Des amendes plutôt que la suspension d'Internet : et alors ?
Guillaume Champeau -
publié le Mercredi 29 Octobre 2008 à 12h20 -
posté dans Société 2.0
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Le sénateur Robert Navarro, fraîchement élu au Sénat après avoir fréquenté les mêmes bancs parlementaires que l'eurodéputé Guy Bono, a demandé aux socialistes de se s'engager contre la riposte graduée. "A l'initiative des socialistes français, une majorité des députés européens a clairement rejeté le principe de la riposte graduée et la création de l'HADOPI", rappelle l'ancien membre du Parlement Européen à propos de l'amendement 138 qu'il avait lui-même soutenu. Favorable à la mise en place d'une taxe sur les FAI et d'une licence globale, Robert Navarro demande à ce que les députés français attendent la fin des débats à Bruxelles pour se prononcer sur un texte qui risque d'être rapidement caduc. "Pour moi, il est clair que seule une décision judiciaire peut aboutir à la coupure d'un accès à Internet. C'est le sens même de notre amendement". Des amendes plutôt que la suspension : une non-réponse Il trouvera pour cela des alliers de circonstances. Alors que la Commission des Affaires Culturelles s'est prononcée pour la suspension de l'abonnement à Internet, en rejetant la portée juridique de l'amendement 138, la Commission des Affaires Economiques a proposé 27 amendements au projet de loi. Parmi eux, un amendement prévoit de "remplacer la coupure d'accès par une amende afin de sécuriser juridiquement la riposte graduée" et "d'éviter la création d'un fichier des internautes suspendus". L'amende pourrait même être modulée en fonction de la disponibilité ou non de l'oeuvre piratée dans l'offre légale. "Ce système d'amende administrative s'applique sans discrimination, conserve aux Français l'accès à la 'commodité essentielle' qu'est le haut débit, et semble plus adapté pour répondre au préjudice économique que représente le piratage", estime la commission qui était consultée pour avis. Cependant, amende ou suspension, ça n'est qu'un problème accessoire au problème beaucoup plus fondamental de l'irrespect des droits de la défense posé par le projet de loi Création et Internet. Avant d'infliger une sanction, quelle qu'elle soit, il faut être certain de la culpabilité de la personne sanctionnée. Or en matière de preuve, rien de satisfaisant n'est pour le moment proposé. La Commission des Affaires culturelles demande la mise en place d'une sorte de "spyware" qui n'est ni efficace techniquement ni acceptable au regard de la vie privée, tandis que la commission des affaires économiques semble avoir passé le problème sous silence. En outre, la procédure d'appel prévue par le projet de loi n'est pas suspensive. Un abonné condamné à tort pourra donc être sanctionné avant-même d'avoir eu la possibilité de défendre sa bonne foi devant un tribunal qui, lui, sera beaucoup plus exigeant sur les preuves. Contacté par Numerama pour évoquer le problème central de l'impossibilité de prouver sa bonne foi en cas de condamnation à tort, le secrétariat du groupe socialiste au Sénat nous a assuré que le problème de la preuve serait évoqué lors des discussions. Mais même sans garantie, le texte sera voté par le groupe, pour renvoyer la patate chaude à l'Assemblée Nationale qui se prononcera au début de l'année prochaine. Or le texte étant présenté en procédure d'urgence, donc sans renvoi pour deuxième lecture au Sénat, l'aveu qui transparaît en filigrane est éloquent : le Sénat ne sert à rien. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Des amendes plutôt que la suspension d'Internet : et alors ?»
Bonne question. A qui va l'argent?
Sinon : Pourquoi avoir changé le design ? de numérama ? C'est môche là ;( La mise en application d'une amende semble quand à elle plus justifiée, et appropriée puisqu'elle fera office de cas par cas selon la disponibilité des œuvres téléchargées sur les offres légales
Aucune justification justement, vu que ce qui est sanctionné par l'HADOPI n'est pas la contrefaçon (ça a été déclaré anticonstitutionnel lors du vote de la DADVSI) mais le défaut de protection de la connexion à internet. Et puis ils vérifient quoi comme offre légale ? Si on prend par exemple les CD d'Octobone, du Quatuor Kimoïz ou les DVD du Mnozil Brass (les DVD seulement, leurs CD sont trouvables au moins sur Amazon), on peut se les procurer légalement... via un seul et unique site sur internet (http://www.octobone.com pour les 2 premiers et http://www.suedpolshop.de pour le dernier). Quant à les trouver en magasin... Mort de rire : y'a un supplément d'amende, si le fichier téléchargé "n'est pas disponible sur le marché légal".
Juste mort de rire. iii Desobediencia !!! Hmmm... quand j'y pense, avec un système d'amendes, la riposte graduée devient applicable au niveau des entreprises, non ?
Non pas que j'approuvais l'idée de traiter différemment les particuliers et les entreprises pour la suspension de connexion, vu que ce sont plutôt les entreprises qui ont les moyens de se payer admins réseau et système pour sécuriser le bousin. Au fait, que prévoyait DAVDSI en cas de téléchargement illégal?
Pourquoi faire une nouvelle loi si c'est pour reprendre une ancienne loi? Putai* pourquoi tous ces doigts qui se lèvent soudain dans l'assemblée. Rasseyez vous vite, Christine Albanel mire le fauteuil qui lui est déjà promis. Poue elle ce qui compte ce n'est pas le nombre de CD non vendus mais l'aspect culturel qui doit l'emporter. Plus tu te cultives, plus tu dois payer! Seri, le 01/01/1970 - 01:00 Aucune justification justement, vu que ce qui est sanctionné par l'HADOPI n'est pas la contrefaçon (ça a été déclaré anticonstitutionnel lors du vote de la DADVSI) mais le défaut de protection de la connexion à internet.
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j'autorise la rédaction à me censurer si elle juge que je suis hors-charte.
Puisqu'il est possible d'injecter des fausses adresses IP dans les trackers (je ne suis pas un spécialiste, mais il est dit que c'est faisable), je propose que l'on récupère les adresses ip de nos chers deputés/sénateurs/politiciens/organismes gouvernementaux, et que l'on injecte ces mêmes adresses, histoire de voir jusqu'où va aller cette co**rie. Et qu'il comprennent qu'une adresse IP n'est pas une preuve.
Sans parler de savoir sur quel critères ils vont chercher: nom du fichier -> augmentation des fakes, hash -> mise en archive, découpage ...