Vers une taxe négociée entre la Sacem et les FAI pour une "licence musique"
Guillaume Champeau -
publié le Vendredi 10 Juillet 2009 à 19h19 -
posté dans Musique Numérique
![]() Depuis plus d'un an, l'ancien président de la Sacem Laurent Petitgirard avance ses pions pour promouvoir l'idée d'une taxe sur les FAI pour financer la musique enregistrée. Le projet de "licence musique" dont il dévoile les contours dans une récente interview rejoint nos informations selon lesquelles plusieurs FAI seraient proches de lancer leur plateforme propriétaire de contenus, contre une augmentation sensible et systématique du prix de l'abonnement.
Dans une interview au magazine du Conseil Général des Haut-de-Seine où il dit avoir soutenu la loi Hadopi seulement "du bout des doigts", l'ancien président du conseil d'administration de la Sacem dévoile les contours de ce qu'il appelle une "licence musique". Fin lobbyiste, il prend soin de préciser qu'il en parle "en tant que Laurent Petitgirard, compositeur, et non plus en tant qu'ancien président de la Sacem". Mais l'idée qu'il détaille ressemble pourtant à s'y méprendre aux projets dont nous avons eu l'écho, ou aux déclarations qu'avaient faites le président du directoire de la Sacem, Bernard Miyet, dès juin 2008. "Il ne s'agirait évidemment pas de légaliser l'échange sauvage de fichiers via le peer-to-peer, mais de fournir une licence qui donnerait accès à des sites de téléchargement correspondant aux différents fournisseurs d'accès et fournis en fichiers sains par les producteurs, où l'abonné pourrait télécharger toutes les oeuvres qu'il voudrait, puis à partir desquels on pourrait répartir les droits d'auteur à l'unité près !", explique Laurent Petitgirard. "Il faudrait que cette licence soit intégrée à l'offre internet et peu chère, parce qu'elle devrait être incluse systématiquement dans tous les abonnements". "Avec par exemple six euros par mois partagés entre l'internaute et le fournisseur d'accès, sur dix-huit millions d'abonnés à haut débit, on arriverait à un ordre de grandeur d'un milliard trois cents millions millions d'euros par an pour la filière". Soit plus de deux fois ce qu'a rapporté en 2008 le marché de gros de la musique enregistrée en France (606 millions d'euros). Jackpot garanti. Selon M. Petitgirard, "on aurait là quelque chose de très sain, qui respecterait les traités internationaux, qui permettrait un accès large à la culture avec une vraie rémunération de la création". Prière de ne pas rire. Car il y a beaucoup plus drôle. Pour refuser la licence globale, Laurent Petitgirard critique la répartition par sondage qui est souvent avancée par ses partisans. "Parler de panel comme l'audimat, quand on sait la diversité des oeuvres musicales, quand on parle de millions d'euros... Il faut être sérieux !", s'étouffe l'ancien président de la Sacem. Il propose donc (c'est là qu'il faut rire) de rémunérer sur la base du nombre de téléchargements, à l'unité près. Comme au bon vieux 20ème siècle où l'on comptait le nombre d'achats d'un CD pour rémunérer l'auteur ! Comme si un album de la Star Academy acheté un soir de déprime et jamais plus écouté devait rapporter autant à son producteur et à son auteur qu'un album de Michael Jackson écouté et réécouté sans cesse depuis 20 ans. C'était jusqu'à présent le cas, par la force des choses, mais le 21ème siècle permettrait une rémunération beaucoup plus juste, assise sur le nombre d'écoutes. Tout autre mode de répartition ne serait pas plus fiable ni plus juste que la rémunération basée sur des sondages. Ayant eu vent des mêmes rumeurs que Numerama, alerté par les mêmes interviews, la Quadrature du Net a publié récemment un communiqué demandant aux internautes de "se méfier des contrefaçons" de licence globale. Ils demandent en substance que toute idée de "licence" assise sur une taxe sur les abonnements à Internet puisse donner des droits supplémentaires aux internautes, que la rémunération soit ouverte aux auteurs d'oeuvres sous licence libre, qu'elle soit ouverte aux nouveaux médias, et qu'une gouvernance démocratique de la répartition des sommes collectées soit mise en place. Autant d'éléments que la taxe soutenue par la Sacem ne semble pas respecter. Le débat devrait s'intensifier d'ici la fin de l'année, puisque Nicolas Sarkozy veut qu'un Grenelle du financement artistique s'ouvre dès cette année. Une idée relayée par Frédéric Mitterrand, qui a annoncé à l'Assemblée Nationale et confirmé dans un communiqué son intention de "lancer très rapidement une vaste concertation, avec tous les acteurs de la Culture mais aussi de l'Internet, pour dégager ensemble des solutions concrètes et immédiates (...) à un partage équitable de la richesse créée entre les créateurs, les entreprises de la Culture, et les acteurs de l'Internet". à lire aussi
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Commentaires à propos de «Vers une taxe négociée entre la Sacem et les FAI pour une "licence musique"»
Des licences paneuropéennes, les sociétés y travaillent évidemment.
Le principe de la gestion des droits sur Internet était régulé par les accords dits de Santiago (2003 me semble-t-il). L'idée était que la société d'auteurs sur le territoire de laquelle le diffuseur avait son activité principale était habilitée à lui donner une licence pour le monde entier. La commission européenne, après une plainte d'Universal contre les sociétés d'auteurs (ces fameux Majors que vous croyez être nos amis) a fait annuler ces accords et déclarés "anticoncurrentiels" et souhaité que tout le monde puisse représenter tout le monde... La conséquence a été que les "Majors" ont retiré leurs catalogues des sociétés d'auteurs pour créer des structures chargées de les négocier directement. Résultat les auteurs ne sont plus présents dans l'organigramme de ces structures. Deuxième résultat Internet est devenu un délire, par exemple une web radio, pour avoir le droit de diffuser, doit signer des dizaines de contrats différents pour ne finalement pouvoir diffuser qu'une partie du répertoire et donc donner finalement ordre à ses programmateurs de ne diffuser que du major catalogue car c'est plus simple à négocier. Autre résultat, selon que vous appartenez à un gros, un petit ou un minuscule catalogue, vous serez rémunéré plus ou moins bien pour une diffusion identique sur un même diffuseur alors que via les sociétés d'auteurs, une minute de musique d'une star ou d'un inconnu était rémunéré pareil. Je rejoins Natasha, le double discours tenu par la SACEM n'aide pas à la rendre crédible auprès des internautes et des gens qui s'intéressent un minimum au problème. Et je rejoins encore Natasha, quand elle(il?) dit que déclarer la guerre ouverte à ses clients n'est pas une solution ... Bref quoique vous fassiez, on a toujours l'impression qu'il y a une histoire de gros sous derrière tout ça et ça n'aide pas (monopole, ...). Mais voilà, il y existe des auteurs qui ne sont qu'auteur et pas interprète et qui entendant malgré tout vivre de leurs droits d'auteurs car la création est leur seule activité.
Il est peut être là le problème, personne ne l'envisage jamais ... Mais qui a dit que cette activité méritait d'être suffisante pour vivre ? Ce n'est pas parce que demain je vais me mettre à vendre des punaises et que j'aimerai en vivre que ça doit forcément devenir une réalité, une possibilité. Enfin je n'en sais rien je me fourvoie peut être complètement mais je ne trouve pas mon raisonnement si stupide que ça. Pour revenir sur votre question, la gestion européenne des droits en ligne existait, la commission européenne, sous le lobby des Majors, l'a tout d'abord torpillée, puis a ensuite soigneusement organisé le chaos, le tout en expliquant aux auteurs que c'est pour leur bien...
Les auteurs n'ont pas compris que d'essayer de lutter contre leur public n'étaient pas une bonne idée, ils sont quand même à la ramasse. Moi si j'étais auteur, entre faire confiance à un Major dirigé par un financier et un fan (mon public) mon choix serait vite fait. Djaibi, le 14/07/2009 - 13:11
Les auteurs n'ont pas compris que d'essayer de lutter contre leur public n'étaient pas une bonne idée, ils sont quand même à la ramasse. Moi si j'étais auteur, entre faire confiance à un Major dirigé par un financier et un fan (mon public) mon choix serait vite fait. N'oublions pas que nous vivons dans un monde ou la masse est capable de gober les conneries de Berlusconi , Bush, Sarkozy......et des les élire... Les auteurs ne sortent pas de ce schéma et ne sont pas plus malins que la moyenne En général ils sont en plus très individualistes...... Rien de surprenant donc ..... @lilalola "Je ne bosse pas à la SACEM hein, mais il faut arrêter la vieille rengaine : "SACEM = gros méchants pleins de fric, bouh pas bien". C'est pas non plus une entreprise mafieuse, ils sont contrôlés par des commissaires aux comptes, par la cour des comptes" N'importe quoi !!! En France, les sociétés de perception et de répartition des droits d'auteur comme la SACEM ont un statut de droit privé qui leur permet de ne pas être soumises aux organismes publics de contrôle comme la cour des comptes http://fr.wikipedia....eurs_de_musique La SACEM est bel et bien soumis au controle de la Cour des Comptes, ainsi que toutes les SPRD (SACD, etc ...). Cela vient d'un amendement de la DADVSI: http://www.ccomptes....RD/Accueil.html http://fr.wikipedia.org/wiki/Société_de_gestion_des_droits_d'auteur Tu sais lire ??? Les amendements ont été repoussés au motif que les SPRD sont des organismes privés et non publics NON !!! La Sacem n'est pas controlée par la Cour des Comptes . Tu sais lire ??? Les amendements ont été repoussés au motif que les SPRD sont des organismes privés et non publics NON !!! La Sacem n'est pas controlée par la Cour des Comptes . C'est étonnant on dirait que vous ne lisez pas les réponses qui sont faites aux questions. J'ai déjà expliqué plus haut que les SPRD, (parmi lesquelles figure la Sacem, mais aussi Sacd, Adami, Spedidam, Sppf etc....) sont contrôlées par une commission qui n'est pas la Cour des Comptes, mais qui a été créée en 2000 et qui rend chaque année un rapport au Parlement. Cette commission, abritée par la Cour des Comptes et présidée par un membre de la Cour des Comptes fait des vérifications tellement "pointues" que 3 à 4 personnes à la Sacem travaille à plein temps uniquement pour répondre à ses questionnaires. A la différence de la Cour des Comptes, dont les vérifications ne sont très rarement annuelles, cette commission rend un rapport chaque année. Ce rapport est téléchargeable sur le site du ministère de la culture. Alors arrêtez d'écrire ce qui vous arrange, la Sacem est bel et bien contrôlée par une commission beaucoup plus inquisitrice que ne l'aurait été la Cour des Comptes. Et accessoirement je trouve cela très bien. [MODE COFFE]
Non mais les enfants, réveillez vous, c'est pas possible. De la "musique" avec des DRMS. Mais c'est d'la merde !! [/MODE COFFE] Payer obligatoirement quelques euros de plus pour de la merde protégée. Non merci !! "lancer très rapidement une vaste concertation, avec tous les acteurs de la Culture mais aussi de l'Internet, pour dégager ensemble des solutions concrètes et immédiates (...) à un partage équitable de la richesse créée entre les créateurs, les entreprises de la Culture, et les acteurs de l'Internet"
De la richesse ?? Ah bon, elle est où la richesse culturelle française ? Je pense que Frédéric Mitterrand croit que Brassens et Gainsbourg sont toujours vivants. Les créateurs, mon cher Frédéric, ce sont surtout les ordinateurs qui jouent et chantent la "musique" d'aujourd'hui. Et parler de richesse lorsque l'on évoque des personnes comme Cindy Sander c'est vraiment se foutre de la gueule du monde ou alors avoir du cérumen plein les oreilles. Mais bon, il ne faut pas oublier qu'à l'instar du dictateur Sarkozy, Frédéric Mitterrand vit toujours dans le XVIIIème siècle, l'époque où Mozart, Beethoven, Ravel et Cie étaient les maîtres de la musique classique et aussi une époque où le "piratage" n'existait qu'en mer. Bonsoooiiiirrr !! Bah les majors (Universale) ont déjà inventé la licence fast food. Au Quick pour un menu acheté t'as un heure de téléchargement. Quand les vendeurs de merde se mettent ensemble.....
Plu sérieusement je suis contre une telle Licence, car elle ne prend pas compte de tout les courants musicaux alternatifs. Avec ce genre de "machin" tout les internautes vont continuer à engraisser la caste des incompétents et des faux artistes. Quand aux autres courant qui ne pourront pas bénéficier de cet argent il n'y auras rien du tout. Moi je ne télécharge pas de musique et surtout pas la soupe française, pourquoi devrais-je payer ? De plus et faisant parti d'une structure musicale indépendante, pourquoi ne pouvons nous toujours pas bénéficier de ces fameuses aides ? Tout les courants musicaux alternatifs sont verrouillés par les majors, d'où la pauvreté musicale de notre pays actuellement. La licence promise ici n'est qu'en place pour faire perdurer ce système. Il faut laisser couler les majors afin de revenir à un vrai marché de la musique et non à cet oligopole permanent depuis 20 ans.
Mais bon, il ne faut pas oublier qu'à l'instar du dictateur Sarkozy, Frédéric Mitterrand vit toujours dans le XVIIIème siècle, l'époque où Mozart, Beethoven, Ravel et Cie étaient les maîtres de la musique classique et aussi une époque où le "piratage" n'existait qu'en mer. Bonsoooiiiirrr !! Pour info, Mozart 1756-1791 au 18ème siècle OK Beethoven 1770 - 1827 la majeure partie de son oeuvre est au 19ème siècle Ravel 1875 - 1937, la majeure partie de son oeuvre est au 20ème siècle... Plu sérieusement je suis contre une telle Licence, car elle ne prend pas compte de tout les courants musicaux alternatifs. Avec ce genre de "machin" tout les internautes vont continuer à engraisser la caste des incompétents et des faux artistes. Quand aux autres courant qui ne pourront pas bénéficier de cet argent il n'y auras rien du tout. Moi je ne télécharge pas de musique et surtout pas la soupe française, pourquoi devrais-je payer ? De plus et faisant parti d'une structure musicale indépendante, pourquoi ne pouvons nous toujours pas bénéficier de ces fameuses aides ? Tout les courants musicaux alternatifs sont verrouillés par les majors, d'où la pauvreté musicale de notre pays actuellement. La licence promise ici n'est qu'en place pour faire perdurer ce système. Il faut laisser couler les majors afin de revenir à un vrai marché de la musique et non à cet oligopole permanent depuis 20 ans.
Depuis le début ce débat est plombé par les affirmations péremptoires des différentes parties. Enexpliquant que le "piratage" étaient la source de tous leurs maux, les Majors ont été et sont encore ridicules. En affirmant comme vous le faites que tout ce qui est Major est nul, vous êtes tout autant ridicule. Evidemment qu'il y a une grande majorité de daube, mais aussi des artistes exceptionnels qui se retrouvent dans le cadre d'une multinationale. Depuis des décennies les Editions Durand et les Editions Salabert, par exemple, ont édité les plus grands compositeurs "classiques" et continuent à éditer de la musique contemporaine, évidemment très difficile à amortir. Entre temps elles ont été rachetées par BMG puis par Universal. Et alors, le fait de ce changement de propriétaire ne rend pas pour autant de la daube la musique symphonique ou les opéras écrits par ces compositeurs. Dans le domaine des musiques actuelles, il y a également une belle proportion de nullités chez les indépendants.... Au fond, à vous lire tous, il faudrait que ne soit autorisés que les artistes qui vous plaisent, c'est tout aussi terrifiant que les stupidités commerciales dont nous abreuvent les médias quotidiennement. Plu sérieusement je suis contre une telle Licence, car elle ne prend pas compte de tout les courants musicaux alternatifs. Avec ce genre de "machin" tout les internautes vont continuer à engraisser la caste des incompétents et des faux artistes. Quand aux autres courant qui ne pourront pas bénéficier de cet argent il n'y auras rien du tout. Moi je ne télécharge pas de musique et surtout pas la soupe française, pourquoi devrais-je payer ? De plus et faisant parti d'une structure musicale indépendante, pourquoi ne pouvons nous toujours pas bénéficier de ces fameuses aides ? Tout les courants musicaux alternatifs sont verrouillés par les majors, d'où la pauvreté musicale de notre pays actuellement. La licence promise ici n'est qu'en place pour faire perdurer ce système. Il faut laisser couler les majors afin de revenir à un vrai marché de la musique et non à cet oligopole permanent depuis 20 ans.
Le principe de tels sites, c'est qu'ils seraient accessibles à toutes les productions, sans quoi cela ne servirait à rien. Mais après tout, ne faisons rien. Faisons tout péter, cela fera tellement plaisir, certes à quelques artistes de talents qui ont du mal à s'exprimer, mais surtout à une bonne proportion de ratés qui ne voient comme seule raison de leur échec que le "système" et jamais la pauvreté de leur talent, qui n'a rien à envier à celle des daubes archi diffusées. Laurent, le 15/07/2009 - 11:21
Mais après tout, ne faisons rien. On peut difficilement accepter ce "Mais après tout, ne faisons rien." car c'est loin d'être le cas ! Sauf, que toutes ces lois répressives, que la Sacem et le Snep ont soutenu et soutiennent encore, n'ont mené à rien et ne mèneront à rien, sauf à un nouveau boycott massif des produits proposés par les industries culturelles; Depuis que l'on confond Art et industrie, il n'y a rien de plus à attendre du système existant actuellement. Alors ... Laurent, le 15/07/2009 - 11:21
Faisons tout péter, cela fera tellement plaisir, certes à quelques artistes de talents qui ont du mal à s'exprimer, mais surtout à une bonne proportion de ratés qui ne voient comme seule raison de leur échec que le "système" et jamais la pauvreté de leur talent, qui n'a rien à envier à celle des daubes archi diffusées. Et pourquoi pas, puisque le système existant à montré ses limites. Les moines copiste ont disparu et pourtant ils ont lutté contre Gutenberg et sa découverte : l'imprimerie... Qui s'en plaindrait aujourd'hui ? J'voudrais juste faire remarquer un truc, un coup vous dites que les majors mentent à propos de leur "cassage de gueule" et de leurs pertes, puis vous dites en même temps qu'on va réussir à s'en débarrasser et qu'il n'y a qu'à attendre.
La vérité c'est qu'il y a et il y aura toujours des gens prêts à payer pour de la daube, surtout si les médias ne diffusent que ça... Je pense pas qu'on va les virer aussi facilement, ça les fait chier de pas nous avoir parmi leurs clients mais vous inquiétez pas, y'en a plein d'autres ! Pis en effet, je rejoins LPG sur le fait qu'il a (quelques) artistes pas mauvais chez les majors aussi...d'ailleurs c'est drôle comme l'appellation indé s'applique à des groupes qu'on retrouve (surpriiise!) dans des grandes maison de disques. Ceci-dit ils n'en sont pas davantage diffusés... Mais pour moi le vrai problème c'est les médias, les radios qui diffusent toujours la même chose, la télé et ses playbacks des mêmes artistes pourris de variétoche. Les gens achètent (ou téléchargent) ce qu'ils connaissent, et certes, internet peut permettre de s'ouvrir (et encore, Deezer ça reste limité), mais la télé et la radio ont encore un rôle très important. La dictature de la daube n'est pas finie =D Copie très interessant de l'article de Michael Jones,celebre musicien et guitariste,(à mon humble avis :une vrai pointure)dans le journal Midi Libre du 26.09.2008,qui analyse la situation du disque et de la musique.
Midi Libre :votre soutien aux jeunes artistes vous occupe depuis pas mal d'années.Pour quelles raisons : Michael Jones : je suis le parrain de tous les jeunes artistes dans les rendez vous comme la Rose d'Or ou d'ailleurs depuis plus de 10 ans. Aujourd'hui on s'occupe beaucoup plus de gagner de l'argent que d'aider les jeunes Artistes. Midi-Libre :c'est à dire Michael Jones :avant les gens qui etaient dans les maisons de disques, vendaient de la musique.Aujourd'hui ils sortent tous d'une école de commerce et ne souhaitent qu'une chose :faire du chiffre pour plaire aux actionnaires.Peu importe ce qu'ils vendent,ce n'est qu'un produit qu'ils lancentâ€pourvu que ce soit tendance.Ce sont des gens du marketing,c'est tout. Midi- Libre :un festival comme la Rose d'Or peut il inverser la tendance ? Michael Jones :Ca ne va pas changer grand chose par rapport aux façons de faire des maisons de disque qui sont d'ailleurs vouées à disparaître. Midi- Libre :votre experience avec la Star Ac vous a t elle « douché » Michael Jones :je ne regrette rien car j'ai appris beaucoup de choses sur les façons de faire des maisons de disques.J'ai cotoyé Pascal NEGRE (president d'universal musique)pendant un an.j'ai vu sa façons de voir les chose et je ne pouvais pas continuer ainsiâ€Et encore Pascal Negre n'est pas le pire !Mais ce sont ces idées là qui ont mené le disque là ou il est aujourd'hui.La France est le pays ou le disque est le plus cher.On avance le pretexte des taxes mais la TVA ce n'est que 19,6%.Les taxes c'est juste l'alibi des maisons de disques. @Laurent Petitgirard
Le principe de tels sites, c'est qu'ils seraient accessibles à toutes les productions, sans quoi cela ne servirait à rien. Mais après tout, ne faisons rien. Faisons tout péter, cela fera tellement plaisir, certes à quelques artistes de talents qui ont du mal à s'exprimer, mais surtout à une bonne proportion de ratés qui ne voient comme seule raison de leur échec que le "système" et jamais la pauvreté de leur talent, qui n'a rien à envier à celle des daubes archi diffusées. Ohhh, l'argument facile. Si t'as pas réussi à percer dans le musique t'es un raté, ça me rappelle Séguéla et son histoire de Rolex. Pour info si c'est à moi que tu fais allusion il y a depuis belle lurette que je ne fais pas de la musique pour gagner de l'argent, j'ai un travail pour ça. La musique c'est pas la Star Ac' où pour réussir il faut bosser dur et celui qui saura gueuler comme Celine Dion aura un prix. La musique c'est l'art de transmettre ses émotions. Va falloir te reposer un peu Laurent Petitgirard, tes post sont de plus en plus agressifs.@Laurent Petitgirard
Depuis le début ce débat est plombé par les affirmations péremptoires des différentes parties. Enexpliquant que le "piratage" étaient la source de tous leurs maux, les Majors ont été et sont encore ridicules. En affirmant comme vous le faites que tout ce qui est Major est nul, vous êtes tout autant ridicule. Evidemment qu'il y a une grande majorité de daube, mais aussi des artistes exceptionnels qui se retrouvent dans le cadre d'une multinationale. Depuis des décennies les Editions Durand et les Editions Salabert, par exemple, ont édité les plus grands compositeurs "classiques" et continuent à éditer de la musique contemporaine, évidemment très difficile à amortir. Entre temps elles ont été rachetées par BMG puis par Universal. Et alors, le fait de ce changement de propriétaire ne rend pas pour autant de la daube la musique symphonique ou les opéras écrits par ces compositeurs. Dans le domaine des musiques actuelles, il y a également une belle proportion de nullités chez les indépendants.... Au fond, à vous lire tous, il faudrait que ne soit autorisés que les artistes qui vous plaisent, c'est tout aussi terrifiant que les stupidités commerciales dont nous abreuvent les médias quotidiennement. Désolé mais il fraudais peut être voir ce qu'il s'est passé sur les 20 dernières années en France. Je prend les exemples sur les artistes français, reconnus internationalement dans la musique électronique : Laurent Garnier : exilé à Londres et Manchester avant de monter son label après une "embrouille" avec un deal de maison de disque via la Fnac. Daft Punk : découvert par Soma Records et ensuite distribué par Virgin UK (et non France). A noter que "Da Funk" date de 1995 et que Virgin à mis trois an à comprendre le potentiel. Justice : découvert par Pedro Winters, ancien manager des Daft Punk, qui à monté sa propre structure faute de soutient des majors (Head Bangers records). David Carreta, Miss Kitin, The hacker, Vitalic : tous connu grâce au label allemand International Deejay Gigolo. En france les majors on rigolé quand elles on entendu des futures tubes comme "1982" de Miss Kitin and the Hacker et "La Rock 01" de Vitalic. Et encore je ne cite que les exemples les plus connus. J'ai de nombreux amis gravitant dans "l'underground" qui ne trouvent que des labels allemand ou anglais (les pays qui ont un véritable passé musical depuis au moins 40 ans) pour pouvoir s'exprimer. Le plus aujourd'hui c'est qu'il est très facile et peu couteux de faire sa propre promo sur le web. Pour citer la musique classique je n'ai encore vu aucun label français promouvoir un artiste comme Philip Glass par exemple. Alors l'exception culturelle française je n'y crois pas trop. A moins d'aimer Johnny chanteur officiel de l'Etat....Désolé pour le style imbuvable de mes textes mais je n'avais pas fait attention que Numérama avait tout mis en HTML. Donc je n'ai pas géré la mise en page.
@Laurent Petitgirard Depuis le début ce débat est plombé par les affirmations péremptoires des différentes parties. Enexpliquant que le "piratage" étaient la source de tous leurs maux, les Majors ont été et sont encore ridicules. En affirmant comme vous le faites que tout ce qui est Major est nul, vous êtes tout autant ridicule. Evidemment qu'il y a une grande majorité de daube, mais aussi des artistes exceptionnels qui se retrouvent dans le cadre d'une multinationale. Depuis des décennies les Editions Durand et les Editions Salabert, par exemple, ont édité les plus grands compositeurs "classiques" et continuent à éditer de la musique contemporaine, évidemment très difficile à amortir. Entre temps elles ont été rachetées par BMG puis par Universal. Et alors, le fait de ce changement de propriétaire ne rend pas pour autant de la daube la musique symphonique ou les opéras écrits par ces compositeurs. Dans le domaine des musiques actuelles, il y a également une belle proportion de nullités chez les indépendants.... Au fond, à vous lire tous, il faudrait que ne soit autorisés que les artistes qui vous plaisent, c'est tout aussi terrifiant que les stupidités commerciales dont nous abreuvent les médias quotidiennement. Désolé mais il fraudais peut être voir ce qu'il s'est passé sur les 20 dernières années en France.
Je prend les exemples sur les artistes français, reconnus internationalement dans la musique électronique : Laurent Garnier : exilé à Londres et Manchester avant de monter son label après une "embrouille" avec un deal de maison de disque via la Fnac. Daft Punk : découvert par Soma Records et ensuite distribué par Virgin UK (et non France). A noter que "Da Funk" date de 1995 et que Virgin à mis trois an à comprendre le potentiel. Justice : découvert par Pedro Winters, ancien manager des Daft Punk, qui à monté sa propre structure faute de soutient des majors (Head Bangers records). David Carreta, Miss Kitin, The hacker, Vitalic : tous connu grâce au label allemand International Deejay Gigolo. En france les majors on rigolé quand elles on entendu des futures tubes comme "1982" de Miss Kitin and the Hacker et "La Rock 01" de Vitalic. Et encore je ne cite que les exemples les plus connus. J'ai de nombreux amis gravitant dans "l'underground" qui ne trouvent que des labels allemand ou anglais (les pays qui ont un véritable passé musical depuis au moins 40 ans) pour pouvoir s'exprimer. Le plus aujourd'hui c'est qu'il est très facile et peu couteux de faire sa propre promo sur le web. Pour citer la musique classique je n'ai encore vu aucun label français promouvoir un artiste comme Philip Glass par exemple. Alors l'exception culturelle française je n'y crois pas trop. A moins d'aimer Johnny chanteur officiel de l'Etat.... @Laurent Petitgirard
Le principe de tels sites, c'est qu'ils seraient accessibles à toutes les productions, sans quoi cela ne servirait à rien. Mais après tout, ne faisons rien. Faisons tout péter, cela fera tellement plaisir, certes à quelques artistes de talents qui ont du mal à s'exprimer, mais surtout à une bonne proportion de ratés qui ne voient comme seule raison de leur échec que le "système" et jamais la pauvreté de leur talent, qui n'a rien à envier à celle des daubes archi diffusées. Ohhh, l'argument facile. Si t'as pas réussi à percer dans le musique t'es un raté, ça me rappelle Séguéla et son histoire de Rolex. Pour info si c'est à moi que tu fais allusion il y a depuis belle lurette que je ne fais pas de la musique pour gagner de l'argent, j'ai un travail pour ça. La musique c'est pas la Star Ac' où pour réussir il faut bosser dur et celui qui saura gueuler comme Celine Dion aura un prix. La musique c'est l'art de transmettre ses émotions. Va falloir te reposer un peu Laurent Petitgirard, tes post sont de plus en plus agressifs.@Laurent Petitgirard
Le principe de tels sites, c'est qu'ils seraient accessibles à toutes les productions, sans quoi cela ne servirait à rien. Mais après tout, ne faisons rien. Faisons tout péter, cela fera tellement plaisir, certes à quelques artistes de talents qui ont du mal à s'exprimer, mais surtout à une bonne proportion de ratés qui ne voient comme seule raison de leur échec que le "système" et jamais la pauvreté de leur talent, qui n'a rien à envier à celle des daubes archi diffusées. Ohhh, l'argument facile. Si t'as pas réussi à percer dans le musique t'es un raté, ça me rappelle Séguéla et son histoire de Rolex. Pour info si c'est à moi que tu fais allusion il y a depuis belle lurette que je ne fais pas de la musique pour gagner de l'argent, j'ai un travail pour ça. La musique c'est pas la Star Ac' où pour réussir il faut bosser dur et celui qui saura gueuler comme Celine Dion aura un prix. La musique c'est l'art de transmettre ses émotions. Va falloir te reposer un peu Laurent Petitgirard, tes post sont de plus en plus agressifs.Je n'écRIs pas cela pour vous car je ne sais absolument pas qui vous êtes, un pseudo ne me dit rien, je préfère pour ma part être à visage découvert. Ensuite précisément, j'ai suffisamment étudié la musique et consacré ma vie entière à en composer vous espérer vivre de mes droits d'auteurs, j'ai bien dit espérer car cela dépend ensuite de l'impact de son "oeuvre" et de son utilisation. Merci pour la leçon sur l'art de transmettre des émotions, j'espère n'avoir jamais rien fait d'autre en tant que compositeur. L'opéra que j'achève actuellement me tient depuis trois ans, j'essaye d'y mettre toute mon énergie et mon expérience de compositeur, être d'un avis différent du votre sur la rémunération des auteurs ne me place pas pour autant comme un artiste mercantile sans émotions. Rassurez vous, la passion reste le premier moteur, mais il n'y a rien d'honteux à ce qu'un créateur vive de son oeuvre et tous ceux qui nous font la morale sur ce point sont en général salariés... Cordialement. LP
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Comment tu edit ? J'ai des fautes énormes dans certains de mes message mais je n'arrive pas à les enlever.
LP > Par logarithmique, j'entends que la rémunération ne soit pas proportionnelle à la diffusion, mais au logarithme de la diffusion.
Considérant que l'on nous parles de diffusion exponentielle un peu partout dans les médias dès que ça parle d'internet, la conclusion logique est d'appliquer un logarithme.