L’arnaque démarre dans la boîte aux lettres et se referme une fois la victime arrivée sur Internet.
La Police nationale a alerté ce jeudi 29 octobre 2026 sur une campagne de faux courriers envoyés au nom de la Direction générale des finances publiques (DGFiP), qui ciblent les détenteurs de cryptomonnaies.
La lettre, qui reprend tous les codes d’un document administratif, se présente comme une « mise en demeure » liée aux obligations déclaratives sur les actifs numériques.


Elle somme son destinataire de s’inscrire sur un prétendu « Portail des actifs numériques » avant le 29 octobre en scannant un QR code, sous peine de sanctions détaillées avec précision, comme une amende de 750 euros par compte non déclaré ou une majoration de 40 à 80 % des droits éludés.
Un QR code qui mène vers un domaine frauduleux
Le QR code renvoie vers reglement2026.com, un nom de domaine qui n’a en réalité rien à voir avec l’administration fiscale.
Ce domaine est d’ailleurs déjà référencé comme frauduleux sur VirusTotal, un service qui rassemble les analyses de nombreux éditeurs de sécurité pour évaluer la dangerosité d’un fichier ou d’une adresse web.
Le piège est ensuite assez classique. Les victimes se retrouvent face à une interface reprenant les éléments visuels d’un site de l’État. La cible est alors invitée à saisir ses identifiants fiscaux, puis la phrase de récupération de son portefeuille numérique. Cette suite de mots, générée à la création du portefeuille, permet de le restaurer sur n’importe quel appareil, et donne ainsi aux escrocs un accès direct aux cryptomonnaies qu’il contient.
Ne jamais transmettre sa phrase de récupération
Aucune information n’a été communiquée sur le nombre de personnes visées par cette campagne, ni sur le fait qu’il s’agisse d’un envoi de masse ou d’une opération ciblant des personnes détenant effectivement des cryptomonnaies.
Le premier réflexe consiste à ne pas scanner un QR code figurant sur un courrier inattendu, même lorsqu’il semble provenir d’une administration. Le QR code est souvent un subterfuge utilisé pour masquer une adresse web suspecte.
La phrase de récupération, elle, ne doit jamais être communiquée, à qui que ce soit et sous aucun prétexte. Ni l’administration fiscale ni un fournisseur de portefeuille n’a de raison de la demander, et toute sollicitation en ce sens doit être considérée comme une tentative d’escroquerie.
En cas de doute sur un courrier, la Police nationale recommande de se rendre directement sur le site officiel des impôts, en tapant soi-même l’adresse impots.gouv.fr dans son navigateur. Les démarches et messages réellement envoyés par l’administration y figurent dans l’espace personnel de chaque contribuable.
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