Retarder le plus possible l’achat du portable, après l’entrée au collège si possible. La ministre de la Santé Roselyne Bachelot refuse de céder à la panique concernant le danger des ondes des téléphones mobiles, contre lesquels un collectif de scientifiques a publié un appel alarmant le mois dernier. Mais si les preuves d’une dangerosité des ondes sur les adultes restent encore contestées, un consensus se dégage sur la nécessité de protéger les plus jeunes, déjà massivement utilisateurs du mobile.

Dans une interview au Parisien, la ministre rappelle les recommandations du ministère de la Santé : utiliser un kit mains libres, éviter de téléphoner lors de déplacements rapides, en train par exemple, éviter de téléphoner lorsque la réception est mauvaise et surtout téléphoner avec discernement. « D’autre part, ajoute Mme Bachelot, il faut le plus possible tenir les enfants éloignés de leur mobile, par exemple en empêchant absolument qu’ils dorment avec le téléphone sous leur oreiller« .

Pour autant, il n’est pas question « pour l’instant » de parler d’interdiction du téléphone mobile chez les moins de 12 ans, qui ne serait pas « le moyen le plus pertinent« . La ministre veut croire en les vertus préventives de l’information, et compte sur le civisme des opérateurs.

L’Association Française des Opérateurs Mobiles (AFOM), qui regroupe les industriels du marché des télécoms, joue donc le jeu, pour redorer l’image de la profession et éviter des mesures réglementaires plus contraignantes. Constatant selon ses propres chiffres que plus de 80 % des 12 – 17 ans utilisent un téléphone mobile, l’AFOM a publié un dépliant de huit pages traitant aussi bien des règles de savoir vivre (ne pas téléphoner au restaurant) que des recommandations du ministère. Mais sa distribution a été limitée aux seuls restaurants McDonalds. Ce mois-ci, une seconde édition doit être diffusée en partenariat avec le Secrétariat d’Etat à la Famille.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés