Le gouvernement interroge sur "l'internet du Futur"
Guillaume Champeau -
publié le Mercredi 20 Mai 2009 à 11h30 -
posté dans Société 2.0
![]() Hasard des calendriers. Alors que Numerama publiait ce matin un long article sur le net selon Sarkozy, le gouvernement lançait au même moment une consultation publique sur "l'internet du Futur", dont la présentation peut prêter à davantage d'optimisme. La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse, le secrétaire d'Etat chargé de l'industrie et de la consommation Luc Chatel, et la secrétaire d'Etat à l'économie numérique Nathalie Kosciusko-Morizet ont lancé mercredi une consultation publique sur "l'internet du Futur". Ils veulent "recueillir l'avis de l'ensemble des acteurs concernés par ce thème : universitaires, chercheurs, grandes entreprises, PME, société civile...". Alors qu'Eric Besson avait rendu l'an dernier un Plan Numérique 2012 déjà tombé dans les oubliettes, cette consultation doit permettre de "positionner favorablement la France dans le développement de l'Internet du Futur, et favoriser ainsi les retombées économiques et industrielles pour notre pays". Le gouvernement a déjà fixé le cap de cette consultation : "permettre une meilleure prise en compte de la sécurité et de la qualité de service et permettre le développement de nouveaux usages (comme la mobilité ou l'interconnexion avec le monde physique avec la montée en puissance de l'Internet des Objets)". Point positif et très rassurant, s'il ne reste pas qu'une déclaration d'intention, le gouvernement précise que "ces évolutions devront aussi préserver les principes fondamentaux de neutralité, d'ouverture et d'interopérabilité qui ont permis à Internet de devenir le principal réseau d'échange d'information". Etrange de la part d'un gouvernement qui a fait pression au niveau européen pour que ces principes ne soient pas imposés dans le Paquet Télécom. Cette consultation s'inscrit dans le prolongement d'un groupe de réflexion constitué en 2007, qu'avaient co-présidé l'INRIA et l'Institut Télécom. Composé de chercheurs, d'experts internationaux, de PME et d'industriels, il avait rendu un rapport en juin 2008. Ouverte à tous jusqu'au 13 juillet 2009, la consultation porte notamment sur "l'identification des thématiques liées au concept d'Internet du Futur (technologies du " coeur de réseau ", réseaux d'accès, réseaux spontanés, Internet des objets, contenus, usages et services...), l'organisation de la recherche en France dans ce domaine, la coordination des plateformes d'expérimentation, l'organisation des pôles de compétitivité TICs sur cette thématique, la normalisation, les actions à mettre en oeuvre pour préparer l'industrie française à ces changements importants....". à lire aussi
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Commentaires à propos de «Le gouvernement interroge sur "l'internet du Futur"»
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D A R T H
le 20/05/2009 à 17:15
L'internet du futur c'est Kultur Kommandantur
non l'internet du futur le gouvernement nous le construit
VPN, SSL + FTP... relance économique des réseaux souterrains IRC et j'en passe ! la rupture qui disait, et bien elel va arriver finalement bravo encore de soutenir les réseaux privés et autres. à part les majors qui y aurait penser ? le gouvernement lançait au même moment une consultation publique sur "l'internet du Futur"
Elle est bien bonne! Ils n'en veulent pas d'internet libre. C'est trop compliqué pour eux et ils demandent de leur donner des idées pour nous baiser. C'est une "consultation" bidon dissimulée sous une fausse action qui se veut démocratique sans l'être au fond. Parlez toujours on n'en a rien à battre. Avant de s'interroger sur "l'internet du futur", ils devraient déjà commencer par comprendre l'internet du présent.
Comme ils sont complètement dans le passé et s'y complaisent, c'est pas gagné... Je ne débattrais pas sur l'intérêt ou non d'un tel questionnaire.
Ce qui me choc par contre ce sont toutes les données confidentielles demandé au début (et obligatoires) ; nom, prenom, adresse mail, téléphone, employeur, alors qu'il n'est fait nulle part mention de l'usage et de la rétention qui seront fait de ces données. Je me suis permit de souligner ce point litigieux auprès de la CNIL, faute de trouver sur le site un mailto (hormis celui du webmester) propre à ce type de réclamation. Mobilité ? Interconnecxion ? Neutralité ? Ouverture ? Interopérabilité , certe , il est facile de ce croire libre dans une boite ou l'on ne vois pas les paroi.
L’internet du futur ? Le mieux se serait sans le gouvernement, lâchez nous la grappe, faites mumuse avec vos banquiers et avec vos militaires, et foutez la paix aux internautes.
Je viens de me taper l’indigeste pdf bourré de conneries. Si tpc/ip ne leur plait pas qui le laisse tranquille et ne pas s’en servir pour choper les gens qui échanges. Vivement qu’on trouve le modem relié a la prise terre avec le protocole qui va bien pour. Oui, je sais je rêve mais qui sait ? ça va plutôt ressembler à la télé de Corée du nord ou à Google China,avec balances et emprisonnement des dissidents...Big Brother is watching you!!!
C'est vrai que le gouvernement ne capte absolument pas le web d'aujourd'hui ! Quoiqu'il en soit il y aura tjrs le bon et le méchant ... Cela tourne à tour de rôle et on trouve un équilibre comme ça.
Si hadopi se veut protecteur des droits d'auteur sur les contenus et les fournisseurs de ses contenu, il va de soit que le net regorge de tout et de rien. Un peu de tri ne fait mas de mal, c'est pareil sur mon disque Il faut avouer que ils ne peuvent pas tout contrôler, donc ce système permettra de faire peur à ce qui abuse (trop) du web comme poubelle de stockage. Le pire c'est celui qui aura un accès internet et une maison avec un équipement informatique et électronique genre maison web 2.0 du futur : plus de net -> plus de contrôle de sa piole. Mais alors blackout sur tout ce qu'il avait mis en place. Et là les assurances, hadopi y a penser ? Celui qui matte la tv avec un bouquet adsl, il fait comment si il n'a plus de net, surtout qu'il continu de raquer son abo. Bref c'est abuser. De toute façon il reste toujours un coté opaque que les états ne peuvent contrôler (encore) c'est la pensé humaine. Et c'est elle qui fait évoluer les technologies : P2P, SSL, Serveur virtuel, domaine privé, saut de serveurs, fichiers polymorphes, etc. ... Cool en fait. On (nous) construit le web 3.0 l'internet du futur à notre place. haha!!! J'ai rempli le formulaire et dit tout le bien que je pensais de sa forme comme de son fond, dans mes réponses. Faites de même. Vous allez voir c'est passionnant de voir à quel point on nous prend pour des cons.
A propos je ne voulais pas voter pour les européennes, mais rien que pour donner une claque au petit chef de l'Elysée, j'irais voter.
J'ai répondu très sérieusement a leur questionnaire...
Mais honnêtement, je doute que eux même est compris leur propre questions ! Et puis les 3 question sur l'intérêt des recherches disruptives et incrémental ! C'est tellement spécialisé comme thème que je ne comprend pas ce que cela fessait là ! A mon sens, ce questionnaire et un beau nuage de fumé, juste histoire de dire plus tard "mais si ! on avez consulté !" Tout comme la Commission Européenne, le gouvernement Français cherche ici à se projeter dans le long terme pour définir une politique d'accompagnement : en lançant cette consultation il est dans son rôle, qui pourrait le lui reprocher ?...
Cependant, compte tenu du sujet éminemment complexe (Internet), cette démarche consultative – dans sa formulation - n'est-elle pas ambigüe ? En réfléchissant à ce sujet, j'identifie deux types de réponses possibles : 1) La première (« gourou ») consiste à développer des visions de l'Internet du futur et, moyennant un «gap analysis», déduire les axes à développer en matière de R&D, investissements, positionnement, formation, etc. Cette réponse est celle qui, d'ordinaire, préside au pilotage des politiques en matière de R&D des grands états, on la retrouve plus rarement dans l'élaboration des stratégies industrielles des acteurs économiques (plus pragmatiques). Elle est utile en matière de recherche fondamentale (horizon >5 ans), peu efficace en recherche appliquée (horizon 2-5 ans) et «hors sujet» en deçà de ces délais. Ce contexte est souvent propice à l'expression initiale des «gourous» qui disposent de la «vision du futur» (ou de bons appuis politiques) et nécessite de parier sur le futur. L'histoire nous enseigne que la majorité de ces prédictions sont souvent réfutées par la suite†Les réponses jugées les plus pertinentes (ou les mieux soutenues) sont alors utilisées comme objectifs et la politique mise en ?uvre s'attache à définir les réponses – souvent normalisées ou standardisées - permettant de passer des «savoirs et moyens existants» aux «projections retenues comme objectifs». Cette approche peut brider la créativité de certains concepteurs mais permet à tout un écosystème (officines de R&D, grands acteurs économiques, spécialistes du lobbying, associations, organismes de normalisation, etc.) de prospérer et (sur)vivre. Elle occulte néanmoins une réalité souvent observée : celle de l'émergence d'innovations latentes qui créent des ruptures et se traduisent – dans le secteur marchand – par des success stories et des «standards de fait» (je ne donnerai pas de noms). Je cite pour l'exemple l'analogie suivante : «Un enfant naît en 1950. Ses parents prédisent qu'il voudra devenir écrivain. Ils mettent donc tout en ?uvre pour améliorer les moyens existants : stylo encre, papier, etc. En 1978, l'ordinateur se généralise et, qui plus est, l'enfant préfère danser plutôt qu'écrire des romans※ 2) La seconde, plus pragmatique, consiste à faire observer par des experts objectifs les développements déjà engagés par les acteurs de l'Internet (acteurs directs et indirects). En fonction de la pertinence de ces développements et selon un constat « a posteriori » (et non « a priori »), il s'agit donc de verser des aides adaptées (déconnectées de tout clientélisme ou lobbying) et se référant à une grille de lecture faisant référence (système de valeurs communes). Il ne s'agit là que de favoriser des évolutions « systémiques » (ou Darwiniennes) de sélection et d'auto-organisation naturelles : les idées inadaptées ou farfelues disparaissant d'elles-mêmes. Cette réponse (approche) est plus axée sur les écosystèmes relatifs à l'entrepreneuriat et un peu moins sur ceux qui relèvent de la « voyance ». En parallèle, la question à poser n'est pas : « Que deviendra l'Internet dans X années » ? Mais : « Comment, en avançant, nous allons identifier les bonnes opportunités et gérer la cohésion d'ensemble (sécurité, déontologie, â€) » ? Pour les lecteurs empreints de « systémique », la question est donc « comment allons-nous piloter (gérer, assisterâ€) l'auto-développement de l'Internet » ? Je reprends, pour l'exemple, l'analogie suivante : « Comment – en tant que parents – allons-nous piloter (assister) le développement de notre enfant ? Quelles valeurs allons-nous lui transmettre ? Comment allons-nous développer ses capacité d'adaptation ?, †» Notre objectif est en effet de l'autonomiser afin pour qu'il puisse donner, une fois adulte, le meilleur de lui-même†Philippe GAUTIER (www.business2any.com) Et ils vont interroger qui ? Rika Zarai ? Pascal Negre ? les sénateurs de plus de 80 ans ? pire encore ....Nicolas Sarkozy qui ne sait pas ouvrir un mail ?.......
Le résultat en tout cas on le connait....une grosse bouse, comme d'habitude
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