Pourquoi la propriété intellectuelle amplifie la crise financière
Guillaume Champeau - publié le Vendredi 10 Octobre 2008 à 18h09 - posté dans Société 2.0

Cette fois c'est sûr, c'est le krach boursier. Toutes les places financières mondiales cèdent à la panique, et le pouvoir politique semble incapable de rétablir la confiance. Mais plus qu'une crise purement financière, c'est toute une économie virtuelle et immatérielle qui est touchée, durablement. Numerama tente d'expliquer pourquoi le dogme de la propriété intellectuelle accentué dans les années 1990 n'est pas étranger à cette crise, et pourquoi la solution se trouve en partie dans un rééquilibrage des brevets et des droits d'auteur.

(Mis à jour à 19h45 pour corriger une confusion coupable entre Newton et Edison)

Juste avant que la crise financière ne se déclare, fin septembre, nous avions publié un article passé relativement inaperçu sur le problème pourtant bien réel de l'excès de brevets, qui n'est pas tout à fait étranger à la crise économique et financière que traversent les états industriels. Nous expliquions en effet que la structure économique des pays qui ont fait de la propriété intellectuelle leur nouveau pétrole est biaisée par la conviction forte mais erronée que le brevet est synonyme de progrès technologique et de croissance économique.

Comme la spéculation financière, la propriété intellectuelle est exclusivement virtuelle. Contrairement aux lingots d'or elle ne peut pas se saisir dans la main. La propriété intellectuelle est une pure invention de l'esprit qui n'est matérialisée que par des lois et par des bouts de papier imprimés par les administrations. Exactement comme les lignes d'un extrait de compte ou d'un relevé d'actions en bourse ne sont que virtuelles. Ca ne veut pas dire que l'argent virtuel ou la propriété intellectuelle ne sont pas nécessaires ou légitimes. Mais ça implique la nécessité absolue des Etats de veiller en permanence à l'équilibre du système par des mécanismes de régulation performants.

Or on le sait, la crise financière s'est déclenchée en grande partie par l'effet d'une très forte libéralisation, qui a considérablement déséquilibré le rapport entre l'économie réelle et l'économie virtuelle. La seconde n'étant plus au service de la première, mais à son propre service. La propriété intellectuelle dans toute son immatérialité a quant à elle servi d'alibi et s'est mise au service de l'économie virtuelle. Les titres de propriété intellectuelle sont devenus une monnaie d'échange. 

Une explosion injustifiée du nombre de brevets accordés

Les brevets nourrissent en effet la bulle financière puisqu'ils sont valorisés sous forme de capital immatériel dans les bilans comptables des entreprises, qui servent de base pour évaluer la valeur d'un titre sur le marché. Plus une entreprise détient de brevets, plus elle donne l'illusion aux actionnaires d'avoir une assise, un actif à valoriser sur le marché. Les banques, y compris les organismes de financement public, prêtent bien plus volontiers leur argent (réel ou virtuel) aux entreprises qui peuvent présenter un ou plusieurs brevets comme garantie. Une  course aux brevets s'est donc mise en route, avec des valorisations capitalistiques totalement irréalistes d'entreprises rachetées seulement pour leur portefeuille de brevets. De plus en plus de sociétés d'investissement (des "patent trolls") se sont même créées ces dernières années uniquement dans le but d'acheter et de revendre des brevets, sans activité inventive propre, en poursuivant en justice ceux qui ne payent pas les licences d'exploitation des brevets de leur portefeuille.

Selon les statistiques officielles de l'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle qui les recense depuis 1985, le nombre de demandes de brevets qui était resté stable dans les années 1980 et 1990, autour d'un million de demandes par an, a explosé à l'approche des années 2000 jusqu'à atteindre 1,76 million de dépôts en 2006. Le nombre de titres effectivement délivrés a lui progressé plus vite encore, passant de moins de 400.000 brevets délivrés par an dans les années 1985-1995 à 727.000 titres octroyés il y a deux ans. Les chiffres officiels pour les années 2007 et 2008 ne sont pas encore disponibles, mais ils seront encore à la hausse.

La faute à un système qui n'est plus régulé, qui n'a plus d'objectif d'équilibre et de progrès social en tête. Parce que les Etats ont intérêt à enrichir leurs entreprises, même fictivement, les brevets sont octroyés après des filtres de plus en plus laxistes. L'innovation réelle n'est plus une condition incontournable à l'obtention d'un brevet. Apple vient ainsi par exemple d'obtenir au bout de dix ans un brevet d'invention sur le Dock, sa barre d'icônes bien connue des amateurs de Mac OS... qu'elle n'a jamais inventée. La société Stardock, qui produit elle-même des sortes de "docks" depuis 1994, explique très bien dans un résumé historique que les docks sont apparus avant-même le système NeXT, au début des années 1980, et qu'elle n'avait fait que s'inspirer alors de ce qui existait déjà, inspirant à son tour des sociétés comme Apple qui l'ont imité et ont amélioré le concept d'années en années. Si un brevet avait été octroyé et respecté pendant ces années, les améliorations et les inspirations auraient été coupées en plein vol.

Le génial inventeur Newton avait eu au 18ème siècle une phrase célèbre pour illustrer la chaîne vertueuse des innovations : "Si j'ai vu plus loin que les autres, c'est parce que j'ai été porté par des épaules de géants".

Si Newton était né aujourd'hui, les géants l'auraient piétiner avant qu'il puisse inventer.

Au 20ème siècle est arrivé le non moins génial Edison, un coriace défenseur de sa propriété intellectuelle au point que les premières industries du cinéma se sont réfugiées très loin sur la côte ouest des Etats-Unis, à Hollywood, pour fuire les inspecteurs d'Edison qui voulait contrôler l'exploitation du cinématographe... ironie de l'histoire.

Les brevets, qui servent l'économie virtuelle, vont à l'encontre de l'économie réelle lorsqu'ils protègent de fausses inventions et dissuadent les entrepreneurs d'inventer, par crainte des représailles judiciaires ou des coûts financiers de la protection de leur invention. Ils servent les grandes entreprises qui profitent de la spéculation mais desservent les petites. Or pour qu'une forêt de grands arbres apparaisse, il faut que des petites pousses puissent grandir.

Le droit d'auteur dans la tourmente

Le droit d'auteur n'est pas en reste. Lui aussi, autre volet de la propriété intellectuelle, est totalement fictif. Il repose sur l'idée abstraite que l'on peut poser son drapeau sur une oeuvre immatérielle comme sur un lopin de terre que les colons souhaitaient s'approprier. Jusqu'au 21ème siècle, les lois étaient édictées pour délimiter les parcelles et les tribunaux étaient là pour empêcher que l'on franchisse les clôtures. Dans l'ère numérique, les parcelles sont remplacées par des contrats de licence et les tribunaux par des mécanismes de contrôle informatique (les DRM). Les droits de propriété littéraire et artistique deviennent de nouveaux territoires à conquérir, de nouveaux actifs à faire valoir dans les bilans financiers et auprès des banques.

Mieux que les brevets qu'il faut déposer, obtenir et payer, les droits d'auteur sont octroyés d'office et gratuitement, dès la création d'une oeuvre et même jusqu'après la mort de l'auteur alors que le brevet vit tout au plus 20 ans. Il n'y a plus aucun filtre, plus aucune régulation, plus aucun équilibre. La valeur de la propriété intellectuelle est largement surévaluée.

L'industrie du disque qui l'a compris la première tente vainement depuis 10 ans d'empêcher la maison de brûler en chassant les millions d'internautes qui franchissent son lopin de terre en se fichant royalement des barrières. La croyance quasi religieuse qu'il sera un jour possible de matérialiser l'immatériel pour en faire le pétrole du 21ème siècle va s'écrouler comme le cours du CAC 40.

C'est alors une nouvelle économie qu'il faudra inventer, avec un équilibre nouveau à trouver.

 
 
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Commentaires à propos de Pourquoi la propriété intellectuelle amplifie la crise financière
 

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zigotozor
Le 10 Octobre 2008 à 18h38
Il me semble qu'il y a eu une petite confusion et qu'il s'agit non pas de Newton mais d'Edison (trop de stress ? bientôt le week-end Sinon, très intéressant l'article.
headbanger
Le 10 Octobre 2008 à 18h49
En même temps met toi a la place d'un artiste: si il n'y a pas les droits d'auteurs, le mec bosse dure pour enregistrer un titre, l'arranger etc... et hop!! ni vu ni connu jtembrouille, un autre l'écoute, l'enregistre signe un contrat de commercialisation. j'aime bien lire numerama mais on pourrai parfois croire que le but est avant tout de critiquer tout se qui se raproche de près ou de loins des majors. Faut bien penser que si les musiciens professionnel ne gagnent plus d'argent, ou crèvent la dalle, il n'y aura plus 'artistes professionnels. c'est dans une certaine mesure la même chose qu'au football. entre les joueurs pro et le joueurs amateurs.
tinmar
Le 10 Octobre 2008 à 18h51
la prorpiété intellectuielle est un concept ancré dans les moeurs. A l'origine, rappellons que la devise française était "liberté, égalité, propriété". Le système français de protection des oeuvres est l'un des plus intelligents, et je ne vois pas comment il peut être remis en cause aussi vulgairement....
ludopower
Le 10 Octobre 2008 à 18h54
@headbanger

Certes, mais alors? Qu'est-ce qu'il y a de mal à critiquer les majors?

Ils sont inutiles à la survie du processus créatif, voire même des ennemis de l'art, beaucoup d'exemples le montrent!

Les majors sont venus se jeter sur les musiciens comme des proxénètes sur des prostituées, en leur promettant plus d'argent qu'ils n'en avaient jamais rêvé. Or, l'art, ça n'est pas montrer ses fesses sur MTV, c'est de remplir des salles de concert, et les majors ne servent à rien dans ce processus.

Je le sais, je suis artiste moi-même. Ne sois pas si convaincu de la présence nécessaire des majors dans le développement de la musique.
freddyfindU
Le 10 Octobre 2008 à 18h55
c'est quoi ce mauvais parallèle ? C'est de la faute des maisons de disque, aussi, si les emballages de nutella sont mal foutus ?
TotoRhino
Le 10 Octobre 2008 à 18h58
Excellent article !
A force de vouloir tout posséder, on aura plus rien.
sir.chamallow
Le 10 Octobre 2008 à 19h04
C'est à ça que peuvent remédier en partie les Creative Commons.
percy
Le 10 Octobre 2008 à 19h11
Je n'ai pas bien vu où, dans l'article, est apporté la moindre preuve d'un lien entre la crise économique actuelle et la propriété intellectuelle.
Ensuite, je pense qu'on n'est pas mal à ne plus vous suivre sur ce chemin: OUI, certaines sociétés abusent des brevets. OUI, le modèle économique actuel des majors de la musique et du cinéma est dépassé, et avec leur conservatisme elles ne poussent dans le sens d'une solution. Mais NON, la propriété intellectuelle et le droit d'auteur ne doivent pas être jetés aux orties comme vous le laissez entendre.
pleindeuss
Le 10 Octobre 2008 à 19h19
les recessions sont l'occasion de rebattre les cartes mais aussi d'asseoir le monopole de nouveaux cartels (ou de cartels tres anciens et tres bien implantés)

méfiance donc avec cette récession.


sinon, la propriété intellectuelle a donné naissance aux ogms (c'est d'ailleurs la raison d'être des ogms). en plus d'être un poison commercial c'est aussi un poison organique.
Dreaman
Le 10 Octobre 2008 à 19h23
Franchement les gars, moi j'prône le retour au communisme...a c'était tellement bien la RDA.... l’URSS toussa, économie planifié, aucuns problèmes "tout le monde" égaux.

Le capitalisme = propriétés, internet, argents, bourses, effondrements, brevets, vacances à Ibiza, débauches, c'est le mal ! Soyons clairs !
pleindeuss
Le 10 Octobre 2008 à 19h25
@percy

une entreprise qui passe son temps à se protéger perd de l'argent. un procès ca coute les yeux de la tete.

une entreprise qui ne vit que pour s'approprier les idées des autres et les monnayer ensuite devient creuse, elle ne sert pas à l'humanité.

une entreprise qui voudrait par exemple développer une nouvelle méthode énergétique devrait passer en revue l'ensemble des brevets déposés par les grandes industries pétrolières (et y'en a un paquet). vu que par exemple, la totalité de la recherche sur les piles à combustible est breveté, il est extrêmement difficile pour les chercheurs indépendants de développer cette technologie.

donc les brevets sont bien un frein à l'échelle de l'humanité, car on n'empêchera jamais les inventeurs d'inventer mais on peut toujours empêcher les industriels d'utiliser les inventions des inventeurs, par le biais des brevets (cf la carte à puce. à cause du brevet que les usa ne veulent pas payer, la totalité de la terre, excepté la france est encore à la carte de merde avec signature).
Kad Redal
Le 10 Octobre 2008 à 19h48
Merci zigotozor, fatigue du vendredi soir...

Il me semble que l'article est assez clair, mais je le précise encore au besoin, Numerama n'appelle pas à supprimer la propriété intellectuelle. Mais à trouver un meilleur équilibre. C'est très différent.
Natasha
Le 10 Octobre 2008 à 19h51
Mais NON, la propriété intellectuelle et le droit d'auteur ne doivent pas être jetés aux orties comme vous le laissez entendre.


Certes non, mais réduire la durée des droits d'auteurs et des droits voisins (qu'on essaye au contraire de vouloir augmenter actuellement), représenterait, sans doute, un début de solution, ce qui inciterait davantage les auteurs compositeurs, producteurs, éditeurs, artistes etc..., à se renouveler sans cesse, ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui.

La durée des droits d'auteur et des droits voisins devrait être alignée sur celle des brevets, c'est à dire 20 ans.
Chapi
Le 10 Octobre 2008 à 20h13
Et pourquoi pas le système des licences à la place.
CC, GPL, etc.........

@ Natasha : Est-ce toi ou une autre femme membre du forum qui semble être plutôt libéral ?
Merci de ta réponse.
al4az
Le 10 Octobre 2008 à 21h10
headbanger, ta comparaison artistes pro et foot pro me plait bien, sans argent plus de pro. Mais il restera toujours les "amateurs" qui vivront leur passion sans forcement parler d'argent que ce soit au foot ou dans la zic.

Pour comparer.
Combien de photographes "artistiques" (je n'aime vraiment pas ce terme)vivent de leur metier? Trés peu. C'est par leur boulot, leur originalité et leur sensibilité pour traduire une émotion, qu'ils ont réussi à se faire un nom.

Cette reconnaissance à qui la doivent-ils? A eux-mêmes et à leurs efforts quotidiens et/ou aux agences photos dans les cas les plus "faciles".
Les majors? Ils n'en ont jamais eu besoin et ils ont quand même réussi à percer sans ces requins.

Pourquoi seuls la musique et le ciné, rencontrent ce probleme de propriété intellectuelle?
Ce n'est pas forcement le talent des "artistes" qui est à mettre en cause (même s'ils sont vraiment trop nombreux et parfois sans talent), mais bien à la préservation des intérêts financiers des requins profiteurs qui organisent ce grand cirque et vivent sur leur dos.

Si les photographes sont en voie de disparition, est-ce du au piratage ou à l'explosion du numérique et aux nouvelles technologies qui bombardent tout un chacun photographe?
Qui respecte la propriété intellectuelle des photos réalisées, souvent gratuitement, par des amateurs? Qui s'inquiète du devenir des photographes pro? Les majors? La presse? Les chanteurs? Les acteurs? Nous?

Personne.

Hier pour construire une voiture il fallait des ouvriers, aujourd'hui ils sont remplacés par des robots.
Demain ça sera peut-être le tour des chanteurs et des acteurs qui se verront remplacés par des personnages virtuels. L'exemple existe déjà dans certains films récents.

Les machines remplacent de plus en plus l'humain, pourquoi pas pour les "artistes" qui, en plus, volent (même si leur travail mérite salaire) une partie des bénéfices des majors assoiffées d'argent.

Les majors tueront les "artistes" au nom de la propriété intellectuelle ou tout autre prétexte, comme le modernisme a tué d'innombrables métiers.

Dans tous les cas c'est l'argent et uniquement l'argent qui manÅ“uvre tout ça.
nunu
Le 10 Octobre 2008 à 21h31
Oui, l'argent. L'article est intéressant mais la crise financière n'est dûe qu'aux nombreuses dérives du capitalisme ultra libéralisé. Le système économique est dangereusement absurde, injuste et aux mains d'une maffia qui n'a pas grand chose à envier aux bourgeois de Victor Hugo. On en revient toujours au même problème : le profit et sa recherche perpétuelle est la négation de l'être humain et de ses qualités. Les majors sont dans le lot, ni pires ni meilleures que els autres.
ZeBrain
Le 10 Octobre 2008 à 21h38
Difficile question que celle des droits d'auteur. Il me semble qu'ils doivent demeurer acquis à l'auteur jusqu'à son décès. Si Léo Malet n'avait pas touché de droits sur les rééditions de ses Å“uvres à la fin de sa vie, il serait mort plus misérablement encore. Par exemple.

Je parle ici d'usage commercial, avec vente à la clef.

Et je parle de durée maximale. Si un auteur veut placer son Å“uvre sous une licence spécifique, rien ne l'en empêche.

Avant de hurler, rappelez-vous Léo Malet. Des dizaines de romans, des rééditions, des adaptations au cinéma, à la télé… Pourtant, s'il vivait dans une HLM, ce n'était pas par pingrerie.

Quant aux éventuels droits voisins, j'ai comme qui dirait l'impression que leur durée devrait être dissociée de celle des droits d'auteur. Vingt ans, comme elle dit la dame plus haut ? Ou dix ans renouvelables ?

L'équilibre est difficile à trouver mais il faut prendre en compte le fait que pas mal de gens ne sont plus capables de créer suffisamment pour en vivre passé un certain âge. Et si certains sont à ce moment-là plein de thunes, il y en a beaucoup plus à qui ça pose un problème. Surtout avec la durée de vie moyenne qui s'allonge.

Bon, les enfants n'hériteront plus, mais pépé ou mémé pourra peut-être se payer sa maison de retraite pour sucrer des fraises en paix.
d.i.t.ass
Le 10 Octobre 2008 à 22h59
die old world die!
;-)
>>>>exemple de propriété intellectuelle "décalée" Lederman et le film SUR Coluche?
d.i.t.ass
Le 10 Octobre 2008 à 23h00
et la roue y en a qui payent pour l'utiliser?Et le cerveau pour penser?
Natasha
Le 10 Octobre 2008 à 23h00
Avant de hurler, rappelez-vous Léo Malet. Des dizaines de romans, des rééditions, des adaptations au cinéma, à la télé… Pourtant, s'il vivait dans une HLM, ce n'était pas par pingrerie.


Et pour ceux qui ont été licenciés et qui ne retrouvent pas d'emploi, tu proposes quoi pour qu'ils puissent augmenter les points de leur maigre retraite ?

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