La Sacem veut la riposte graduée et une nouvelle taxe sans contrepartie

Guillaume Champeau - publié le Mercredi 29 Octobre 2008 à 19h05 - posté dans Société 2.0

Le président du Conseil d'Administration de la Sacem avait raison lorsqu'il disait en juillet dernier qu'il n'y a pas de Plan B en cas d'échec du gouvernement à faire adopter la riposte graduée par le Parlement. La Sacem avait pourtant évoqué la possibilité d'une taxe sur les fournisseurs d'accès à Internet... mais elle faisait partie du plan A. Alors que s'entame ce mercredi soir au Sénat le débat sur le projet de loi Création et Internet, la société de gestion collective a communiqué son envie de percevoir une nouvelle taxe, sur les revenus des fournisseurs d'accès à Internet.

Il ne s'agirait pas d'une licence globale qui assimilerait alors les téléchargements à des actes de copie privée, mais d'une taxe sèche. Sans contrepartie. "On ne parle pas de licence globale, mais d'une contribution du fait des bénéfices tirés de l'exploitation, du transport de la musique sur leur réseau", a expliqué mardi Laurent Petitgirard. "Si la dégradation (des revenus) continue et qu'il n'y a aucune possibilité de remonter la pente, il faudra bien se reposer cette question", a-t-il assuré.

Pourtant, comme on peut le vérifier sur le dernier rapport annuel publié par la Société de gestion, les revenus de la Sacem ont augmenté en 2007. Les perceptions de la Sacem ont ainsi augmenté tous les ans depuis 1992, avec comme seule exception l'année 2006, où les revenus ont baissé de 0,2 %. La pente ne devrait pas être trop dure à remonter.

Par ailleurs, alors que la Sacem a protesté contre la licence globale en assurant qu'il était impossible de répartir convenablement les revenus entre les artistes, Laurent Petitgirard estime désormais que des outils "de type Advestigo" pourraient être suffisants. "La philosophie de base de la SACEM est d'être au plus près de la réalité de la consommation. On revient aux outils, de type d'Advestigo. Il faut déterminer la manière la plus précise possible ces données". L'idée d'un panel de sondage élargi est désormais acceptée, pourvu que les consommateurs n'aient pas de contrepartie à la taxe.

Publié par Guillaume Champeau, le 29 Octobre 2008 à 19h05
 
 
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Commentaires à propos de «La Sacem veut la riposte graduée et une nouvelle taxe sans contrepartie»
 

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Seri, le 01/01/1970 - 01:00
C'est l'argumentaire utilisé par Retailleau pour soutenir son projet de remplacer la coupure de connexion par une amende. Projet qui ne peut pas aboutir en l'état vu qu'il a déjà été cassé par le Conseil Constitutionnel lors du vote de la DADVSI.
Il est bien là le problème... Ils ne comprendrons pas que toutes les DADVSI, HADOPI, MAJORSI,..., et autres taxes, ne seront jamais les alternatives à un marcher en constante adéquation avec la demande.

Vouloir contrôler le net et ne le voir que comme un produit commercial n'est qu'UTOPIE, et que si la SACEM veux pouvoir récolter des fonds, elle devrait expliquer aux industriels et producteurs qu'il serait temps qu'ils se remettent au travail plutôt que de raqueter ou faire l'homone !
Ca sème la merde...

Non au proxénetisme! Non à la Sacem! Longue vie à la musique!
polar_bear, le 01/01/1970 - 01:00
Tiens, djeff, ça ne te dirait pas de demander la même chose à notre gouvernement ? Après tout l'AIMSA est une société de droits d'auteurs aussi non ? Je ne vois pas pourquoi tes artistes n'auraient pas droit à leur part du gateau. :)

:lol:

(je rigole bien sûr, je sais très bien que la gratuité est ta motivation première)

Tu rigoles mais ça serait tout à fait possible et légitime.............pour nous aider à rétribuer nos artistes :D

Ils ont de la chance que nous à l'AIMSA on est pas des margoulins.

De toute façon,dans les années qui viennent, ils paieront toutes les saloperies qu'ils ont fait. (et on va participer à préparer l'addition)

Ils pensent qu'HADOPI va les sauver alors que ça va probablement précipiter leur chute
Ah les sales rats !!!
Aubasmot, le 01/01/1970 - 01:00
SCOOP:

Le groupe pétrolier TOTAL, réclame d'urgence une taxe sur les Vélos, ainsi que sur les Chaussures, car ces derniers, représentent un manque à gagner énorme et mettent en cause l'avenir de la société Total qui voit ses profits diminuer d'année en année.

Bon comparatif....clair et bien parlant

:bienvu:
Allé, pour se réconforter, une petite interview de Bernard Miyet (président du directoire de la Sacem) sur sa vision de la loi "création et Internet".

Interview piratée sur le site www.liberation.fr


envoyez le bouzin, c'est par ici
djk314, le 01/01/1970 - 01:00
Rhaaaa les GROS GROS boulets, ils m'envoient ça dans le courrier en plus, ils ont enjolivés les textes pour forcer les adhérents a signer une pétition livré avec pour l'adoption de l'Hadopi, ils n'auront pas du tout la mienne ça c'est clair,...
Vas y....montre nous cà. :gun:
djk314, le 01/01/1970 - 01:00
J'ai aussi écrits sur le site de La Lebanelle jaimelepognon.fr (heu... les artistes.fr) .
Mon message a pour but de savoir si j'ai le droit encore de distrib des morceaux a Môa sur le réseau P2P sans aller en prison....
Sauf erreur de ma part (et ça a peut-être changé avec l'apparition de sites 2.0 ayant signé un accord avec la SACEM, comme Deezer), si tu es inscrit à la SACEM, toutes tes oeuvres sont gérées par la SACEM et tu n'as aucun droit de diffusion par toi même. A la rigueur, si tu es le seul et unique ayant droit de l'oeuvre (soit unique auteur et unique compositeur et unique interprète), il y a possibilité de diffuser tes oeuvres sur ton propre site web, à condition qu'il n'y ait strictement aucune publicité sur le site, et moyennant finance (celui qui me dit que c'est pour reverser les droits aux ayant droits, je le mords, la 1ere condition étant d'être le seul et unique ayant droit).
Je suis Auteur Compositeur Interprete, et membre de la SACEM . Je viens de produire deux albums en autoproduction, et je me demande pourquoi je ne devrais pas signer avec un major? Je précise que je suis ayant droit unique.

Vous parlez beaucoup, vous critiquez beaucoup les majors , l industrie du disque, et la SACEM, mais qui peut me dire trés concretement comment je pourais me passer d'eux?

Ne sont-ils pas apte a faire ma promotion, et quelles autres altérnatives existent? La scéne? Trés bien, j'ai besoin de payer 4 musiciens pour 15 jours de répétitions, et une personne a plein temps chargée de vendre mes concerts pendant au moins deux mois, plus tout les frais annexes de promotions. Dois-je ouvrir un fond de souscription sur le net? Ou recourir au mécenat?

Les repartitions SACEM sont proportionelles aux diffusions, et comme les canaux de diffusions ont été multipiés comme des petits pains ces dix dérniéres années, c'est logique que les droits recoltés aient aussi augmentés. Qu'il n'y ait seulement que 1% des artistes qui touchent le gros lot, mais ça a toujours été le cas, et personne n a trouver rien a y redire depuis plus de 40 ans, pourquoi le critiquer seulement maintenant?

Mais avant de recuillir le fruit, il faut pouvoir planter l'arbre. C'est donc d'abord de production dont-il faut parler et des couts de promotion d un nouvel artiste, qui doivent être amortis. Quand seulement un artiste sur dix sous contract est rentable, il faut bien répartir les ressources pour trouver de quoi financer les autres qui eux ne seront pas rentables. N'est ce pas le travail d une maison de disque? En quoi cela est -il critiquable? N'offrent -ils pas une chance a de nombreux artistes? Quelle autre altérnative?

Je suis en autoproduction pour garantir ma liberté de création, mais si je ne trouve pas de promoteur, mes oeuvres ne seront pas rémurérés dans le cadre de leur diffusion car elles resterons dans mes tiroirs, comment pourrais je alors m'en sortir? Ca n'est pas le travail d'un artiste que de chercher a être inscrit sur les playlistes. Quand a des supports comme Deezer, trés bien, mais les quelques artistes en promotion sur la page d'acceuil n'y sont pas par hasard, sur les 2 500 000 titres proposés en écoute. Le travail reste le même, n'est ce pas celui d'une maison de disque?

Et quel est la part du net dans tout ça? Je n'ai rien contre le fait que mes oeuvres soit téléchargés gratuitement sur le net, si cela me permet de vendre mes concerts.
J'envisagerais trés bien de vivre de la scéne, et je serais le plus heureux des hommes, mais comment procéder sans signer avec une maison de disque, qui va surement en plus me demander la session des droits d'éditions, et donc me faire rentrer dans le systéme ? Vous savez, on se sent bien seul en autoproduction, la liberté, ça se paye quelque part.

Cracher sur un systême qui bien évidement fait tout pour subsister ne suffit pas, même s'il est obsoléte quand a son support CD. Il faut pouvoir proposer des alténatives concrêtes qui répondent aux besoins des artistes. N'est-ce pas logique que l'on paye un petit quelque chose quand on télécharge une oeuvre que l'on apprécie?

Qu'il faille en passer par la répréssion, c'est vraiment malheureux, et c'est si éloigné du travail artistique. J'ai peur que ça ne finisse par couper les artistes de leur public. Je comprends la colére des internautes. Mais comment se passer de ces gros bouzins?

Je pense qu'artistes et internautes sont pris au piége, alors qu'ils ont pourtant des interêts communs.

Quelqu'un a-t-il une réponse a toutes ces questions?
bazzzouk

Tu es bien d'accord que téléchargement (vol?) ou pas, si tu n'es pas connu et que tu ne vends pas un disque, tu ne gagneras pas plus d'argent. Admettons que l'on éradique le téléchargement illégal, je ne suis pas certain que tu deviendras plus riche comme par magie.

Tandis que tes créations, disons mélangées à des compils plus ou moins bricolées que l'on télécharge par hasard, elle ont une chance de toucher un public que tu n'aurais jamais eu sans ça. Donc c'est vrai que les créateurs doivent gagner des sous, mais l'ancien système a vécu et il faudrait peut-être chercher un autre moyen de rémunérer les gens comme toi.

Des artistes qui vivotent, cela a toujours existé je pense. Et je ne suis pas certain que la SACEM qui n'est là finalement que pour collecter les fonds, fassent autre chose de plus pour toi.

Mais à vouloir sévir à tout prix, toujours gratter plus de fric avec toujours plus de taxes (qui de toute manière engraisseront plus médiatisés), je ne pense pas que ça te servira beaucoup à toi... voire même risque de braquer les gens contre les artistes.

C'est rigolo de voir des types qui se réclament de gauche se découvrir un esprit de droite quand on touche à leur revenus. Je pense à Renaud par exemple qui faisait l'apologie du petit délinquant contre les méchants flics et qui ne serait pas contre sévir envers les crapules du numériques lol
Il y a des points de convergence avec différents métiers. Ainsi pour certains agriculteurs qui ne trouvaient pas de mains d'oeuvre saisonnière, il y a eut développement d'association qui permettent d'employer les saisonniers chez différents agriculteurs en fonction des dates de production.

Pour les majors la rentabilisation se fera sur le net durant toute la durée des droits voisins. C'est bien le seul points qu'elles ont retenu de la longue traine. La possibilité à moindre cout de toujours pouvoir exploiter un back catalogue Qui au part avant restait dans un tiroir ce droit oubliés en espérant peut être un remix ou 2 secondes dans une nouvelle production pour pouvoir l'attaquer.

Par contre la visibilité globale sur le net est possible de deux manières;
Soit tu a des moyens financiers et tu peut te permettre d'acheter de l'espace sur des sites très fréquentés. Un peut comme aujourd'hui les tete de gondoles.

Soit tu profites des effets de diffusion permis par le net. Les personnes ne visitent pas l'intégralité du net mais une petite partie seulement. Si tu cherche à avoir une visibilité globale il faut diffuser un peut dans chacun de ces ilots en espérant que les personnes vont elles aussi diffuser vers d'autres ilots et les contaminer.
La flamme d'une bougie est faible est vacillante. C'est la lumières qu'a un artiste seulement sur son site internet. Par contre si d'autres bougies viennent à s'ajouter à cette premières flamme, alors la lumière devient plus intense et est détectable. Si ces lumières vont allumer d'autres bougies à distance, elles peuvent alors déclancher un incendies.

Que font actuellement les majors sur le net. Elle valident certains espaces de diffusion pour recréer un rareté qui permet de nouveau le matraquage de leur produits. Regarde l'offre combiné neuf universal ou universal et SFR. Elles visent moins à vendre qu'a écarter une concurrence des autres majors et des indépendants. Une fois que ces canaux seront installés et seront les seuls autorisés, alors elle redeviendront indispensable à la diffusion et à la distribution des contenus.
bourgpat, le 01/01/1970 - 01:00
Il y a des points de convergence avec différents métiers. Ainsi pour certains agriculteurs qui ne trouvaient pas de mains d'oeuvre saisonnière, il y a eut développement d'association qui permettent d'employer les saisonniers chez différents agriculteurs en fonction des dates de production.

Pour les majors la rentabilisation se fera sur le net durant toute la durée des droits voisins. C'est bien le seul points qu'elles ont retenu de la longue traine. La possibilité à moindre cout de toujours pouvoir exploiter un back catalogue Qui au part avant restait dans un tiroir ce droit oubliés en espérant peut être un remix ou 2 secondes dans une nouvelle production pour pouvoir l'attaquer.

Par contre la visibilité globale sur le net est possible de deux manières;
Soit tu a des moyens financiers et tu peut te permettre d'acheter de l'espace sur des sites très fréquentés. Un peut comme aujourd'hui les tete de gondoles.

Soit tu profites des effets de diffusion permis par le net. Les personnes ne visitent pas l'intégralité du net mais une petite partie seulement. Si tu cherche à avoir une visibilité globale il faut diffuser un peut dans chacun de ces ilots en espérant que les personnes vont elles aussi diffuser vers d'autres ilots et les contaminer.
La flamme d'une bougie est faible est vacillante. C'est la lumières qu'a un artiste seulement sur son site internet. Par contre si d'autres bougies viennent à s'ajouter à cette premières flamme, alors la lumière devient plus intense et est détectable. Si ces lumières vont allumer d'autres bougies à distance, elles peuvent alors déclancher un incendies.

Que font actuellement les majors sur le net. Elle valident certains espaces de diffusion pour recréer un rareté qui permet de nouveau le matraquage de leur produits. Regarde l'offre combiné neuf universal ou universal et SFR. Elles visent moins à vendre qu'a écarter une concurrence des autres majors et des indépendants. Une fois que ces canaux seront installés et seront les seuls autorisés, alors elle redeviendront indispensable à la diffusion et à la distribution des contenus.
le slogan du ministère de la culture et bidon ou dirigé c'est a dire qu'il n'y aurais que les artistes qui vendes qui crée? pusse qu'ils faudrer les protéger?? les autres, tous les autres, ces de la confiture ? ici il faut diller pour etre reconnu il faut ce rapeller de Andy Warol de wangog et autre de n'etre connue que mort et pas distribuer par les major de l'état culture et puis a ecouter le spot radio du Ministère Amer !!! je me sent pas enrichires les start dégènerer et défoncer pour leurs caprices et leurs fantasmes je préfere les artistes du underground qui bosse et qui on des choses a dire a montrer bref madame on veut plus encraiser vos start qui vende pour leurs délires ps: rappel de la page dans le monde de jhonny H alors cimer
Killa
Bazzzoukk, le 01/01/1970 - 01:00
Je suis Auteur Compositeur Interprete, et membre de la SACEM . Je viens de produire deux albums en autoproduction, et je me demande pourquoi je ne devrais pas signer avec un major? Je précise que je suis ayant droit unique.
...
Quelqu'un a-t-il une réponse a toutes ces questions?
Et alors Bazzzoukk.....

Tu es sur un forum......
Elle est où ta signature indiquant une url de site ou de blog perso, où nous pourrions nous rendre pour voir et pré-écouter tes créations, avec des liens payants pour les télécharger si nous aimons ?!

Peut être préfères tu passer par un gros bourrin qui va te pomper 90% de tes cachets pour faire ça ?!
He bien Nicosan, sache que je suis novice sur le net, et que je n'ai une connexion que depuis 15 jours.
Je ne sais pas trop comment marche un forum, je suis tombé là un peu part hasard parceque le sujet m'interresse.

Je viens d'autoproduire un albums de dix chansons. J'enregistre en ce moment le second.

Si tu veux m'aider a créer ce dont tu parles, ce serait avec grand plaisir.
Bazzzoukk'], le 01/01/1970 - 01:00
He bien Nicosan, sache que je suis novice sur le net, et que je n'ai une connexion que depuis 15 jours.
Je ne sais pas trop comment marche un forum, je suis tombé là un peu part hasard parceque le sujet m'interresse.

Je viens d'autoproduire un albums de dix chansons. J'enregistre en ce moment le second.

Si tu veux m'aider a créer ce dont tu parles, ce serait avec grand plaisir.
Internet est une source d'information énorme...
Tu trouveras facilement, tuto et aide sur des forums spécialisé, pour créer un bolg...(ex de recherche sur des moteurs pour les liens)
Tu peux aussi commencer par des pages persos sur Youtube et autre Dailymotion en y uploadant une partie démo des créations que tu souhaites mètre en partage, pour ta promo...
Essaye aussi MySpace, Dogmazic, mais ce ne sont certes pas les seuls...
Mettre ces liens dans toute tes signatures de forum, que tu peux modifier en te rendant dans les paramêtres de controle des forum.
Tu peut aussi aller faire un tour sur la section musique sur ce même forum, ou on y parle en autre, de maison de production indépendantes...
Faire des petites affiches colorée présentant ton ½uvres, ton genre musicale en y indiquant aussi les liens internet, que tu distribues chez les commerçants spécialisés....
Tu as probablement des amis proches qui pourraient d'aider concrètement, tant techniquement et humainement....

Il est vrai que je ne fais que te donner mon avis de non compétant, car je ne n'ai jamais eu à faire la promo artistique d'un ami et donc, ne me suis jamais vraiment penché sur le problème....
Tu dis vouloir passer par des pro pour ta promo, mais en réalité, il te faut d'abord savoir ce que tu vaux !
Pro/majors ou pas, si tu trouves un public, tu réussiras, si tu ne plais pas, tu ne réussiras pas...
Je ne connait rien à la promo, certes, et je m'excuse de t'être paru agressif, mais il faut commencer par le commencement dans ta démarche.

Comment puis je t'aider ?
Quand tu auras des liens de promo, je me ferais un plaisir de les distribuer sur mes points de passages, si celà peut t'aider, et tenter de te faire connaitre à mes connaissances. Le bouche à oreilles/yeux n'est pas à négliger pour commencer... ;)

Si l'aide demandée est dans mes compétences, je ne l'a refuse jamais !
Je vais me renseigner un peu sur le sujet.... :jap:
Merci de tes conseils, Nicosan, ils me seront utiles si je dois continuer a me débrouiller tout seul pour mes nouvelles productions.

Depuis ces quelques jours ou je pratique internet, ma reflexion a beaucoup progresée.

Je les livre ici, comme une bouteile à la mer.

Le net me parrait extremement compliqué.

Je veux dire qu'on n'en est pas forcement spécialiste, et que ce n'est pas le travail d un artiste que de maitrisser tout ça.

J'écris des chansons, je joue trés bien du piano et de la guitare, j'ai une trés bonne voix. Voilà tout.

Je lis baucoup de critiques sur les maisons de disques, sur la SACEM. Ils ne m'ont jamais parrus être mes ennemis. Pourquoi le serraient-ils? Par exemple, je vais faire une demande d'aide à la SACEM, et j'ai de grandes chances d'obtenir 3000 euros, qui seront les bienvennus vu ma situation financiére d'aujourd'hui. Le boulot e la SACEM, c'est de collecter de l'argent pour que je puisse vivre en tant qu'artiste, pourquoi devrais-je m'y opposer?
La SACEM fut créee pour défendre les auteurs, elle joue son rôle aujourd'hui, même si on peut déplorer le vote d'une loi répressive. Mais ça, c'est plutôt la société entiére qui est devennue folle, le monde dans lequel on vit est de plus en plus barré.

Beaucoup d internautes disent que le net peut permettre aux créateurs de vivre . Mais pour le problême particulier des musiciens, je ne vois pas encore comment a moins de s'appeller Radiohead, peut-être est-ce encore trop tôt, parcequ'il n'y a aucune structure existante basée sur un échange entre un artiste independant et le public du net qui propose une promotion et une remuneration meme modeste aux artistes indépendants. Ils faut avoir signé. Sans doute parceque ces sites ont passé des accords avec les majors?

On me dirait, inscrit toi sur tel site, tu seras en pages promo nouveaux artistes, a chaque téléchargement, tu auras 10 centimes, et tu pourras afficher tes dates de concerts et trouver des salles pour te programmer. OK, pas de problême.

Mais je vais sur deezer, ou effectivement je peux mettre mon travail en ligne, et je me rend compte qu'aprés avoir du signer un contrat stipulant que j autorise la diffusion gratuite de mes oeuvres ad vitam eternam ,cad sans même une date limite au contract, je vais disparaitre dans les 2 500 000 titres existants. Tout donner pour rien. Pourquoi? Moi je crois encore a la valeur de mon travail.

Un artiste , c'est quelqu'un de fragile. Les professionnels le savent bien. On a besoin d'aide, d'être entouré. C'est flippant de se retrouver seul face a la grosse masse molle d'internet, de se faire absorber comme ça, bu jusqu'à la moindre goutte.

Si tout ce travail ne sert qu'a finalement "être sur la mule" comme vous dites, et que tout l'effort fait pour créer et produire n'ont que la contrepartie d'un simple clic de souris, je ne suis pas d'accord.

Je deteste la répression, je ne suis pas d'accord non plus avec l HADOPI.

Heureusement qu'il reste la scéne, sinon, avec toutes ces salades, ce metier ne me ferait plus réver.
Bazzzoukk, le 01/01/1970 - 01:00
Le net me parrait extremement compliqué.
C'est comme tout, rien n'est simple. Mais il existe de nombreux outils faciles à prendre en main pour faire un site web où annoncer tes concerts, annoncer la sortie de tes disques, proposer à l'écoute un ou deux morceaux pour donner au visiteur une idée de ce que tu fais, mettre des photos de concert, communiquer avec les personnes qui s'intéressent à ce que tu fais.

Et il y a fort à parier que dans ton entourage proche il y ait des personnes en connaissant suffisamment (pas besoin de beaucoup pour commencer) pour t'aider à mettre ça en place.

Bazzzoukk, le 01/01/1970 - 01:00
Je veux dire qu'on n'en est pas forcement spécialiste, et que ce n'est pas le travail d un artiste que de maitriser tout ça.
Les majors ne sont pas plus spécialistes que toi et ne connaissent pas grand chose de plus à internet (il n'y a qu'à voir notre bon vieux Pascal Nègre qui croit que télécharger un fichier depuis le Japon prend trois jours...).

Bazzzoukk, le 01/01/1970 - 01:00
Je lis baucoup de critiques sur les maisons de disques, sur la SACEM. Ils ne m'ont jamais parrus être mes ennemis. Pourquoi le serraient-ils? Par exemple, je vais faire une demande d'aide à la SACEM, et j'ai de grandes chances d'obtenir 3000 euros, qui seront les bienvennus vu ma situation financiére d'aujourd'hui. Le boulot e la SACEM, c'est de collecter de l'argent pour que je puisse vivre en tant qu'artiste, pourquoi devrais-je m'y opposer?
Pourtant, comme tous les petits artistes qui s'auto-produisent (tu dis avoir fait deux albums, que tu as donc a priori pressés et "commercialisés" toi-même), un artiste à la SACEM perd une grosse part de contrôle sur ses ½uvres, et se retrouve à devoir payer la SACEM pour pouvoir presser ses propres disques... Sans rien récupérer en retour le plus souvent. C'est une des raisons qui ont poussés les artistes que je connais qui étaient à la SACEM à la quitter, après avoir payé pour presser leurs disques, et n'avoir pas touché le moindre centime en retour. Et c'était des groupes qui avaient fait plusieurs albums, et des dizaines de concert.
Bazzzoukk, le 01/01/1970 - 01:00
La SACEM fut créee pour défendre les auteurs, elle joue son rôle aujourd'hui, même si on peut déplorer le vote d'une loi répressive. Mais ça, c'est plutôt la société entiére qui est devennue folle, le monde dans lequel on vit est de plus en plus barré.
Elle fut créée pour ça, mais fait très mal son boulot. Au final, ce sont les "gros" artistes qui sont les seuls à vraiment en bénéficier... et les maisons de disques.

Bazzzoukk, le 01/01/1970 - 01:00
Beaucoup d internautes disent que le net peut permettre aux créateurs de vivre . Mais pour le problême particulier des musiciens, je ne vois pas encore comment a moins de s'appeller Radiohead, peut-être est-ce encore trop tôt, parcequ'il n'y a aucune structure existante basée sur un échange entre un artiste independant et le public du net qui propose une promotion et une remuneration meme modeste aux artistes indépendants. Ils faut avoir signé. Sans doute parceque ces sites ont passé des accords avec les majors?

On me dirait, inscrit toi sur tel site, tu seras en pages promo nouveaux artistes, a chaque téléchargement, tu auras 10 centimes, et tu pourras afficher tes dates de concerts et trouver des salles pour te programmer. OK, pas de problême.
Il y a pourtant des structures qui se mettent en place justement pour rapprocher les indépendants de leur public. Tous cependant passent par de nouveaux modèles financiers, l'« ancien modèle » n'étant pas compatible avec Internet. Et c'est ça qu'il faut réaliser. À s'enfermer dans un modèle économique qui n'est pas compatible avec l'évolution de la technologie et des mentalités, on court droit dans le mur, et c'est ce que font les majors.
Parmi les modèles économiques étudiés et accessibles aux artistes indépendants, on comptera, de façon non exclusive : MyMajorCompany (voir les autres articles sur Numerama qui traitent du sujet), Akamusic, ProduceMyLive, NoMajorMusik. Il y en a d'autres, ce sont ceux que j'ai retrouvé rapidement sur Numerama. Il y a aussi à côté de ça, dans une philosophie très différente, Jamendo : cette plateforme permet aux artistes de mettre en ligne leur musique sous licences Creative Commons, l'équivalent artistique des licences libres pour les logiciels. Est-ce que cela veut dire qu'ils ne gagnent pas d'argent avec leur musique ? Absolument pas ; les artistes peuvent ainsi gagner de l'argent de plusieurs façons : la première est le don des utilisateurs par l'intermédiaire de la plateforme, la seconde est par la publicité que leur apporte leur présence sur Jamendo, ce qui leur permet d'attirer plus de monde à leurs concerts, ou de vendre des disques physiques (par correspondance par exemple, ou même lors des concerts), la troisième sur d'éventuels produits dérivés (T-shirts par exemple).

Ensuite, il y a des portails communautaires tels que Violent Solutions Webzine qui permettent un point de rencontre entre les amateurs de musique, les artistes, et les organisateurs de concerts. VS est spécialisé sur le métal, et je ne sais pas s'il y a quelque chose d'équivalent pour d'autres styles musicaux (je ne crois pas).

Un artiste est un artisan, et la plupart des artisans ne font pas "que" leur art : en tant qu'artisans, ce sont aussi des entrepreneurs, et ont de fait d'autres choses à faire. Un boulanger par exemple ne peut pas se permettre de ne s'occuper que de la production de pain, gateaux, et compagnie. Il faut bien qu'ils les vendent aussi. C'est pareil pour un artiste. L'artiste a donc deux solutions : se livrer corps et âmes aux majors (et dans l'état actuel, ils ont un monopole, avec les politiques qui font tout pour le maintenir) alors qu'ils ne devraient être que des prestataires de services, soit faire certaines choses par eux-mêmes. Ça commence par prendre contact avec d'autres artistes dans ton genre musical, que tu rencontreras par exemple lors de leurs concerts : discuter avec eux, partager les bons plans, essayer d'organiser ensemble un concert, etc. Tu ne passeras pas du jour au lendemain de "je fais mes CDs dans mon coin" à "je suis une super star" si tu te contentes de rester dans ta "bulle" d'artiste, à moins d'avoir alors quelqu'un pour faire pour toi (le plus souvent, si j'en crois mes connaissances, ce sera un ami de l'artiste ou du groupe qui interviendra principalement pour lui trouver des dates de concert, s'occuper des contacts, etc.).

Mais je vais sur deezer, ou effectivement je peux mettre mon travail en ligne, et je me rend compte qu'aprés avoir du signer
Bazzzoukk, le 01/01/1970 - 01:00
un contrat stipulant que j autorise la diffusion gratuite de mes oeuvres ad vitam eternam ,cad sans même une date limite au contract, je vais disparaitre dans les 2 500 000 titres existants. Tout donner pour rien. Pourquoi? Moi je crois encore a la valeur de mon travail.
Tu peux dire ici merci aux majors (et à la SACEM) et aux politiques qui les soutiennent sans condition : eux (les majors, comme la SACEM), touchent de l'argent de Deezer. Toi, indépendant, comme on laisse les majors (et qu'on les aide à) tout faire pour évincer les indépendants qui, grâce aux nouvelles technologies, arrivaient à reprendre de la part de marché aux majors et à prendre leur indépendance, ne touchera rien par Deezer ou MySpace Music, alors que les majors s'en mettront plein les poches. Une façon de plus d'essayer de garder le contrôle et de forcer les artistes à se soumettre à eux s'ils veulent faire quoi que ce soit.

Bazzzoukk, le 01/01/1970 - 01:00
Un artiste , c'est quelqu'un de fragile. Les professionnels le savent bien. On a besoin d'aide, d'être entouré. C'est flippant de se retrouver seul face a la grosse masse molle d'internet, de se faire absorber comme ça, bu jusqu'à la moindre goutte.
Si tu es vraiment tout seul, tu as un problème qu'il te faut régler avant toute chose : sors, rencontre des gens, fais-toi des amis. Pour un artiste indépendant, la ressource la plus précieuse est très clairement son cercle proche. Ces personnes, tes amis, pour la plupart viendront t'écouter en concert, t'aideront à obtenir des contacts avec des personnes intéressantes pour ta carrière, t'aideront à faire parler de toi. Si tu es tout seul, il te faut avant toute chose régler ce problème. Et devenir la pute des majors est loin d'être une solution à ça : tu seras toujours tout seul, tu ne gagneras pas forcément plus d'argent, voire moins, et en plus tu auras perdu tout contrôle sur ta création. Est-ce ce que tu veux ?

Bazzzoukk, le 01/01/1970 - 01:00
Si tout ce travail ne sert qu'a finalement "être sur la mule" comme vous dites, et que tout l'effort fait pour créer et produire n'ont que la contrepartie d'un simple clic de souris, je ne suis pas d'accord.
Il ne sert pas qu'à "être sur la mule". "Être sur la mule" te donnera une visibilité. Après, en restant enfermé dans un modèle économique dépassé et voué à disparaître pour la musique, et sans faire le moindre effort pour exploiter cet outil formidable de communication et d'exposition publique, forcément tu n'en retireras rien, ou pas grand chose. Par contre, il ne faut pas grand chose pour faire de cet état de fait (contre lequel tu ne peux absolument rien, ni toi ni les majors) un formidable atout pour toi en tant qu'artiste. C'est comme le boulanger qui fait son pain, tout ça pour qu'il se retrouve sur le trottoir, simplement parce qu'il se contente de faire son pain sans sortir de son "art" pour le vendre. Il n'y aurait pas grand monde pour en avoir pitié, et c'est pourtant la même chose pour les artistes. Le boulanger, s'il signait avec une major, se retrouverait à passer sa journée à faire son pain, pour au final ne presque rien gagner, tandis que la major s'en mettrait plein les fouilles. Par contre, il peut aussi sortir de sa bulle et vendre lui-même son pain (ce n'est pas son métier), faire quelques recherches pour découvrir comment il pourrait se faire connaître un peu plus, étudier le marché, se rapprocher de ses clients : au final, un grand bénéfice pour lui, et il conserve le contrôle. C'est pareil pour les artistes, sauf qu'avec le monopole qu'ils ont, appuyés par l'État, ils font tout pour détruire la viabilité de l'alternative pour l'artiste, et c'est le seul effet des dernières lois qui ont été passées pour officiellement "favoriser la création" : maintenir la "création" dans les mains de quelques puissants, et supprimer toute option alternative pour les artistes, ne les laissant qu'avec le choix de crever la gueule ouverte, ou de se soumettre aux macs majors.

J'espère que je ne t'ai pas paru agressif, ce n'était pas le but ; j'espère également que mon (long) message t'auras éclairé et fait découvrir un certain nombre d'options.
Le message de Gorkk est assez explicite...

Je rajouterais que le"net" n'est pas forcement évident pour tout le monde, mais il a l'avantage d'être communautaire, et qu'il y aura toujours quelqu'un capable de répondre à tes questions. (sorte de devise: Si tu sais, partages. Si tu ne sais pas, demandes !)
Mais en cherchant un minimum, tu peux trouver les réponses à tes questions. Souvent, tes problèmes, d'autres les ont connus avant toi, et résolus.

Mais Internet reste un outil impersonnel (même s'il y a encore des humains entre la chaise et le clavier) et ne ne remplacera pas un milieu relationnel (physique) proche.
.... si je dois continuer a me débrouiller tout seul pour mes nouvelles productions.....
Je sens un peut d'amertume dans tes propos...mais ne tiens qu'à toi que cela change !
:jap:
Bazzzoukk, le 01/01/1970 - 01:00
Merci de tes conseils, Nicosan, ils me seront utiles si je dois continuer a me débrouiller tout seul pour mes nouvelles productions.

Depuis ces quelques jours ou je pratique internet, ma reflexion a beaucoup progresée.

Je les livre ici, comme une bouteile à la mer.

Le net me parrait extremement compliqué.

Je veux dire qu'on n'en est pas forcement spécialiste, et que ce n'est pas le travail d un artiste que de maitrisser tout ça.

J'écris des chansons, je joue trés bien du piano et de la guitare, j'ai une trés bonne voix. Voilà tout.

Je lis baucoup de critiques sur les maisons de disques, sur la SACEM. Ils ne m'ont jamais parrus être mes ennemis. Pourquoi le serraient-ils? Par exemple, je vais faire une demande d'aide à la SACEM, et j'ai de grandes chances d'obtenir 3000 euros, qui seront les bienvennus vu ma situation financiére d'aujourd'hui. Le boulot e la SACEM, c'est de collecter de l'argent pour que je puisse vivre en tant qu'artiste, pourquoi devrais-je m'y opposer?
La SACEM fut créee pour défendre les auteurs, elle joue son rôle aujourd'hui, même si on peut déplorer le vote d'une loi répressive. Mais ça, c'est plutôt la société entiére qui est devennue folle, le monde dans lequel on vit est de plus en plus barré.

Beaucoup d internautes disent que le net peut permettre aux créateurs de vivre . Mais pour le problême particulier des musiciens, je ne vois pas encore comment a moins de s'appeller Radiohead, peut-être est-ce encore trop tôt, parcequ'il n'y a aucune structure existante basée sur un échange entre un artiste independant et le public du net qui propose une promotion et une remuneration meme modeste aux artistes indépendants. Ils faut avoir signé. Sans doute parceque ces sites ont passé des accords avec les majors?

On me dirait, inscrit toi sur tel site, tu seras en pages promo nouveaux artistes, a chaque téléchargement, tu auras 10 centimes, et tu pourras afficher tes dates de concerts et trouver des salles pour te programmer. OK, pas de problême.

Mais je vais sur deezer, ou effectivement je peux mettre mon travail en ligne, et je me rend compte qu'aprés avoir du signer un contrat stipulant que j autorise la diffusion gratuite de mes oeuvres ad vitam eternam ,cad sans même une date limite au contract, je vais disparaitre dans les 2 500 000 titres existants. Tout donner pour rien. Pourquoi? Moi je crois encore a la valeur de mon travail.

Un artiste , c'est quelqu'un de fragile. Les professionnels le savent bien. On a besoin d'aide, d'être entouré. C'est flippant de se retrouver seul face a la grosse masse molle d'internet, de se faire absorber comme ça, bu jusqu'à la moindre goutte.

Si tout ce travail ne sert qu'a finalement "être sur la mule" comme vous dites, et que tout l'effort fait pour créer et produire n'ont que la contrepartie d'un simple clic de souris, je ne suis pas d'accord.

Je deteste la répression, je ne suis pas d'accord non plus avec l HADOPI.

Heureusement qu'il reste la scéne, sinon, avec toutes ces salades, ce metier ne me ferait plus réver.

Ta dernière phrase est la seule importante!!
Je suis musicien aussi et la scène doit redevenir la clé du problème!! Avec l'apparition du cd est apparu aussi la musique fast food, celle qu'on peut vendre sans avoir besoin de faire ses preuves sur scène, ce principe viole historiquement l'essence même de la musique.
J'ai autoproduit mon album car le prog ça n'intéresse pas les maisons de disque qui hurlent à l'assassinat d'artistes alors qu'elles en tuent tous les jours au nom de la non correspondance à leurs critères, quand le critère est commercial c'est incohérent.
Avec l'une d'entre elle ça c'était bien passé mais on me demandait de virer la moitié de mes soli, d'enlever les cuivres (c'est ringard il parait), de ralentir tel morceau, de changer tel texte...
J'ai préféré me débrouiller seul, on a fait un album puis une 15n de date et là on a senti qu'on progressait, on peaufinait nos compos en live, on avait compris le but. Bref ç'aurait pu être un chouette truc si mon guitariste n'avait pas été emporté par un lupus...

Aujourd'hui je vais te dire ma conviction, internet oblige les musiciens à être bon et surtout à faire du live, tu remarqueras que ceux qui font des bons albums et sont bons sur scène continuent à vendre leurs disques et remplissent leurs salles de concert.
Ceux qui en chient sont en grande partie ceux qui ont surfé sur la vague du tout studio.
Et la vérité c'est que la mule ne tue pas LES artistes, elle sélectionne, elle tue ceux qui refusent de s'adapter et veulent faire perdurer un système qui a montré ses limites. Aucune législation ne pourra réguler ça parce que l'évolution est la Loi. D'autre part la mule permet à tous les fous de musique de découvrir sans cesse, d'avoir accès à l'inaccessible, 90% des cds que j'ai acheté l'an dernier (j'ai 1800 cds) sont des découvertes par téléchargements illégaux. Ça me permet d'acheter intelligemment. Un truc est sûre je n'ai jamais autant acheté depuis que j'ai découvert le P2P tout simplement parce que jamais je n'aurai pu découvrir le 1/4 des groupes que je connais aujourd'hui. C'est ni plus ni moins qu'une radio personnalisée.
Il y a toujours eu de la contrefaçon, toujours eu de la violation du droit d'auteur (qui n'a pas eu dans les années 80 des cassettes enregistrées? moi j'en avais plus que des originales...)
Aujourd'hui les maisons de disque ne le supportent pas car elles ont connu une croissance démesurée avec l'arrivée du cd, mais à l'heure actuelle bien au delà de l'argument du téléchargement l'évidence c'est qu'il y a 10/12ans (période faste pour les maisons de disque) un Français avait en moyenne 80€ de plus dans son budget média parce qu'il n'avait pas d'abonnement internet, téléphone et satellite.
Alors faisons des lois mais cet argent ne réapparaitra pas et le consommateur ne se jettera plus sur un cd comme avant où on dépensait sans vraiment savoir ce qu'on allait découvrir à l'intérieur. Combien d'album immondes ont été vendu grâce à une chanson phare? C'était devenu le leitmotiv, une chanson qui fait un carton, un cd 2 titres, un album de 10 chansons dont 9 font office d'enrobage fadasse pour tous les crédules prêts à partir dans l'inconnu.
Cette époque est révolue, place à la création.

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