Internet comme droit fondamental : Pascal Rogard est dans le déni (MAJ)
Guillaume Champeau -
publié le Mercredi 02 Décembre 2009 à 17h10 -
posté dans Société 2.0
Cher Monsieur Vous avez publié sur votre site un article intitulé " Pascal Rogard est dans le déni " me mettant directement et personnellement en cause. Article du 30 novembre 2011 - Le dictionnaire de la psychanalyse de Roudinesco, publié chez Larousse, définit "le déni" comme un "mécanisme de défense qui consiste à nier une perception traumatisante de la réalité extérieure". Le dictionnaire ajoute "en particulier, l'absence de pénis chez la femme", mais l'on doute que ça concerne notre ami Pascal Rogard. Le président lobbyiste de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD), qui avait conseillé à l'eurodéputé Guy Bono de consulter un psy, apparaît traumatisé par la décision du Conseil constitutionnel du 10 juin dernier, qui a censuré l'essentiel du dispositif de la riposte graduée. Il fait donc dans le déni. "Internet c'est un outil comme d'autres que personne ne songe à considérer comme un droit fondamental", a répondu Pascal Rogard à ZDnet, qui l'interrogeait à l'occasion des 10 ans du haut-débit en France. Dans sa décision du 10 juin 2009, le Conseil constitutionnel avait pourtant jugé qu'Internet "est une composante de la liberté d'expression et de communication", qui est un droit fondamental. Les sages n'ont pas affirmé qu'Internet était lui-même un droit fondamental, mais la nuance est légère. Et quand bien même personne en France n'y aurait pas songé, d'autres pays ont explicitement fait d'Internet un droit fondamental protégé par leur constitution. La Finlande en a fait un droit opposable le mois dernier, comme l'Estonie l'avait fait en 2004. Ce mois-ci, c'est l'Espagne qui a proposé que l'accès à Internet à haut-débit soit un droit pour tous les Espagnols d'ici le 1er janvier 2011, au même titre que l'eau courante. Une idée traumatisante pour Pascal Rogard, pour qui le haut-débit est toujours associé à "la piraterie qu'il favorise". à lire aussi
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Commentaires à propos de «Internet comme droit fondamental : Pascal Rogard est dans le déni (MAJ)»
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josop
le 30/11/2009 à 16:55
Rien qu'à voir sa tronche !
euh le coup de l'absence de pénis qui serait traumatisant pour les femmes est une grosse foutaise... et pourquoi les hommes ne seraient ils pas traumatisés par l'absence d'utérus dans ce cas là ???
c'est n'imp' comme exemple... quand à l'utilité de l'article, je reste dubitatif... à moins que vous ne pensiez que pascal rogard soit un con au sens étymologique du terme et qu'il vive comme une frustration l'absence de pénis selon le dictionnaire de Roudinesco... Euh.... l'absence de pénis c'est ce qu'en dit le dictionnaire, pas moi. C'est une précision tellement ridicule que c'était drôle de la citer, mais c'est sans rapport aucun avec l'article...
enter, le 30/11/2009 - 16:58 >>>"Les sages n'ont pas affirmé qu'Internet était lui-même un droit fondamental, mais la nuance est légère." La différence n'est pas légère, elle est fondamentale : le droit d'information est une liberté fondamentale. Les outils pour mettre en oeuvre ce droit ne sont pas eux-même des droits fondamentaux. Confondre la partie et le tout, confondre le moyen et le but, c'est assez étrange. Le droit de se déplacer est une liberté fondamentale. Le droit de posséder une voiture n'en est pas une. Le droit de communiquer est fondamental. Le droit de posséder un téléphone n'en est pas un. Le droit de manger à sa faim est un droit fondamental. Le droit d'aller au restaurant n'en est pas un. bah disons que si le droit de l'information est fondamental, c'est un peu une entrave à ce droit là que de te couper les bras et de te crever les yeux... non ? donc je vois pas pourquoi on interdirait l'accès à un média plutôt qu'un autre... si on interdit internet, alors interdisons la lecture des livres, des journeaux, de regarder la télé et aussi de communiquer par la voix. c'est très différent de suspendre le permis de conduire à quelqu'un qui aurait délibérément mis la vie d'autrui en danger par sa conduite excessive et qui désormais devra se contenter du covoiturage ou du transport en commun et de couper l'accès aux individus à un outil qui prend de plus en plus d'importance dans tous les aspects de la vie civile (banque en ligne, démarches administratives, informations, travail, téléphone etc etc). mais bon ta logique est tellement étrange... tu n'as absolument aucune capacité d'abstraction, de second degré. tu prends tout au pied de la lettre, pour argent comptant, comme les vieux. c'est sidérant et effrayant à la fois... je n'aimerai pas vivre dans ton monde hyperlégalisé. >>>et pourquoi les hommes ne seraient ils pas traumatisés par l'absence d'utérus dans ce cas là ???
Parce qu'ils ont un anus ? bloufblouf, le 30/11/2009 - 17:15 >>>et pourquoi les hommes ne seraient ils pas traumatisés par l'absence d'utérus dans ce cas là ??? Parce qu'ils ont un anus ? ton pseudo te sied à merveille.... Là dessus, je serais plus d'accord avec enter et plus nuancé face à ce qu'affirme Numerama :
La nuance entre liberté d'expression et composante de cette liberté n'est pas si légère que ça. L'accès à Internet *doit* être protégé comme toute composante d'une liberté fondamentale. Internet lui même n'est pas un droit (et en ce sens P. Rogard a raison), c'est y avoir accès qui en est un, ou doit en être un. La France reconnait ce droit depuis la décision du CC de juin dernier, même si on ne parle pas ouvertement de "droit d'accès à internet" comme en Finlande ou en Espagne. Par contre, ce droit d'accès ne doit pas se focaliser sur Internet seul, mais au contraire d'appliquer à tout réseau de communication du même genre : si demain, et suite à une révolution technologique, notre bon vieil Internet disparait au profit d'un nouveau réseau, l'accès à ce nouveau réseau devra lui aussi faire partie des droits fondamentaux des êtres humains. AxS/Natsume, le 30/11/2009 - 17:22 Là dessus, je serais plus d'accord avec enter et plus nuancé face à ce qu'affirme Numerama : La nuance entre liberté d'expression et composante de cette liberté n'est pas si légère que ça. L'accès à Internet *doit* être protégé comme toute composante d'une liberté fondamentale. Internet lui même n'est pas un droit (et en ce sens P. Rogard a raison), c'est y avoir accès qui en est un, ou doit en être un. La France reconnait ce droit depuis la décision du CC de juin dernier, même si on ne parle pas ouvertement de "droit d'accès à internet" comme en Finlande ou en Espagne. Par contre, ce droit d'accès ne doit pas se focaliser sur Internet seul, mais au contraire d'appliquer à tout réseau de communication du même genre : si demain, et suite à une révolution technologique, notre bon vieil Internet disparait au profit d'un nouveau réseau, l'accès à ce nouveau réseau devra lui aussi faire partie des droits fondamentaux des êtres humains. ouais mais avoir un accès à internet, si on prend en compte la non discrimination, ça veut dire avoir accès à tout l'internet donc ça exclut de fait les accès publics dont les usages sont forcément restreints et le bridage des technologies. de plus, un individu qui se trouve à la campagne n'a pas à parcourir je sais pas combien de kilomètres pour retrouver un accès internet non bridé (ce que je rappelle, il ne trouvera pas ou prou en accès publics). c'est là où l'accès privé à internet est le seul accès fondamentalement compatible avec la dénomination accès à internet, car c'est la seule connection qui permette d'utiliser le réseau sous toutes ses formes. couper internet individuellement est donc une atteinte au droit de communication, d'information et aux droits civils élémentaires puisque la coupure provoque de fait une discrimination entre les individus qui sont plus ou moins connectés au réseaux de transport, de communication et aux centres administratifs. Quoi ?
Internet est "est une composante de la liberté d'expression et de consommation"..... De COMMUNICATION, Numerama, de COMMUNICATION !! Vous n'allez quand même pas propager vous aussi la bourde débile de Finkielkraut ?? >>>"Les sages n'ont pas affirmé qu'Internet était lui-même un droit fondamental, mais la nuance est légère."
La différence n'est pas légère, elle est fondamentale : le droit d'information est une liberté fondamentale. Les outils pour mettre en oeuvre ce droit ne sont pas eux-même des droits fondamentaux. Confondre la partie et le tout, confondre le moyen et le but, c'est assez étrange. Le droit de se déplacer est une liberté fondamentale. Le droit de posséder une voiture n'en est pas une. Le droit de communiquer est fondamental. Le droit de posséder un téléphone n'en est pas un. Le droit de manger à sa faim est un droit fondamental. Le droit d'aller au restaurant n'en est pas un. Se loger est un droit fondamental. Ca fait une belle jambe aux SDF, non ? le Conseil constitutionnel avait pourtant jugé qu'Internet "est une composante de la liberté d'expression et de consommation"
Communication, pas consommation : http://www.conseil-c...2009.42666.html Même si le terme consommation a été repris en choeur un peu partout. >>>"Les sages n'ont pas affirmé qu'Internet était lui-même un droit fondamental, mais la nuance est légère."
Le droit de se déplacer est une liberté fondamentale. Le droit de posséder une voiture n'en est pas une. Le droit de communiquer est fondamental. Le droit de posséder un téléphone n'en est pas un. [...] Qui vous parle de droit fondamental de propriété !?! Vous êtes propriétaire d'Internet, vous ? De votre accès à Internet, alors !? On ne parle pas ici d'un droit de propriété sur une technologie d'accès à un moyen de communication (cas d'un téléphone portable), mais du droit d'ACCES proprement dit. Hors, justement, en France c'est un droit de tout citoyen de pouvoir accèder au réseau téléphonique, dans le cadre du Service Universel des télécommunications, qui obligent les opérateurs soient à ajouter toute ligne manquante soit à financer ce Service Universel. S'il est reconnu comme un droit de tout citoyen de pouvoir accéder au réseau téléphonique (mondial, lui aussi), j'vois pas ce qui serait choquant en 2009 de considérer que pouvoir accéder au réseau numérique mondial qu'est Internet relève du même droit (d'accès) fondamental. Et cela n'a rien à voir avec la possession d'un terminal, ni du prix facturé pour cet accès, mais tout avec celui de *pouvoir* y accéder, et donc de l'encadrement de celui de l'interdire. Kad, le 30/11/2009 - 17:07 Euh.... l'absence de pénis c'est ce qu'en dit le dictionnaire, pas moi. C'est une précision tellement ridicule que c'était drôle de la citer, mais c'est sans rapport aucun avec l'article...Mais comme disait Lacan "un acte manqué et un acte à moitié reussi"!Quant à ce que tu avances sur notre ami Rogard, ça n'engage que toi. enter, le 30/11/2009 - 16:58 Le droit de manger à sa faim est un droit fondamental.>>>"donc je vois pas pourquoi on interdirait l'accès à un média plutôt qu'un autre... si on interdit internet, alors interdisons la lecture des livres, des journeaux, de regarder la télé et aussi de communiquer par la voix." Sauf si tu utilises ce média pour effectuer une activité jugée illégale par un tribunal. Reste à savoir s'il y a une "juste proportion" entre l'activité jugée illégale et la peine prononcée, c'est là tout le problème. enter, le 30/11/2009 - 18:38 >>>"de couper l'accès aux individus à un outil qui prend de plus en plus d'importance dans tous les aspects de la vie civile (banque en ligne, démarches administratives, informations, travail, téléphone etc etc)." Je te signale que 4 français sur 10 vivent parfaitement bien sans accès à Internet. Ils font leurs démarches administratives, ils gèrent leurs comptes, ils téléphonent, ... sans Internet. Donc ne confonds pas ton confort petit bourgeois avec un droit fondamental. On pourrait en dire autant de l'électricité ou de l'eau courante ET potable : si tu considères notre société 200 ans en arrière, ou même certaines sociétés actuelles de pays sous-développés, ce que quasiment tout le monde considère comme droit fondamental l'accès à l'eau et à l'électricité est un confort hautement bourgeois en regard de notre passé ou des habitants de la Somalie, par exemple. Alors, il me semble que le droit fondamental est tout relatif à l'époque et à la société dans laquelle on vit. Aujourd'hui, dans une grande ville française, il semblerait que ce soit vrai dans le cas d'Internet. On prend tes 4 français qui n'ont pas internet et qui vivent bien : enlève leur l'électricité, juste pour voir, et tu leur expliques qu'il y a 200 ans, au début de l'ère industrielle, nos aïeux n'en avaient pas et qu'ils vivaient bien quand mêmeâ€
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