Les ventes de disques en France continuent de reculer à un rythme vertigineux. D’après les dernières données communiquées par L’Observatoire de la musique/gfk, le marché du CD audio a encore baissé de 22,2 % en juillet 2008 par rapport à l’an dernier, avec 4,8 millions d’unités vendues. Le chiffre d’affaires s’élève à 57,5 millions d’euros TTC, en baisse de 23 %.

C’est évidemment une mauvaise nouvelle pour l’industrie culturelle, mais une nouvelle bien opportune pour les prochains débats sur la loi Hadopi. Rien ne vaut des chiffres catastrophistes pour convaincre le législateur de voter des lois ne qui protègent pas les intérêts de la société dans son ensemble, mais les intérêts d’une industrie qui veut protéger un modèle économique complètement dépassé.

Dans le cadre d’une licence globale, une taxe de 3,50 euros par mois sur chaque abonnement à Internet haut débit suffirait à récolter l’équivalent de l’ensemble du chiffre d’affaires mensuel actuel de l’industrie du disque. Avec un effet garanti pour le financement de la culture, contrairement aux mesures répressives qui n’ont jamais fait leur preuve comme modèle économique.

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