L'université d'Oxford bloque Spotify, application P2P pourtant légale
Julien L. -
publié le Mardi 19 Janvier 2010 à 12h17 -
posté dans Musique Numérique
![]() Pour lutter contre le piratage des contenus culturels, il est essentiel que l'offre légale soit véritablement attractive. Parmi les nombreuses plates-formes musicales, Spotify a réussi à tirer son épingle du jeu, jusqu'à séduire les ayants droit eux-mêmes. Mais alors que le logiciel semble être une alternative crédible au téléchargement illégal, l'université d'Oxford a décidé de bannir le service.
Parfaitement légal, détenu à 16,3 % par les maisons de disque (5,8 % pour Sony BMG (investissement de 2 935 euros), 4,8 % pour Universal Music (2 446 euros), 3,8 % pour Warner Music (1 957 euros) et 1,9 % pour EMI (980 euros)), le logiciel ne devrait donc rencontrer aucun souci. Sauf à l'université la plus ancienne du Royaume-Uni, Oxford. Torrentfreak rapporte que l'établissement a décidé de bannir l'application au motif qu'il utilise la technologie P2P. "Spotify est un service de streaming audio. Le logiciel s'appuie sur un système pair-à-pair de distribution de contenus, et son utilisation est donc interdite sur le réseau de l'université" a indiqué le département informatique d'Oxford, qui reproche à Spotify d'entrainer des frais supplémentaires de bande-passante. Puisque l'application n'a aucune vocation éducative, cela représente donc un gaspillage d'agent pour le contribuable (Oxford étant une université publique), estime le responsable du département. Si l'université d'Oxford gère évidemment son réseau comme elle l'entend, il est cependant fort dommage d'empêcher des milliers d'étudiants d'accéder à un service musical légal, accessible et gratuit dans sa version de base. D'autant qu'à l'heure où les ayants droit vocifèrent contre le téléchargement illégal, le logiciel avait même eu le mérite de détourner certains internautes des réseaux peer-to-peer classiques, dans la mesure où de nombreux titres sont justement disponibles sur Spotify. Rappelons qu'une étude menée par l'université du Hertfordshire avait relevé que les 14 - 24 ans piratent chacun plusieurs milliers de titres. Si le contribuable a toutes les raisons de ne pas souhaiter voir le service public gaspiller de l'argent, il n'est pas certain qu'il tienne pour autant voir la jeunesse britannique être à nouveau poussée vers des solutions illégales... à lire aussi
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Commentaires à propos de «L'université d'Oxford bloque Spotify, application P2P pourtant légale»
pleindeuss, le 19/01/2010 - 21:12
alors mon pti pere, t ptetre gentil et civilisé, mais t bien un couillon, voila tout. et mon ton péremptoire t'emmerdes Mais je ne vois pas en quoi, reconnaître que la dérive ne m'intéresse pas, fait de moi un "couillon". Par contre je pourrais te traiter de "feignasse du clavier", et là, ça semble justifié. CounterFragger, le 19/01/2010 - 21:22
milfeuilles, le 19/01/2010 - 20:25
Bref, conclusion pour moi: si l'université d'Oxford veut interdire Spotify, c'est justifié à mes yeux par le fait que ce n'est pas un support nécessaire à l'enseignement. J'ajouterai aussi que la QoS, ce n'est pas fait pour les chiens. Le réseau local d'Oxford n'est pas le LAN du premier gus venu, la gestion pourrait donc en être meilleure... Si tu répondais à mon sujet précédent , qui faisait suite à ton attaque de "mon message était étayé d'arguments" ? A moins qu'il n'y ait rien à répondre ? Parceque, dire que l'on a des arguments ne vaut pas pour un argument. C'est peut-être pour cela que tu les ignores ? C'est un peu facile de bombarder les gens pour ensuite se réfugier lorsque ça va mal. Pour l'histoire de démontrer des choses, je propose qu'on fasse l'inverse, lorsque l'on veut avoir accès à un service, on doit souvent le justifier (parents-patron,entre autres), donc démontre-moi que Spotify est nécessaire aux étudiants d'Oxford pour les études, (autrement que dire "il y a une école de musique dedans, donc c'est bon!) vu que l'opinion majoritaire des commentaires semble être que l'on en a pas besoin. Enfin de ce que j'en ai vu. Tout ça, sans vouloir te donner de leçons, ou d'ordres, bien sûr. Bonne chance. Bloquer le p2p dans une université cela semble tout à fait normal, les étudiant sont la pour étudier point barre service légale ou pas, et c'est vrai que ça utilise la technologie p2p donc download et upload et ce n'est pas aux contribuable de payer. Un adolescent veux avoir de la musique si il est interne il télécharge sa musique sur spotify chez lui dans sa famille le week-end cela est amplement faisable de télécharger assez de musique pour écouter la semaine surtout vu la taille des baladeurs mp3.Une mesure que moi j'approuve et qui je trouve devrait se généraliser...
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J'aime bien les usages des modes passifs, cela permet d'évacuer des points gênants. Le peintre de la Joconde (en passant, il s'appelle de Vinci, petit nom Leo) a été payé. Oui. Et par qui ? Par un riche mécène.
Tu veux la même chose pour les musicien et le cinéma : donc je te pose la question. Qui doit les payer ?
Est-ce c'est l'Etat ? On aura alors des artistes fonctionnaires ?
Ou alors les maisons de productions ? A ce moment-là, on déplace le problème : où elles récupèrent l'argent pour payer les artistes ?
C'est dingue comme une simple question peut provoquer comme crise d'hystérie. Pourtant ce n'est pas compliqué : quel modèle économique proposes tu ?
>>>"Je ne suis toujours pas d'accord sur l'utilisation du verbe inciter."
Tout à fait d'accord avec ton analyse.
D'ailleurs je propose à notre ami pleindeuss de ne jamais fermer la porte de son domicile à clé. En effet, cela signifie qu'il y a des choses de valeur à l'intérieur, donc cela incite un cambrioleur à pénétrer chez lui. Tandis que s'il laisse la porte grande ouverte, il n'y a aucune incitation.