Albanel devant la Commission des Affaires Culturelles du Sénat
Guillaume Champeau -
publié le Mercredi 22 Octobre 2008 à 13h19 -
posté dans Société 2.0
![]() La ministre de la Culture Christine Albanel s'est présentée mardi soir devant les sénateurs membres de la Commission des affaires culturelles, traditionnellement acquise à la cause des acteurs des filières musicale et cinématographique. Pour autant, elle a dû affronter les questions embarassées des sénateurs devant la complexité de mise en oeuvre de la riposte graduée et sa possible incompatibilité avec le droit européen.
Bien que le débat sur le projet de loi Création et Internet ne débutera au Sénat qu'à partir du mercredi 29 octobre, Christine Albanel a déjà commencé à affronter les parlementaires. Elle était ainsi mardi soir au Palais du Luxembourg pour défendre la riposte graduée devant les sénateurs de la Commission des Affaires Culturelles, qui a en charge de rendre son avis sur le projet de loi et d'y proposer d'éventuels aménagements. Refroidis par l'échec de la loi DADVSI qui leur avait été promise au même succès que la loi Création et Internet présentée cette année, les sénateurs ont montré beaucoup de prudence alors que la ministre annonce 10.000 avertissements par jour et 1.000 suspensions quotidiennes. Quatre inquiétudes principales se sont dégagées des questions posées à Christine Albanel : quelle peut être l'incidence sur le projet de loi français de l'amendement Bono voté au Parlement européen ? Où est la véritable contrepartie du projet de loi en matière de développement de l'offre légale ? Quelle sera la fiabilité et la confidentialité des relevés d'infraction ? Et comment éviter une double sanction entre la sanction administrative prononcée par l'Hadopi et la sanction pénale que pourrait prononcer un juge judiciaire? Concernant le conflit éventuel entre l'amendement 138 et le projet de loi français, la ministre est apparue fragilisée en reconnaissant qu'elle "regrette beaucoup" le vote de l'amendement Bono, qui "brouille le débat" sur un plan politique. Mais elle s'est montrée déterminée à faire tout de même adopter le texte en répétant qu'elle n'a "pas d'inquiétude juridique" quant à un éventuel conflit entre les deux droits. Elle devra réussir à en convaincre les parlementaires, mais selon la ministre de la culture, "avoir Internet à domicile n'est pas une liberté fondamentale" visée par l'amendement Bono. "On peut avoir Internet en allant chez son voisin ou dans un cybercafé", précise-t-elle. Mais les sénateurs, qui ont tous constaté le vote massif du Parlement européen (88 % des voix), ne se sont pas montrés très convaincus. Le sénateur Ivan Renard (Groupe Communiste Républicain et Citoyen) , vice-président de la Commission, a notamment constaté que le vote européen rappelait "le risque que le droit d'auteur s'oppose aux droits de l'Homme", et que "c'est vrai que se posent des problèmes autour de la sanction finale (la suspension de l'abonnement internet), qui doit dépendre d'une juridiction qui respecte les règles du contradictoire et les droits de la défense". La ministre a néanmoins confirmé que la France demanderait le retrait de l'amendement 138 lors du prochain Conseil des ministres, et confirmé à mots couverts qu'elle pourrait demander l'abandon de l'ensemble des dispositions relatives aux contenus, pour mieux faire passer la pilule. Elle a en revanche changé de vocabulaire en ne parlant plus de la riposte graduée comme un "modèle français", mais comme "une expérimentation". Concernant l'offre légale insuffisante pointée par l'ensemble des sénateurs, Christine Albanel a reconnu que des efforts importants restaient à faire, notamment pour l'industrie du cinéma qui peine à se mettre d'accord sur la modification de la chronologie des médias. Mais elle a rejeté l'idée d'inscrire dans la loi des obligations allant dans ce sens. Elle souhaite s'en remettre exclusivement aux accords interprofessionnels, et se félicite du développement de l'offre légale depuis le vote de la loi DADVSI, citant à plusieurs reprises Deezer ou Orange Max pour la musique en ligne. Ce à quoi le sénateur Serge Lagauche (PS) a répondu que "les industriels ne sont pas adaptés (au numérique), ils sont en retard", et que "Deezer aurait pu sortir il y a deux ans au moment de la loi DADVSI" si les industries avaient fait plus d'efforts. Il s'est étonné de la difficulté des maisons de disques, encore hier lorsqu'elles ont été auditionnées, à accepter un retrait rapide des DRM sur leur catalogue. Tout en soulignant qu'il était d'accord avec la nécessité de lutter contre le téléchargement illégal, le sénateur a prévenu que "la baisse du piratage ne fera pas forcément remonter les ventes". Sur la fiabilité des relevés d'infraction, Christine Albanel n'a pas rebondi sur les inquiétudes légitimes du rapporteur (UMP) Michel Thiollière, qui se demandait comment "éviter que n'importe qui se fasse prendre". Elle n'a donc pas apporté de réponse au problème, pourtant essentiel, des fausses accusations qui pourraient pleuvoir. Elle a en revanche répondu sur le fait que les internautes pourraient masquer leur adresse IP pour échapper aux "radars", en indiquant que le projet de loi ne cherchait pas à supprimer 100 % du piratage. Elle a tout de même placé la barre des objectifs très haute, avec une baisse du piratage qui pourrait selon elle atteindre entre 50 et 80 %. Par ailleurs, elle mise sur les pare-feu installés dans les entreprises et sur les accès internet publics pour empêcher le téléchargement illégal sur les accès des personnes morales. Concernant la confidentialité des relevés, pour lesquels la sénatrice Marie-Christine Blandin (PS) s'inquiétait notamment de l'association du nom des abonnés avec les noms des oeuvres téléchargées, Christine Albanel a assuré que l'Hadopi agirait "comme une boîte noire". Elle fera tampon entre les FAI qui connaissent les abonnés et les ayants droit qui connaîtront les noms des oeuvres. Enfin, concernant la crainte de la double sanction, c'est-à-dire la possibilité d'être sanctionné d'abord administrativement par l'Hadopi au titre du manquement à l'obligation de surveiller l'usage fait de son accès à Internet, puis pénalement par un tribunal au titre de la contrefaçon, la ministre a reconnu que "ça pourrait arriver". Même si la probabilité que ça puisse se produire est faible, elle n'est pas nulle. Toutefois, "il n'y a pas besoin de faire obstacle" à cette double peine par un amendement, a insisté la ministre, puisque c'est un cas fréquent dans l'ordre juridique. Elle a ainsi repris plusieurs fois l'exemple de l'automobiliste qui peut être sanctionné d'un retrait administratif de points sur son permis et d'une sanction pénale, l'amende. La question de la double sanction est particulièrement gênante pour Christine Albanel, puisque la seule façon de l'empêcher serait de préciser dans la loi que la décision administrative se substitue à la sanction pénale due au titre de la contrefaçon. Or c'est justement parce que la loi DADVSI modifiait la sanction pénale en faisant de la contrefaçon sur Internet un cas spécial que la riposte graduée montée par son prédécesseur Renaud Donnedieu de Vabres avait été censurée par le Conseil constitutionnel. L'ensemble du mécanisme très lourd prévu par le projet de loi Création et Internet vise à contourner l'obstacle posé par le Conseil, en ajoutant une obligation de surveillance de l'accès à Internet dans le code pénal, à côté de la contrefaçon. Les travaux de la Commission des Affaires Culturelles se poursuivent ce mercredi à 17H30, avec la proposition d'amendements par le rapporteur Michel Thiolière. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Albanel devant la Commission des Affaires Culturelles du Sénat»
"Elle a en revanche répondu sur le fait que les internautes pourraient masquer leur adresse IP pour échapper aux "radars", en indiquant que le projet de loi ne cherchait pas à supprimer 100 % du piratage. Elle a tout de même placé la barre des objectifs très haute, avec une baisse du piratage qui pourrait selon elle atteindre entre 50 et 80 %."
Tu parles! Quand Mr Toutlemonde se sera fait choper à tort ou à raison, la première chose qu'il cherchera c'est savoir comment être vraiment anonyme sur la toile... Les serveurs de newsgroups et surtout le VPN vont faire un vrai carton. Tout utilisateur de wifi sera un pirate potentiel, toute IP baladeuse sur The Pirate Bay pourra être une fausse preuve à conviction (http://www.numerama.com/magazine/10885-The-Pirate-Bay-rend-la-riposte-graduee-dangereuse-pour-tous.html). Bref, il ne sera plus possible de sortir couvert sans risquer les emmerdes! Tu m'étonnes qu'ils soient circonspects les sébateurs : avec cette mesure c'est 80 % du web français qui va devenir incontrôlable. PS: d'ailleurs je viens de trouver comment le gouvernement compte vraissemblablement se rémunérer et financer un peu plus sa riposte: je n'avais pas compris que l'accès Internet était encore payé bien que coupé ! Si on prend une moyenne de 3 mois, à environ 30€/mois ca fait 90€. Fois 1000 ca fait déjà 90000€/jour, soit sur 365 jours un résultat de 32,85 millions d'euros. Il suffira de prélever une partie (on peut dire 90% facile) de cette somme aux FAI pour financer le tout ! Bah oui, les FAI, ils ont *JUSTE* à maintenir le dossier d'un compte désactivé, aucun frais de bande passante ou autre à avoir, donc ils n'ont pas besoin de tout récolter...
Et voilà, d'un seul coup et en une seule idée je multiplie par 6 le budget annuel. @ Dunaedine:
Mais tu ne comprends pas, en aucun cas le piratage est la seule raison de la baise des ventes de disques, simplement il y contribue amplement. Enfin tu sors les phrases de son contexte, car tu te rendrais compte qu'il s'agit d'un choix pour ce label de ne pas faire du numérique. Cependant il exprime bien le problème du téléchargement illégal pour les indépendants. Par L.G.O, tu entends Licence Globale Optionnelle ou Obligatoire, car si c'est de l'optionnelle alors perdu car là encore le flicage existera. @ Killua: Bien tu as au moins un point commun avec cette personne j'ai envie de dire. Car si il ressort ce qui lui a été soufflé par la partie pro-hadopi, tu ne fais que répéter sans réfléchir les arguments de la partie adverse. Le problème c'est que l'on ne peut pas mobiliser les foules sur ce sujet, car le sujet est trop technique (comme pour DADVSI).
Quand j'en parle autour de moi, on me dit "Mais moi je ne pirate pas"... 1) ... qu'ils m'expliquent alors leur tour de CD gravés que ces personnes ont chez elles... 2) Quand je leur dit que la loi ne punit pas le piratage mais le défaut de sécurisation, et qu'à moins d'être un pro de l'anti-piratage, on peut facilement se faire usurper son identité sur le net, ou alors pirater son accès wifi, on me répond "Pfff..." Sachant que lorsque l'on explique le problème à des internautes de base pas très fut-fut en informatique, c'est à dire l'immense majorité des internautes français (le dernier en date prétend devoir racheter un ordi car il aurait un virus... en fait, il a détruit son c: à force d'éteindre son ordi par une coupure de courrant et non le menu démarrer...), ces derniers répondent "pfff"... "pfff" car franchement, dans une grande démocratie comme la notre, croire qu'un truc comme l'HADOPI puisse voir le jour, franchement, c'est croire au Père Noel, non ? D'ou ma question : comment expliquer au GRAND PUBLIC, et en particulier aux ignares en informatique (même s'ils ont le net chez eux) qu'ils sont tous, pirates ou pas, concernés par HADOPI ?!? @Raminagrobizz
Je suis certain qu'à partir du moment où les gens recevront chez eux des courriers en recommandé les menaçant de coupure, ils seront d'un seul coup assez fort en informatique pour aller chercher des solutions d'anonymat sur le net. @single_dot :
Je doute que ceux ci le soient (en tout cas ceux que je connais), mais ça ne résout pas le problème, car dans le cas d'usurpation d'IP, même si tu anonymise ton surf, un usurpateur peut utiliser ton IP et tu peux te faire gauler pour ce que tu n'as pas fait... on est TOUS dans cette situation (y compris Alphapronto) Enfin, je me pose juste une petite question subsidiaire : 1000 coupures d'accès au net / jour sous forme de lettre de cachet envoyée par les subsides des majors, ça fera combien de clients en moins pour les majors par jour ? (aide : la réponse se trouve dans la question...) Hmm... comprends pas. Comment se faire gauler pour téléchargement en cas d'anonymisation? Que ce soit toi ou quelqu'un d'autre l'IP réelle reste masquée non?
alphapronto75:
Dans ton article, extrêmement intéressant, à mon avis M.Laurent Bizot se pose les bonnes questions: "Aujourd’hui tout cet équilibre est en danger, et on n’en parle pas. Est-ce dû au fait que les médias ne donnent la parole qu’aux dirigeants de majors, qui ne vivent pas les mêmes réalités que nous ?" *Voilà* le vrai problème: Il y a un monde entre les artiste indés qui passent au bar en bas de chez nous, et les super-productions télévisés, à la "victoire de la musique" dont les productions sont envoyés 7 fois par heure sur les radios, qui coûtent quand même 20 euros, et dont les "artistes" poussés sur la scène seront inconnus 2 ans plus tard, quand leur "producteur/manager/banquier/usurier se sera servi sur la bête pour s'acheter sa 8ème merco. Je ne pense pas que ce M. Bizot, lui, roule en mercedes... Ensuite, il dis ceci: "On travaille beaucoup sur Internet. Mais sur notre site le développement d’une application informatique type i-Tunes coûterait très cher, or soyons clair, aujourd’hui le numérique légal, ça ne rapporte presque rien. Aujourd’hui, au niveau strictement économique, i-Tunes me rapporte quelques centaines d’euros par mois tout au plus, et je ne parle même pas des autres sites, ça tend vers zéro." Ca, c'est un problème de la vente "à l'acte": A l'heure actuelle, les gens n'ont *plus* les moyens financier de se payer 3 albums par mois comme il y a 15 ans, lorsque le portable & internet n'existait pas (~60€/mois/personne, soit...3 albums). Et le matraquage radiophonique fait que l'on est plus rapidement qu'avant lassé de la musique "mainstream". Malheureusement ça touche principalement les petits label: Les grand, eux, même avec 0 CD vendu, ils s'en sortent bénéficiaires avec les ventes aux radio, discothèques, les ponctions sur les bar/boites, et les émissions de télé. La vrai question est, comment financer ces petits artistes pour préserver notre diversité musicale ? Pour moi, la "licence globale optionnelle" est une bonne solution, prélevé par le F.A.I., qui fournirais un tracker bittorrent légal et ouvert à tous les artistes (modèle Jamendo, mais chaque FAI dispose d'une copie des fichiers, pour limiter le peering) Ensuite, le montant de la licence prélevé aux abonnés seraient reversé en fonction des downloads de chaque artiste par chaque abonné. Les artistes & producteurs, eux, s'engagent à publier des fichiers audio de qualité tant en MP3 que en Lostless, avec des tags ID3 corrects. La licence globale du FAI donne accès à son tracker torrent, et permet des downloads rapides et d'une qualité garantie (Les personnes pour qui la radio suffisent ne sont pas obligé de payer) Le travail du label, ensuite, ne serais plus de trouver la presse à CD la moins chère, mais de promouvoir l'artiste en ligne & hors ligne, organiser des concerts, bref, le faire vivre. L'avantage, aussi, c'est que c'est plus facile pour prévoir un budget de définir de 5 à 10€/mois en plus, régulièrement, que de céder à l'achat d'impulsion surtout à 20€ le CD, par les temps qui courent. Ceux qui freineront des 4 fers, ce seront -ITune & autres microsofteries drmisés, pour qui le business model est l'enfermement, - Les big big majors, qui n'aiment pas que la populace sache qu'il existe autre chose que la star-ac & madonna sur terre et qui savent bien qu'avec ce modèles, leurs poulain boiteux feront jeux égal avec des bons artistes inconnus, brouzouf ou pas. Les petits labels eux ont tout à y gagner, si les FAI jouent le jeu (comprendre: on les y oblige), en redistribuant le pognon aux artistes ou éventuellement à un groupement d'artistes, et pas à la SACEM & autres boites qui n'ont de répartition que le nom. Techniquement, avec un tracker c'est facile de savoir combien de fois un artiste a été downloadé. (Après, ok, faudra trouver un moyen d'éviter les fraudes par download multiples, ca reste de la technique) C'est le problème de neufmusic, deezer, orange, etc... ils font le jeu des grosses majors financières au détriments des petits labels, mais bon, les chiens font pas des chats! Je suis en accord totale avec toi Rami
Le nombre de personnes à qui je parle de ce dossier et qui me disent "De toutes façon je ne pirate pas moi, je télécharge un son de temps en temps sur émule c'est tout». Moi ça me fait bien marrer. Malheureusement si l'hadopi passe elle prendra dans ses filets des gens qui ne savent même pas ce que pirater veut dire. Et il est claire que l'Hadopi va rentrer dans c'est objectif au moins au départ car les pseudos internautes qui recevront l'avertissement vont chier dans leurs froques et quasiment couper eux même internet. on va voir ce développer un réseau encore plus souterrain d'échange qui ne va rien résoudre dans la rémunération des petits labels indépendant et de la vrai culture (celle a valeur ajoutée).je le rappelé l'hadopi n'amène pas de l'argent elle ne fait juste que fermer des portes de diffusions des médias. Une licence globale obligatoire est la seule solution juste aussi bien par la rémunération des créateurs de la culture (et non pas seulement des intermédiaires comme c'est le cas aujourd'hui), mais plus efficace en se qui concerne la diffusion de la culture car l'internaute payant sa part se sentira obligée de rentabiliser la somme qui lui est prélevé. À tous les détracteurs de la LGO je vous donnerai l'exemple de la sécu: c'est pas parsqu’on ne tombe pas malade qu’on ne doit pas participer a un système qui profite a tous. A bon entendeur salut single_dot, le 01/01/1970 - 01:00 Edit : ok, je suis allé me renseigner. C'est ce qui circule qui est masqué par le vpn. http://www.ecrans.fr...eillance-du-p2p,4312.html Ils ont réussi à recevoir intentionnellement des centaines de plaintes (« DMCA takedown notice ») pour treize machines de l’Université qui n’avaient jamais vu la couleur d’un fichier illégal, dont trois imprimantes et un routeur wi-fi.
Si Hadopi ne prends même pas la peine de vérifier la véracité des adresses IP fournies par les trackers en downloadant à partir des IP en question (idem pour tout logiciel de P2P, emule en premier), çà va être la grande foire de l'année et çà ne va pas durer longtemps. Et même à cette condition, la garantie de la véracité n'est pas de 100%. @alphapronto: là est le soucis, "je ne fais que répêter des arguments". Je dois en ajouter d'autres, y réflêchir ? Non, tout a été déjà dit. Non je ne fais pas que répêter, je soutiens, des idées qui sont parfaitement justes, et qui ne sont pas entendues. Là ou à l'inverse je réprouve des réactions telles que celle que tu as cité, qui montrent bien des arguments qui n'en sont pas. Je ne me suis pas contenté d'argumenter, j'ai surtout démonté les arguments de cette personne. Et toi, avant de critiquer ceux qui ici répètent sans cesse les mêmes choses, si déjà tu commençais par signaler en quoi ils ne seraient pas justes, ce serait une avancée.
Parce que pour ma part je te vois beaucoup poster ici, mais de même qu'il y en a pas mal ici qui sont TRÈS conservateurs et paranos, de même pour moi tu es vraiment en décalage, tu souhaites répondre sans apporter de réponse. A moins que ta réponse se résume à dire "dans le fond ils ont raison, le piratage c'est mal, il faut le combattre". Ce que, a vrai dire, peu de gens ici vont nier, donc tu te bats contre des moulins. Le problème n'est pas le fond, le problème c'est la forme. Le problème c'est des producteurs qui campent sur leurs idées, c'est une répression qui s'accroit au détriment des libertés et en parfaite dictature, c'est un manque flagrant de propositions contraires, c'est une licence globale dont on ne peut même pas discuter de son obligation ou non puisqu'elle est balayée d'un revers de la main. C'est un tout qui constitue un énorme problème de forme, alors que dans le fond, nous sommes d'accord, et nous ne sommes pas les pirates que cette personne accuse, de vouloir tout télécharger sans rien payer... Non, ici pour la plupart on veut bien payer, on veut bien rémunérer, mais il faut quelque chose qui sont bien pensé, discuté, partagé, mais pour ça il faut que le gouvernement ôte ses oeillères. Bref, je n'apporte peut être rien au débat selon toi, mais c'est simplement parce que sur Numérama le débat est clos, tout a été dit, discuté, et que c'est pas entre nous qu'on va changer le monde. Ce qu'il faut maintenant c'est que gouvernement et maisons d'éditions participent, nous écoutent, nous parlent, et que tout avance. Est ce que quelqu'un aurait l'adresse mail de la ministre que je la mette au défi de trouver un cybercafé sur BREST ??
Et je ne parles pas d'aller chez les voisins pour avoir le net... arrivé là je pirate leur connection wifi... Oo @killua
+1 @alphapronto: Je confirme qu'ici personne ne souhaite la mort de la culture et tout le monde souhaite la juste rémunération des artistes. Mais ce ne sont pas des lois répressives qui vont aider à s'en sortir ceux qui en on le plus besoin. L’hadopi met du scotche sur les trous d'un bateau qui est voué à couler. Mais aux lieux que ces rats de distributeur quitte le navire, pour évoluer avec leurs temps, il s'y accroche et nous entraine par la même occasion. Défendre ce système c'est ne pas accepter évolution naturelle des choses. Et qu'on me dise pas que l'hadopi c'est mieux que rien car il y a d'autres issus, et même rien c'est encore mieux que l'hadopi. MORT DE RIRE !!!!!
l'article dit : "selon la ministre de la culture, "avoir Internet à domicile n'est pas une liberté fondamentale" visée par l'amendement Bono. "On peut avoir Internet en allant chez son voisin ou dans un cybercafé", précise-t-elle. Si vous lisez le rapport BESSON (plan numérique 2012) en page 5 vous trouverez l'exact contraire : L’accès à Internet haut débit est devenu une condition essentielle d’accès à l’information, à l’éducation, à la formation, aux loisirs, aux services administratifs. les pauvres, on dirait des lapins pris dans les phares d'une voiture !!! @Killua et 971:
Excusez moi mais je lis très peu de personne ici ok pour combattre le téléchargement illégal (qui est en partie responsable des problèmes rencontrés dans l'industrie culturelle, mais qui ne fait pas tout je suis entièrement d'accord) Et dire que pour moi la riposte graduée n'est pas en tout point négatif c'est mon droit. En effet le flicage sur le net n'est pas une tâche facile et aisée, mais en même temps comme j'essaye de faire comprendre s'il est si facile de craquer la connexion d'un voisin c'est parce que les FAI ne font pas assez de démarche pour et pourtant on peut pas dire qu'ils manquent d'argent. Lorsque j'ai souscrit à mon abonnement chez un opérateur, personne ne m'a proposé des moyens de sécurité, et ce n'est pas l'individu lambda de chercher ou demander les outils pour mais bien aux FAI de proposer des solutions. (après faut savoir aussi qu'il y'aura toujours moyen de craquer une connexion même avec les plus grande sécurité, mais c'est pas tout le monde qui a un voisin pointu en informatique et qui fonctionne uniquement en loi binaire, lol) Quand on regarde ensuite les peines tombées comme pour Jammie Thomas et une autre jeune fille dont je ne sais plus le nom aux US, il est normal de penser qu'une approche pédagogique peut aider à éviter ce genre de sanction. Je préfère voir appliquer un système de riposte gradué que la création d'amende systématique pour chaque internaute surpris à télécharger. Oui il y'a des failles au système, mais il y'a aussi du bon et je pense pas uniquement au respect des droits d'auteurs, mais aussi au emploi dans l'industrie culturelle, car à part baver sur le dos des Majors et des riches personnes de cette industrie, il y'a aussi beaucoup d'employés aux salaires moyens et qui sont les premiers touchés. L'exemple type c'est les labels indépendants et leurs équipes. Cependant même sur l'appui des témoignages des personnes touchés par ce phénomène, nous arrivons encore ici à des commentaires du type "ils ne savent pas de quoi ils parlent" ou "c'est des arguments bidons" et même "LA CULTURE EST GRATUITE". Je dis stop ! Y'a d'autres solutions que l'HADOPI, mais même envisagées elles entraînent les émeutes sur le forum car on attaque le "tout gratuit" que le net a laissé naître. Un dernier mot alors, arrêtez de penser que télécharger illégalement c'est montrer au grand qu'on est pas content, car c'est pas eux qui en souffrent le plus.
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"les députés Européens ont jugé que couper l’abonnement d’un pirate récidiviste, même après plusieurs "s’il vous plait, soyez gentil d’arrêter", c’était porter atteinte à un droit fondamental de la personne !"
Non les députés n'ont pas statué sur la riposte graduée, mais UNIQUEMENT sur la coupure non judiciaire. En gros ce qu'ils disent c'est "faites des lois si vous voulez pour faire respecter la légalité, mais la coupure nette et indiscutable de l'accès internet n'est pas une méthode convenable".
Un peu comme à l'extrême on pourrait dire "faites avouer à un suspect son crime, mais la torture n'est pas une méthode convenable". c'est la même idée. Répression ? Oui, ok, l'Europe n'a rien contre. Mais il faut les bons moyens, et ne pas chasser des mouches au bazooka.
"Entendons-nous bien, le gars commet un délit, on le prévient, on le re-prévient, on le re-re-prévient et à la fin on lui suspend son abonnement pendant quelques mois, sans aucune autre sanction ni amende, et on nous dit qu’on porte atteinte à un droit fondamental !"
C'est un problème de forme qui est discuté, pas de fond. Prévenir c'est bien beau, mais déjà on ne vérifie pas si c'est bien lui qui a agit (cf TPB), ensuite on ne vérifie pas qui est le coupable mais qui est le détenteur de l'accès incriminé (qui devra donc payer parce que le copain est passé par là, lui a fait découvrir un nouveau tube qu'il aime et qu'il télécharge pour l'occasion par exemple), de plus on n'offre aucun moyen de défense, c'est direct la sanction après les avertissements (et des avertos ça peut vite tomber dans une famille ou les enfants vont faire des incartades aléatoires au fil des mois), et qui plus est ce n'est même pas "égal en droit" (cf notre déclaration des droits de l'homme et du citoyen) puisque l'accès du commerçant d'à côté ne sera même pas impacté.
Bref la madame je comprend son point de vue mais ce que je vois avant tout c'est le discours qui lui a été tenu et qui discorde des faits et conséquences réelles que cette riposte graduée va amener (cf son "Apparemment ça a marché dans d’autres pays" alors que c'est le gouvernement français qui a inventé cette connerie, et que d'autres pays ont juste manifesté leur intérêt).