En décembre 2025, j’ai pris l’une des meilleures décisions de ma vie. J’ai adopté un chat, en prenant contact avec une association. Emoon (ne jugez pas son nom) est une chatte européenne qui a eu deux ans au mois de mai et me tient compagnie dans mon quotidien de télétravailleur exilé dans les Hauts-de-France.
En tant que papa gâteau, je donne absolument tout à Emoon, pour qu’elle vive la vie la plus confortable et saine possible. J’ai très vite opté pour une alimentation surtout centrée sur la pâtée, certes plus onéreuse mais meilleure pour sa santé (la pâtée hydrate les chats, qui ont tendance à ne pas boire suffisamment). Seulement, je me suis rapidement heurté à un problème de taille : la pâtée ne se sert pas toute seule et quand votre chat a faim à 4 heures du matin, il ne manquera pas de le faire comprendre (le bol de croquettes ne suffira pas, non).
Heureusement, la pet tech existe…
Ce qui m’a mené à Yomy
Compte tenu de mon désir de nourrir Emoon avec de la pâtée, il me fallait un distributeur. Sauf que la pâtée a un souci de conservation, contrairement à des croquettes : elle s’oxyde très vite. J’ai d’abord pensé trouver mon bonheur dans le catalogue de la marque Petlibro, avec Polar, un « distributeur intelligent de nourriture humide ». Il règle le problème de la conservation en prenant la forme d’un mini-frigo, avec un plateau tournant à trois compartiments. L’idée est intéressante sur le papier, mais Polar ne permet de programmer que trois repas, et sur une fenêtre assez courte (trois jours maximum).
Polar m’a permis de programmer un repas la nuit, en m’obligeant à le recharger et à le nettoyer quasiment tous les jours. En prime, preuve que la conservation de la pâtée est un vrai sujet, je me suis retrouvé avec un appareil rempli de moisissures, trois jours après l’avoir rechargé. Après cette désagréable surprise, je n’ai plus jamais réutilisé Polar, revenant alors à mon point de départ — libre à vous d’opter pour cette solution si elle vous convient, mais je ne la recommande pas.
Puis je suis tombé sur Yomy, que mon collègue Nicolas Lellouche avait repéré au CES 2026, le salon de la tech organisé chaque année en janvier à Las Vegas. La promesse répond à tous ces problèmes : un distributeur de pâtée (et de croquettes, tant qu’à faire) qui sert le chat quand il en a vraiment envie, qui ne pose aucun problème de conservation et qui implique le moins d’entretien possible. Un produit de rêve sur le papier, qui plus est conçu par des Français.

Comment fonctionne Yomy ?
Quid de l’utilisation des images ?
Le robot immortalise une image à chaque passage du chat, image que vous pouvez sauvegarder. Yomy n’y a pas accès sauf accord de votre part dans les paramètres. Notez que les photos sont supprimés de ses serveurs au bout de 7 à 10 jours.
Il faut voir Yomy comme le serveur attitré de votre chat, doublé d’un nutritionniste pour éviter qu’il se goinfre. Sur le plan matériel, Yomy s’appuie d’abord sur un capteur pour comprendre que votre animal approche et réveiller la machine. Une caméra se charge ensuite de confirmer sa venue, de jour comme de nuit. Enfin, un algorithme de reconnaissance faciale féline est là pour identifier chaque chat et lui distribuer une portion. Yomy peut ainsi être associé à trois chats différents.

Pour la conservation de la pâtée, Yomy s’appuie sur une poche hermétique brevetée, qui n’a pas besoin d’être réfrigérée, se vide jusqu’à la dernière bouchée et sert la pâtée à température ambiante. Elle s’installe très facilement dans le distributeur. Pour le suivi, Yomy s’en remet à un capteur de pesée qui calcule tout ce que mange réellement le chat, gramme par gramme.
Yomy ne serait pas un bon produit tech en 2026 sans une application dédiée. Dans une interface claire et bien dessinée, on nous invite d’abord à rentrer le profil du chat (race, âge, poids, niveau d’activité…) pour obtenir un objectif journalier de calories. Vous pouvez ensuite ajuster la quantité et choisir la composition du régime entre la pâtée et les croquettes. Si vous le désirez, vous pouvez régler à 100 % sur l’un ou l’autre. Tout est ajustable n’importe quand, bien sûr.

Notez que Yomy n’est pas un distributeur programmable. Il n’est pas pensé pour. Son fonctionnement est en réalité calqué sur les besoins réels du chat, qui est un animal grignoteur et préfère donc 15 petits repas à trois gros. Il n’est pas non plus incitatif. Une fois que le chat a fini de manger, le tiroir équipé de deux compartiments se referme et ne rouvrira qu’à la prochaine approche du chat (on peut régler une pause, en cas d’abus), jusqu’à épuisement de son quota journalier. L’application permet de voir les calories consommées et ce que le chat a mangé, au gramme près.
J’utilise Yomy depuis environ un mois et je suis impressionné par sa qualité de fonctionnement, compte tenu de toutes les technologies associées et des ambitions sur l’automatisation. Hormis quelques bugs mineurs, sur la pesée qui peut fausser le service par exemple, le distributeur est incroyablement bien pensé et réussi.
Mon chat a mis 24 heures, grand maximum, pour comprendre qu’il était son nouveau meilleur ami (pour la nourriture). À la fin du premier jour, il avait déjà associé le bruit fait par la machine quand elle distribue la pâtée (oui, c’est bruyant) à une ration. Au troisième jour, il n’y avait plus aucune méfiance à signaler. Aujourd’hui, Emoon a tout compris et ne réclame plus rien, sinon quelques friandises. Mieux, à en croire son suivi calorique journalier, elle entre parfaitement dans les clous de ce dont elle a vraiment besoin — une litière connectée permet de suivre son poids pour constater d’éventuels écarts.

N’allez pas croire que votre chat ne vous aimera plus sous prétexte que vous ne le servez plus directement. Emoon n’a jamais été aussi câline que ces dernières semaines. Tant que vous avez des interactions régulières avec votre animal (des phases de jeu, par exemple), il n’y aura aucun souci.
En prime, le robot est assez joli esthétiquement, même s’il prend de la place (49 centimètres de haut, 33 de long et 22 de large, pour 8,8 kilogrammes). Avec sa couleur beige, il se fond dans tous les intérieurs sans aucun souci.

L’autre qualité de Yomy : les recettes proposées
Yomy fonctionne très bien car ses concepteurs l’ont pensé dans les moindres détails. Ils n’ont pas lésiné sur la qualité des recettes non plus. Jugez plutôt : bœuf/poulet/carottes, canard/dinde/betteraves, poulet/potiron et cabillaud/dinde/épinards. Quand je constate à quel point Emoon se régale en mangeant, je me dis qu’elle mange mieux que moi.
Si jamais vous doutez des goûts de votre chat, vous pouvez toujours commander des échantillons. Avant même de recevoir la machine, Emoon ne consommait déjà plus que des pâtées Yomy.
Yomy, combien ça coûte réellement ?
Le robot Yomy est actuellement proposé en précommande à 299 € (349 € hors prévente), avec une livraison prévue en décembre pour le prochain lot. Mais c’est bien évidemment le prix de la pâtée qui permet de calculer ce que cela coûte vraiment, les poches brevetées de 350 grammes ne pouvant pas être achetées ailleurs (contrairement aux croquettes, qui peuvent être celles de la marque de votre choix).
Je vais prendre l’exemple d’Emoon, qui consomme environ 120 grammes de pâtée par jour, ce qui signifie qu’une pochette de 350 grammes dure trois jours (conservation de quatre jours au maximum pour une alimentation mixte). En arrondissant, il m’en faut donc 10 pour un mois. Yomy les vend par pack de quatre, à 22 €, soit 5,50 € par poche. Pour un mois complet, cela me coûte 55 €, un tarif qui finira par baisser quand Yomy lancera des abonnements avec 15 % de réduction (soit 45 € dans mon cas).
Une boîte de sachets Purina One coûte environ 5 € sur le site de Maxi Zoo, avec 8 sachets de 85 grammes. Emoon en consommerait un et demi par jour, soit trois tous les deux jours, soit 45 sachets pour un mois. Ce qui donne 28 € par mois.
Yomy coûte plus cher, certes, mais les bénéfices sont nombreux : le chat mange quand il veut et à sa faim, sans se goinfrer ; la nourriture est parfaitement conservée (et de qualité) ; il n’y a aucun gâchis possible (la poche est vide à 100 %, alors qu’on jette régulièrement de la pâtée classique) ; et on a un suivi poussé et précis de l’alimentation de son chat, soit des données utiles pour le vétérinaire.
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