Mis en place fin octobre, la plateforme de signalement 33700 mise en place pour lutter contre les SMS indésirables affiche un bilan des plus encourageants. Moins de trois mois après l'ouverture du service, plus d'un SMS indésirable sur deux a déjà fait l'objet d'une coupure du numéro renvoyant vers un service surtaxé.

Salut c moi ? J’attends toujours ton appel, a croire que je t’ai laisse mon numero pr rien, rappelle moi au 0899…

En quelques années, les SMS de spams qui abusent de la naïveté des usagers pour les encourager à appeler des numéros de téléphone surtaxés ont explosé, au point de devenir un véritable fléau. Fin octobre, les opérateurs de téléphonie mobile et le gouvernement ont commencé à expérimenter une plateforme de signalement du spam, le 33700, qui a été lancée officiellement le 15 novembre. Trois mois après, les résultats confirment l’engouement du public déjà perçu pendant la phase de test.

En visite ce matin d’un centre clients mobile Orange à Paris, le secrétaire d’Etat chargé de l’industrie et de la Consommation Luc Châtel, et le Président de la Fédération Française des Télécoms Franck Esser, ont annoncé que 190.000 signalements avaient été transmis depuis le lancement de la plateforme.150.000 ont été identifiés comme pouvant faire l’objet d’actions à l’encontre des expéditeurs des messages, et plus de 150 coupures de numéros liées à des messages « réellement litigieux » ont été effectuées par les opérateurs.

Ce sont ainsi plus de la moitié des signalements identifiés comme « indélicats » qui ont fait l’objet d’une coupure de service contre les éditeurs peu scrupuleux. Une dizaine de mises en demeure ont été adressées, et les services de police ont été saisis d’un dossier complet, « sur un cas particulièrement significatif« . La difficulté étant que la plupart des éditeurs sont domicilés à l’étranger, derrière de simples boîtes aux lettres et des paradis fiscaux.

La plus grande surprise vient probablement de la grande assiduité des consommateurs qui signalent les SMS litigieux. 60 % des usages ont été au bout de la procédure, pourtant assez lourde. Il faut en effet faire suivre dans un premier temps le message litigieux à la plateforme, qui accuse alors réception et demande l’envoi d’un second message, avec cette fois le numéro de téléphone de l’éditeur du service, utilisé pour envoyer le SMS.

L’essentiel des signalements reçus ont concerné des messages de type  » salut, c’est moi….rappelle-moi au 089…… « ,  » ca m’amuse pas de t’envoyer des SMS… « , et leurs variantes. Mais la plateforme a également été saisie de cas de loteries, jeux et services de voyance surtaxés, et, à la marge, d’annonces destinées à un public adulte.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés