Un rapport officiel fusille les salaires des dirigeants de sociétés d'ayants droit (MAJ)

Guillaume Champeau - publié le Samedi 10 Avril 2010 à 17h20 - posté dans Musique Numérique

Manque de transparence dans la rémunération des dirigeants, salaires en augmentation malgré des perceptions qui se tassent, frais de représentation mal contrôlés, niveaux de rémunération non justifiés par la difficulté de la tâche, parachutes dorés... le rapport 2009 qui vient de paraître sur les comptes des sociétés de gestion collective de droits d'auteur et droits voisins est d'une violence inouie sur les rémunérations pratiquées, en particulier à l'encontre de la Sacem.

Mise à jour : pour davantage de détails croustillants, nos lecteurs pourront aussi lire l'article d'Emmanuel Berretta dans Le Point, qui rapporte par exemple que des vacances en Guyane ont été payées avec une carte bancaire de la Sacem. Les auteurs qui payent pour adhérer à la Sacem apprécieront.

Article du 7 avril 2010 - Chaque année, la cour des comptes publie un rapport établi par la commission permanente de contrôle des sociétés de perception et de répartition des droits, qui passe au crible la gestion des deniers collectés pour les ayants droit par les Sacem, SCPP, SACD, Spedidam et autres sociétés de gestion collective. Pour la première fois, la cuvée 2009 (.pdf) communiquée ce mercredi matin s'est intéressée à la question extrêmement sensible de la rémunération des personnels, et en particulier des cadres qui dirigent ces sociétés d'un genre particulier. Au moment où le piratage fait l'objet de toutes les inquiétudes quant à son impact sur les revenus des créateurs, chacun s'attend à ce que les dirigeants se serrent la ceinture.

Or le rapport est assassin. Il note tout d'abord que les charges de gestion des sociétés collectives ont augmenté entre 2006 et 2008 trois fois plus vite que les perceptions. En 2008, plus d'un cinquième des revenus collectés (21,5 %) a été utilisé pour financer le fonctionnement-même des sociétés. Alors que le nombre de salariés a diminué de 2 % sur la période, les charges de personnel ont augmenté de 3,8 %.

"Les dispositions statutaires ou la pratique de certaines sociétés n'associent pas le conseil d'administration à la fixation des rémunérations de leurs principaux dirigeants", a critiqué ce matin Christian Phéline, rapporteur général de la commission. Il met en cause la SCPP (qui collecte les droits affectés aux grandes maisons de disques), la Spedidam (les droits d'une partie des artistes-interprètes), et la Procirep (producteurs de cinéma et de télévision). "Quant à la SACEM, elle ne respecte qu'imparfaitement les dispositions de ses statuts qui confient au conseil d'administration le recrutement et la fixation des rémunérations des cadres supérieurs et prévoient son information sur celle du principal dirigeant", ajoute M. Phéline.

Dans le rapport, on peut lire que "d'importants progrès resteraient donc à faire du point de vue de la transparence vis-à-vis des associés, sur une question à laquelle les dirigeants intéressés ne manquent pas, quant à eux, d'accorder la plus grande attention". Un joli tacle glissé.

Après avoir consulté "50 situations personnelles" parmi les différentes sociétés de gestion, la commission estime que "les dirigeants de la SACEM connaissent une situation très significativement plus favorable", et qu'il n'y a pas de rapport entre la rémunération des dirigeants d'une société de gestion et l'importance de ses effectifs ou de ses flux financiers.

En 2008, la rémunération moyenne des principaux dirigeants des sociétés de gestion collective était de 147 800 euros brut, mais avec de fortes disparités entre chacunes. A la Sacem, la moyenne des 10 principales rémunérations était de 257 000 euros en 2008, et les 6 dirigeants en place de 2005 à 2008 ont vu leur rémunération augmenter de 10 %.

Sans dévoiler de rémunération à titre personnel, le rapport donne de précieuses indications. La SACEM occupe ainsi les deux premières places du classement des 50 plus fortes rémunérations parmi toutes les sociétés de gestion auditées, "avec un écart approchant 55 % entre le dirigeant ainsi placé en seconde position et celui le suivant immédiatement". C'est dire si la moyenne de 257 000 euros brut est éloignée de la réalité pour son président du directoire. Le rapport ajoute qu'en prenant la rémunération la plus élevée dans chacune des huit sociétés de gestion auditées, la plus forte rémunération à la Sacem fait augmenter à elle seule la moyenne de près d'un tiers, à 230 000 euros.

La commission estime par ailleurs que les frais de réception, de déplacement ou de missions des sociétés de gestion "mériteraient souvent d'être mieux formalisés", ce qui est un langage bien diplomatique pour dire que certaines sociétés de gestion laissent leur dirigeant dépenser sans compter pour leurs restaurants, leurs hôtels et leurs voyages à l'étranger. "La SACEM n'effectue notamment aucun contrôle systématique des frais de représentation exposés par ses directeurs régionaux", a regretté ce matin le rapporteur général. Il fustige aussi les mécanismes d'intéressement mis en place notamment à la Sacem, qui "se fondent sur des facteurs sans rapport direct avec l'efficacité de l'activité des personnels concernés".

Des parachutes dorés semblent également dans la ligne de mire de la commission, qui note que "le bien-fondé des transactions financières intervenues n'apparaît pas clairement établi dans le cas de certains départs de salariés ou de dirigeants à la SACEM ou à l'ADAMI".

La commission regrette que "sur la question sensible de la rémunération de l'encadrement supérieur de ces sociétés", la loi n'impose qu'une "transparence mesurée" par rapport à ce qui est imposé aux sociétés civiles traditionnelles. En fait, son rapport est même très critique à l'égard des gouvernements successifs qui n'ont pas amélioré la situation, en dépit de déclarations d'intention. "La règle aujourd'hui en vigueur permet toujours à un associé des sociétés de perception et de répartition des droits d'avoir accès qu'au seul " montant global " des cinq ou dix principales rémunérations", dénonce ainsi le rapport.

"Selon la commission, il resterait en outre à démontrer que certaines des situations observées, notamment à la SACEM, se justifient pleinement au regard du niveau d'activité des organismes concernés, de la réalité des risques encourus par eux ou de la complexité particulière des compétences requises pour ceux qui les dirigent à plus ou moins haut niveau", a aussi résumé Christian Phéline. Impitoyable, il ajoute que "quelques rémunérations au moins s'écartent d'ailleurs notablement des normes en vigueur dans les entreprises de taille comparable alors même que celles-ci sont, elles, pleinement exposées à la concurrence".

Manière de rappeler aux dirigeants des sociétés concernées qu'ils refusent les règles de la concurrence au nom de l'exception culturelle, mais qu'ils s'octroient pourtant des rémunérations ailleurs justifiées par la pression concurrentielle.

Publié par Guillaume Champeau, le 10 Avril 2010 à 17h20
 
 
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Commentaires à propos de «Un rapport officiel fusille les salaires des dirigeants de sociétés d'ayants droit (MAJ)»
 

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BOUTTEMENT, le 14/04/2010 - 20:11

Quant aux droits à verser aux auteurs, ils sont fonction de ce que nous pouvons percevoir. Il est temps de comprendre que nous ne sommes pas dans cette entreprise pour travailler pour les gros sociétaires, mais principalement pour l'ensemble des sociétaires, petits et gros. Que les coûts de de l'entreprise, dont on lui fait parfois reproche, s'expliquent principalement du fait de son réseau qui intervient sur l'ensemble du territoire, notamment pour les sociétaires locaux. Que la sacem se fait une devoir de répartir le spécifique. Que le jour où elle décidera de ne travailler que pour les gros sociétaires, dont les droits participent largement à la rémunération des petits, elle pourra se détacher d'une bonne partie de son personnel (les petis salaires justement) qui oeuvrent pour l'ensemblke des sociétaires et vous pourrez dire adieu à cette société qui fait payer à un sociétaire, qui ne génère pas de droits, 110 €uros lors de son inscription et traite ensuite gratuitement l'ensemble de ses dépôts d'oeuvres sans lui demander un centime d'€uro pour le travail que cela coûte (et tout bon gestionnaire sait que documenter une oeuvre, la stocker a un coût en personnel et en linéaire (archives): or ce coût n'est pas facturé au sociétaire en question mais est supporté par ceux qui touchent des droits et donc principalement ceux qui tournent beaucoup.

La Sacem n'est pas responsable des ventes de C.D. ni des remplissages de salle de concert et elle aurait tout intérêt à ce que chacun de ses sociétaires puissent vivre de ses revenus d'auteur. les auteurs interprètes s'y retrouvent sur leur cachet mais les autres non. La raison d'être de notre société est donc de eprcevoir pour les auteurs partout où ils sont joués (même si parfois il y a des ratés, je le sais). Le jour où tout auteur compositeur pourra gérer directement ses droits, comme il pourrait le faire sur Internet, mais plus diificelement si son oeuvre est jouée dans 5 000 communes du territoires (et je ne parle que de 5 000 communes nous intervenons sur les 36 000 communes)et à l'étranger, le jour où, en plus de ses concerts, il pourra récupérer ses droits sur l'ensemble des lieux où il est joué, alors les sociétés de perception et de répartitions des droits verront leur existence mise à mal. Mais tant que cela coûtera plus cher à un auteur de payer quelqu'un pour s'occuper de percevoir ses droits que ce que cela lui coûte sur ses retenues de droits, son intérêt sera de passer par une société de perception qui lui fera cela pour beaucoup moins cher, sutrout pour ceux dont les droits ne sont pas mirobolants. c'est le principe de mutualisation.

Il peut arriver, sur les millions d'oeuvres traitées chaque année, qu'il y ait des ratés, des artistes qui n'aient pas touché les droits qu'ils attendaient : il existe pour cela un service des vérifications qui rectifie ce qui doit l'être.



On s'éloigne du sujet initial.

Tout cet argumentaire ne pouvant aucunement ni justifier, ni excuser, le salaire pharaonique de certains responsables de cet honorable organisme, ni le montant exorbitant des "frais de représentation" remboursés à certains d'entre eux.

Tout cela ne faisant qu'augmenter les frais de fonctionnement de cette vénérable institution, qui ponctionne allègrement les auteurs/compositeurs qu'elle est au contraire censée soutenir et protéger.
Natasha, le 15/04/2010 - 09:06
BOUTTEMENT, le 14/04/2010 - 20:11

Quant aux droits à verser aux auteurs, ils sont fonction de ce que nous pouvons percevoir. Il est temps de comprendre que nous ne sommes pas dans cette entreprise pour travailler pour les gros sociétaires, mais principalement pour l'ensemble des sociétaires, petits et gros. Que les coûts de de l'entreprise, dont on lui fait parfois reproche, s'expliquent principalement du fait de son réseau qui intervient sur l'ensemble du territoire, notamment pour les sociétaires locaux. Que la sacem se fait une devoir de répartir le spécifique. Que le jour où elle décidera de ne travailler que pour les gros sociétaires, dont les droits participent largement à la rémunération des petits, elle pourra se détacher d'une bonne partie de son personnel (les petis salaires justement) qui oeuvrent pour l'ensemblke des sociétaires et vous pourrez dire adieu à cette société qui fait payer à un sociétaire, qui ne génère pas de droits, 110 €uros lors de son inscription et traite ensuite gratuitement l'ensemble de ses dépôts d'oeuvres sans lui demander un centime d'€uro pour le travail que cela coûte (et tout bon gestionnaire sait que documenter une oeuvre, la stocker a un coût en personnel et en linéaire (archives): or ce coût n'est pas facturé au sociétaire en question mais est supporté par ceux qui touchent des droits et donc principalement ceux qui tournent beaucoup.

La Sacem n'est pas responsable des ventes de C.D. ni des remplissages de salle de concert et elle aurait tout intérêt à ce que chacun de ses sociétaires puissent vivre de ses revenus d'auteur. les auteurs interprètes s'y retrouvent sur leur cachet mais les autres non. La raison d'être de notre société est donc de eprcevoir pour les auteurs partout où ils sont joués (même si parfois il y a des ratés, je le sais). Le jour où tout auteur compositeur pourra gérer directement ses droits, comme il pourrait le faire sur Internet, mais plus diificelement si son oeuvre est jouée dans 5 000 communes du territoires (et je ne parle que de 5 000 communes nous intervenons sur les 36 000 communes)et à l'étranger, le jour où, en plus de ses concerts, il pourra récupérer ses droits sur l'ensemble des lieux où il est joué, alors les sociétés de perception et de répartitions des droits verront leur existence mise à mal. Mais tant que cela coûtera plus cher à un auteur de payer quelqu'un pour s'occuper de percevoir ses droits que ce que cela lui coûte sur ses retenues de droits, son intérêt sera de passer par une société de perception qui lui fera cela pour beaucoup moins cher, sutrout pour ceux dont les droits ne sont pas mirobolants. c'est le principe de mutualisation.

Il peut arriver, sur les millions d'oeuvres traitées chaque année, qu'il y ait des ratés, des artistes qui n'aient pas touché les droits qu'ils attendaient : il existe pour cela un service des vérifications qui rectifie ce qui doit l'être.



On s'éloigne du sujet initial.

Tout cet argumentaire ne pouvant aucunement ni justifier, ni excuser, le salaire pharaonique de certains responsables de cet honorable organisme, ni le montant exorbitant des "frais de représentation" remboursés à certains d'entre eux.

Tout cela ne faisant qu'augmenter les frais de fonctionnement de cette vénérable institution, qui ponctionne allègrement les auteurs/compositeurs qu'elle est au contraire censée soutenir et protéger.


Ta réaction confirme ce que j'écrivais hier : quoiqu'on écrive, quoiqu'on réponde, vous avez vos certitudes, vos affiramatiosn qui n'intègrent pas le cadre global de l'entreprise. Je vous invite à perler de tous les gros salaires de tous les dirigeants d'entreprise : mais je n'ai jamais entendu ni lu qu'on traitait un vendeur de voitures d'escroc et de voleur parce que son dirigeant empochait des millions d'euros, et cela également pour d'autres professions. Le problème pour mes collègues, c'est qu'ils se le prennent régulièrement dans la figure. Pour le reste, venez en discuter avec les intéressés : ce sera plus constructifs. Je ne peux vous en dire plus : le sujet abordé est, à notre niveau, un sujet qui sera débattu par les organisations syndicales, d'une part, et par les sociétaires, d'autre part.
BOUTTEMENT, le 15/04/2010 - 14:57
Pour le reste, venez en discuter avec les intéressés : ce sera plus constructifs. Je ne peux vous en dire plus : le sujet abordé est, à notre niveau, un sujet qui sera débattu par les organisations syndicales, d'une part, et par les sociétaires, d'autre part.


Bref : "Circulez il n'y a rien à voir" ... "Ces problèmes seront débattus et devront être réglés en interne et entre nous dans le sérail"...



Rien de nouveau, en fait, c'est ce qui est déclaré depuis des années par cette honorable maison, mais les frais de fonctionnement eux ne baissent pas.



:smartass:
(ma réponse précédente a été mangée par Numérama :-( tant pis)

BOUTTEMENT, le 15/04/2010 - 14:57
Ta réaction confirme ce que j'écrivais hier : quoiqu'on écrive, quoiqu'on réponde, vous avez vos certitudes, vos affiramatiosn qui n'intègrent pas le cadre global de l'entreprise.

Ce n'est pas vrai pour tout le monde. Et Natasha répondais sur un point précis. Ton intervention d'insider de la Sacem reste très, très importante.


Le problème pour mes collègues, c'est qu'ils se le prennent régulièrement dans la figure.

Comme souvent: Les salariés ne sont pas en accord avec les dirigeants, on est d'accord.
Mais bon, désolé, mais dans une société ça reste les dirigeants qui décident de comment faire les choses.
Les salariés sont libre de partir, ou d'exprimer leur désaccord publiquement si nécéssaire.
A défaut, c'est un accord tacite qui leur est donné.

A ce sujet , je t'invite a regarder cette vidéo de Mr. Miyet:
http://www.arcep.fr/index.php?id=10405

Du point de vue de l'internaute elle résume tout:
Quand on entend un dirigeant dire "Nous ne souhaitons pas interdire, nous souhaitons autoriser", et de préciser sa pensé ensuite par une "protection juridique", comment ne pas immédiatement avoir à l'esprit un système de mafia avec paiement d'une "protection" ?

Ou sont les artistes, les auteurs, les compositeurs là-dedans ?

Il semble qu'il ne s'agisse là que de contrôle, de choisir qui peux écouter quoi (en fonction des revenus générés), avec une logique très "police de la pensée".

Ce n'est pas votre avis, vous salarié de la Sacem ?
Malheureusement, vous travaillez et exécutez les instructions de ces gens.

Je ne peux vous en dire plus : le sujet abordé est, à notre niveau, un sujet qui sera débattu par les organisations syndicales, d'une part, et par les sociétaires, d'autre part.

Exactement: C'est bien ce que nous reprochons : "Discussions internes, Conseil d'administration, ..." pour une société qui affecte voire stigmatise directement la population via ses actions, ses discours publics, son influence politique.


Transparence à TOUS les niveaux, ouverture d'esprit , recherche de solutions nouvelles, écoute des idées sur les questions de taxation & répartition, voire leadership mondial sur ces questions, c'est ce que les bénéficiaires et citoyens attendent d'une institution publique (*)


Et non des discussions feutrées en lousedé dans une salle de réunion à neuilly sur comment verrouiller un peu plus le système actuel sans surtout rien n'y changer.

NKM a réussi à organiser un colloque sur la neutralité d'Internet, et a même réussi à y inviter des acteurs étrangers compétents dans leur domaine.

A quand un colloque (public) des Sociétés de répartitions des droits, avec la mise en discussion des mesures dont vous de voulez surtout pas telle la licence globale ?


Enfin, merci de ton invitation, mais je ne suis pas sur Paris.
Mais l'avantage d'un forum, c'est que tout-un-chacun peu lire, réagir, se faire son idée, construire des arguments.
Une discussion face-à-face est plus sympa (surtout avec une bière) mais au final moins utile pour faire avancer les choses.

Nous allons mettre fin à ce fil de discussion, mais n'hésites pas à placer ici un lien vers un autre forum, peut-être plus spécialisé et plus utile pour l'évolution des choses, puisque j'ai cru comprendre que tu participais également sur d'autres sites.

Enfin, merci de donner ton vrai nom. Moi je ne fait pas publiquement, mais uniquement sur demande privée.

(*) Car oui, je considère qu'une société qui dispose d'un monopole donné par l'état pour faire de la perception de taxe EST une institution publique - Même si pour des raisons bassement politique c'est considéré comme une "société privée". C'est un moyen habituel pour l'état de se décharger de ses responsabilités, ça n'en reste pas moins une fraude intellectuelle

(edit: ortho)
Et après ça vient pleurer sur le manque d'argent à cause du soit disant téléchargement. La poutre dans l'?il, toussa toussa...
Et après ça vient pleurer et réclamer de nouvelles taxes auprès du gouvernement. Juste scandaleux..., le contribuable, vulgaire vache à lait pour des gens comme ça !
obcd, le 15/04/2010 - 15:50
(ma réponse précédente a été mangée par Numérama :-( tant pis)

BOUTTEMENT, le 15/04/2010 - 14:57
Ta réaction confirme ce que j'écrivais hier : quoiqu'on écrive, quoiqu'on réponde, vous avez vos certitudes, vos affiramatiosn qui n'intègrent pas le cadre global de l'entreprise.

Ce n'est pas vrai pour tout le monde. Et Natasha répondais sur un point précis. Ton intervention d'insider de la Sacem reste très, très importante.


Le problème pour mes collègues, c'est qu'ils se le prennent régulièrement dans la figure.

Comme souvent: Les salariés ne sont pas en accord avec les dirigeants, on est d'accord.
Mais bon, désolé, mais dans une société ça reste les dirigeants qui décident de comment faire les choses.
Les salariés sont libre de partir, ou d'exprimer leur désaccord publiquement si nécéssaire.
A défaut, c'est un accord tacite qui leur est donné.

A ce sujet , je t'invite a regarder cette vidéo de Mr. Miyet:
http://www.arcep.fr/...

Du point de vue de l'internaute elle résume tout:
Quand on entend un dirigeant dire "Nous ne souhaitons pas interdire, nous souhaitons autoriser", et de préciser sa pensé ensuite par une "protection juridique", comment ne pas immédiatement avoir à l'esprit un système de mafia avec paiement d'une "protection" ?

Ou sont les artistes, les auteurs, les compositeurs là-dedans ?

Il semble qu'il ne s'agisse là que de contrôle, de choisir qui peux écouter quoi (en fonction des revenus générés), avec une logique très "police de la pensée".

Ce n'est pas votre avis, vous salarié de la Sacem ?
Malheureusement, vous travaillez et exécutez les instructions de ces gens.

Je ne peux vous en dire plus : le sujet abordé est, à notre niveau, un sujet qui sera débattu par les organisations syndicales, d'une part, et par les sociétaires, d'autre part.

Exactement: C'est bien ce que nous reprochons : "Discussions internes, Conseil d'administration, ..." pour une société qui affecte voire stigmatise directement la population via ses actions, ses discours publics, son influence politique.


Transparence à TOUS les niveaux, ouverture d'esprit , recherche de solutions nouvelles, écoute des idées sur les questions de taxation & répartition, voire leadership mondial sur ces questions, c'est ce que les bénéficiaires et citoyens attendent d'une institution publique (*)


Et non des discussions feutrées en lousedé dans une salle de réunion à neuilly sur comment verrouiller un peu plus le système actuel sans surtout rien n'y changer.

NKM a réussi à organiser un colloque sur la neutralité d'Internet, et a même réussi à y inviter des acteurs étrangers compétents dans leur domaine.

A quand un colloque (public) des Sociétés de répartitions des droits, avec la mise en discussion des mesures dont vous de voulez surtout pas telle la licence globale ?


Enfin, merci de ton invitation, mais je ne suis pas sur Paris.
Mais l'avantage d'un forum, c'est que tout-un-chacun peu lire, réagir, se faire son idée, construire des arguments.
Une discussion face-à-face est plus sympa (surtout avec une bière) mais au final moins utile pour faire avancer les choses.

Nous allons mettre fin à ce fil de discussion, mais n'hésites pas à placer ici un lien vers un autre forum, peut-être plus spécialisé et plus utile pour l'évolution des choses, puisque j'ai cru comprendre que tu participais également sur d'autres sites.

Enfin, merci de donner ton vrai nom. Moi je ne fait pas publiquement, mais uniquement sur demande privée.

(*) Car oui, je considère qu'une société qui dispose d'un monopole donné par l'état pour faire de la perception de taxe EST une institution publique - Même si pour des raisons bassement politique c'est considéré comme une "société privée". C'est un moyen habituel pour l'état de se décharger de ses responsabilités, ça n'en reste pas moins une fraude intellectuelle

(edit: ortho)


Je préciserai deux ou trois choses, car il semble que mon écrit n'a pas été compris comme il aurait du : difficulté du rédactionnel et de son interprétation : quand je terminais en disant que le sujet abordé (les hauts salaires de l'entreprise) serait à notre niveau débattu par les organisations syndicales de l'entreprise et par le Conseil d'Administration, il ne s'agissait pas de dire "cela se fera en toute discrétion et à l'abri des regards extérieurs" mais tout simplement : pour la dénonciation des hauts revenus et des errances éventuelles de la politique de l'entreprise, cela se passe comme dans toutes les entreprises à travers des échanges entre les Délégués syndicaux et la Direction, le Comité d'Entreprise et la Direction. Cela pour le côté revendicatif.
Pour l'autre aspect, le décisionnel, il appartient en effet au Conseil d'Administration de changer les règles abusives, quand il y en a, et de rectifier les situations excessives, que cela soit dans le domaine des rémunérations ou dans le domaine des charges diverses. Ce n'est pas parce que je dis qu'un cheval gris est gris que j'aime les chevaux gris : je relate un fait, le cheval gris est gris. L'intérêt du rapport de la Commission de contrôle tient en l'éclairage qu'il apporte sur la gestion des SPRD et de ce qui lui semble sujet à caution ou à explication. Ces remarques, ces avis sont utiles aussi pour les représentants des salariés qui peuvent y trouver un appui sur les dénonciations qu'ils expriment au cours de leur mandat. Ils peuvent aussi être l'occasion d'expliquer le fonctionnement des sociétés d'auteur à l'extérieur.
La critique peut être construtive, nous le savons. L'invective, non. Les choix de l'entreprise peuvent déplaire en interne comme en externe. Mais je peux vous assurer que la raison d'être de la Sacem, son objet principal est une idée, une activité à laquelle, comme nombre de mes collègues, j'adhère et cela depuis 29 ans, même si, par ailleurs, j'ai pu être en désaccord sur des choix d'entreprise. Cela je l'exprime à travers les différents mandats syndicaux (D.P, C.E., D.S.) au cours des 20 années de mon engagement de représentant des salariés.

On ne peut dire aussi facilement "quand on n'est pas d'accord avec ses dirigeants, on quitte son entreprise" et cela me rappelle un autre slogan "la France, on l'aime ou on la quitte". Premièrement, le niveau de désaccord est variable et on peut, sur l'ensemble de l'action de l'entreprise, s'y reconnaître. Deuxièmement, en période de chômage, il est très risqué de quitter un emploi actuellement. Certains peuvent peut-être être intransigeants, refuser tout compromis (je ne parle pas de compromission) : tant mieux pour eux. La grande majorité des salariés n'ont pas cette possibilité ou n'ont pas envie de faire ce choix. Pour autant, je ne dirai pas qu'ils sont complices. Ils oeuvrent à leur façon, à leur niveau pour mener à bien une mission dont bien souvent ils arrondissent les angles.

Il n'est pas étonnant que la Sacem soit mal perçue par une bonne partie d'internautes : son discours n'a pas été toujours à la hauteur et comme d'autres, elle s'est trouvée parfois dépassée par l'évolution technologique de la toile et par les implications nouvelles quant à la gestion des oeuvres, leur circulation et leur appropriation. On a longtemps raisonné en pensant que l'Internaute devait acquitter le droit d'auteur. Puis, les négociations avançant, il est apparu clair pour beaucoup(sauf les FAI bien entendu), que c'est aux fournisseurs d'accès de le régler comme l'organisateur de concert ou la chaîne de télévision le font depuis des années. Je me rappelle des spots des années 2000, avant l'ADSL, véhiculés par les FAI "oui à la musique gratuite sur Internet" quand le téléchargement était lent et que cela augmentait le coût de son abonnement Internet. Alors ce n'était pas si gratuit que cela.
Puis, l'ADSL est arrivé et le discours a changé.
Hadopi a, lui, plus été une étape, un objet destiné à sensibliser sur le Téléchargement non rémunéré, qu'une solution pour le financement de la culture, serait-elle musicale, littéraire, théâtrale, cinéphile ou autre. Les débats ont aussi révélé les risques d'une surveillance à tout va, d'un flicage permanent de l'internaute. Nous sommes dans une nouvelle ère et l'Internet modifie les comportements ainsi que les règles. Nous devrons tous nous y adapter ou partir comme dirait quelqu'un.
Le débat est largement ouvert et accessible à d'autres populations que celles qui, jusqu'à maintenant, étaient sensibilisées à la diffusion musicale. Nous l'intégrons.
Pour le reste, les abus des uns et des autres, il n'est pas dans notre intention de fermer les yeux ni de dire que nous approuvons : mais il y a ce qui est de la malveillance (et cela existe dans toutes les entreprises) et ce qui est le résultat d'un choix clairement fait par une instance dirigeante. Cela peut choquer, certes, mais les règles de fonctionnement des entreprises sont ainsi. C'est pour cette raison que je disais c'est au Conseil d'Administration, parce-que les statuts sont ainsi faits, de revoir, de faire évoluer, de corriger les pratiques "légales" sinon "légitimes" de la Sacem (ou de toute autre SPRD). Les rapports des commissions de contrôle, les débats publics peuvent contribuer à inciter ces instances à modifier leur fonctionnement. a contrario, l'invective publique n'a jamais défendu une cause ni fait avancer des arguments. Elle sert parfois à se faire plaisir, parfois de soupape lors d'une exaspération extrème, à se défouler à moindre frais. C'est contre les invectives que je voulais m'exprimer, pas contre les débats, j'espère que cela est bien compris désormais.

Pour finir, lorsque j'exprime ma rpéférence pour les débats publiques que pour les échanges sur la toile, cela est lié au fait qu'en débat public, on peut immédiatement préciser sa pensée si elle a été mal exprimée ou mal comprise et les échanegs eux-mêmes amènent à compléter les positions affichées. Avec la toile, on est obligé d'attendre le lendemain (en ce qui me concern) pour réagir ou répondre si cela s'avère nécessaire. Et la multiplicité des internautes participants au débat rend parfois, voire très souvent, impossible la réponse complète à toute remarque et la prise en compte de toutes les inteventions. Mais, si cela est l'avenir, alors...Je reconnais également que cela permet d'échanger ensemble même si nous somems à des milliers de kilomètres les uns des autres. Alors tant pis pour la bonne table au routier du coin. Bonne soirée à toutes et à tous.
BOUTTEMENT, le 15/04/2010 - 20:12


Il n'est pas étonnant que la Sacem soit mal perçue par une bonne partie d'internautes : son discours n'a pas été toujours à la hauteur et comme d'autres, elle s'est trouvée parfois dépassée par l'évolution technologique de la toile et par les implications nouvelles quant à la gestion des oeuvres, leur circulation et leur appropriation. On a longtemps raisonné en pensant que l'Internaute devait acquitter le droit d'auteur. Puis, les négociations avançant, il est apparu clair pour beaucoup(sauf les FAI bien entendu), que c'est aux fournisseurs d'accès de le régler comme l'organisateur de concert ou la chaîne de télévision le font depuis des années. Je me rappelle des spots des années 2000, avant l'ADSL, véhiculés par les FAI "oui à la musique gratuite sur Internet" quand le téléchargement était lent et que cela augmentait le coût de son abonnement Internet. Alors ce n'était pas si gratuit que cela.
Puis, l'ADSL est arrivé et le discours a changé.


Nous le connaissons tous le discours de la SACEM qui consisterait à taxer les FAI, sans aucune contre-partie, plutôt que d'accepter une licence légale ...


BOUTTEMENT, le 15/04/2010 - 20:12
Hadopi a, lui, plus été une étape, un objet destiné à sensibliser sur le Téléchargement non rémunéré, qu'une solution pour le financement de la culture, serait-elle musicale, littéraire, théâtrale, cinéphile ou autre. Les débats ont aussi révélé les risques d'une surveillance à tout va, d'un flicage permanent de l'internaute. Nous sommes dans une nouvelle ère et l'Internet modifie les comportements ainsi que les règles. Nous devrons tous nous y adapter ou partir comme dirait quelqu'un.
Le débat est largement ouvert et accessible à d'autres populations que celles qui, jusqu'à maintenant, étaient sensibilisées à la diffusion musicale. Nous l'intégrons.
Pour le reste, les abus des uns et des autres, il n'est pas dans notre intention de fermer les yeux ni de dire que nous approuvons : mais il y a ce qui est de la malveillance (et cela existe dans toutes les entreprises) et ce qui est le résultat d'un choix clairement fait par une instance dirigeante. Cela peut choquer, certes, mais les règles de fonctionnement des entreprises sont ainsi.


Hadopi c'est l'image de la repression, voulue par la SACEM et les autres ayant-droits !


Trop tard pour que nous ayons de cet organisme une image plus flatteuse.
BOUTTEMENT, le 15/04/2010 - 20:12
Je préciserai deux [...] d'auteur à l'extérieur.


Merci de ces précisions.

La critique peut être construtive, nous le savons. L'invective, non.
C'est aussi mon avis & ce que j'essaye à chaque fois de faire lorsque je réagit sur un sujet. Ce qui ne veux pas dire que j'y arrive à chaque fois...

On ne peut dire aussi facilement "quand on n'est pas d'accord avec ses dirigeants, on quitte son entreprise" et cela me rappelle un autre slogan "la France, on l'aime ou on la quitte".
Je ne le voyais pas comme ça, mais maintenant que tu le dis, je dois bien admettre que c'est vrai ! :-(


Premièrement, le niveau de désaccord est variable et on peut, sur l'ensemble de l'action de l'entreprise, s'y reconnaître. Deuxièmement, en période de chômage, il est très risqué de quitter un emploi actuellement. Certains peuvent peut-être être intransigeants, refuser tout compromis (je ne parle pas de compromission) : tant mieux pour eux. La grande majorité des salariés n'ont pas cette possibilité ou n'ont pas envie de faire ce choix. Pour autant, je ne dirai pas qu'ils sont complices. Ils oeuvrent à leur façon, à leur niveau pour mener à bien une mission dont bien souvent ils arrondissent les angles.

C'est également ce que je voulais dire dans mon message du 10 avril:
Ceci dis, à ma connaissance (et contrairement à certains fonctionnaires) rien ne vous empêche de montrer votre désaccord de façon explicite: En démissionnant.
(Effectivement, il y a un débat qui est que, en cas de conflit, est-ce qu'il vaux mieux partir avec fracas ou rester pour tenter de changer les choses "de l'intérieur". Ca se discute... Si les choses changes effectivement.)

Comme tu le dis tu es resté 29 ans dans la même société. A titre personnel je sais que j'ai beaucoup de mal à comprendre ceci : je ne travaille que depuis 8 ans, mais j'ai changé 3 fois de société... C'est donc effectivement très largement plus facile pour moi de claquer la porte en clamant haut & fort mon désaccord que de changer les choses en interne.

Néanmoins, *et à titre personnel* je pense que changer les choses "de l'intérieur", doucement, ne fonctionne pas. Toutes les grandes avancée de sociétés se sont faites sur un gros clash, rarement progressivement.

Comme tu le dis plus bas, Internet est venu par-dessus et multiplié par 10 les attentes des citoyens pour du changement.
Une organisation bi-centenaire basé sur des pratiques ancestrales peux faire ce qu'elle peut pour évoluer. Mais je reste partisans de la théorie du coup de balai.



Il n'est pas étonnant que la Sacem soit mal perçue par une bonne partie d'internautes : son discours n'a pas été toujours à la hauteur et comme d'autres, elle s'est trouvée parfois dépassée par l'évolution technologique de la toile et par les implications nouvelles quant à la gestion des oeuvres, leur circulation et leur appropriation. On a longtemps raisonné en pensant que l'Internaute devait acquitter le droit d'auteur. Puis, les négociations avançant, il est apparu clair pour beaucoup(sauf les FAI bien entendu), que c'est aux fournisseurs d'accès de le régler comme l'organisateur de concert ou la chaîne de télévision le font depuis des années.
Je me rappelle des spots des années 2000, avant l'ADSL, véhiculés par les FAI "oui à la musique gratuite sur Internet" quand le téléchargement était lent et que cela augmentait le coût de son abonnement Internet. Alors ce n'était pas si gratuit que cela.
Puis, l'ADSL est arrivé et le discours a changé.

Je te rejoins sur le fait que les FAI, à l'époque on fait de la contrefaçon sur Internet un argument de vente.
(Je te rassure: Ils ne n'aurait pas fait, strictement rien n'aurait été différent...)

Tu parles d'une taxe sur les FAI: OK, en échange de quoi ?
Si c'est pour dépénaliser les échanges entre Internautes, alors je suis pour (et accessoirement on réinvente la Licence Globale - et ses problèmes de répartition). Les FAI, en fait, ils s'en foutent: Simplement ils refactureraient cette taxe sur les abonnés (A mettre en regard avec l'hameçon que le patron de Free a lancé récemment, l'augmentation du prix de l'abo de 5€/mois)

Si c'est (comme la taxe sur les CD/DVD) en contrepartie de rien, alors non.
La valeur de la taxe est à discuter , aussi.

J'ai aussi noté dans les débats vis-à-vis de cette taxe cette réaction:
"La licence globale , OK, mais si c'est encore pour que la Sacem en bouffe 33% & Johnny récupère le reste, alors pas question."
A méditer....

Hadopi a, lui, plus été une étape, un objet destiné à sensibliser sur le Téléchargement non rémunéré

Bah tu sais aussi bien que moi que si c'est l'esprit de la loi, la lettre est bien différente.

Et à titre personnel, je ne reconnais pas le droit à la Sacem, ou a Spotify, ou qui que ce soit d'autre de décider ce que je dois écouter ou pas. La grande force du peer-to-peer, ce n'est PAS la gratuité: C'est l'exhaustivité. C'est un but que JAMAIS les plateforme légales n'arriveront à atteindre, engoncées qu'elles sont dans les problèmes de rémunération à-priori.
Il n'y a qu'a voir Deezer qui, faute d'accord retire certains labels de son catalogue... Qu'est ce que les auditeurs en ont à faire, de ça ? Simplement à cause d'échauffourées entre grosses boite qui jouent à qui a la plus grosse....

Dans d'autres domaine le paiement a postériori est devenu la règle (Redevance TV par ex), il en sera de même pour la musique. Je vois pas comment il peut en être autrement, a long terme.

La Sacem, si elle veut être progressiste, à tout intérêt à adhérer & pousser cette idée.

Et il en reste des choses a faire, en particulier réfléchir non seulement à la rémunération (les FAI peuvent être une idée à condition que ceux-ci les reportent sur les usagers) mais aussi sur la répartition équitable et *transparente*.

=> colloque public ?


Pour finir, lorsque j'exprime ma rpéférence pour les débats publiques que pour les échanges sur la toile, cela est lié au fait qu'en débat public, on peut immédiatement préciser sa pensée si elle a été mal exprimée ou mal comprise et les échanegs eux-mêmes amènent à compléter les positions affichées. Avec la toile, on est obligé d'attendre le lendemain (en ce qui me concern) pour réagir ou répondre si cela s'avère nécessaire.

C'est vrai, la communication est plus lente. Pour moi, certes ceci peu favoriser les incompréhensions (mais corrigées dans un message suivant), mais ce délai permet aussi de préciser sa penser, lire les commentaires des autres, pour argumenter & étayer ses réponses par des faits.
Depuis le temps que la situation dure, nous ne sommes pas à quelques jours près ;-)

En tous cas je suis ravis de voir que ces questions tournent autour des machines à café de la Sacem, et qu'il y a une prise de conscience en interne sur ces question.
obcd, le 16/04/2010 - 10:57
BOUTTEMENT, le 15/04/2010 - 20:12
Je préciserai deux [...] d'auteur à l'extérieur.


Merci de ces précisions.

La critique peut être construtive, nous le savons. L'invective, non.
C'est aussi mon avis & ce que j'essaye à chaque fois de faire lorsque je réagit sur un sujet. Ce qui ne veux pas dire que j'y arrive à chaque fois...

On ne peut dire aussi facilement "quand on n'est pas d'accord avec ses dirigeants, on quitte son entreprise" et cela me rappelle un autre slogan "la France, on l'aime ou on la quitte".
Je ne le voyais pas comme ça, mais maintenant que tu le dis, je dois bien admettre que c'est vrai ! :-(


Premièrement, le niveau de désaccord est variable et on peut, sur l'ensemble de l'action de l'entreprise, s'y reconnaître. Deuxièmement, en période de chômage, il est très risqué de quitter un emploi actuellement. Certains peuvent peut-être être intransigeants, refuser tout compromis (je ne parle pas de compromission) : tant mieux pour eux. La grande majorité des salariés n'ont pas cette possibilité ou n'ont pas envie de faire ce choix. Pour autant, je ne dirai pas qu'ils sont complices. Ils oeuvrent à leur façon, à leur niveau pour mener à bien une mission dont bien souvent ils arrondissent les angles.

C'est également ce que je voulais dire dans mon message du 10 avril:
Ceci dis, à ma connaissance (et contrairement à certains fonctionnaires) rien ne vous empêche de montrer votre désaccord de façon explicite: En démissionnant.
(Effectivement, il y a un débat qui est que, en cas de conflit, est-ce qu'il vaux mieux partir avec fracas ou rester pour tenter de changer les choses "de l'intérieur". Ca se discute... Si les choses changes effectivement.)

Comme tu le dis tu es resté 29 ans dans la même société. A titre personnel je sais que j'ai beaucoup de mal à comprendre ceci : je ne travaille que depuis 8 ans, mais j'ai changé 3 fois de société... C'est donc effectivement très largement plus facile pour moi de claquer la porte en clamant haut & fort mon désaccord que de changer les choses en interne.

Néanmoins, *et à titre personnel* je pense que changer les choses "de l'intérieur", doucement, ne fonctionne pas. Toutes les grandes avancée de sociétés se sont faites sur un gros clash, rarement progressivement.

Comme tu le dis plus bas, Internet est venu par-dessus et multiplié par 10 les attentes des citoyens pour du changement.
Une organisation bi-centenaire basé sur des pratiques ancestrales peux faire ce qu'elle peut pour évoluer. Mais je reste partisans de la théorie du coup de balai.



Il n'est pas étonnant que la Sacem soit mal perçue par une bonne partie d'internautes : son discours n'a pas été toujours à la hauteur et comme d'autres, elle s'est trouvée parfois dépassée par l'évolution technologique de la toile et par les implications nouvelles quant à la gestion des oeuvres, leur circulation et leur appropriation. On a longtemps raisonné en pensant que l'Internaute devait acquitter le droit d'auteur. Puis, les négociations avançant, il est apparu clair pour beaucoup(sauf les FAI bien entendu), que c'est aux fournisseurs d'accès de le régler comme l'organisateur de concert ou la chaîne de télévision le font depuis des années.
Je me rappelle des spots des années 2000, avant l'ADSL, véhiculés par les FAI "oui à la musique gratuite sur Internet" quand le téléchargement était lent et que cela augmentait le coût de son abonnement Internet. Alors ce n'était pas si gratuit que cela.
Puis, l'ADSL est arrivé et le discours a changé.

Je te rejoins sur le fait que les FAI, à l'époque on fait de la contrefaçon sur Internet un argument de vente.
(Je te rassure: Ils ne n'aurait pas fait, strictement rien n'aurait été différent...)

Tu parles d'une taxe sur les FAI: OK, en échange de quoi ?
Si c'est pour dépénaliser les échanges entre Internautes, alors je suis pour (et accessoirement on réinvente la Licence Globale - et ses problèmes de répartition). Les FAI, en fait, ils s'en foutent: Simplement ils refactureraient cette taxe sur les abonnés (A mettre en regard avec l'hameçon que le patron de Free a lancé récemment, l'augmentation du prix de l'abo de 5€/mois)

Si c'est (comme la taxe sur les CD/DVD) en contrepartie de rien, alors non.
La valeur de la taxe est à discuter , aussi.

J'ai aussi noté dans les débats vis-à-vis de cette taxe cette réaction:
"La licence globale , OK, mais si c'est encore pour que la Sacem en bouffe 33% & Johnny récupère le reste, alors pas question."
A méditer....

Hadopi a, lui, plus été une étape, un objet destiné à sensibliser sur le Téléchargement non rémunéré

Bah tu sais aussi bien que moi que si c'est l'esprit de la loi, la lettre est bien différente.

Et à titre personnel, je ne reconnais pas le droit à la Sacem, ou a Spotify, ou qui que ce soit d'autre de décider ce que je dois écouter ou pas. La grande force du peer-to-peer, ce n'est PAS la gratuité: C'est l'exhaustivité. C'est un but que JAMAIS les plateforme légales n'arriveront à atteindre, engoncées qu'elles sont dans les problèmes de rémunération à-priori.
Il n'y a qu'a voir Deezer qui, faute d'accord retire certains labels de son catalogue... Qu'est ce que les auditeurs en ont à faire, de ça ? Simplement à cause d'échauffourées entre grosses boite qui jouent à qui a la plus grosse....

Dans d'autres domaine le paiement a postériori est devenu la règle (Redevance TV par ex), il en sera de même pour la musique. Je vois pas comment il peut en être autrement, a long terme.

La Sacem, si elle veut être progressiste, à tout intérêt à adhérer & pousser cette idée.

Et il en reste des choses a faire, en particulier réfléchir non seulement à la rémunération (les FAI peuvent être une idée à condition que ceux-ci les reportent sur les usagers) mais aussi sur la répartition équitable et *transparente*.

=> colloque public ?


Pour finir, lorsque j'exprime ma rpéférence pour les débats publiques que pour les échanges sur la toile, cela est lié au fait qu'en débat public, on peut immédiatement préciser sa pensée si elle a été mal exprimée ou mal comprise et les échanegs eux-mêmes amènent à compléter les positions affichées. Avec la toile, on est obligé d'attendre le lendemain (en ce qui me concern) pour réagir ou répondre si cela s'avère nécessaire.

C'est vrai, la communication est plus lente. Pour moi, certes ceci peu favoriser les incompréhensions (mais corrigées dans un message suivant), mais ce délai permet aussi de préciser sa penser, lire les commentaires des autres, pour argumenter & étayer ses réponses par des faits.
Depuis le temps que la situation dure, nous ne sommes pas à quelques jours près ;-)

En tous cas je suis ravis de voir que ces questions tournent autour des machines à café de la Sacem, et qu'il y a une prise de conscience en interne sur ces question.

Je te le confirme : et certaines choses évoquées dans le rapport des SPRD cette année l'avaient été très clairement dans un texte de 10 pages que j'avais diffusé en janvier 2006 sur l'ensemble des postes de l'entreprise (lors des voeux du secrétaire du C.E.), texte validé par l'ensemble des syndicats, qui m'avait valu l'inimitié de certains, voire menaces de tribunal. Pour que les choses soient claires, nous en avions remis une deuxième couche. Donc, certaines choses sont débattues dans l'entreprise et certains faits, relayés dans ce rapport, évoquent parfois la conséquence de ces dénonciations en interne, notamment le licenciement d'un personnage hautement criticable et contestable, dont l'entreprise a fini par se séparer. Mais comme vous le savez, les syndicats et les instances représentatives ont une grande liberté d'expression dans l'enceinte de l'entreprise mais peuvent se faire sanctionner juridictionnellement si des propos et des débats internes sortent à l'extérieur, risquant de mettre le rédacteur initial sous le coup d'actions en justice pour diffamation ou autres appellations.

Je pense également que nous pouvons faire changer les choses de l'intérieur et c'est en remettant les sujets à l'ordre du jour, en revenant avec conviction sur des thèmes précis que les évolutions se passent. Sinon, on ne peut que constater des anomalies, le dire et partir mais quid d'une solution viable ? Le grand soir, à 20 ans, j'y croyais et mon crâne en porte encore les séquelles (en face, ils n'étaient pas toujours d'accord avec nos mouvements et nos actions : j'ai depuis beaucoup travaillé en interne, lentement mais progressivement, pour que les choses changent. Il faut de la ténacité, il faut arriver à convaincre, mais peu à peu, on y arrive si les arguments sont justes et compréhensibles. Comme disait le Che, "Soyez réalistes, demandez l'impossible". Et puis les coups de main (comme ce rapport) peuvent nous aider à aller plus loin (ou plus vite) mais peuvent aussi nous précipiter contre le mur. Tout dépendra de la perception des uns et des autres et des réponses fournies. "Hasta la victoria siempre".
BOUTTEMENT, le 16/04/2010 - 15:56


Je pense également que nous pouvons faire changer les choses de l'intérieur et c'est en remettant les sujets à l'ordre du jour, en revenant avec conviction sur des thèmes précis que les évolutions se passent. Sinon, on ne peut que constater des anomalies, le dire et partir mais quid d'une solution viable ? Le grand soir, à 20 ans, j'y croyais et mon crâne en porte encore les séquelles (en face, ils n'étaient pas toujours d'accord avec nos mouvements et nos actions : j'ai depuis beaucoup travaillé en interne, lentement mais progressivement, pour que les choses changent. Il faut de la ténacité, il faut arriver à convaincre, mais peu à peu, on y arrive si les arguments sont justes et compréhensibles. Comme disait le Che, "Soyez réalistes, demandez l'impossible". Et puis les coups de main (comme ce rapport) peuvent nous aider à aller plus loin (ou plus vite) mais peuvent aussi nous précipiter contre le mur. Tout dépendra de la perception des uns et des autres et des réponses fournies. "Hasta la victoria siempre".


Ce n'est pas le syndicalisme interne qui fera changer les choses ...

Il appartient aux auteurs / compositeurs inscrits à la SACEM d'exiger du changement dans la gestion de leurs revenus, qui sont dilapidés par certains dirigeants de cet organisme.

L'article d'Emmanuel Berreta sur le point est édifiant également :


CONTRÔLE DES COMPTES
Comment la Sacem se goinfre...




Les rapporteurs jettent une lumière crue sur les rémunérations de leurs dirigeants. Accablant pour certains d'entre eux ! Un rapport qui devrait horrifier les artistes dont le travail nourrit la bête...

Les patrons ne connaissent pas la crise du disque 

Une société est particulièrement dans le collimateur : la SCPP (Société civile des producteurs phonographiques), dont le directeur général, Marc Guez, perçoit le deuxième salaire le plus important des dirigeants du secteur (entre 250.000 et 300.000 euros annuels, selon un tableau, page 279). Pourquoi pas ? Sauf que la SCPP n'emploie qu'une quarantaine de collaborateurs et ne traite qu'un peu plus de 60 millions d'euros de droits. C'est là que le bât blesse... "Cette même rémunération est plus de deux fois supérieure à celles de ses homologues dans des sociétés d'une échelle voisine ou supérieure, comme l'Adami ou la Spedidam", note le rapport. Autrement dit, le patron de la SCPP est trop payé pour le service qu'il rend à ses sociétaires. "J'ai moins de salariés que les autres sociétés, mais ils sont meilleurs, pourquoi en serais-je pénalisé ?", s'insurge Marc Guez. Du reste, nous sommes l'une des sociétés les mieux gérées. Pour justifier une telle rémunération, la SCPP indique à la Commission que Marc Guez perçoit un salaire équivalent aux directeurs généraux des majors du disque . C'est bien là le problème : comment les patrons de l'industrie du disque peuvent-ils justifier de conserver des rémunérations très élevées, alors même que le marché de la musique s'est effondré de 50 % en cinq ans ? Comment peuvent-ils justifier de tels salaires, alors que l'âge d'or est désormais plus que révolu ? 

De ce point de vue, il n'est pas étonnant de retrouver en tête du classement des gros salaires le patron de la Sacem, Bernard Miyet : un salaire plus élevé de + 143 % par rapport à celui de Marc Guez (le rapport ne mentionne pas les chiffres précis) et des notes de frais qui, en 2008, s'élèvent à 29.212 euros par carte bancaire. Face aux rapporteurs de la Commission, la Sacem a tenté de justifier cette forte rémunération : les émoluments de Bernard Miyet seraient "rattachés à une responsabilité internationale publique antérieure". Mais le rapport note que cette référence "n'a pas été fournie à la Commission permanente du contrôle des sociétés de perception et de répartition des droits". 

.../...


Mais où se situe donc la défense des artistes ?

Et dire que que ce sont ces gens qui traitent les internautes de voleurs …

C'est le monde à l'envers !
Suite sur le rapport du GAO.

......

« Depuis des années on nous martèle l’image du pirate, pillant les navires des pauvres multinationales. Aujourd’hui le GAO nous démontre que le danger ne vient pas du partage de fichiers mais bien de l’industrie elle même. Cette dernière manipule opinion publique et politiques dans le but de faire passer des lois liberticides. Il est temps de rejeter à la mer les mensonges instillés depuis tant d’années, et de regarder le partage de fichiers avec un ˝il neuf et critique. J’en appelle au sénateur Monfils, qui base sa loi sur ces chiffres erronés et je lui demande s’il est prêt à jouer les libertés des citoyens sur des mensonges ? » déclare Raphael WENRIC, porte-parole d’Hadopi-Mayonnaise.
bourgpat, le 19/04/2010 - 09:25
Suite sur le rapport du GAO.

......

« Depuis des années on nous martèle l’image du pirate, pillant les navires des pauvres multinationales. Aujourd’hui le GAO nous démontre que le danger ne vient pas du partage de fichiers mais bien de l’industrie elle même. Cette dernière manipule opinion publique et politiques dans le but de faire passer des lois liberticides. Il est temps de rejeter à la mer les mensonges instillés depuis tant d’années, et de regarder le partage de fichiers avec un ˝il neuf et critique. J’en appelle au sénateur Monfils, qui base sa loi sur ces chiffres erronés et je lui demande s’il est prêt à jouer les libertés des citoyens sur des mensonges ? » déclare Raphael WENRIC, porte-parole d’Hadopi-Mayonnaise.


Le gros problème c'est toutes les "magouilles" de ces gens sont passées sous silence "radio" ... et TV ...
Si "nous" nous savons que l'industrie du divertissement a mis les "pirates" dans sa ligne de mire ce n'est que pour "utiliser" les gouvernements à la "défense" de ses intérêts.
Les gouvernements ont saisi la balle au bond pour "masquer" leurs agissements de "contrôle" et de "censure".
Et la population ... elle est loin ... de comprendre que nos Libertés fondamentales (Numériques et Civiles) sont en grand danger.
Goldoark, le 07/04/2010 - 15:18
inconnu, le 07/04/2010 - 15:11
En gros les artistes se font arnaquer !!!
Ben ça va légèrement faire 10 ans qu'on le crie sur tous les toits,
c'est aussi l'une des raisons même de la création de Ratiatum / Numerama, mais bon, mieux vaut tard que jamais...

lol..
quoi ça fait 10 ans, c'est tout?
pour nous les artistes, ça fait 25 ans, et je ne parle pas de ceux qui se révoltaient avant nous..
il a fallu que les consommateurs (vous) se fassent enquiquiner par la sacem pour que soudain il y ait de l'attention..
enfin bon... midi a sa porte comme on dit..

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