La grande muraille de Chine virtuelle va-t-elle se transformer en barrage propre à inonder le gouvernement ? Global Voices note qu’après avoir bloqué ou obtenu la fermeture de services de microblogging et de réseaux sociaux comme Twitter ou Fanfou, les autorités chinoises ont lancé ce mardi leur propre service alternatif à Twitter, sur le portail officiel people.com.cn.

L’objectif de la Chine est bien sûr de contrôler les conversations publiques pour censurer les plus gênantes, et connaître les adresses IP des éventuels dissidents qui posteraient des messages opposés à la politique chinoise. Mais « quelques heures plus tard, le service n’était plus accessible« , note Global Voices. Le service a rapidement été envahi par les opposants au régime, conduisant le gouvernement à faire marche arrière.

« Les micro-messages pour la libération de Liu Xiaobo occupaient la tête de la liste des messages les plus populaires« , remarque le site de journalisme citoyen, très impliqué dans la lutte contre la censure sur Internet. Militant des droits de l’Homme, Liu Xiaobo est détenu depuis le 8 décembre 2008 suite à sa participation à la rédaction de la Charte 08. Il est suspecté d’ « incitation à la subversion du pouvoir de l’Etat« .

Avant la fermeture du service, peut-être temporaire, les gestionnaires de People.com.cn avaient supprimé les messages dissidents les plus populaires.

Certains termes sont par ailleurs automatiquement bloqués à la rédaction des messages. Parmi eux, le nom du président Hu Jintao ! Les autorités n’ont même pas pensé que les internautes chinois pouvaient dire du bien de leur président…

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