Alors que Nintendo continue de séduire les joueurs occasionnels avec sa Wii, Sony et Microsoft ont plus de mal à convaincre leurs joueurs d'investir dans leurs dispositifs, à savoir la PlayStation Move et le projet Natal. En effet, un sondage a révélé le peu d'intérêt qu'ont les joueurs de PS3 et de Xbox 360 à ces gadgets.

N’est pas Nintendo qui veut. Alors que la firme japonaise continue d’afficher une forme insolente avec sa console de jeu, totalisant plus de 71 millions d’unités vendues depuis fin 2006, la concurrence fait grise mine. En effet, si Nintendo a su créer la surprise – et l’envie – en misant sur un tout nouveau système de jeu plutôt que de s’enfermer dans une course à la puissance brute, Sony et Microsoft ont bien du mal à recréer cet enthousiasme.

En effet, un récent sondage conduit par la société OTX, et relayé par IGN, a mis en lumière l’absence de visibilité des ripostes de Microsoft et de Sony en la matière, à savoir le Projet Natal et le PlayStation Move. En effet, le sondage mené auprès de 2 000 joueurs entre le 23 mai et le 5 juin montre que seuls 15 % des possesseurs d’une Xbox 360 et 15 % des joueurs de PS3 ont entendu parler de ces dispositifs.

Pire encore. Si les joueurs ne sont pas bien nombreux à connaitre ces gadgets, ils sont encore moins nombreux à vouloir en acquérir un. En effet, à peine 8 % des joueurs du marché de la Xbox 360 envisagent d’acheter le Projet Natal. Du côté de la PS3 et du PlayStation Move, ce chiffre tombe à 6 %.

C’est une claque assez rude à encaisser pour les deux constructeurs. En effet, si les ventes des deux consoles se portent bien (35,7 millions pour la PS3 et 40 millions pour la Xbox 360), Sony et Microsoft auraient bien voulu investir le fructueux pré carré du « casual gaming », complètement sous contrôle de Nintendo.

Cette tentative d’imiter les recettes de Nintendo n’avait d’ailleurs pas échappé à la firme japonaise. Lors d’une interview donnée en mars dernier, Reggie Fils-Aime, le directeur de la branche américaine chez Nintendo, avait égratigné Sony  : « je pense qu’à la place de nos concurrents, nous serions embarrassés par ce que nous sommes en train de faire » avait-il lancé.

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