Pourquoi la propriété intellectuelle amplifie la crise financière

Guillaume Champeau - publié le Vendredi 10 Octobre 2008 à 18h09 - posté dans Société 2.0

Cette fois c'est sûr, c'est le krach boursier. Toutes les places financières mondiales cèdent à la panique, et le pouvoir politique semble incapable de rétablir la confiance. Mais plus qu'une crise purement financière, c'est toute une économie virtuelle et immatérielle qui est touchée, durablement. Numerama tente d'expliquer pourquoi le dogme de la propriété intellectuelle accentué dans les années 1990 n'est pas étranger à cette crise, et pourquoi la solution se trouve en partie dans un rééquilibrage des brevets et des droits d'auteur.

(Mis à jour à 19h45 pour corriger une confusion coupable entre Newton et Edison)

Juste avant que la crise financière ne se déclare, fin septembre, nous avions publié un article passé relativement inaperçu sur le problème pourtant bien réel de l'excès de brevets, qui n'est pas tout à fait étranger à la crise économique et financière que traversent les états industriels. Nous expliquions en effet que la structure économique des pays qui ont fait de la propriété intellectuelle leur nouveau pétrole est biaisée par la conviction forte mais erronée que le brevet est synonyme de progrès technologique et de croissance économique.

Comme la spéculation financière, la propriété intellectuelle est exclusivement virtuelle. Contrairement aux lingots d'or elle ne peut pas se saisir dans la main. La propriété intellectuelle est une pure invention de l'esprit qui n'est matérialisée que par des lois et par des bouts de papier imprimés par les administrations. Exactement comme les lignes d'un extrait de compte ou d'un relevé d'actions en bourse ne sont que virtuelles. Ca ne veut pas dire que l'argent virtuel ou la propriété intellectuelle ne sont pas nécessaires ou légitimes. Mais ça implique la nécessité absolue des Etats de veiller en permanence à l'équilibre du système par des mécanismes de régulation performants.

Or on le sait, la crise financière s'est déclenchée en grande partie par l'effet d'une très forte libéralisation, qui a considérablement déséquilibré le rapport entre l'économie réelle et l'économie virtuelle. La seconde n'étant plus au service de la première, mais à son propre service. La propriété intellectuelle dans toute son immatérialité a quant à elle servi d'alibi et s'est mise au service de l'économie virtuelle. Les titres de propriété intellectuelle sont devenus une monnaie d'échange.

Une explosion injustifiée du nombre de brevets accordés

Les brevets nourrissent en effet la bulle financière puisqu'ils sont valorisés sous forme de capital immatériel dans les bilans comptables des entreprises, qui servent de base pour évaluer la valeur d'un titre sur le marché. Plus une entreprise détient de brevets, plus elle donne l'illusion aux actionnaires d'avoir une assise, un actif à valoriser sur le marché. Les banques, y compris les organismes de financement public, prêtent bien plus volontiers leur argent (réel ou virtuel) aux entreprises qui peuvent présenter un ou plusieurs brevets comme garantie. Une course aux brevets s'est donc mise en route, avec des valorisations capitalistiques totalement irréalistes d'entreprises rachetées seulement pour leur portefeuille de brevets. De plus en plus de sociétés d'investissement (des "patent trolls") se sont même créées ces dernières années uniquement dans le but d'acheter et de revendre des brevets, sans activité inventive propre, en poursuivant en justice ceux qui ne payent pas les licences d'exploitation des brevets de leur portefeuille.

Selon les statistiques officielles de l'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle qui les recense depuis 1985, le nombre de demandes de brevets qui était resté stable dans les années 1980 et 1990, autour d'un million de demandes par an, a explosé à l'approche des années 2000 jusqu'à atteindre 1,76 million de dépôts en 2006. Le nombre de titres effectivement délivrés a lui progressé plus vite encore, passant de moins de 400.000 brevets délivrés par an dans les années 1985-1995 à 727.000 titres octroyés il y a deux ans. Les chiffres officiels pour les années 2007 et 2008 ne sont pas encore disponibles, mais ils seront encore à la hausse.

La faute à un système qui n'est plus régulé, qui n'a plus d'objectif d'équilibre et de progrès social en tête. Parce que les Etats ont intérêt à enrichir leurs entreprises, même fictivement, les brevets sont octroyés après des filtres de plus en plus laxistes. L'innovation réelle n'est plus une condition incontournable à l'obtention d'un brevet. Apple vient ainsi par exemple d'obtenir au bout de dix ans un brevet d'invention sur le Dock, sa barre d'icônes bien connue des amateurs de Mac OS... qu'elle n'a jamais inventée. La société Stardock, qui produit elle-même des sortes de "docks" depuis 1994, explique très bien dans un résumé historique que les docks sont apparus avant-même le système NeXT, au début des années 1980, et qu'elle n'avait fait que s'inspirer alors de ce qui existait déjà, inspirant à son tour des sociétés comme Apple qui l'ont imité et ont amélioré le concept d'années en années. Si un brevet avait été octroyé et respecté pendant ces années, les améliorations et les inspirations auraient été coupées en plein vol.

Le génial inventeur Newton avait eu au 18ème siècle une phrase célèbre pour illustrer la chaîne vertueuse des innovations : "Si j'ai vu plus loin que les autres, c'est parce que j'ai été porté par des épaules de géants".

Si Newton était né aujourd'hui, les géants l'auraient piétiner avant qu'il puisse inventer.

Au 20ème siècle est arrivé le non moins génial Edison, un coriace défenseur de sa propriété intellectuelle au point que les premières industries du cinéma se sont réfugiées très loin sur la côte ouest des Etats-Unis, à Hollywood, pour fuire les inspecteurs d'Edison qui voulait contrôler l'exploitation du cinématographe... ironie de l'histoire.

Les brevets, qui servent l'économie virtuelle, vont à l'encontre de l'économie réelle lorsqu'ils protègent de fausses inventions et dissuadent les entrepreneurs d'inventer, par crainte des représailles judiciaires ou des coûts financiers de la protection de leur invention. Ils servent les grandes entreprises qui profitent de la spéculation mais desservent les petites. Or pour qu'une forêt de grands arbres apparaisse, il faut que des petites pousses puissent grandir.

Le droit d'auteur dans la tourmente

Le droit d'auteur n'est pas en reste. Lui aussi, autre volet de la propriété intellectuelle, est totalement fictif. Il repose sur l'idée abstraite que l'on peut poser son drapeau sur une oeuvre immatérielle comme sur un lopin de terre que les colons souhaitaient s'approprier. Jusqu'au 21ème siècle, les lois étaient édictées pour délimiter les parcelles et les tribunaux étaient là pour empêcher que l'on franchisse les clôtures. Dans l'ère numérique, les parcelles sont remplacées par des contrats de licence et les tribunaux par des mécanismes de contrôle informatique (les DRM). Les droits de propriété littéraire et artistique deviennent de nouveaux territoires à conquérir, de nouveaux actifs à faire valoir dans les bilans financiers et auprès des banques.

Mieux que les brevets qu'il faut déposer, obtenir et payer, les droits d'auteur sont octroyés d'office et gratuitement, dès la création d'une oeuvre et même jusqu'après la mort de l'auteur alors que le brevet vit tout au plus 20 ans. Il n'y a plus aucun filtre, plus aucune régulation, plus aucun équilibre. La valeur de la propriété intellectuelle est largement surévaluée.

L'industrie du disque qui l'a compris la première tente vainement depuis 10 ans d'empêcher la maison de brûler en chassant les millions d'internautes qui franchissent son lopin de terre en se fichant royalement des barrières. La croyance quasi religieuse qu'il sera un jour possible de matérialiser l'immatériel pour en faire le pétrole du 21ème siècle va s'écrouler comme le cours du CAC 40.

C'est alors une nouvelle économie qu'il faudra inventer, avec un équilibre nouveau à trouver.

Publié par Guillaume Champeau, le 10 Octobre 2008 à 18h09
 
 
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Commentaires à propos de «Pourquoi la propriété intellectuelle amplifie la crise financière»
 

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Et si on déposait l'absurdité ça paierait bien non?
ZeBrain, le 01/01/1970 - 01:00
L'équilibre est difficile à trouver mais il faut prendre en compte le fait que pas mal de gens ne sont plus capables de créer suffisamment pour en vivre passé un certain âge. Et si certains sont à ce moment-là plein de thunes, il y en a beaucoup plus à qui ça pose un problème. Surtout avec la durée de vie moyenne qui s'allonge.

C'est bien de soutenir les pauvres ...

Dis-nous : "C'est quand la dernière fois que tu as bossé au 3/8 dans une usine et/où à la chaîne" ?

Il y en a aussi qui le font. Y penses-tu également et de temps en temps à ceux qui travaillent de cette façon et dans ces conditions là ?

Et ceux-là, ben ils n'ont jamais été et à aucun moment "plein de thunes".
"Quel bel amalgame entre la musique, les paroles de chanson et les livres .."

Ce n'est pas un amalgame.

Si l'on parle de droit d'auteur, ça englobe tout ça, et plus encore. Or je croyais qu'il était question de trouver un équilibre.

"Y penses-tu également et de temps en temps à ceux qui travaillent de cette façon et dans ces conditions là ?"

Non, évidemment. Et encore moins aux gamines qui tissent des tapis ou aux femmes qui bossent dans des maquiladoras. La liste est longue et ça n'a aucun rapport avec la durée du droit d'auteur.

La vie de l'auteur, c'est raisonnable, c'est pragmatique et c'est une mine de sujets de polar.

À condition, bien sûr, d'autoriser le droit de citation dans tous les domaines. Ce qui n'est pas le cas actuellement : si l'on prend un essai sérieux et un morceau bourré de samples, il y a une différence fondamentale : les auteurs originels des citations sont identifiés mais non rémunérés dans le premier cas, tandis qu'ils touchent des sous dans le second.

Equilibre, pas d'un extrême dans l'autre.
bel article qui résume certaines choses
par contre pour la fin.... c'est une vision d'uthopie

ya qu'a voir le nombre d'ânes qui sont en trance devant la star ac ou la nouvelle star...
Ok il peut y avoir 1 bon chanteur, mais de la à envoyer des SMS à gogo ou a pleuré sa mère pour un mec qui était inconnu avant MAIS surtout qui sera inconnu APRES ....
tant qu'il y aura ces gens là, l'industrie du disque n'a aucun interet à avancé, vu qu'il y a des anes qui achettent...

ya qu'a voir les chiffres, meme les ventes sur itune et co augmentent (ok pas aussi bien que les majors le veulent)

franchement je me demande encore aujourd'hui, comment ca se fait que les gens sont ok de payer la zik numérique le meme prix que la zik matérielle
car entre taxes, DRM, investissement (graveur quand ca marche), temps passé (pour faire sauter les DRM par ex).... bah ca revient moins cher d'acheter un CD ....
mais bon ....
alain57, le 01/01/1970 - 01:00
bel article qui résume certaines choses
Tissu de conneries sans fondement. Tous nos quotidiens regorgent d'articles d'explications et de description du mécanisme de cette crise dite systémique : de grands groupes financiers ont amassé des fortunes en spéculant sur des échanges de créances irremboursables. Pendant des années ils se sont enrichis en vendant des dettes ! Avouez que c'est très fort. Non ? On appelle ça de l'ingénierie financière. Il fallait bien que la bulle éclate un jour comme en 1637, 1720, 1873, 1882, 1929, etc. Le droit d'auteur n'a rien à voir là dedans. Guillaume Champeau se dit journaliste, juriste, titulaire d'une licence de droit. Si tel est le cas ne vous rendez-vous pas compte qu'il se fout ouvertement de votre gueule et qu'il se moque de vous voir tous tomber dans le panneau. Arrêtez de gober toutes ses salades. Informez-vous.
Makhno, le 01/01/1970 - 01:00
alain57, le 01/01/1970 - 01:00
bel article qui résume certaines choses
Tissu de conneries sans fondement. Tous nos quotidiens regorgent d'articles d'explications et de description du mécanisme de cette crise dite systémique : de grands groupes financiers ont amassé des fortunes en spéculant sur des échanges de créances irremboursables. Pendant des années ils se sont enrichis en vendant des dettes ! Avouez que c'est très fort. Non ? On appelle ça de l'ingénierie financière. Il fallait bien que la bulle éclate un jour comme en 1637, 1720, 1873, 1882, 1929, etc. Le droit d'auteur n'a rien à voir là dedans. Guillaume Champeau se dit journaliste, juriste, titulaire d'une licence de droit. Si tel est le cas ne vous rendez-vous pas compte qu'il se fout ouvertement de votre gueule et qu'il se moque de vous voir tous tomber dans le panneau. Arrêtez de gober toutes ses salades. Informez-vous.
Au cas où tu n'aurais pas lu, il parle de la propriété intellectuelle au sens large. Certes il finit avec un passage sur le droit d'auteur, qui, comme le reste de la propriété intellectuelle, sert maintenant de "garantie" pour des prêts, de monnaie et d'échelle de valeur pour les entreprises.

Et ta lecture semble également quelque peu défectueuse en cela que l'article ne prétend absolument pas que la propriété intellectuelle telle qu'elle est aujourd'hui a été un tant soit peu la cause de la crise, mais avance simplement que c'est un facteur aggravant. Et c'est tout à fait pertinent : freins à l'innovation, valorisation complètement virtuelle de ces titres de "propriété", ajout à la démesure de l'économie virtuelle face à l'économie réelle. Quant à ta compréhension du mécanisme directement à l'origine de cette crise (les subprimes), elle me semble bien lacunaire (à moins que ce ne soit ton expression de ce que tu en as compris).
D'accord avec Makhno. C'est très racoleur comme titre. De mieux en mieux...

@Gorkk: Je ne vois pas ou est le parallèle entre propriété intellectuelle et l'injection de liquidités dans les systèmes financiers pour essayer de le sauver, quant a ton explication, elle est aussi biaisée que l'article.

C'est une bulle de crédit sans précédent qui explose et de la fausse monnaie a été créée et que M3 a explosé. Aujourd'hui, on rembourse ses dettes petit à petit et les banques n'en n'accordent de nouvelles que beaucoup moins vite que les anciennes dettes sont remboursées, chute de M3

Pire, les prêts insolvables sont à la charge tout d'abord des banques sur leurs fonds propres et leurs bénéfices, puis des actionnaires dont les cours des actions s'écroulent BAM !!! destruction de M3. L'État en dernier recours s'endette et nous plume (ensemble tout devient possible) pour compenser ce qui manque mais ça ne crée pas de monnaie, c'est balot hein ? C'est un transfert de la dette existante M3 des particuliers/entreprises dans les bilans des banques vers les États. Mais ça n'est pas de la nouvelle monnaie, elle existe déjà.

Actuellement, les états s'endettent pour pallier au manque de liquidités afin de sauver le système financier. MAIS, la surface monétaire financière est considérable et la dette finira bien par ne plus suffire pour relever tout ce beau monde. Et si on ne plus emprunter pour payer des sommes considérables, on n'a plus d'autres armes que la planche à billet. BANG ! Inflation ! Je ne vois pas d'autre solution pour stopper le mécanisme que la dévaluation monétaire (=inflation) ou laisser périr une partie du système bancaire et ainsi laisser faire la déflation. Donc, dans un cas comme dans l'autre, en fait, on l'a dans les fesses mais dans tous les cas, je ne vois pas ce que la propriété intellectuelle vient faire là dedans.

Makhno a donc raison.

Numérama serait t'il touché par la crise pour tomber si bas ?
(Dis-nous : "C'est quand la dernière fois que tu as bossé au 3/8 dans une usine et/où à la chaîne" ?

Il y en a aussi qui le font. Y penses-tu également et de temps en temps à ceux qui travaillent de cette façon et dans ces conditions là ?

Et ceux-là, ben ils n'ont jamais été et à aucun moment "plein de thunes". )


je confirme Natasha, 20 ans de 5/8 ,le pire régime pour la santé et la vie de famille(pas de notion de week-end,ni de jour férié) en usine .Et je ne suis pas "plein de thunes".....expl: 2 voitures, une de 18 ans et l'autre de 14 ans ....;(

ps: j'adore vous lire , vous tous qui défendez certaines valeurs .merci Numerama
Makhno > Je veux bien recevoir toutes les critiques que tu veux, il faut d'abord avoir lu l'article. Visiblement c'est pas ton cas puisque tu ne peux pas ne pas avoir lu que je ne disais pas que la PI était responsable de la crise, mais simplement (et c'est déjà beaucoup) qu'elle en était l'un des facteurs aggravants. Et je parle beaucoup moins des droits d'auteur que des brevets.

J'espère que tu ne crois pas une seule minute sérieusement que les subprimes sont responsables de la crise économiques que nous vivons. Ou alors tu confonds l'allumette avec le combustible. Tu conseilles aux gens de s'informer, commence par toi-même, en essayant de réfléchir un minimum à ce que tu lis. Recherche notamment du côté de Bretton Woods, ça sera un bon début.
article tres juste!
c'est important les brevets mais ce qui me fait chi.. c'est lorsqu'on dépose des brevets pour empecher toute innovation alors qu'on s'en serve pas.je suis pas expert en la matière mais vous serez étonné du nombre de brevet qui existe juste pour empêcher les autres de progresser.juste un exemple,les médicament par exemple!a cause des brevets,même en connaissant la formule,on peut pas les fabriquer a moindre coût pour soigner l'Afrique notamment, on préfère les vendre du poisons venant d' asie!!!
>"L'innovation réelle n'est plus une condition incontournable à l'obtention d'un brevet. Apple vient ainsi par exemple d'obtenir au bout de dix ans un brevet d'invention sur le Dock, sa barre d'icônes bien connue des amateurs de Mac OS... qu'elle n'a jamais inventée."

Non mais Guillaume tu te fous du monde ou quoi ?
Disserter de la propriété intellectuelle c'est bien, mais c'est pas une raison pour affabuler.

Si Apple a mis dix ans à obtenir un brevet c'est pas de leur faute mais parce que l'office des brevets travail à la vitesse d'un escargot. La demande de brevet date de 1999, c'est marqué dessus. Ils ont donc bien fait la demande avant de sortir leur OS avec le dock, c'est pas une espèce de protection tardive demandée dans l'urgence pour attaquer quiconque, bref pas un patent troll. C'est donc malvenu d'accuser Apple des travers du système (l'office des brevets), et de certains acteurs (les fameux patent troll).

Et d'aller prétendre qu'ils n'ont jamais avoir inventé le dock alors qu'ils ont un brevet dessus, c'est prendre le risque de vous faire attaquer en diffamation, et je ne crois pas que Numerama puisse y survivre financièrement. Mais bon c'est dans votre logique de victimisation...

>"La société Stardock, qui produit elle-même des sortes de "docks" depuis 1994, explique très bien dans un résumé historique que les docks sont apparus avant-même le système NeXT, au début des années 1980, et qu'elle n'avait fait que s'inspirer alors de ce qui existait déjà, inspirant à son tour des sociétés comme Apple qui l'ont imité et ont amélioré le concept d'années en années."

Merveilleux paragraphe rempli de contradictions, de mensonge et de haine.

1/ Comme d'habitude, Apple n'a jamais rien inventé, ce ne sont que des nuls, qui n'ont aucun droit sinon celui de crever. Merci pour cette minute de haine nécessaire. :-/
Apple c'est l'entreprise qui vous embête car elle est aimée du public et qu'elle a un modèle économique qui marche (dans la musique, la vidéo, et maintenant la téléphonie), qui malheureusement est à 180
° de vos opinions démago-communistes. Le monde n'est pas tout noir ou tout blanc, ce qui je sais ne plaît pas aux extrémistes de tous poils. Apple a empêcher la faillite du monde musical et ça vous reste en travers de la gorge (et vous m'en voyez ravi).

2/ Stardock essaye de justifier comme ils le peuvent qu'ils pillent le travail des autres, sans la moindre autorisation, avec la classique argumentation: "mais euh les autres ils font pareils". On passera donc sur leur objectivité dans le débat...

3/ La contradiction: vous dites qu'Apple n'a rien inventé mais:
-le brevet du dock n'est pas d'Apple mais d'un certain... Steve Jobs (c'est marqué dessus, il faut lire).
-Next, dont se serait inspiré Apple était une entreprise d'un certain... Steve Jobs. Next a d'ailleurs été rachetée par Apple, donc ses brevets aussi.
-Apple computer, dont se serait inspiré Next était aussi une entreprise d'un certain... Steve Jobs.
On a donc en fait 3 entreprises (l'ancien Apple Computer, Next, et l'actuelle Apple) dirigée successivement par une même personne. Et vous reprochez à Jobs de s'inspirer de Jobs ? Depuis quand faut une autorisation pour ça ? Au secours !
Et en quoi cela cautionne que des individus étrangers à l'entreprise (par ex. Stardock) aient le droit de copier le travail d'Apple ?

Le Dock c'était donc tout sauf le bon exemple pour illustrer votre propos. La haine n'est jamais bonne conseillère...
Si tu lisais l'article de Stardock, tu verrais qu'ils disent bien que l'invention du dock date d'AVANT le système NeXT. Comme ce que je dis moi-même dans l'article, d'ailleurs.
ca fait longtemps que j'avais pas lu un troll gerbant made in le vendangeur... ca me manquait pas, il s'est bcp aigri avec l'age :)

en plus il n'est plus à la page sur les insultes bidons: on ne dit plus demago-communiste, c'est has been, on dit maintenant (sale) cyrpto-gauchiste, c'(est l'insulte en vigueur

c'etait la minute pas necessaire d'inculture
Makhno, le 01/01/1970 - 01:00
Si tel est le cas ne vous rendez-vous pas compte qu'il se fout ouvertement de votre gueule et qu'il se moque de vous voir tous tomber dans le panneau.
Aaaah oui bien sûr, alors que toi... :rolleyes:
Le, le 01/01/1970 - 01:00
Et d'aller prétendre qu'ils n'ont jamais avoir inventé le dock alors qu'ils ont un brevet dessus, c'est prendre le risque de vous faire attaquer en diffamation, et je ne crois pas que Numerama puisse y survivre financièrement. Mais bon c'est dans votre logique de victimisation...
Depuis quand l'obtention d'un brevet signifie-t-elle que la société qui le dépose a réellement inventé le produit, en particulier aux USA, et surtout dans la période actuelle ? C'est ça qu'on appelle les fameux "patent trolls" je te signale, le dépôt d'un brevet sur une idée triviale sans tenir compte de l'antériorité... Quant à tes menaces de trolleur débile et prétentieux, tu devrais arrêter la coke ! Le brevet est valable aux USA et pas en Europe (où les brevets logiciels sont interdits), jusqu'à preuve du contraire ! Alors, qui affabule maintenant ?

Le, le 01/01/1970 - 01:00
>"La société Stardock, qui produit elle-même des sortes de "docks" depuis 1994, explique très bien dans un résumé historique que les docks sont apparus avant-même le système NeXT, au début des années 1980, et qu'elle n'avait fait que s'inspirer alors de ce qui existait déjà, inspirant à son tour des sociétés comme Apple qui l'ont imité et ont amélioré le concept d'années en années."

Merveilleux paragraphe rempli de contradictions, de mensonge et de haine.
Et ta soeur ? Numerama fournit des preuves de ce qu'ils avancent en relatant que les docks, en plus d'être produits par Stardock depuis 1994, existaient déjà dans les années 80 ! Et que de ce fait le brevet déposé par Apple n'aurait jamais dû être accepté si le bureau des brevets américain avait fait son travail (et pourtant ça lui a pris 10 ans !). Je ne vois vraiment pas où se trouvent les contradictions, les mensonges et la haine là-dedans, mais je vois parfaitement ta mauvaise foi de trolleur !

Le, le 01/01/1970 - 01:00
1/ Comme d'habitude, Apple n'a jamais rien inventé, ce ne sont que des nuls, qui n'ont aucun droit sinon celui de crever. Merci pour cette minute de haine nécessaire. :-/
Apple c'est l'entreprise qui vous embête car elle est aimée du public et qu'elle a un modèle économique qui marche (dans la musique, la vidéo, et maintenant la téléphonie), qui malheureusement est à 180
° de vos opinions démago-communistes. Le monde n'est pas tout noir ou tout blanc, ce qui je sais ne plaît pas aux extrémistes de tous poils. Apple a empêcher la faillite du monde musical et ça vous reste en travers de la gorge (et vous m'en voyez ravi) et bla bla bla, ramassis de conneries trollesques...
Bon en fait je crois que je vais arrêter là de commenter ton post : tu as clairement atteint le point Godwin, je te félicite !

Pour ceux qui voudraient lire une réflexion très intéressante sur la propriété intellectuelle et ses dérives actuelles, je conseille fortement le livre Du bon usage de la piraterie de Florent Latrive, sous licence Creative Commons.
et la il va te repondre que comme c'est sous CC c'est un ouvrage fantaisiste pour racaille cryptogauchiste collectiviste et que y'a "la gratuité c'est le vol" par denis olivenne à lire, plutot :)
reponse a headbanguer, Pourquoi les artistes, pour vivre comme tout le monde ne font ils pas des spectacles à 80 ou 100 Euros la place voir plus pour certain.cessons de se moquer du monde avec ces soit disant "droit d auteur" qui ne sont en realité que du vent. d autre part pour eviter le piratage faisont comme en chine "les goulagues" pour les opposants ou bien supprimons les ordinateurs de la planetes.
La crise actuelle n'est surement pas due qu'aux subprimes. Arrêtez de croire ce que les experts-journalistes-financiers vous disent.

C'est un raccourci facile pour éviter de réfléchir.

Les causes sont multiples et viennent comme le dit Guillaume d'une dérégulation généralisée de la société qui a atteint un degré d'absurdité encore jamais égalée.

Si les plans de sauvetage (Paulson, zone euro...) fonctionnent et que rien n'est fait après, on remettra ça dans 10 ou 20 ans et ce sera pire !

mais bon, c'est du crypto-gauchisme !
Gorkk, le 01/01/1970 - 01:00
Makhno, le 01/01/1970 - 01:00
alain57, le 01/01/1970 - 01:00
bel article qui résume certaines choses
Tissu de conneries sans fondement. Tous nos quotidiens regorgent d'articles d'explications et de description du mécanisme de cette crise dite systémique : de grands groupes financiers ont amassé des fortunes en spéculant sur des échanges de créances irremboursables. Pendant des années ils se sont enrichis en vendant des dettes ! Avouez que c'est très fort. Non ? On appelle ça de l'ingénierie financière. Il fallait bien que la bulle éclate un jour comme en 1637, 1720, 1873, 1882, 1929, etc. Le droit d'auteur n'a rien à voir là dedans. Guillaume Champeau se dit journaliste, juriste, titulaire d'une licence de droit. Si tel est le cas ne vous rendez-vous pas compte qu'il se fout ouvertement de votre gueule et qu'il se moque de vous voir tous tomber dans le panneau. Arrêtez de gober toutes ses salades. Informez-vous.
Au cas où tu n'aurais pas lu, il parle de la propriété intellectuelle au sens large. Certes il finit avec un passage sur le droit d'auteur, qui, comme le reste de la propriété intellectuelle, sert maintenant de "garantie" pour des prêts, de monnaie et d'échelle de valeur pour les entreprises.

Et ta lecture semble également quelque peu défectueuse en cela que l'article ne prétend absolument pas que la propriété intellectuelle telle qu'elle est aujourd'hui a été un tant soit peu la cause de la crise, mais avance simplement que c'est un facteur aggravant. Et c'est tout à fait pertinent : freins à l'innovation, valorisation complètement virtuelle de ces titres de "propriété", ajout à la démesure de l'économie virtuelle face à l'économie réelle. Quant à ta compréhension du mécanisme directement à l'origine de cette crise (les subprimes), elle me semble bien lacunaire (à moins que ce ne soit ton expression de ce que tu en as compris).

Travailles-tu dans les domaines technologiques? Suis-tu les progrès des sciences, les applications qui en découlent? Vu ce que tu dis je suppose que non, ou juste superficiellement, pour les gadgets à la mode. Dans le cas contraire, tu devrais voir le nombre d'applications qui ne sont pas mis utilisé car "pas rentable". Des brevets sont donc déposés pour enterrer des technologies pour plusieurs années. Les brevets sont devenues un moyen pour les entreprises de freiner les innovations qui ne leur convient pas, qui menacerait leur vente. Cela a participé à verrouiller le marché et à facilité l'apparition de mastodontes lent à évoluer.
De plus, cela à mener à l'apparition de société creuses, ne produisant rien, vivotant sur des brevets achetés et défendu en justice. Même des grosses entreprises s'orientent vers ça, car 'plus rentable'. On les voit donc vider leur structure R&D et leur capacité industrielle pour fonctionner uniquement sur du vent. Mais en cas de crise économique, cette situation flingue ces entreprises à court terme, car celles-ci sont incapable de se relever d'un choc économique, car ne produisant plus rien. C'est ainsi que des grosses entreprises peuvent s'effondrer dans les mois qui viennent. Donc oui c'est bien un facteur aggravant, et quelque chose qui entrave terriblement notre société.

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