Interview : quelle position du PSE au Parlement Européen après Guy Bono ?

Guillaume Champeau - publié le Jeudi 04 Juin 2009 à 16h21 - posté dans Société 2.0

Avec la retraite de Michel Rocard et la non reconduction de Guy Bono, le Parlement Européen perd les deux principaux défenseurs français des libertés sur Internet au sein du Parti Socialiste Européen (PSE). Y aura-t-il une relève ? Pour le savoir, Numerama et des membres du collectif Libre Accès ont interrogé Pervenche Berès, Présidente de la Commission des affaires économiques du Parlement Européen et candidate sur la liste PS d'Ile-de-France.

Numerama : Dans le cadre du Paquet Télécom et de la riposte graduée, le Parlement Européen a rejeté le compromis proposé par Catherine Trautmann, et confirmé l'amendement Bono tel qu'il avait été initialement voté. Quelle position défendra le PSE après le départ de Guy Bono dans la phase de conciliation ?

Pervenche Berès : Le compromis de Catherine Trautmann n'a pas été rejeté, il n'a tout simplement pas été mis aux voix lors de la plénière de mai, puisque l'ordre de la liste de vote a été inversé. C'est d'ailleurs le soutien de l'ensemble du PSE, y compris Catherine Trautmann, qui a permis à l'amendement Bono de passer.

L'objectif de cet amendement, comme du compromis d'ailleurs, est de faire le lien -pour la première fois- entre droits fondamentaux et Internet. L'amendement Bono est sans équivoque quant à la saisine préalable d'un juge, et revêt une dimension symbolique incontestable. Mais il souffre d'un handicap lourd dès lors que l'on est en procédure de codécision : il a été jugé, de manière répétée, inacceptable par une majorité qualifiée d'Etats-membres.

L'amendement de compromis, abordé de façon honnête, fait certes l'impasse sur la dimension préalable de l'accès au juge (qui n'est en fait mentionnée dans aucun texte fondamental, que ce soit la CEDH, ou la Déclaration universelle), mais couvre d'autres points que cette seule question de l'autorité judiciaire (en particulier, respect de la vie privée). Surtout, cette formulation pouvait trouver une majorité au Conseil, qui était forcé de l'accepter s'il voulait un accord, puisque c'était alors le Parlement qui avait la main. Il était par ailleurs en phase avec nos camarades qui à l'Assemblée nationale menaient le combat contre la loi Hadopi.

Les échos qui nous viennent du Conseil sont inquiétants : il n'y aura a priori pas d'accord sur l'amendement Bono à la mi-juin (contrairement à ce qu'assurait par exemple Daniel Cohn-Bendit). Et la situation est à présent inversée : d'un point de vue institutionnel, c'est le Parlement qui porte la responsabilité d'un non-accord et qui sera en position de demandeur dans la conciliation, ce qui est une double-faiblesse.

Il est aujourd'hui difficile de prévoir ce que sera la position du Parlement au comité de conciliation puisque la composition de sa délégation dépendra des nouveaux équilibres issus de l'élection. Le PSE est attaché à la défense des libertés fondamentales et continuera à se battre sur cette question. Cependant, chacun devra aussi agir en responsabilité. Le maintien du blocage actuel ferait définitivement couler le paquet avec ce qu'il représente en termes d'investissements dans les chantiers du futur, de protection des consommateurs mais aussi tout élément "anti-riposte graduée".

Le Parlement Européen a accepté de voter l'extension de la durée de protection des droits voisins pour les producteurs de musique, qui passeront de 50 à 75 ans. Pensez-vous qu'il était légitime de réduire ainsi la partie des oeuvres qui sont librement accessibles, dans le domaine public ?

La DSF (la délégation socialiste française au parlement européen, ndlr) a rejeté ce rapport considérant que l'allongement de la durée des droits d'auteur ne réglait pas le problème de rémunération des artistes, ne profitait qu'à une frange très particulière (l'industrie phonographique) et avait un impact disproportionné sur d'autres secteurs liés, tels que la radiodiffusion.

En revanche, le PSE a voté pour le rapport dans la mesure où le délai proposé initialement de 90 ans et jugé inacceptable avait été abaissé à 70 ans et non 75.

Pour ma part, devant cette division et dans un débat où manifestement les pistes alternatives n'avaient pas été suffisamment explorées, j'ai préféré m'abstenir.

Pour une très large part, le droit d'auteur est fixé par des traités internationaux. Le prochain, l'ACTA, est actuellement négocié dans la plus grande confidentialité. Comment le Parlement Européen doit-il se positionner dans ces discussions internationales ? En a-t-il le pouvoir ?

L'ACTA ne concerne pas le droit d'auteur spécifiquement, mais la contrefaçon (vente de faux médicaments sur Internet par exemple). Cependant, la "contrefaçon" de produits culturels semble devoir être incluse dans le champ de cette convention (cf. textes publiés sur Wikileaks), même si techniquement le lien est ténu.

La FFII avait demandé au Conseil, sans succès, des éléments d'information sur les négociations. Il arrive par ailleurs que même le Parlement ait des difficultés à obtenir des documents de la part du Conseil en particulier parce que les réunions de Coreper et les groupes de travail ne sont pas ouverts. Dans le cadre de la réforme du Parlement en cours, nous allons engager une nouvelle discussion sur ce point.

Cette négociation est menée sur la base de l'article 133 du Traité sur la base duquel le Parlement sera consulté. Il se prononcera sur la base d'un rapport de sa commission INTA (commerce international). En revanche, si l'accord devait avoir une déclinaison législative, celle-ci relèverait de la co-décision.

La Commission a par ailleurs publié en janvier 2009 une FAQ sur ACTA.

De plus en plus, les opérateurs télécoms s'approprient des exclusivités sur la diffusion de certains contenus, ou font part de leur souhait de favoriser les services dont les éditeurs payent aux opérateurs une surtaxe. D'autres interdisent certains types d'application, en particulier sur l'internet mobile. Faut-il interdire toute intervention des opérateurs sur les contenus qu'ils transportent ?

Dans le cadre de la convergence, il n'est désormais plus rare que les opérateurs non seulement tentent de s'assurer des exclusivités en termes de contenu (par exemple, droits de retransmission du football), mais qu'ils soient propriétaires ou au moins impliqués dans la production des contenus qu'ils transportent. La question de ce qu'il est possible de faire en termes d'exclusivité et d'accords commerciaux prend alors tout son sens, avec toutes les dérives que cela peut impliquer (en particulier, une fragmentation du réseau qui serait mortifère pour l'esprit même d'Internet).

La neutralité d'Internet doit rester le fondement de toute politique de gestion des réseaux, il ne doit pas être possible de bloquer une application en particulier (je vous renvoie à un élément du rapport Trautmann au sujet des missions des régulateurs nationaux : "Promoting the ability of end-users to acccess and distribute information or run applications and services of their choice"). Mais l'orthodoxie de la dissociation complète entre "contenus" et "tuyaux" est en voie d'effritement.

Les citoyens européens voient se multiplier le nombre de projets de lois nationaux et de directives européennes visant à renforcer la sécurité, contre le terrorisme, la pédopornographie, la violence, le racisme, etc. Le législateur, national ou européen, n'est-il pas en train de faire de la sécurité, par la surveillance qu'elle impose, le bourreau des libertés et de la vie privée ?

Sécurité/liberté: vieux débat qui réapparaît sous des formes différentes, toujours plus raffinées technologiquement !

Le renforcement de la sécurité contre le terrorisme, la violence ou tout autre acte pénalement répréhensible est indispensable mais il ne doit pas constituer un prétexte pour porter atteinte aux libertés fondamentales. Il est inacceptable d'utiliser l'argument de la peur pour légitimer un filtrage systématique de l'Internet. C'est tout l'enjeu du débat en démocratie de définir le juste équilibre.

Les FAI doivent-ils, comme le prévoit en France la loi Loppsi, bloquer l'accès aux sites pédophiles ? Si oui, qui doit décider de la liste des sites à bloquer, et qui pourra la contrôler ?

Comme mentionné dans la réponse précédente, la lutte contre la pédopornographie est absolument nécessaire. Cependant, bloquer un site internet ne permet de répondre que très partiellement au problème (éviter l'exposition) sans le résoudre. Avant d'obliger les FAI à bloquer les sites, il faut agir en amont. Il existe à ce titre des cellules spécialisées dans les Etats-membres chargées de repérer les sites et de remonter les filières (par des procédures judiciaires classiques) ; ces organismes manquent encore parfois de moyens, mais permettent une réponse bien plus efficace à ce problème.

(question de Kassandre) : Dans la mesure où le nombre d'artistes ayant fait le choix des licences libres pour partager leurs créations est sans cesse croissant - et bien que cela soit encore naissant en ce qui concerne les cinéastes (représentés par notre collectif) ce choix s'est déjà généralisé dans les domaines de la musique et de la littérature - quelle sera la politique du PSE pour soutenir ces initiatives? Plus précisément ; à défaut d'avoir eu pour l'instant une réponse au niveau national à nos différentes démarches visant à financer la création et améliorer la rémunération des artistes peut-on espérer trouver auprès du PSE un écho européen?

Sur le choix des licences libres : tous les candidats PS aux élections européennes soutiennent cette initiative et ont à ce titre signé le pacte du logiciel libre.

Sur le financement de la création et la rémunération des artistes : aucune solution ne peut être trouvée sur les ruines d'un "choc" entre artistes et internautes ; la solution -ou plutôt, plusieurs solutions complémentaires- devront être trouvées en conciliant les positions de toutes les parties impliquées. Le PSE s'est déjà engagé dans la recherche d'une alternative souhaitable pour tous dans le cadre du groupe de travail sur le droit d'auteur au Parlement Européen et souhaite entreprendre sur cette question un travail de fond dès le début de la prochaine législature.

(question de l'association Musique Libre) : L'Industrie culturelle en crise cherche par tous les moyens à sauver son monopole, au détriment des indépendants et du public, et d'autre part certaines SPRD vont bientôt perdre leur monopole... Dans ce contexte où les lignes bougent, il semble utile de se pencher un peu plus sur les alternatives qui se développent et innovent. Un nombre croissant de créateurs et d'entrepreneurs partagent la philosophie du "libre", et s'associent pour réfléchir à de nouveaux modèles de rémunération plus équitables, moins dispendieux, en harmonie avec les technologies et les citoyens qui s'en servent au quotidien. Le PSE a-t-il réellement "identifié" la culture libre et ses principaux acteurs ?

Le PS est tout à fait conscient de l'existence de la philosophie du "libre" et a déjà fait un pas dans ce sens : tous les candidats PS aux élections européennes ont signé le pacte du logiciel libre. La possibilité d'adopter un modèle économique basé sur les licences ouvertes sera absolument incontournable lors des discussions sur la recherche d'un modèle économique viable, qui allie problématiques de droit d'auteur et de la liberté des internautes. Ce sera une question majeure de la prochaine législature au Parlement européen. Cependant, je ne suis pas sûr, que l'on puisse ou doive qualifier le paquet Telecom, qui n'a rien à voir avec la question du contrôle de l'accès à Internet, de ' répressif '.

(question de Onde Parallèle) : Les industries du Cinéma sont largement financé par des fonds Européens et nationaux. Est il normal que le contribuable Européen favorise le financement d'oeuvre, auquel il ne peut comme tout producteur avoir des droits de diffusion et de copie ?

Dans le cadre de l'exception culturelle, les aides aux producteurs de cinéma constituent un soutien de poids pour un secteur qui souffre de la concurrence, notamment américaine. Comme indiqué dans la question, les aides sont accordées sur une base nationale ou européenne (exemple du programme MEDIA 2007 de la Commission Européenne qui couvre la période 2007-2013). Mais, contribuer au financement d'oeuvres par l'intermédiaire de ces fonds ne fait pas du contribuable européen le propriétaire des droits qui s'y rapportent. De la même manière, les impôts locaux payés par un contribuable et que serviraient à construire un théâtre ne le rendent ni propriétaire du bâtiment ni des pièces qui y sont jouées ! C'est la logique de toute politique publique en démocratie, d'utiliser l'argent public pour orienter l'activité de tel ou tel secteur et de soutenir tel ou tel type d'activité.

(question de Onde Parallèle) : Dans ce sens les Fonds dédiés à l'Industrie Culturelle en Europe ne devraient-ils pas être seulement dédiés à des oeuvres utilisant les licences Creative Commons ou Art Libre, permettant de garantir une protection contre une utilisation commerciale abusive tout en garantissant à chaque citoyen européen une utilisation non commerciale des oeuvres ?

Pour le moment, les fonds dédiés à l'industrie culturelle ne permettent pas, seuls, de financer la production et le business model n'est pas adapté à ce genre de pratique. Mais cette idée est à creuser.

Publié par Guillaume Champeau, le 4 Juin 2009 à 16h21
 
 
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Commentaires à propos de «Interview : quelle position du PSE au Parlement Européen après Guy Bono ?»
 

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>>>Le PSE est attaché à la défense des libertés fondamentales et continuera à se battre sur cette question. Cependant, chacun devra aussi agir en responsabilité. Le maintien du blocage actuel ferait définitivement couler le paquet ...

Et donc, tirez-en la conclusion : l'amendement passera aux oubliettes au nom de l'importance du Paquet Telecom.

Ce qui est normal, puisque cet amendement n'avait rien à foutre dans ce texte.

Par contre, il serait intéressant que le Parlement se saisisse d'un vrai débat : les droits et les devoirs de l'internaute et de tous les acteurs techniques d'Internet (cablo-opérateurs, FAI, hébergeurs, éditeurs de contenu, ...).
enter, le 01/01/1970 - 01:00
Et donc, tirez-en la conclusion : l'amendement passera aux oubliettes au nom de l'importance du Paquet Telecom.

Ce qui est normal, puisque cet amendement n'avait rien à foutre dans ce texte.


On en est pas encore arrivé là ... Attendons déjà le 12 juin prochain.



:Hein:
Comme d'habitude vec le PS, il faut que ces députés soient sous pression pour agir à défaut c'est comme la droite ! Du coup je voiterai UMP aux prochaines européennes, ça m'épargnera l'hypocrisie du PS qui défend une position un jour et l'inverse le lendemain.

Honte au PS de ne pas avoir renouveller des députés comme BONO et SAVARY.
VIVE l'UMP , tu avais oublié :-)
>>>Le PSE est attaché à la défense des libertés fondamentales et continuera à se battre sur cette question. Cependant, chacun devra aussi agir en responsabilité. Le maintien du blocage actuel ferait définitivement couler le paquet ...

Et donc, tirez-en la conclusion : l'amendement passera aux oubliettes au nom de l'importance du Paquet Telecom.

Ce qui est normal, puisque cet amendement n'avait rien à foutre dans ce texte.

Par contre, il serait intéressant que le Parlement se saisisse d'un vrai débat : les droits et les devoirs de l'internaute et de tous les acteurs techniques d'Internet (cablo-opérateurs, FAI, hébergeurs, éditeurs de contenu, ...).
personnelement pour avoir rencontré Pierre Moscovicci cette semaine il soutien 100 % l'amendement BONO
Chaque abstention, c'est une voix pour l'UMP malheureusement.

Ou le PS (enfin, ça revient au même).
Le PS ça m'inquiète moins que l'UMP/le PPE (Paquet Télécom, Hadopi, DADVSI, LOPSI, LSI, etc.)
Le PS ça m'inquiète moins que l'UMP/le PPE (Paquet Télécom, Hadopi, DADVSI, LOPSI, LSI, etc.)
Pour moi, c'est du pareil au même, avec des traîtrises en prime. Qui a mis en place la taxe sur les supports vierges, dont il a pourtant été reconnu qu'elle a permis un recel de contrefaçon au bénéfice des majors et dont les tarifs sont hallucinants ? Les social-traîtres.

Sur un autre sujet qui m'intéresse, qui avait promis de lancer un débat sur la légalisation du cannabis, après les présidentielles (sans poser la moindre condition de vainqueur) ? Les social-traîtres. Qu'a répondu le cabinet d'Hamon au CIRC, lors d'un coup de fil pour le leur rappeler ? Que lancer un tel débat en pleine crise reviendrait à se foutre de la gueule des électeurs (pardon ?!?! elle a bon dos la crise : et c'est l'aile gauche du PS, "ça" - ça promet).

Qui vote à 97% les mêmes textes que l'UMP, au parlement européen ? les social-traîtres.

Qui a besoin de s'en remettre à des cinéastes de droite, pour ne même pas finir pas se dire que l'accès du peuple à la culture est inconditionnellement une bonne chose, en commençant déjà, au contraire, à écarter les videos d'une éventuelle licence globale ? La social-traître en chef.

Qui déclame à qui-mieux-mieux que le vote pour les autres qu'eux est futile, puisque seul le leur serait utile (singeant la technique de Miterrand, qui a flingué ces benêts de communistes, qui se sont fait fister jusqu'à la fontanelle, et sont prêts à en redemander encore aujourd'hui) ? Les social-traîtres.

Il n'y a fondamentalement aucune différence entre les social-traîtres et les umpistes (à part que les premiers sont encore plus faux-culs) : c'est la même engeance d'ultra-droite, ultra-conservatrice au possible, parjure, et manipulatrice. Qu'ils crèvent la gueule ouverte : j'irai chier dedans. Je voterai maintenant contre eux, quoi qu'il y ait en face, y compris l'ump : ils le méritent infiniment.
>>>Le PSE est attaché à la défense des libertés fondamentales et continuera à se battre sur cette question. Cependant, chacun devra aussi agir en responsabilité. Le maintien du blocage actuel ferait définitivement couler le paquet ...Et donc, tirez-en la conclusion : l'amendement passera aux oubliettes au nom de l'importance du Paquet Telecom.Ce qui est normal, puisque cet amendement n'avait rien à foutre dans ce texte.Par contre, il serait intéressant que le Parlement se saisisse d'un vrai débat : les droits et les devoirs de l'internaute et de tous les acteurs techniques d'Internet (cablo-opérateurs, FAI, hébergeurs, éditeurs de contenu, ...).

Si on parlait de devoirs de traitres tels que Picolas Merdosi ?!
Madame Pervenche Berès oublie de dire que le compromis (mou) de Catherine Trautmann ouvre la porte à l'application d'Hadopi ! Et que la seule opposition contre cette loi scélérate est bel et bien l'amendement Bono !

Alors, il n'y a pas à tergiverser : Soit on est pour un compromis et indirectement pour Hadopi, soit on est pour l'amendement Bono et on contre la mise en application d'Hadopi.

Il n' a pas à tourner autour du pot, tout est là et à ce que semble vouloir nous faire comprendre cette représentante du PSE, son parti défendra le compromis Trautmann.

Et bien du coup, moi qui avais encore quelques hésitations, je n'en ai plus : je ne voterai absolument pas pour le PS aux élections européennes (Aaaah, ça fait du bien de l'écrire) !

fricard, le 01/01/1970 - 01:00
Oups, j'ai oublié que les verts européens disent vouloir légaliser le partage de fichiers : http://torrentfreak....sharing-090604/
+1 :bienvu:
Depuis quand le PSE et le PPE vote la meme chose au parlement ?? cette acharnement contre le PS est ridicule !! c'est tout simplement de la récupération le PS ne sera jamais assez a gauche ou assez je ne sais quoi a tous ceux qui le traite de traite sans même comprendre ce que fais le PSE pour l'europe, dois je vous rappeler d'ou viens ce putain d'amendement 138/46 ?? Les héros d'hier sont les ennemis d'aujourd'hui pathétique dotant plus que l'argument anti PSE ce résume à ==> "abjecte vermine social-traître" .

Le PSE et la principal force d'opposition au parlement face au PPE (conservateur)==(ump) et au (libéraux)==(modem).

je reste sur la position de millions d'internaute qui en on assez de voire cette géguerre du plus a gauche que moi tu meurt. Oui le PSE ne vas pas tout changer d'un coup de baguette magique ... en même temps depuis le temps que l'extreme gauche existe ils n'ont pas fais grands choses pour nous (au niveau des lois qui régisse nos vie ce qui quand même le but. on se bat pour des amendements pour changer les choses.

Vous ne m'enléverer pas de la tête que la plus grande des manifestations ne vaudra jamais la plus belle des élections

Un dernier mot pour finir comme de nombreux internaute qui on laissé des video sur The Pirate Bay !!!! 7 June vote LEFT or GREEN
prakash, le 01/01/1970 - 01:00
Depuis quand le PSE et le PPE vote la meme chose au parlement ?? cette acharnement contre le PS est ridicule !! c'est tout simplement de la récupération le PS ne sera jamais assez a gauche ou assez je ne sais quoi a tous ceux qui le traite de traite sans même comprendre ce que fais le PSE pour l'europe, dois je vous rappeler d'ou viens ce putain d'amendement 138/46 ?? Les héros d'hier sont les ennemis d'aujourd'hui pathétique dotant plus que l'argument anti PSE ce résume à ==> "abjecte vermine social-traître" .

Le PSE et la principal force d'opposition au parlement face au PPE (conservateur)==(ump) et au (libéraux)==(modem).

je reste sur la position de millions d'internaute qui en on assez de voire cette géguerre du plus a gauche que moi tu meurt. Oui le PSE ne vas pas tout changer d'un coup de baguette magique ... en même temps depuis le temps que l'extreme gauche existe ils n'ont pas fais grands choses pour nous (au niveau des lois qui régisse nos vie ce qui quand même le but. on se bat pour des amendements pour changer les choses.

Vous ne m'enléverer pas de la tête que la plus grande des manifestations ne vaudra jamais la plus belle des élections

Un dernier mot pour finir comme de nombreux internaute qui on laissé des video sur The Pirate Bay !!!! 7 June vote LEFT or GREEN

Le PS a de très bons éléments, mais le problème, c'est qu'ils ont aussi des raclures (Lang/les ministres de l'ouverture/Trauttman qui préfère sacrifier les libertés plutôt que retarder de quelques mois un texte ...)

It
prakash, le 01/01/1970 - 01:00
Depuis quand le PSE et le PPE vote la meme chose au parlement ??
http://www.google.fr...s...rcher&meta=

Voilà : va voter, va. Le PS a peut-être trois ou quatre bons éléments, qui doivent s'être perdus, ou sont entrés parce qu'ils ont vu de la lumière, mais au final, les chiffres et les actions parlent d'eux-même.
Entre la liberté et l'argent, le PS a choisi.
Moi aussi, et ça ne sera pas le PS.
Nanard et KouKouch.
Bais bais bais. Lang de Blois, Djack le Djeune.
Ils sont dans les fichiers de l'UMP.
Carla et Nico frissonnent en ecoutant les gauchistes Allegre et Besson le traitre.
Pourquoi faudrait-il voter utile alors que le PS s'abstient au Senat?
La reponse: le PS devrait etre + modeste et passer des alliances.
Avant de mourir: pour le poisson, ca commence par la tete.
la photo fait peur quand même..
Hum, clair. Sinon c'est un peu du PS tout craché, des positions molles, pas partagées par tout le monde, bref, tout à fait le genre d'attitudes qui a conduit le PS à ce qu'il est aujourd'hui : au fond du trou, avec ses élements les plus ... opportunistes qui mangent dans la main de l'UMP pour une place au gouvernement.
Tous les partis en place (ump, ps, modem et vert ) ont voté pour 97% des lois qui nous ont conduit là où nous en sommes. En cherchant bien, j'ai trouvé le parti de Nicolas Dupont Aignant qui s'est battu contre Hadopi et est à peu près le seul à lancer un débat sur le gouvernement européen actuel, tout en restant modéré et démocrate. Il est le seul également à s'offusquer du traité de Lisbonne qui nous a été re-servi par derrière et copie conforme du texte que les français ont rejeté massivement en 2005.

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