Libération veut taxer les FAI pour financer la presse... papier (MAJ)

Guillaume Champeau - publié le Jeudi 04 Juin 2009 à 21h51 - posté dans Société 2.0

A l'heure où la presse écrite traditionnelle peine à trouver un modèle économique pour faire vivre ses rédactions, le journal Libération a présenté aux grands quotidiens nationaux un projet de licence commune, par laquelle une taxe payée par les internautes aux FAI serait répartie entre les sites d'information, selon leur trafic.

Mise à jour : pour comprendre en quoi ce projet n'a rien d'une licence globale pour la presse, lisez nos explications complémentaires.

C'est le magazine Challenges qui a révélé l'information. Le journal Libération, propriété d'Edouard de Rothschild, veut rassember les éditeurs de presse et de sites Internet pour répartir entre eux une taxe prélevée sur le chiffre d'affaires des fournisseurs d'accès à Internet. L'idée serait d' "ajouter aux factures de leurs abonnés au Web une somme forfaitaire de quelques euros : le coût de l'information gratuite".

"Il s'agit de rectifier les flux d'argent actuels au profit des rédactions, qui sont les auxiliaires du bon fonctionnement de la démocratie", a expliqué au magazine le directeur de la rédaction de Libération, Laurent Joffrin. Il faudrait alors répartir la somme ainsi prélevée en fonction de la fréquentation du site et de la taille des rédactions. Ce qui risque de favoriser les plus gros, dans ce qui deviendra rapidement un cercle vicieux.

Interrogée par l'AFP, la co-gérante de Libération Nathalie Collin a confirmé les informations de Challenges. Elle a même présenté le projet au Syndicat de la presse quotidienne nationale (SPQN) le 2 juin dernier. Celui-ci rassemble les plus grands journaux quotidiens français : Le Monde, le Figaro, Libération, L'Equipe, France Soir, La Croix, Les Echos, L'Humanité, Le Journal du Dimanche, La Tribune...

Si taxe il y avait, elle serait ainsi trustée par les gros groupes de presse, qui n'arrivent pas à adapter leur modèle économique et leurs paquebots à l'ère du numérique et des petits navires. "Il y a un intérêt commun des internautes, des éditeurs de presse, mais je pense aussi des fournisseurs d'accès à ce qu'on arrive à trouver un financement" pour les sites informations "qui s'appuient sur des rédactions papiers qui elles même s'appuient sur un vecteur qui perd du chiffre d'affaires d'année en année", a ainsi estimé Mme Collin.

Le fruit de cette éventuelle taxe n'irait donc pas aux sites Internet qui n'ont pas historiquement de support papier. Ca ne serait pas la première fois que les "pure players" de la presse en ligne seraient ainsi mis de côté. Nous avons déjà eu l'occasion, sur Numerama, de dénoncer le fonctionnement du fonds d'aide à la modernisation de la presse quotidienne, distribué sous la tutelle de Matignon et du ministère de la Culture, qui donne aux poids lourds de la presse écrite un avantage concurrentiel pour s'installer sur Internet, où les nouveaux acteurs de la presse n'ont bénéficié d'aucune aide.

Bien que ce fonds soit en principe réservé aux sites qui font de l' "information politique et générale", il a permis à certains journaux (dont Libération) de monter des sites Internet qui n'ont rien à voir avec l'information politique et générale. S'ils bénéficiaient en plus d'une taxe sur les FAI, à l'instar de France Television et des producteurs de cinéma, la distorsion de concurrence serait encore plus écrasante pour les sites Internet qui ne bénéficient pas de ces aides.

Enfin, sur le fond. A l'heure où des débats de société très importants se nouent sur le filtrage, la neutralité du net, la dangerosité ou non des ondes de téléphonie mobile, l'absence de concurrence entre les opérateurs, le Paquet Télécom.... quelle serait l'indépendance des journaux qui seraient amenés à mordre la main de ceux qui, même indirectement, les nourissent ?

Si la répartition se fait en fonction du trafic généré par chaque quotidien, la tentation ne sera-t-elle pas trop grande (elle l'est déjà) de mettre l'accent sur les articles qui font le plus d'audience, qui sont les plus racoleurs, plutôt que sur les articles pointus, de fond, qui font avancer le débat dans la société mais auprès d'un lectorat plus réduit ?

Et puis surtout, la véritable question : quelle preuve a été faite que les rédactions de la presse écrite traditionnelle sont "les auxiliaires du bon fonctionnement de la démocratie" ?

Faut-il être culotté et imbu de sa profession pour oser écrire que les blogs, les internautes, la société civile dans son ensemble, à l'heure où tous ses membres sont connectés et peuvent communiquer ensemble, ne sont pas les premiers auxiliaires du bon fonctionnement de la démocratie. C'est particulièrement culotté lorsque la presse écrite, depuis trop longtemps, comme le dit Guy Bedos, donne l'impression d'avoir été formée "à l'école hôtelière". Elle se contente le plus souvent de passer les plats aux femmes et hommes politiques qu'ils invitent, ici pour une interview, là pour une tribune, là pour un bon mot, et de zapper d'un sujet à l'autre sans jamais s'attarder sur les problématiques qui doivent faire débat.

L'avenir de la presse écrite n'est pas une question de modèle économique, c'est une question d'ambition, de talent, et d'honnêteté.

Publié par Guillaume Champeau, le 4 Juin 2009 à 21h51
 
 
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Commentaires à propos de «Libération veut taxer les FAI pour financer la presse... papier (MAJ)»
 

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>>>La presse doit informer, pas prendre parti.

N'importe quoi. Heureusement que la presse prend parti. Heureusement qu'il existe L'Humanité d'un côté et le Figaro de l'autre.
Déjà juste un point : La presse prend parti en choisissant de traiter telle information et pas telle autre, de mettre telle information en première page et de reléguer telle autre en page intérieure, de consacrer un article de 5000 mots à telle information et un de 200 mots à tel autre.
Et ensuite, les lecteurs ayant des opinions politiques différentes, ayant des origines sociales différentes, ayant des préoccupation différentes, il est absolument normal et nécessaires qu'il y ait une pluralité d'organes de presse qui traitent les informations selon les spécificités de son lectorat.
Si tous les journaux étaient uniquement des relais de l'AFP, il n'y aurait plus besoin de presse, donc plus de démocratie.

>>>Payer pour ça ? Si on est une groupie, et qu'on veut des goodies pour soutenir son hérault, à la limite, mais autrement ?
Et si on remettait au goût du jour un truc tout con ? je veux consommer tel produit, je paye pour CE produit. Ou alors, si le producteur du produit a décidé de le fournir gratuitement, c'est à lui de trouver le financement. Bien qu'Allègre soit un mec absolument puant, il a raison : il faut casser ce mythe de la gratuité (ou plutôt de la pseudo-gratuité) qui abaisse la considération que porte le public aux "objets".

Petite réflexion en passant : Un truc qui m'avait frappé la dernière fois que je suis allé à Paris. Dans le métro, les gens lisent soit de la presse gratuite distribuée à l'entrée du métro, soit de la presse payante classique. Et que retrouve t'on, laissés dans les poubelles ou abandonnés sur les sièges : uniquement les gratuits.
Inconsciemment, les gens n'accordent pas de valeur (qualitative intrinsèque) à l'objet "journal gratuit". Ils l'abandonnent, tandis qu'ils gardent avec eux le journal payant. Alors que c'est absurde : une fois le journal lu, qu'il ait été acheté ou pas, il n'a plus aucun intérêt et peut tout aussi bien être abandonné ou jeté. Mais non, les journaux payants, les gens les ramènent chez eux ; pas les gratuits.


>>je rajouterai que la Presse gratuite comme 20 min à l'air de bien s'en tiré comme quoi...
Ben non. Grève à 20 Minutes contre un projet de plan social 28 mai 2009
http://tempsreel.nou...lan_social.html
http://www.electronl...s-c...un-gachis,00340

>>>Les artistes pourraient désormais se passer de leurs réseaux et utiliser celui des FAI.
Ah bon. Donc tu proposes de remplacer les majors (Universal par exemple) par les FAI (Neuf/SFR, filiale de Vivendi proprio d'Universal). C'est complètement con.
Le but d'un artiste c'est faire de l'Art. C'est déjà assez compliqué comme ça. Pour tout le reste, quoique tu fasses, à partir d'un moment, il passera par une société spécialisée. Appelle-là comme tu veux, de toute façon, ce sera un producteur.

>>>Parce que précisément ça n'est pas une licence GLOBALE mais une licence entre amis, parmi les plus gros. La licence globale, c'est l'ouverture de tous à ceux qui désirent participer.
Quelle naïveté. Tu penses vraiment que le groupe de rock du lycée de ma ville va toucher quelque chose ? Si tant est qu'il soit autorisé à postuler à toucher quoique ce soit. La répartition se fera proportionnellement à (on ne sait pas trop quoi), mais ce sont les "gros" artistes qui prendront la grosse part du gâteau.
Ce qui est normal.
Et c'est la même chose pour la presse. Un financement proportionnel à l'audience.
C'est marrant comme les arguments se retournent vite fait quand il s'agit de payer pour quelque chose qui intéresse moins ceux qui veulent qu'on paye pour LEUR loisir.

Ensuite, plus tu ouvres la licence globale à ceux qui "veulent participer", moins il y aura d'argent par artiste.

>>>On a juste oublié les photographes, les romanciers (parcequ'on n'achète plus de livres à cause d'internet), (...)
Exactement. Il n'y a aucune raison de limiter la licence globale uniquement à la musique et au cinéma. Toutes les formes de loisirs, de divertissement et de culture doivent être inclus.
Et si on partait du principe : je veux consommer, donc je paye ma consommation.
Et puis ce ne sera pas un moyen de pression des politiques sur les journaux qui se veulent "indépendants"... Je ne vois pas ce que viennent faire les aboyeurs antigauche, c'est une idée de droite à 200% : Faire croire que l'on aide la presse alors qu'on lui met une muselière.
@Enter : Bon aller si, je vais quand même répondre à Enter même si il aime comparer les coqs et les ânes un peu comme dans le débat qu'on a eu sur IP et propriété ...

Déjà juste un point : La presse prend parti en choisissant de traiter telle information et pas telle autre, de mettre telle information en première page et de reléguer telle autre en page intérieure, de consacrer un article de 5000 mots à telle information et un de 200 mots à tel autre.
Et ensuite, les lecteurs ayant des opinions politiques différentes, ayant des origines sociales différentes, ayant des préoccupation différentes, il est absolument normal et nécessaires qu'il y ait une pluralité d'organes de presse qui traitent les informations selon les spécificités de son lectorat.
Si tous les journaux étaient uniquement des relais de l'AFP, il n'y aurait plus besoin de presse, donc plus de démocratie.

Effectivement, ils prennent position et sont donc extrêmement dangereux car ils influencent fortement la vision des gens (je connais très peu de gens qui ont la capacité de prendre du recul et/ou la patience/temps de lire plusieurs journaux pour recouper les informations).

Et si on remettait au goût du jour un truc tout con ? je veux consommer tel produit, je paye pour CE produit. Ou alors, si le producteur du produit a décidé de le fournir gratuitement, c'est à lui de trouver le financement. Bien qu'Allègre soit un mec absolument puant, il a raison : il faut casser ce mythe de la gratuité (ou plutôt de la pseudo-gratuité) qui abaisse la considération que porte le public aux "objets".

Ce n'est pas toujours vrai, encore des généralisations, ce n'est pas parce que c'est gratuit que l'objet est sans valeur (en tout cas pas pour tout le monde et pas pour moi).

Petite réflexion en passant : Un truc qui m'avait frappé la dernière fois que je suis allé à Paris. Dans le métro, les gens lisent soit de la presse gratuite distribuée à l'entrée du métro, soit de la presse payante classique. Et que retrouve t'on, laissés dans les poubelles ou abandonnés sur les sièges : uniquement les gratuits.
Inconsciemment, les gens n'accordent pas de valeur (qualitative intrinsèque) à l'objet "journal gratuit". Ils l'abandonnent, tandis qu'ils gardent avec eux le journal payant. Alors que c'est absurde : une fois le journal lu, qu'il ait été acheté ou pas, il n'a plus aucun intérêt et peut tout aussi bien être abandonné ou jeté. Mais non, les journaux payants, les gens les ramènent chez eux ; pas les gratuits.

Je ne suis pas amateur de journaux, mais la différence fondamentale entre le 20 min et un journaux payant c'est qu'il y en a un qui se lit en 20 min et l'autre pas, c'est peut être pour ça que tu vois les journaux gratuit 20 min à la poubelle (car ils sont lu) et les journaux payants qui n'y sont pas (car il n'a pas pu finir de le lire ...).

Ah bon. Donc tu proposes de remplacer les majors (Universal par exemple) par les FAI (Neuf/SFR, filiale de Vivendi proprio d'Universal). C'est complètement con.
Le but d'un artiste c'est faire de l'Art. C'est déjà assez compliqué comme ça. Pour tout le reste, quoique tu fasses, à partir d'un moment, il passera par une société spécialisée. Appelle-là comme tu veux, de toute façon, ce sera un producteur.

Peut être ça le problème, les producteurs ...

Quelle naïveté. Tu penses vraiment que le groupe de rock du lycée de ma ville va toucher quelque chose ? Si tant est qu'il soit autorisé à postuler à toucher quoique ce soit. La répartition se fera proportionnellement à (on ne sait pas trop quoi), mais ce sont les "gros" artistes qui prendront la grosse part du gâteau.
Ce qui est normal.
Et c'est la même chose pour la presse. Un financement proportionnel à l'audience.
C'est marrant comme les arguments se retournent vite fait quand il s'agit de payer pour quelque chose qui intéresse moins ceux qui veulent qu'on paye pour LEUR loisir.

Ensuite, plus tu ouvres la licence globale à ceux qui "veulent participer", moins il y aura d'argent par artiste.

La licence globale est vouée à l'échec ... ce n'est pas une solution ... La licence globale ça ressemble trop au principe du communisme et on a vu comment ça marchait bien.

>>>On a juste oublié les photographes, les romanciers (parcequ'on n'achète plus de livres à cause d'internet), (...)
Exactement. Il n'y a aucune raison de limiter la licence globale uniquement à la musique et au cinéma. Toutes les formes de loisirs, de divertissement et de culture doivent être inclus.
Et si on partait du principe : je veux consommer, donc je paye ma consommation.

On achète plus de livre à cause d'internet ? ouais c'est vrai il y a d'innombrable livre disponible numériquement sur internet c'est bien connu ... C'est tellement facile à numériser et agréable à visionner comme ça ... Enfin ça ne change rien à mon opinion sur la licence globale.

Et si on partait du principe : je veux consommer, donc je paye ma consommation.

C'est cela oui ... :o c'est un peu le modèle économique actuel quoi ? Hein celui qui nous envoie droit dans le mur ? Et tu penses toujours que c'est bien ?
Et si on partait du principe : je veux consommer, donc je paye ma consommation.
C'est tout le contraire de la LG, même si tu ne veux pas consommer tu payes...

Exactement. Il n'y a aucune raison de limiter la licence globale uniquement à la musique et au cinéma. Toutes les formes de loisirs, de divertissement et de culture doivent être inclus.
Faudra juste m'expliquer le rapport entre internet et la sculpture par ex, ou internet et le saut en parachute...
Autant faire un impôts "culture et loisir" de 300 euros pour tout le monde et reparti selon les accointances des responsables avec les politiques, on gagnera du temps. (et encore 200 euros par tête je pense qu'on je suis bien en dessous de ce qu'il faudrait).
@Estann : Enter est contre la Licence globale hein :p ils donnent des exemples ridicules et va le plus loin possible pour tenter de convaincre les gens qui pensent que la LG est la solution.
Encore une taxe pour notre gueule, la France est la championne du monde de la taxe, a cause de ses conneries, on va plus pouvoir se payer un abo internet.
'sum02', le 01/01/1970 - 01:00
Encore une taxe pour notre gueule, la France est la championne du monde de la taxe, a cause de ses conneries, on va plus pouvoir se payer un abo internet.


Euh ? Il ne s'agit pas de la France mais de l'avis d'un journal le Libération et c'est loin d'être fait c'est juste une envie qu'ils ont ...

Je n'aime pas ce que le gouvernement actuel est en train de faire et l'orientation qu'il a mais il faut pas non plus lui imputer des trucs qu'il n'a pas fait (ou en tout cas pas encore).


[mode troll on]Car moi je les vois bien interdire le piratage, le punir, et nous faire payer une LG au cas où (un peu comme la taxe sur les espaces de stockage) :p [mode troll off]
'Azandar', le 01/01/1970 - 01:00
Je me demande pourquoi une telle levée de bouclier de la part de Numerama, qui plaide depuis longtemps pour une licence globale. La voilà, en quelque sorte aménagée pour la presse écrite. Pourquoi ne pas en discuter les aménagements pour que tout le monde en profite y compris les blogs? Alors M.Champeau, l'ouverture d'esprit manque à celui qui a peur d'avoir son assiette vide et parfois même l'amène à oublier de se resservir...

Depuis quand y a t'il besoin d'une "licence globale" pour la presse écrite ? :shifty:
Et puis dernier point, un financement basé sur les stats de consultation permettrait de connaître l'audience véritable de ceux qui postulent à un tel financement. Parce que si c'est une obligation légale pour un organe de presse d'indiquer le nombre de numéros vendus en kiosque et le nombre d'abonnés, il n'y a aucun chiffre publié pour la presse en ligne et pour les bloggeurs professionnels.
@enter : tu dis n'importe quoi, ce n'est pas un financement qu'il demande mais une taxe parce que les internautes lisent autre chose que leurs journaux... enfin bref, tu veux pas comprendre il semble...
C'est la spécialité de ce pays. Demander aux citoyens 'ordinaires' de donner aux autres quand les enfoirés plein de fric se gardent bien de donner quoi que ce soit.
Moi, depuis mai 2007 je ne donne plus rien du tout. Et je ne me sens même pas coupable devant la misère croisante qui s'étale devant moi depuis 2 ans.
@Enter : Oui à la réflexion, en continuant à faire semblant que tu es pour une LG, tu expliquerais comment qu'on mette les journaux écrits dedans ? Car leur contenu est parfois cité sur le net ?
Et, bien sur, y a pas pire que le vote pour répartir le fric. Vouloir impliquer les gens de façon directe, c'est mignon. On pourrait penser que seuls les motivés rempliront le formulaire, mais non, on a pu voir ces dernières années qu'ils aimaient bien voter pour leurs artistes favoris. Et ils voteront pour johnny et madonna. Les artistes les plus médiatisés se verront largement favorisés. Regarde ce que le vote fait de la politique et des politiciens

J'avoue que l'argument est de poids. Que penser d'un système où la gestion "par défaut" serait une sorte de proportionnelle à la LG, et où ceux qui le souhaitent pourraient "défiscaliser" leurs dons à certaines structures agréées (presse indépendante, petits labels, assoces de proximité, etc) ?

On lit un paquet de conneries dans certains commentaires. Pour la presse, ce n'est pas une licence globale qui est demandée mais une TAXE ! Nous n'aurons rien en compensation hein, c'est juste un revenu supplémentaire pour certains (presse papier), faut vous réveiller et arrêter de tout mélanger.

Je ne vois pas ce que nous aurions en compensation d'une license globale sur la musique, autre que la simple dépénalisation du p2p. Il s'agit pour moi exactement d'une taxe aussi, et c'est le côté gênant de la LG : chaque domaine va se retrouver à vouloir ponctionner les FAI sous le prétexte d'un manque à gagner. Le jour où un gouvernement ouvrira la boîte de pandore sur UN média, tous les autres vont débouler... A la réflexion, je me dis qu'une défiscalisation des dons culturels et des formulaires et procédures simplifiées pour les faire resterait encore ce qui me conviendrait le mieux..

Il y a plen de Numeranautes qui sont pour la licence globale quand il s'agit de musique, c'est à dire qui veulent bien que tout le monde paye pour LEUR loisir et qui, bizarrement, se retrouvent contre la licence globale quand il s'agit de payer pour les autres.

J'avoue, je trouve aussi la chose frappante : ce que propose Libé n'est ni plus ni moins une license globale. Comme le dit Kad Redal elle n'est en l'occurrence que prévue pour un petit nombre de journaux, d'où le problème, mais une license globale sur la musique ne serait rien d'autre...
La répartition se fera proportionnellement à (on ne sait pas trop quoi), mais ce sont les "gros" artistes qui prendront la grosse part du gâteau.
Ce qui est normal.

Ah, bon. Donc vive les gangsters, selon toi. Alors pour quoi faire des lois, puisque personne ne peut les respecter, la loi du plus fort suffi, non.
Il n'y pas besoin de perfuser la presse des "gros". Quand je paye un FAI je paye une bande passante et rien d'autre. Mais maintenant si je dois payer plus de gens qui ont une bouche qui pue du cul ou de cadavre (comme les Rotschild) alors gardez votre net, télévision, etc. La vie est plus belle sans.
>>>"...surtout pas demander à une presse composée à 87% de journalistes de gauche de s'adapter au monde moderne. S'adapter ? Se réformer ? Voici 2 mots tabous pour une presse démago."
>>>>>>>>>>>>Alors là le rapport à la presse de gauche et l'adaptation je suis pas...Les journalistes de droite sont donc meilleurs ? Leurs articles plus sérieux , plus incisifs et les ventes de leurs papiers meilleures ? Ils touchent pas de subventions ?
Les FAI sont les entreprises qui ont le plus fort taux de croissance du moment. Forcément, ça fait des jaloux.

Et en face, les entreprises de médias du vieux monde, incapables de trouver un nouveau modèle (ceci dit, c'est pas forcément évident non plus pour la presse écrite) et qui se retrouvent menacées.

La vraie question c'est surtout : pourquoi faudrait-il les sauver au détriment des nouveaux médias ?
'AxS/Natsume', le 01/01/1970 - 01:00
Les FAI sont les entreprises qui ont le plus fort taux de croissance du moment. Forcément, ça fait des jaloux.

Et en face, les entreprises de médias du vieux monde, incapables de trouver un nouveau modèle (ceci dit, c'est pas forcément évident non plus pour la presse écrite) et qui se retrouvent menacées.

La vraie question c'est surtout : pourquoi faudrait-il les sauver au détriment des nouveaux médias ?

Moi je dis adapte toi ou crève comme l'évolution naturelle. Plus sérieusement, moi je ne veux pas les sauver, je ne les lis pas et je me contrefiche d'eux, mais c'est comme les maisons de disque, ils sont bien implantés dans l'économie et dans l'esprit des gens. Tellement bien qu'on a l'impression que leur existence est induite ...
Après les artistes, voila la presse écrite qui pleure ! Encore des nuls qui vont faire du kleenex avec Sarko pour obtenir une loi sur internet une de plus !! Petit rappel ... Taxe sur les supports vierges pour la SACEM, Taxe pour le manque à gagner du groupe France télévision, HADOPI, LOPPSI2, et encore une nouvelle taxe pour la presse. Faut arrêter la bière !!
mais ou est-ce que l'ont vas j'y croit pas on prend vraiment les citoyens honnête pour des con mais quelle est ce pays mais surtout ces gens qui le gouvernent ....................................
c'est promis si je me fait licencier je me casse de ce pays pour m'installer dans un pays libre de droit et non dans une dictature qu'est notre pays ..........
Une licence globale pour les œuvres cinématographiques, une licence globale pour les œuvres photographiques, une licence globale pour la presse papier... Ils nous ont pris pour le FMI ??

Les FAI et les usagés d'internet devrait payer pour toutes les industries qui galèrent?

C'est peut-être une question de mode, mais depuis quelques temps tout est de la faute à internet, aux FAI, aux méchants pirates borgnes avec un cache sur l'œil, et leur solution est toujours de nous prendre des sous, nous surveiller et réduire nos libertés.
Mais Libé, existe toujours, il doit s'agir d'une erreur, ils sont morts depuis au moins 15 ans!

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