Mon Journal Offert ou quand l'Etat sponsorise la lecture de la vieille presse papier
Guillaume Champeau -
publié le Mardi 27 Octobre 2009 à 13h52 -
posté dans Société 2.0
![]() Depuis ce mardi, les jeunes de 18 à 24 ans peuvent s'abonner gratuitement pendant un an à un quotidien de leur choix... parmi une offre d'une soixantaine de titres papier. Une mesure anachronique qui cache mal une subvention déguisée à la presse écrite traditionnelle. Frédéric Mitterrand a donné ce mardi le coup d'envoi de l'opération "Mon Journal Offert", qui matérialise une annonce faite par Nicolas Sarkozy à l'issue des Etats généraux de la presse en janvier dernier. Les jeunes de 18 à 24 ans pourront s'abonner gratuitement pendant un an à un quotidien, pour ne recevoir en fait qu'un seul exemplaire du journal par semaine. "Une année entière d'abonnement pour laisser le temps de s'installer à l'habitude de lecture", a expliqué le ministre de la Culture. La mesure est bien entendue soutenue financièrement par l'Etat. Dans le cadre des missions du fonds de modernisation de la presse (FDM), dont nous avions déjà commenté l'étrange opacité des critères d'attribution des aides, 15 millions d'euros sont consentis sur trois ans au soutien de l'abonnement gratuit. En soi, l'idée de pousser les jeunes à lire la presse quotidienne paraît être une bonne chose. Comme l'a décrit Frédéric Mitterrand, il s'agit d'un "défi démocratique, citoyen et éducatif". La démocratie n'est réelle que si les citoyens sont éclairés, et donc informés. Mais l'opération a un goût d'anachronisme. Une soixantaine de titres de la presse quotidienne nationale, régionale et départementale sont associés à l'opération, mais uniquement dans leur version papier. Les Echos ou La Tribune, par exemple, qui proposent des abonnements payants à leur version électronique, ne sont associés que pour leur version papier. Un site de presse quotidienne payant comme Mediapart n'est pas non plus associé. Une allergie à l'écran ou une passion pour le papier recyclé ? Les jeunes sont incités à lire la bonne vieille papier une fois par semaine, avec ses informations défraîchies, alors qu'ils lisent le reste de la semaine l'actualité en temps réel via Twitter, les blogs et les sites de presse gratuits qu'ils consultent volontiers. Pour justifier la mesure, le ministère de la Culture cite l'étude décennale sur les pratiques culturelles des Français, dont les résutalts de 2008 montrent que seulement 10 % des Français de 15 à 24 ans déclarent lire un quotidien, contre 20 % en 1997. Mais il oublie fort opportunément de citer des résultats de la même enquête (.pdf), qui montrent que 48 % des 20 à 24 ans lisent des journaux ou des magazines sur Internet, comme 28 % des 15 à 19 ans. Par ailleurs, ils sont 79 % chez les 15-19 ans à lire des blogs, et 63 % chez les 20-24 ans. L'opération Mon Journal Offert n'est pas une mesure pensée pour faire lire la presse aux jeunes, qui n'ont probablement jamais été aussi bien informés que depuis qu'ils ont tous internet dans leur chambre, mais une mesure déguisée pour subventionner une presse écrite vieillissante déjà perfusée à doses d'aides diverses et variées. Une aide directe de 15 millions d'euros aurait été bannie par Bruxelles. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Mon Journal Offert ou quand l'Etat sponsorise la lecture de la vieille presse papier»
et genre une pensée visionnaire , les e-books pouvant télécharger du livre ( zola maupassant ...) ils ne pourraient pas telecharger le canard du jour auxquel on s est abonné ??, mon idée je l ai pondu en 15 secondes je dis pas qu elle est forcement top , mais au lieu de tenter de s adapter ca fait du n imp à esperer je ne sais quoi ? ( un rayonement solaire qui va tout niquer les pc , une EMP ?? ) triste epoque , chez les majors c est meme pire
Frédéric Mitterrand est à l'image des Majors de la musique : Arriéré, dépassé, qui croit que la seule conception de la culture viable est celle qu'il imagine !
Il refuse de réfléchir l'information autrement que par les éditions papier, il s'accroche à ce support qui a de moins en moins de raison d'être et qui est de plus en plus boudé par les utilisateurs, au lieu de se poser cette simple question : Est-il nécessaire de gaspiller du papier pour éditer les news d'un jour ? Des news parfois si éphémères que personne ne s'en souviens le lendemain ? Cet homme tourne le dos au modernisme, là où il faudrait plutôt imaginer l'avenir de l'édition avec ce formidable outils qu'est internet. Là, on ne fait plus du surplace, on fait un retour en arrière. Je comprends maintenant mieux pourquoi Hadopi et lui ne font qu'un... "Pour justifier la mesure, le ministère de la Culture cite l'étude décennale sur les pratiques culturelles des Français, dont les résutalts de 2008 montrent que seulement 10 % des Français de 15 à 24 ans déclarent lire un quotidien, contre 20 % en 1997. Mais il oublie fort opportunément de citer des résultats de la même enquête (.pdf), qui montrent que 48 % des 20 à 24 ans lisent des journaux ou des magazines sur Internet, comme 28 % des 15 à 19 ans. Par ailleurs, ils sont 79 % chez les 15-19 ans à lire des blogs, et 63 % chez les 20-24 ans."
Et moi là j'attends une enquête de fond de la part de Numérama ("réfléchir le numérique"), quant à savoir si le medium que représente Internet change les habitudes ou non des consommateurs de news, par rapport au medium que représente le papier journal...à mon avis, énormément, Internet est un formidable outil d'accès à l'information mais voilà, on surfe plus sur les infos qu'on le les comprend ou qu'on ne les approfondit : je n'irai donc pas pleurer sur la tombe des quotidiens qui n'auront pas réussi à s'adapter aux nouvelles habitudes de consommation; en revanche, la crise de la presse hebdo/mensuelle/etc, elle, m'inquiète beaucoup plus : les sujets méritent un approfondissement que ne permet pas Internet, ou du moins pas aussi rapidement que par la lecture sans hypertexte, sans pubs à droite et à gauche, sans contenu indexé, mis en avant sur un site pendant 10 minutes et jeté aux oubliettes deux jours plus tard... Seulement un jours apres sa sortie, le site atteint deja les 200 000 demandes, ca promet ...
a mon avis, ils vont facilement atteindre les deux a trois millions de demande d'ici deux semaines Question conne : les journaux auront-ils l'outrecuidance de mordre la main qui leur accorde des subventions ?
Fren, le 27/10/2009 - 21:38
"Pour justifier la mesure, le ministère de la Culture cite l'étude décennale sur les pratiques culturelles des Français, dont les résutalts de 2008 montrent que seulement 10 % des Français de 15 à 24 ans déclarent lire un quotidien, contre 20 % en 1997. Mais il oublie fort opportunément de citer des résultats de la même enquête (.pdf), qui montrent que 48 % des 20 à 24 ans lisent des journaux ou des magazines sur Internet, comme 28 % des 15 à 19 ans. Par ailleurs, ils sont 79 % chez les 15-19 ans à lire des blogs, et 63 % chez les 20-24 ans." Et moi là j'attends une enquête de fond de la part de Numérama ("réfléchir le numérique"), quant à savoir si le medium que représente Internet change les habitudes ou non des consommateurs de news, par rapport au medium que représente le papier journal...à mon avis, énormément, Internet est un formidable outil d'accès à l'information mais voilà, on surfe plus sur les infos qu'on le les comprend ou qu'on ne les approfondit : je n'irai donc pas pleurer sur la tombe des quotidiens qui n'auront pas réussi à s'adapter aux nouvelles habitudes de consommation; en revanche, la crise de la presse hebdo/mensuelle/etc, elle, m'inquiète beaucoup plus : les sujets méritent un approfondissement que ne permet pas Internet, ou du moins pas aussi rapidement que par la lecture sans hypertexte, sans pubs à droite et à gauche, sans contenu indexé, mis en avant sur un site pendant 10 minutes et jeté aux oubliettes deux jours plus tard... La presse papier sensée être le chantre de l'investigation par rapport au net incapable de faire des papier fouillés. Même les journalistes pro sur le net sont capable de faire des dossiers d'expertise fouillés. Quant à la presse papier si les plus gros tirages quotidiens n'étaient pas l'Équipe, la PQR bretonne puis le parisien bien avant le monde dont on connait la qualité des travaux quant à l'expertise et aux papiers fouillés. Lorsque l'on voit le canard, tu as très peu de papiers qui fond une page entière par contre certains dossiers sont suivis sur plusieurs numéros. Croire que traiter l'expertise d'un sujet sur un blog ou un papier est ridicule sur internet. Beaucoup de choses en fait se répondent se critiquent ce qui donnent alors par l'agrégation de ces différents points de vue une image plus correcte d'un fait ou d'un évènement. Comment ne peut-on pas voir dans ce geste une perfusion supplémentaire ? Offrir 200 000 abonnements (ceux qui ne lisent pas n'auront pas connaissance de cette offre) avec pour effet de recevoir un quotidien de son choix une fois seulement par semaine... Y a-t-il un intérêt à lire des dépêches AFP périmées? Las, c'est encore des millions d'euros pour satisfaire des journaleux qui se font passer pour des journalistes.
Comme le rappelle ASI, les blogs ont l'avantage de pouvoir s'adapter à la complexité des évènements sans avoir le carcan de la mise en page imposée ni du sujet de deux minutes pour traiter intégralité d'un procès. Donc limiter l'offre à la presse exclusivement papier alors que sur internet existent ausi des formules sur abonnement est profondément ridicule.
Après sur la capacité d'enquête des journaux, cela semble très variable. Comme le rappelle ASI, les blogs ont l'avantage de pouvoir s'adapter à la complexité des évènements sans avoir le carcan de la mise en page imposée ni du sujet de deux minutes pour traiter intégralité d'un procès. Donc limiter l'offre à la presse exclusivement papier alors que sur internet existent ausi des formules sur abonnement est profondément ridicule.
Après sur la capacité d'enquête des journaux, cela semble très variable. Le problème c'est aussi que tout le monde n'a pas aujourd'hui accès à Internet... "
Le problème c'est aussi que tout le monde n'a pas aujourd'hui accès à Internet... " Question : comment, sans accès internet, est-il possible de profiter de l'offre ?.. Je trouve Numerama un peu dur dans cet article. On aura l'air bien fin quand dans dix ans la plupart des journaux historiques auront disparus. Qui sortira les scoops ? Qui provoquera les débats ? Qui proposera des articles de fonds ? Les blogs, vraiment ? Vous y croyez ?
Fren, le 28/10/2009 - 12:46
Comme le rappelle ASI, les blogs ont l'avantage de pouvoir s'adapter à la complexité des évènements sans avoir le carcan de la mise en page imposée ni du sujet de deux minutes pour traiter intégralité d'un procès. Donc limiter l'offre à la presse exclusivement papier alors que sur internet existent ausi des formules sur abonnement est profondément ridicule.
Après sur la capacité d'enquête des journaux, cela semble très variable. Le problème c'est aussi que tout le monde n'a pas aujourd'hui accès à Internet... Donc limiter l'offre à la presse exclusivement papier alors que sur internet existent aussi des formules sur abonnement est profondément ridicule. En quoi autoriser dans le cadre de cette offre, les journaux net pose il problème avec le fait qu'une soixantaine de titre seront disponible et que la personne prennant l'abonnement et qui va choisir le titre sait très bien si il dispose d'un abonnement internet ou non. Enfin même sans payer un abonnement internet, au vue de la population visée, elle peut en disposer au sein de de l'école en général ou au sein de son travail. "
Le problème c'est aussi que tout le monde n'a pas aujourd'hui accès à Internet... " Question : comment, sans accès internet, est-il possible de profiter de l'offre ?.. On peut accéder à Internet sans avoir internet chez soi (et c'est pas l'idéal si on est abonné à un journal électronique... Sinon sur cette question, le problème de fond est l'inadéquation entre la demande des lecteurs et l'offre de journal sur papier..mais quand je lis "Les jeunes sont incités à lire la bonne vieille papier une fois par semaine, avec ses informations défraîchies, alors qu'ils lisent le reste de la semaine l'actualité en temps réel via Twitter, les blogs et les sites de presse gratuits qu'ils consultent volontiers." Je me dis, chouette, un truc qui a été écrit il y a une semaine est un truc déjà périmé...mais si c'est une bonne info, elle sera noyée avec d'autres infos moins importantes (un peu comme la rentrée littéraire en septembre...) "L'opération Mon Journal Offert n'est pas une mesure pensée pour faire lire la presse aux jeunes, qui n'ont probablement jamais été aussi bien informés que depuis qu'ils ont tous internet dans leur chambre, mais une mesure déguisée pour subventionner une presse écrite vieillissante déjà perfusée à doses d'aides diverses et variées. Une aide directe de 15 millions d'euros aurait été bannie par Bruxelles." Plutôt que "jamais si bien informé", je mettrai plutôt "jamais autant informé", ca me parait plus juste... Fren, le 28/10/2009 - 13:23
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Le problème c'est aussi que tout le monde n'a pas aujourd'hui accès à Internet... " Question : comment, sans accès internet, est-il possible de profiter de l'offre ?.. On peut accéder à Internet sans avoir internet chez soi (et c'est pas l'idéal si on est abonné à un journal électronique... Sinon sur cette question, le problème de fond est l'inadéquation entre la demande des lecteurs et l'offre de journal sur papier..mais quand je lis "Les jeunes sont incités à lire la bonne vieille papier une fois par semaine, avec ses informations défraîchies, alors qu'ils lisent le reste de la semaine l'actualité en temps réel via Twitter, les blogs et les sites de presse gratuits qu'ils consultent volontiers." Je me dis, chouette, un truc qui a été écrit il y a une semaine est un truc déjà périmé...mais si c'est une bonne info, elle sera noyée avec d'autres infos moins importantes (un peu comme la rentrée littéraire en septembre...) "L'opération Mon Journal Offert n'est pas une mesure pensée pour faire lire la presse aux jeunes, qui n'ont probablement jamais été aussi bien informés que depuis qu'ils ont tous internet dans leur chambre, mais une mesure déguisée pour subventionner une presse écrite vieillissante déjà perfusée à doses d'aides diverses et variées. Une aide directe de 15 millions d'euros aurait été bannie par Bruxelles." Plutôt que "jamais si bien informé", je mettrai plutôt "jamais autant informé", ca me parait plus juste... Un quotidien n'est pas un hebdomadaire et la façon de traiter une information dépend de la forme de parution. Le canard sort toute les semaine et cela n'empêche pas ses infos d'être intéressante par contre sur un quotidien au bout d'une semaine peu d'infos sont intéressantes. Après et le lien direct vers le nouvel obs. Les jeunes devront s'inscrire à partir du 30 octobre sur le site www.monjournaloffert.fr, et auront le choix parmi 59 quotidiens (Aujourd'hui en France, International Herald Tribune, Vosges Matin, L'Equipe, Nice Matin...). Cofinancée par l'Etat et les éditeurs, cette opération coûtera 15 millions d'euros sur trois ans.
Heureusement qu'ils citent l'international herald tribune pour faire croire à l'utilité de la chose, après la pqr est toujours intéressante pour les avis de décès lorsque l'on travaille. Suis-je le seul à voir dans cette opération un écran de fumée, de la poudre aux yeux, une pratique anticoncurrentielle..? Les jeunent lisent de moins en moins la presse écrite. Tout le monde est d'accord. Pour pallier à ce problème, les 200 000 premiers arrivants ont le droit à un abonnement à un quotidien au choix (un exemplaire par semaine) parmi lesquels (une soixantaine) nous trouvons l'Equipe ! La mission de départ ne consistait pas à informer les jeunes et à aiguiser leur sens critique ? Au menu des autres journaux participants : des informations (AFP, Reuters etc.) périmées. Une fois n'est pas coutume, l'Etat (nous) trouve de l'argent dans des caisses vides pour rendre assister et enchaîner un peu plus les journaux. Les Etats généraux de la presse n'étaient qu'eux aussi de la poudre au yeux, un écran de fumée... une belle leçon de communication au service du Président?
Vu la liste, ce sont les grands groupes de presses qui sont aidés, les autres sont laissés de côtés. Ils auraient pu proposer les versions papiers et numériques, et puis dans la liste, il y a soit des régionaux, soit de grands nationaux, ainsi que l'International Herald Tribune qui est peut être le plus intéressant...
>>>"il s'accroche à ce support qui a de moins en moins de raison d'être et qui est de plus en plus boudé par les utilisateurs"
Le problème avec les technophiles, c'est qu'à force de fréquenter un cercle restreint de technophiles, c'est qu'ils en arrivent à penser que tout le monde vit comme eux. Va faire un tour chez ton marchand de journaux et vois si les journaux papier sont de plus en plus boudés par les lecteurs (on est lecteur d'un journal, pas "utilisateur"). Et puis, demande toi comment font les 56% de Français qui n'utilisent pas d'ordinateur chez eux. >>>"Vu la liste, ce sont les grands groupes de presses qui sont aidés, les autres sont laissés de côtés."
Peut-être simplement parce que la PQR et la PQN sont détenues par des grands groupes. Cela dit, on trouve quand même La Marseillaise, l'Humanité, la Croix qui ne sont pas forcément des amis de Sarkozy, ni détenus par de grands groupes. Une petite poursuite du sujet en passant par ASI.
.........
"L'expérience de l'information purement virtuelle sur l'écran, elle laisse un manque, sans parler du plaisir de feuilleter le journal. Internet c'est un peu comme la parole qui s'envole, alors que le papier c'est un peu l'écrit qui reste. Le journal garde ce qu'internet ne lui a pas encore pris, une forme d'autorité, l'autorité de la chose écrite. Petite réflexion au passage, si les journaux veulent s'en sortir face à internet, ils ont intérêt à travailler justement à la crédibilité, à l'autorité de leurs informations, c'est le terrain où justement ils devraient faire la différence. Le journal papier peut incarner cette fiabilité qui manque encore aux sources d'information sur internet, la marque, le label d'un grand journal .......... Heureusement que l'on a des ignorant qui déblatèrent dans les journaux sans connaissance aucune de différents projets de loi du gouvernement dont un sur la diffamation dans la presse et sur internet. C'est bien parce que les écrits restent sur internet qu'a la durée de 3 mois avant la prescription habituelle de la presse papier, les députés de l'UMP estiment qu'il faut l'augmenter pour tenir compte de papier qui s'ancrent dans la durée. La crédibilité et l'autorité sur internet existe mais ne s'obtient pas en y apposant une marque, telle une marque de fast food, mais par le travail d'expertise toujours renouvelée et la confrontation.
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Pour être exact, Frédo est le ministre de la Culture et de la \\ Communication //.
Donc il s'agit bien du ministre de l'information :-) contenu et contenant.
De toute façon qu'un ministre de la "culture" s'occupe de la culture de masse (disque, télé, droit d'aute/del/del des ayant-droit, etc...) est un non sens. Il devrait être responsable de la culture au sens "bien public", tels les bibliothèques, les spectacles subventionnés, la comédie française, les musées, les monuments.
Par contre l'industrie du divertissement qui est capable de s'auto-financer devrait être gérée par le ministère de l'industrie. La fabrication de disques, c'est de l'industrie, pas de la culture !