Le spoof est l'une des techniques employées par les industries pour tenter de lutter contre le piratage de leurs contenus. Spécialisée dans le genre, la société Overpeer, récemment rachetée par Loudeye et fraîchement débarquée en Europe, diffuse ainsi des milliers de faux fichiers sur les réseaux P2P. Nous avons réussi à mettre la main sur la liste de ces fakes censés décourager les utilisateurs. En tête du flood : Shrek 2.

Une liste de 2989 fichiers diffusés par Overpeer a été communiquée hier à Ratiatum. Sur cette liste, nous avons compatibilisé 789 faux fichiers .avi dont les noms sont censés faire tomber dans le piège les internautes qui comptent pirater la suite de Shrek : Shrek 2 – TMD 1 of 2.mpg ; [TMD]Shrek.2.(MPT).TS(2of2) – GOOD.avi ; Shrek 2 cd rip.mpg ; etc.

Overpeer s’intéresse à tous les domaines du divertissement : films, jeux-vidéo et bien sûr musique. A l’inverse, aucune société éditrice de logiciels ne semblent avoir fait appel à leurs services pour le moment.

Dans le genre cinématographique, à côté de Shrek 2, nous trouvons 137 fichiers censés contenir le film I Robot, ou encore 262 fichiers immitant des copies pirates de Collateral, le film de Michael Mann avec Tom Cruise. Au total, ce sont près de 1600 fichiers diffusés au service des studios de cinéma.

En musique, où l’on compte 1264 fichiers MP3, c’est le chanteur hip-hop américain Nelly (Motown Records) qui domine le flood orchestré par Overpeer. Il compte en effet pour au moins plus de 70 % des MP3 diffusés par la société. Saliva (Island Records) compte 202 fichiers spoofés.

Côté jeux-vidéo, c’est Doom 3 qui tient la tête, avec 150 fichiers spoofs créés par Overpeer.

Finalement, même la pornographie a ses spoofs : XXX Private Penthouse – Sex Forever – Claudia Jackson(DP),Sophie Evans(Anal),Lynn Stone(Anal) – 576×432 1h29m (DivX4).avi.

L’arrivée de Loudeye en Europe devrait bientôt amener de nouveaux fichiers spoofés, consacrés au marché du vieux continent. Toutefois l’efficacité de l’arme est très limitée sur certains réseaux bien organisés, en particulier sur eMule où le système de commentaires intégrés permet de clouer au pilori ces fameux « fakes ».

Les industries culturelles préfèrent toutefois investir des fortunes dans ces services inutiles, plutôt que de consacrer leur argent à l’élaboration de solutions concrètes pour transformer le P2P en une source de revenus luxuriante…

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