Avec un nombre croissant de films réalisés en 3D, les cinémas indépendants qui n'ont pas les moyens de s'équiper en projection numérique craignent de voir leur public déserter. Mais les exploitants pourront désormais demander des aides pour s'équiper.

Déjà championne d’Europe du nombre de salles équipées en projection numérique, essentielles pour la 3D, la France continue ses efforts sans oublier les salles indépendantes dont les moyens sont limités. Le ministère de la Culture a ainsi fait paraître au Journal Officiel de ce jeudi un décret relatif notamment au « soutien financier à la modernisation et à la création des établissements de spectacles cinématographiques« .

Le texte prévoit que le Centre National de la Cinématographie (CNC) pourra accorder des aides, sous forme de subventions et d’avances, « afin de concourir au financement de l’installation initiale des équipements de projection numérique des salles des établissements de spectacles cinématographiques« .

Mais ces aides seront réservés aux établissements comportant au maximum 3 salles, et ne seront pas accordées aux réseaux propriétaires de plus de 50 salles. Un plafond qui existe déjà pour l’octroi des aides à la modernisation et à la création de salles de cinéma, auxquelles vient s’ajouter l’aide spécifique à la projection numérique.

En contrepartie d’un tel soutien financier, les exploitants de cinéma doivent signer avec le CNC une convention qui « fixe notamment les engagements de programmation souscrits par le bénéficiaire« , ce qui devrait obliger les salles à programmer notamment des films d’art et d’essai, dans la plus pure tradition de « l’exception culturelle » à la française.

L’aide avait déjà été anticipée par le CNC, qui avait ouvert le site CNC-Cinenum.fr pour permettre aux exploitants de formuler leurs demandes. Le décret prévoit une rétroactivité pour les salles qui se sont équipées depuis le 1er octobre 2009.

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