Apple donne des idées à l’ensemble des constructeurs de téléphones mobiles avec son système centralisé de distribution des applications logicielles, l’App Store. Après Google qui a révélé son Android Market et après Microsoft qui prévoit un Skymarket pour Windows Mobile 7, c’est le constructeur canadien RIM (Research in Motion) qui prépare sa propre solution. Baptisé sobrement App Center, le service sera d’abord testé avec l’interface tactile du Blackberry 9500 « Storm ».

Comme l’App Store, l’App Center pourra être utilisé directement depuis le mobile pour parcourir les différentes applications disponibles, les rechercher, et les installer. Mais là où Apple gère lui-même la liste des logiciels disponibles, non sans provoquer quelques couacs auprès de sa communauté de développeurs, Blackberry laisserait aux opérateurs eux-mêmes le soin d’éditer leur propre listing et d’héberger les applications. L’avantage est évident pour les opérateurs mobiles, qui pourront facilement bannir les applications qu’ils ne souhaitent pas autoriser sur leur réseau, comme les services de messagerie, de VoIP, ou de P2P. Ils pourront aussi mettre en avant des applications sur lesquelles ils sont intéressés financièrement, et faire payer directement les logiciels sur la facture de l’abonnement mobile (Apple ayant une facturation séparée pour l’App Store).

Un tel shéma qui laisse aux opérateurs le soin de choisir les logiciels compatibles avec leur réseau est totalement contraire au principe « end-to-end » de la neutralité du réseau, qui veut que les opérateurs se contentent de véhiculer les données d’un bout à l’autre du réseau selon des protocoles établis, sans s’intéresser aux utilisations de ces données et de ces protocoles. De quoi faire ressembler plus encore l’avenir de l’internet mobile à un minitel de poche

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