifester ses doutes sur la loi Hadopi. Invité au micro de RMC, il a profité de son passage dans l’émission des Grandes Gueules, repéré par Le Post, pour afficher son scepticisme sur la dernière loi anti-piratage. L’occasion pour le chanteur de rappeler également que copier de la musique n’est vraiment pas une activité nouvelle.

« Il faut être honnête, depuis qu’on est môme – je suppose que vous l’avez fait aussi -, on avait quand moi j’étais môme c’était plutôt les magnétophones 4 pistes et on prenait des disques qu’on nous prêtait et, quand on les piquait pas dans les magasins, donc on les recopiait. Après il y a eu les cassettes et tout le monde faisait des copies des titres« .

Mais les artistes aux longues carrières comme Michel Sardou et Daniel Guichard ne sont pas les seuls à intervenir dans ce débat. En 2005, le Nouvel Observateur avait lancé un appel « Tous des pirates ». Plusieurs artistes avaient signé le texte qui dénonçait une « politique répressive et disproportionnée, dont sont victimes quelques boucs émissaires« .

« Comme cinq millions de français, au moins, nous avons, nous aussi téléchargé un jour de la musique en ligne et sommes donc des délinquants en puissance. Nous demandons l’arrêt de ces poursuites absurdes. Nous proposons l’ouverture d’un large débat public, impliquant le gouvernement, tous les acteurs de l’industrie musicale, tous les artistes, afin de parvenir à une meilleure défense du droit d’auteur, mais aussi les consommateurs afin de trouver ensemble des réponses équitables et surtout adaptées à leur époque« .

Ces signataires avaient pour nom Manu Chao, Mickey 3D, Bénabar, Yann Tiersen, Matthieu Chedid, Jean-Louis Aubert, Bob Sinclar, Khaled ou encore Tryo.

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