L'Hadopi répond à nos questions juridiques
Guillaume Champeau -
publié le Mercredi 29 Septembre 2010 à 17h52 -
posté dans Société 2.0
![]() Mireille Imbert-Quaretta, Conseillère d'Etat et présidente de la Commission de Protection des Droits (CPD) de l'Hadopi, a souhaité répondre en détails aux points de Droit que Numerama a régulièrement soulevés à propos de l'envoi des premiers e-mails d'avertissement. Nous publions ici le fruit d'un premier dialogue juridique avec la Haute Autorité. Une initiative qui nous paraît très intéressante et qui pourrait se renouveler, comme le souhaite l'Hadopi elle-même. Soucieuse d'être le plus pédagogique possible au moment de l'envoi de ses premiers e-mails d'avertissements, l'Hadopi nous a proposé de répondre aux questions d'ordre juridique que nous avons souvent soulevés sur Numerama, et qui pourraient faire l'objet de recours de la part des abonnés avertis. Alors que les premiers courriels d'avertissement doivent partir dans les prochaines heures, nous avons concentré nos questions sur les points de Droit qui nous ont semblé les plus troublants, voire bloquants. C'est Mme Mireille Imbert-Quaretta, présidente de la Commission de Protection des Droits chargée de l'envoi des recommandations et de la transmission des dossiers aux parquets, qui répond à ces questions. Nous publions ses réponses sans les commenter. Un prochain échange pourrait permettre de préciser d'autres points ou d'aller plus loin dans certaines réponses qui font encore débat. N'hésitez à nos transmettre vos observations et vos questions dans les commentaires. Mireille Imbert-Quaretta : C'est notamment au § 2 de l'article L331-27 du code de la propriété intellectuelle, lequel désigne les moyens de sécurisation comme ceux " permettant de prévenir les manquements à l'obligation définie à l'article L. 336-3 " [obligation de l'internaute de veiller à ce que son accès internet ne fasse pas l'objet d'une utilisation à des fins de reproduction, représentation, de mise à disposition ou de communication au public d'oeuvres protégées par un droit d'auteur ou droit voisin]. Ainsi, c'est par les objectifs assignés par la loi aux moyens de sécurisation que ceux-ci sont caractérisés. Le législateur a fait le choix d'une approche pragmatique dont on trouve les raisons dans les commentaires au cahier du Conseil Constitutionnel de la décision n°2009-580 DC du 10 juin 2009 : "Pour ce qui concerne l'évaluation et la labellisation des moyens de sécurisation, le Conseil constitutionnel a rappelé qu'elle avait pour seul objet, après la censure des dispositions relatives aux sanctions, de favoriser l'utilisation des moyens de sécurisation dont la mise en oeuvre permet d'assurer la surveillance d'un accès à internet conformément aux prescriptions de l'article L. 336-3. Il n'a décelé aucune incompétence négative. Sur un plan pratique, il serait d'ailleurs très difficile pour le législateur, compte tenu de la vitesse des évolutions technologiques, d'énumérer les caractéristiques de ces moyens de sécurisation. " Dans son premier alinéa, l'article L331-26 du CPI fait obligation à l'Hadopi de rendre publiques "les spécifications fonctionnelles pertinentes que ces moyens (de sécurisation) doivent présenter". Le second alinéa, plus clair encore dans sa formulation, fait obligation à l'Hadopi de publier "une liste labellisant les moyens de sécurisation". Le cas échéant, pourquoi estimez-vous que cet article (qui ne vise pas "des" mais bien "les" moyens de sécurisation) ne rend pas obligatoire la définition par l'Hadopi elle-même des fonctionnalités pertinentes que les moyens de sécurisation doivent présenter ? Partant, comment expliquer que l'article L331-25 relatif à l'envoi des recommandations puisse être mise en oeuvre avant la labellisation prévue à l'article L331-26, alors qu'il impose d'informer via ces recommandations "sur l'existence de moyens de sécurisation" ? Si les moyens de sécurisation visés à l'article L331-25 ne sont pas ceux qui sont visés à l'article L331-26, alors quels sont-ils ? A l'article L331-26 du CPI il ne faut pas oublier le début de l'article : "Après consultation des concepteurs de moyens de sécurisation destinés à prévenir l'utilisation illicite de l'accès à un service de communication au public en ligne..... " En conséquence le " ces " et le " les " dans la suite de l'article renvoie aux notions du début de l'article. C'est encore plus clair si on se reporte à l'article 6 de la loi n°2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique : " I.-1. Les personnes dont l'activité est d'offrir un accès à des services de communication au public en ligne informent leurs abonnés de l'existence de moyens techniques permettant de restreindre l'accès à certains services ou de les sélectionner et leur proposent au moins un de ces moyens. Les personnes visées à l'alinéa précédent les informent également de l'existence de moyens de sécurisation permettant de prévenir les manquements à l'obligation définie à l'article L. 336-3 du code de la propriété intellectuelle et leur proposent au moins un des moyens figurant sur la liste prévue au deuxième alinéa de l'article L. 331-26 du même code....... " En revanche à l'article L331-25 relatif à l'envoi des recommandations il est fait mention : " de moyens de sécurisation " sans aucun renvoi ni à l'article suivant ni à la loi pour la confiance dans l'économie numérique. L'utilisation dans cette phrase d'un article partitif et non d'un article défini par le législateur montre que celui-ci n'a lié l'envoi de recommandation qu'à une information générale de l'abonné sur l'existence de moyens de sécurisation. Comme je l'ai dit c'est la CPD qui appréciera la pertinence des moyens de sécurisation. Vous expliquez à juste titre que l'article 40 du code de procédure pénale ne s'applique pas à la contravention de négligence caractérisée, qui par définition n'est constituée qu'au moment de la transmission des faits au parquet. Cependant, la définition de la négligence caractérisée est assise sur la constatation préalable de mises à disposition d'oeuvres protégées depuis l'accès à Internet de l'abonné qui en a été averti. Ces mises à disposition d'oeuvres protégées, si elles ne sont pas autorisées, sont des contrefaçons et donc des délits. Partant, la CPD va-t-elle transmettre au parquet l'ensemble des contrefaçons dont elle a connaissance, notamment lors de la constitution de ses dossiers préparatoires à la constatation d'une négligence caractérisée ? Comme vous le soulignez l'article 40 du code de procédure pénale n'est applicable qu'en cas de crimes ou de délits : il n'a donc pas vocation à s'appliquer pour la contravention de négligence caractérisée. Par ailleurs, il existe une règle en droit pénal selon laquelle la loi spéciale déroge à la loi générale. C'est le cas en l'espèce. Le législateur a expressément prévu que pour les infractions du CPI la commission de protections des droits " pouvaient " - donc " pouvaient ne pas " constater ces infractions. " Article L331-21-1 "Les membres de la commission de protection des droits, ainsi que ses agents habilités et assermentés devant l'autorité judiciaire mentionnés à l'article L. 331-21, peuvent constater les faits susceptibles de constituer des infractions prévues au présent titre lorsqu'elles sont punies de la peine complémentaire de suspension de l'accès à un service de communication au public en ligne mentionnée aux articles L. 335-7 et L. 335-7-1. " Si elle n'a pas l'obligation de constater elle n'a bien sur pas l'obligation de dénoncer. Mais cette exception est limitée aux infractions spécifiquement énumérées : si la CPD constate l'existence d'une autre infraction (comme l'escroquerie par exemple) elle sera tenue de dénoncer les faits au parquet. Comme vous le soulignez il y a des faits communs à la contravention et au délit de contrefaçon, mais il ne suffit pas d'un élément pour que les deux infractions se recoupent : il faut bien autre chose qu'un élément matériel pour constituer le délit de contrefaçon. Et là encore je cite le commentaire au cahier du Conseil Constitutionnel : "Le Conseil constitutionnel a considéré que la méconnaissance de l'obligation de surveillance était énoncée en des termes suffisamment clairs et précis et se distinguait du délit de contrefaçon, même si l'une et l'autre pouvaient reposer sur les mêmes faits, à savoir la constatation d'une utilisation d'un accès internet en méconnaissance de la législation sur les droits d'auteur et droits voisins. Dans ces conditions, il a jugé qu'en édictant le premier alinéa de l'article L. 336-3 du code de la propriété intellectuelle, le législateur n'avait méconnu ni la compétence qu'il tient de l'article 34 de la Constitution, ni l'objectif de valeur constitutionnelle d'intelligibilité et d'accessibilité de la loi ". Et cet élément est une garantie ; en effet le fait que des oeuvres se retrouvent de façon illicite sur des adresses IP doit être établi par un élément matériel. Les procès verbaux des agents des titulaires de droit ne font pas foi contrairement aux pv des OPJ - ou des délibérations de la CPD. Ce serait trop grave de se contenter de l'affirmation selon laquelle des oeuvres illicites se sont trouvées sur l'accès Internet d'un abonné. C'est pourquoi les pv des ayants droit qui ne contiendraient pas un extrait de l'oeuvre seraient déclarés irrecevables par la CPD. L'article R335-5 du CPI dispose que la négligence caractérisée est constituée par "le fait, sans motif légitime, pour la personne titulaire d'un accès à des services de communication au public en ligne", "de ne pas avoir mis en place un moyen de sécurisation de cet accès", ou "d'avoir manqué de diligence dans la mise en oeuvre de ce moyen". Comment la CPD va-t-elle acquérir la certitude que l'abonné n'a pas mis en place de moyen de sécurisation, ou a manqué de diligence dans cette mise en place ? La constatation d'une nouvelle infraction au droit d'auteur depuis l'accès à Internet de l'abonné préalablement averti est-elle une preuve de sa négligence caractérisée, ou une preuve que le moyen de sécurisation mis en place par l'abonné n'a pas été efficace ? N'y a-t-il pas présomption de culpabilité si la CPD considère qu'il s'agit d'une preuve de la négligence caractérisée ? Il n'y a pas de présomption de culpabilité. La constatation de la contravention résultera des conséquences ; c'est comme en matière de conduite automobile, si vous avez un accident et si vous blessez des gens on considère que vous avez manqué de maitrise dans la conduite de votre véhicule. En l'espèce malgré les avertissements on retrouve par trois fois des oeuvres sur votre accès Internet : vous n'avez pas été suffisamment diligent. Mais vous pourrez présenter toutes observations à tous les stades de la procédure. Et, comme on se trouve dans le domaine pénal avec l'interprétation stricte de la loi, si la CPD a le moindre doute elle classera le dossier. Ensuite si elle transmet au parquet celui-ci pourra décider de ne pas saisir le juge et enfin si celui-ci est saisi il pourra considérer que l'infraction n'est pas constituée. Il y a donc trois filtres avant le prononcé d'une sanction ; on est loin d'une répression d'abattage. à lire aussi
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Commentaires à propos de «L'Hadopi répond à nos questions juridiques»
malaga, le 29/09/2010 - 17:58 En l'espèce malgré les avertissements on retrouve par trois fois des oeuvres sur votre accès Internet : vous n'avez pas été suffisamment diligent. Mais vous pourrez présenter toutes observations à tous les stades de la procédure. Et, comme on se trouve dans le domaine pénal avec l'interprétation stricte de la loi, si la CPD a le moindre doute elle classera le dossier.
Ensuite si elle transmet au parquet celui-ci pourra décider de ne pas saisir le juge et enfin si celui-ci est saisi il pourra considérer que l'infraction n'est pas constituée. Il y a donc trois filtres avant le prononcé d'une sanction ; on est loin d'une répression d'abattage. Depuis le temps qu'on le dit... Le propos de la Dame est biaisée dans la mesure où les ayants-droits ont toutes latitudes pour lancer une procédure pénale, en sus de la coupure Internet. ;-) Donc certes il n'y aura pas d'abbatage (personne n'y croyait d'ailleurs) mais ceux ou celles qui seraient l'objet d'une telle procédure annulée, n'en seraient pas pour autant à l'abris de la vindicte revancharde et arbitraire des détenteurs de droits voisins. En disant cela, je passe à côté de l'aspect du non respect de la présomption d'innocence, a priori, puisque le titulaire d'un abonnement est de facto soupçonné/coupable de négligence caractérisée, alors que depuis très longtemps une majeur partie des experts détracteurs répètent à l'envie que relever une adresse IP par le biais d'un logiciel P2P ne démontre en rien que c'est bien cette IP qui est soupçonnable/coupable. ;-) J'aime bien la comparaison avec la conduite...
En France, d'ici 2 mois, nous serons tous des experts réseau ! Merci hadopi malaga, le 29/09/2010 - 17:58 En l'espèce malgré les avertissements on retrouve par trois fois des oeuvres sur votre accès Internet : vous n'avez pas été suffisamment diligent. Mais vous pourrez présenter toutes observations à tous les stades de la procédure. Et, comme on se trouve dans le domaine pénal avec l'interprétation stricte de la loi, si la CPD a le moindre doute elle classera le dossier.
Ensuite si elle transmet au parquet celui-ci pourra décider de ne pas saisir le juge et enfin si celui-ci est saisi il pourra considérer que l'infraction n'est pas constituée. Il y a donc trois filtres avant le prononcé d'une sanction ; on est loin d'une répression d'abattage. Depuis le temps qu'on le dit... Depuis le temps que qui dit quoi ? Car en l'occurrence, son analogie est totalement foireuse... Tant par le fait qu'en cas d'accident tu n'es pas poursuivi obligatoirement et que si tu l'es, tu as possibilité de te défendre avant toute condamnation. Pour son 2ème paragraphe, j'aimerais bien savoir quelle certification a le logiciel de TMG et qui conduira les audits. Car pour le peu que j'ai lu sur d'autres sites, il n'y aura ni certification, ni audit indépendant. De là à dire que TMG peut produire aléatoirement des listes d'IP... Son 3ème paragraphe ne prend pas en compte que le passage devant le juge n'est pas suspensif et la peine aura été purgée avant, sans oublier de plus la circulaire tombée y a qq semaines demandant au parquet de ne jamais mettre en doute les listings IP et donc de tjs valider les condamnations Hadopiennes... En pratique, la présomption de culpabilité y est... Le plus désolant dans tout cela c'est que l'on fasse passer une loi permettant d'instaurer le filtrage du net et la surveillance du citoyen sur le dos des artistes créant ainsi une rupture encore plus conséquente entre ceux-ci et leur public. les ayants-droits ont toutes latitudes pour lancer une procédure pénale, en sus de la coupure Internet. ;-)
les ayant-droits ne coupent pas Internet. l'abris de la vindicte revancharde et arbitraire des détenteurs de droits voisins.
C'est quoi ça ? Ils vont venir taguer ta maison ? Ou ils vont envoyer des mecs pour te casser la gueule ? répètent à l'envie que relever une adresse IP par le biais d'un logiciel P2P ne démontre en rien que c'est bien cette IP
Toi, tu n'as pas tout suivi. Il n'y a pas que le relevé de l'adresse IP, il y a également la vérification qu'il y a bien un morceau du fichier mis à disposition.@Gofer, mais les ayants droits peuvent déjà t'assigner en justice, ce n'est pas la HADOPI qui leur ouvre ce droit. La HADOPI pour eux n'est qu'un moyen de faire de la répression de masse à moindre coût.
malaga, le 29/09/2010 - 18:31 répètent à l'envie que relever une adresse IP par le biais d'un logiciel P2P ne démontre en rien que c'est bien cette IP
Toi, tu n'as pas tout suivi. Il n'y a pas que le relevé de l'adresse IP, il y a également la vérification qu'il y a bien un morceau du fichier mis à disposition.Oui y'a un morceau mais on répète effectivement depuis bien longtemps que c'est pas parce que l'IP d'une personne est relevée que c'est bien cette personne qui a agit. C'est toi qui n'a pas suivi dans l'histoire... J'aime la comparaison avec un accident qui entraîne blessure et un gamin qui DL des MP3, belle mentalité, comme si leur cause avait une importance.
La constatation de la contravention résultera des conséquences ; c'est comme en matière de conduite automobile, si vous avez un accident et si vous blessez des gens on considère que vous avez manqué de maitrise dans la conduite de votre véhicule.
Quelle analogie foireuse ! Si le blessé est bien réel, le fichier est bien virtuel. Si le conducteur du véhicule est bien connu, l'instigateur du téléchargement ou du partage ne l'est pas. Et il s'agit bien du conducteur pas du propriétaire du véhicule. Le témoignage des miliciens n'est en rien une preuve et est soumis à l'arbitraire le plus complet. malaga, le 29/09/2010 - 18:31 les ayants-droits ont toutes latitudes pour lancer une procédure pénale, en sus de la coupure Internet. ;-)
les ayant-droits ne coupent pas Internet. l'abris de la vindicte revancharde et arbitraire des détenteurs de droits voisins.
C'est quoi ça ? Ils vont venir taguer ta maison ? Ou ils vont envoyer des mecs pour te casser la gueule ? répètent à l'envie que relever une adresse IP par le biais d'un logiciel P2P ne démontre en rien que c'est bien cette IP
Toi, tu n'as pas tout suivi. Il n'y a pas que le relevé de l'adresse IP, il y a également la vérification qu'il y a bien un morceau du fichier mis à disposition.- Relis ma phrase. Qui te parle des ayants-droits coupant Internet ? lol - Mdr ! Sois sérieux un peu. Réponds avec ton cerveau et pas ta provoc' - Quand bien même. Cela n'empêche en rien de condamner un titulaire qui ne télécharge rien, du fait d'un piratage de sa connexion ou de son pc, vu les moyens de protections qui n'existent pas (encore) et dont les caractéristiques ne sont toujours pas (plus tard ?) définies. ;-) @Killua : Certes. C'est bien ce que je dis. Je ne faisais aucune référence chronologique dans mon propos. ;-) franchement y a pas besoin de tout ce charabia technique, ils nous prennent pour des cons, point barre. L'article aurait fait une ligne et voilà. On verra après coup, s'il y a effectivement une faille dans tout ça qui sera exploitable !
Ce serait trop grave de se contenter de l'affirmation selon laquelle des ?uvres illicites se sont trouvées sur l'accès Internet d'un abonné. C'est pourquoi les pv des ayants droit qui ne contiendraient pas un extrait de l'?uvre seraient déclarés irrecevables par la CPD.
En quoi un extrait de l'oeuvre y changerait-il quelque chose? Ça reste une affirmation des ayants droits.malaga, le 29/09/2010 - 17:58 En l'espèce malgré les avertissements on retrouve par trois fois des oeuvres sur votre accès Internet : vous n'avez pas été suffisamment diligent. Mais vous pourrez présenter toutes observations à tous les stades de la procédure. Et, comme on se trouve dans le domaine pénal avec l'interprétation stricte de la loi, si la CPD a le moindre doute elle classera le dossier.
Ensuite si elle transmet au parquet celui-ci pourra décider de ne pas saisir le juge et enfin si celui-ci est saisi il pourra considérer que l'infraction n'est pas constituée. Il y a donc trois filtres avant le prononcé d'une sanction ; on est loin d'une répression d'abattage. Depuis le temps qu'on le dit... Mettons qu'on surprenne trois fois la connexion de madame Michu à télécharger des oeuvres, blablabla... La HADOPI lui dit "vous n'avez pas été suffisamment diligent". Elle a bien reçu les mails et a installé le logiciel "protecteur" qu'elle a trouvé. Elle a juste oublié d'éteindre le Wifi de sa freebox, et son voisin en a bien profité. Personne ne lui a dit, et elle n'a strictement rien compris à ce que le mec de la Hadopi lui a dit (je veux dire, dans les quelques exemples qu'il y a déjà sur youtube ou même sur Numérama, c'est une sorte de charabia de technico-propagande, ça ne risque pas d'avancer qui que ce soit, sauf s'ils améliorent énormément leur service). Elle peut présenter ses observations, en effet, elle va dire qu'elle ne comprends pas, qu'elle a installé le logiciel (qui n'est pas labellisé, puisqu'aucun logiciel n'est labellisé). On passe à "Et, [...] si la CPD a le moindre doute elle classera le dossier." Si elle a le moindre doute. Bien sûr. Très vite il y aura 2000 dossiers, c'est déjà un grand nombre par employé de la CPD, ils ont forcément un doute sur *tous* les dossiers. Ne vont-ils en poursuivre aucun ? Et la dernière phrase a beau dire qu'il y a trois filtres, sur des milliers de dossiers tous identiques, qu'y a-t-il à filtrer ? En faite j'ai beau relire c'est du charabia, l'on sait bien qu'ils se sont blinde ces ***, et finalement j'en ai rien à carré,qu'ils tombent sous les attaques des "pirates", bientôt c'est dans la rue que cela va se passer, et cela ne sera pas propre, ca sera sale avec du sang et des victimes et il n'y aura plus rien à faire qu'une escalade de la violence à ce moment là. Comme le disais B. Bayard, l'on à épuisé tout les recours pacifiques. Reste plus grand chose pour se défendre contre un état de droite qui est contre ses citoyens.
c'est comme en matière de conduite automobile, si vous avez un accident et si vous blessez des gens on considère que vous avez manqué de maitrise dans la conduite de votre véhicule.
Anéfé, c'est comme en matière de conduite automobile, si on a "reproduit" vos plaques et qu'elles ont été posées sur un autre véhicule, c'est vous qui recevrez les amendes... Et pour vous justifier, tant concernant la sécurisation de votre connexion ( alors que les "box" ne sont pas autre chose que des passoires en terme de sécurité )que concernant les infractions commises avec vos plaques, vous devrez saisir la justice à vos frais ou attendre que la justice vous contraigne à vous attacher les services d'un avocat. Une société privée qui effectue le relevé de l'infraction, qui transmet le procès verbal ( établit de manière unilatérale très exactement comme un(e) contractuel(le)) à l'institution, vous appelez ça comment, vous ? Une milice privée, une police privée, bref quel que soit le nom que vous pouvez lui donner, cela reste une entreprise privée qui fait un travail payé par nos impôts dans l'intérêt d'autres entreprises privées, excusez-moi, je dois aller vomir... La seule "possibilité" en cas de piratage du wifi reste la désactivation, que ce soit en préventif ou en curatif... Mais de toute manière, cette haute autorité n'est pas là pour faire autre chose que du terrorisme de masse, même si ils utilisent d'autres termes plus "politiquement corrects" avec d'abords la " riposte graduée" pour finir par l'avoir nommée "réponse graduée" dans le dépliant pour vacanciers sur le retour... Ce qui reste le plus impressionnant, c'est que cette institution soit financée par le public dans l'intérêt d'une industrie qui veut à tout prix conserver son système obsolète de consommation de ce qu'ils produisent, et l'absence d'effort réel de leur part à mettre en place des "solutions légales" associée à leur opposition farouche à la licence globale, dont ils perdraient la gestion ne sont que les preuves de vouloir coûte que coûte conserver leur poule aux oeufs d'or. Bien que non réussi, démontrer qu'une loi n'a pas de faille ne signifie ni qu'elle est juste, ni qu'elle est constitutionnelle.
J'ai de la compassion pour cette dame mise en première ligne pour défendre la goutte d'eau en trop. Encore une fois, on considère dans leur langage que quelque chose est évident alors que, dans ce domaine, rien ne l'est.
En particulier, "c'est comme en matière de conduite automobile, ..." et "on retrouve par trois fois des ?uvres sur votre accès Internet". Faire un parallèle entre un délit matériel et un délit numérique est déjà léger. On peut arrêter votre voiture et vous trouver au volant. A l'inverse, on peut "flasher" votre adresse et ne même pas avoir votre accès. Ce serait comme, pour reprendre leur amalgame douteux, arrêter quelqu'un parce qu'une voiture avec notre immatriculation a été vue dans un accident, sans même chercher à vérifier si ladite voiture est la bonne. L'idée de présenter des "paquets" du fichier incriminé réduit les risques, mais je doute sérieusement qu'il les évite réellement. C'était le but des perquisitions dans les affaires où une "adresse IP" a été assignée en procès. Contrairement à ce que l'on a essayé de nous faire croire, l'adresse IP seule était parfaitement INsuffisante. Ajoutons à cela l'hypocrisie (oui, il y en a, mais pas le camp qu'on nous a présenté) de nous expliquer que même l'inexistence de "moyens de sécurisation" ne permet pas de se dédouaner des accusations, c'est un bloc législatif assez ridicule que voilà. Et le défendre avec un tel acharnement, une telle mauvaise foi, est d'une gravité rare (mais hélas pas unique) dans notre système. gofer_, le 29/09/2010 - 18:38 malaga, le 29/09/2010 - 18:31 les ayants-droits ont toutes latitudes pour lancer une procédure pénale, en sus de la coupure Internet. ;-)
les ayant-droits ne coupent pas Internet. l'abris de la vindicte revancharde et arbitraire des détenteurs de droits voisins.
C'est quoi ça ? Ils vont venir taguer ta maison ? Ou ils vont envoyer des mecs pour te casser la gueule ? répètent à l'envie que relever une adresse IP par le biais d'un logiciel P2P ne démontre en rien que c'est bien cette IP
Toi, tu n'as pas tout suivi. Il n'y a pas que le relevé de l'adresse IP, il y a également la vérification qu'il y a bien un morceau du fichier mis à disposition.- Relis ma phrase. Qui te parle des ayants-droits coupant Internet ? lol - Mdr ! Sois sérieux un peu. Réponds avec ton cerveau et pas ta provoc' - Quand bien même. Cela n'empêche en rien de condamner un titulaire qui ne télécharge rien, du fait d'un piratage de sa connexion ou de son pc, vu les moyens de protections qui n'existent pas (encore) et dont les caractéristiques ne sont toujours pas (plus tard ?) définies. ;-) @Killua : Certes. C'est bien ce que je dis. Je ne faisais aucune référence chronologique dans mon propos. ;-) Il ne pourra pas utiliser son cerveau. Il l'a mis au service de l'UMP, il est donc décérébré, formaté, incapable de la moindre remise en question, autocritique et ne dispose de plus aucun libre arbitre. Bref, le citoyen rêvé pour le pouvoir en place (en plus s'il est blond, assujetti à l'ISF et va à la messe, c'est aujourd'hui le " mouton" parfait) Charo, le 29/09/2010 - 18:51 (en plus s'il est blond, assujetti à l'ISF et va à la messe, c'est aujourd'hui le " mouton" parfait)En quoi être blond, riche, chrétien, ou les trois est-il indicatif de connerie ? J'espère que tu ne vois pas le monde comme ça, en tout cas. malaga, le 29/09/2010 - 18:31 les ayants-droits ont toutes latitudes pour lancer une procédure pénale, en sus de la coupure Internet. ;-)
les ayant-droits ne coupent pas Internet. Apres, ne t'inquietes pas que tu pourras faire des OBSERVATIONS tout au long du dossier. Elle ne seront pas forcement lues. ou ecoutees. mais tu pourras observer. Et comme en plus il a ete demande d'eviter les enquetes, tu sais tout de suite que tes droits a la defense sont bien respectes. http://www.pcinpact....-ordonnance.htm
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Ensuite si elle transmet au parquet celui-ci pourra décider de ne pas saisir le juge et enfin si celui-ci est saisi il pourra considérer que l'infraction n'est pas constituée. Il y a donc trois filtres avant le prononcé d'une sanction ; on est loin d'une répression d'abattage.
Depuis le temps qu'on le dit...