La RIAA dit les maisons de disques indispensables à la réussite des artistes

Guillaume Champeau - publié le Mercredi 14 Avril 2010 à 19h07 - posté dans Musique Numérique

La RIAA a publié la semaine dernière sur son blog un message censé porter la contradiction à ceux qui "suggèrent que les efforts réalisés pour répondre au vol de musique en ligne visent en quelque sorte à maintenir 'un modèle économique dépassé' plus qu'à répondre aux formes de concurrence déloyale basés sur des actes illicites". La puissante association américaine des maisons de disques veut combattre l'idée selon laquelle les artistes pourraient aujourd'hui se passer de maisons de disques, et vivre uniquement de concerts et de produits dérivés. Selon elle, seuls les artistes qui se sont fait connaître par le passé grâce à leurs disques peuvent aujourd'hui se passer de leurs labels.

Mike Masnik sur Techdirt a apporté une réponse extrêmement complète et détaillée qui démonte quasiment phrase par phrase la propagande de la RIAA. Nous vous recommandons chaudement de la lire si vous comprenez l'anglais, tant elle rappelle avec brio un grand nombre d'évidences et apporte de nombreux exemples qui démontrent que beaucoup d'artistes se sont fait connaître sur Internet ou à travers leurs tournées sans avoir jamais été produits par une maison de disques.

Mais la RIAA comme Mike Masnik passent selon nous à côté de la question essentielle. Admettons (juste pour la réthorique, rassurez-vous) que la RIAA ait raison de dire que les maisons de disques sont indispensables à la santé économique d'un artiste, parce qu'elles sont les seules à pouvoir construire la notoriété qu'ils vendront ensuite dans leurs concerts ou leurs produits dérivés... En quoi est-ce que cela légitimerait le fait de continuer à vendre des disques et à poursuivre ceux qui les échangent sur Internet ?

Ca nous semble plutôt légitimer l'idée que le rôle d'une maison de disques n'est pas (plus) de vendre des disques, mais de faire connaître l'artiste. Et si diffuser la musique d'un artiste gratuitement sur les réseaux P2P ou par n'importe quel autre moyen est le meilleur moyen de faire connaître l'artiste, pourquoi interdire au public de participer à cet effort de promotion ? Le disque était un moyen, pas une fin. La finalité n'a pas changé (faire connaître l'artiste pour l'aider à vivre de son art), en revanche, il faut adapter les moyens à la demande d'aujourd'hui.

Publié par Guillaume Champeau, le 14 Avril 2010 à 19h07
 
 
20
Commentaires à propos de «La RIAA dit les maisons de disques indispensables à la réussite des artistes»
 
elle son indispensable en effet mais uniquement pour arnaqué les dits artistes...
Leur modèle est et restera le même, aussi longtemps que les artistes
ne comprendront pas que passer par ce système ne les enrichit pas,
mais enrichit les maisons de disques.

Les artistes sont devenus des sortes d'étalons de course,
sur lesquels certaines entreprises misent,
en s'assurant avant tout d'être remboursées de leurs investissements.

"ok, coco, tu signes là, tu toucheras tant par album,
dès qu'on aura été remboursés des frais de prod/promo/distrib."

Le beurre, l'argent du beurre et l'arrière-train de la laitière.
( et encore, plus le temps passe, moins la laitière est dodue,
et eux, histoire d'assurer leurs revenus, ils demandent une carte
prépayée subventionnée par nos impôts, taxes et autres gabelles...)
ils nous prennent vraiment pour des c...
La mafia a dit donc les sbires exécutent. :D

Ils sont vraiment pathétiques, qu'ils coulent, ils nous ferons moins chier.
Quand je pense que ce salaud de Ludwig Van Beethoven n'a jamais remercie sa maison de disque ca me scandalise, et je ne parlerai meme pas de Wolfgang Amadeus Mozart.... Sans les maisons de disque ces mecs la n'aurait jamais reussi c'est certain.
C'est de la propagande, tout simplement.

Cela signifie tout simplement qu'ils ne sont pas disposés à remettre en question leur modèle économique qui est devenu obsolète.
RIAA = puissant lobby.

Dont:

-EMI
-Sony Music Entertainment
-Universal Music Group
-Warner Music Group

Rien qu'avec ces 4 noms tout est dit.......

@Natasha

+1
stanjourdan, le 14/04/2010 - 22:38
Et en France le même jour, on à ça qui débarque : http://www.touspourl...

...

Rien sur la musique libre...
Ce modèle doit leur faire peur.
stanjourdan, le 14/04/2010 - 22:38
Et en France le même jour, on à ça qui débarque : http://www.touspourl...

...

Rien sur la musique libre...
Ce modèle doit leur faire peur.

Bah quand on voit la section membres, on comprend, ça liste à peu près toutes les mafias françaises du milieu, de l'adami jusque l'upfi
eh ben ! entre le marteau (vous) et l'enclume (la maison de disque), l'artiste est mal barré...
admettons que ce soit le cas...
y a pas besoin que ce soient d'énormes mammouth comme le sont les majors...
fût une époque, les maisons de disques étaient a taille humaine et faisaient aussi bien sinon mieux le boulot, avec une vrai concurrence en prime :o
Et en France le même jour, on à ça qui débarque : http://www.touspourl...

...
Je ne sais pas pourquoi mais ça sent l'attaque par dénit de service ce site... Je le sens bien!!!
Dire que les artistes ne peuvent pas se passer des maisons de disques, c'est comme dire que le cochon ne peut pas se passer du boucher-charcutier...

Et l'article finit sur une belle pointe de cynisme et de fausse naïveté, la finalité des maisons de disques est de vendre des disques, l'artiste est le moyen, il n'y a qu'à voir comment les majors virent un artiste comme un malpropre dès qu'il n'est plus rentable.
-" les cimetières sont peuplés de gens indispensables " (Georges Clémenceau ) ...et c'est ce qui se produira sans tarder , vu la politique désastreuse qu'ils mènent !
Pour les entités qui composent la RIAA, les artistes sont des coûts de production, au même titre que les presseurs ou les studios d'enregistrement. La Major a perdu de vue le fait qu'elle n'est qu'un intermédiaire, et elle se figure comme l'élément principal de la filière culturelle.

Le téléchargement permet au public (celui qui fait vivre la maison de disques) de rappeler à la maison de disque que ce qui l'intéresse, c'est acquérir le droit d'écouter un artiste, pas engrosser des industries vampiriques.

La propagande de la RIAA finira comme ses membres : dans les poubelles de l'histoire.
brazil, le 15/04/2010 - 05:26
eh ben ! entre le marteau (vous)...

Qui nous ? Le consommateur ? Le citoyen ? (oui oui je marche dedans je suis d'humeur taquine ce matin).

Sinon bah ils n'évoluent pas, c'est pas nouveau, ils restent accrochés à leur modèle économique comme une moule à son rocher.
les maisons de disques sont surtout devenu un passage obligatoire pour les artiste de part le fait qu'elles écrasent médiatiquement toutes tentatives indépendantes (enfin c'est en train de changer....)
et moi je dit au maisons de disque qu'ils arrétent avec la RIAA car a part se faire tirer de l'argent pour pas grand chose...ils ferait mieux de le filer aux artistes...

la RIAA doit dire ca pour asseoir un peu plus les salaires des dirigants :D

ils n'ont même pas honte :D
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