Pour 99 euros, Google propose un bracelet connecté capable de suivre votre santé 24/7 avec une autonomie au-delà d’une semaine. Un produit estampillé « Google Fitbit » pour la première fois, compatible avec un abonnement « Health Coach » pour qu’une IA commente vos données de santé. Mais un produit aussi abordable peut-il être vraiment efficace ? Après deux semaines d’essai, c’est le moment du verdict.

Quelques jours avant sa grande conférence I/O 2026, Google a dévoilé le Fitbit Air, un bracelet connecté sans écran à 99 euros. Le concept est assez simple : on le porte en permanence et on le laisse collecter des données sur sa santé et son activité physique. Le tout est envoyé vers une application (Google Health) et, moyennant finance, peut être analysé par une intelligence artificielle qui prend la forme d’un coach sportif personnalisé (le Google Health Coach). Le Google Fitbit Air est compatible avec Android et iOS, ce qui lui permet de concurrencer directement l’Apple Watch, la montre connectée la plus vendue au monde.

Depuis une dizaine de jours, je n’ai retiré qu’à une seule reprise mon Google Fitbit Air… pour le charger. Que vaut le bracelet de Google conçu pour tuer Whoop, les montres connectées et les bagues intelligentes ? Voici mon verdict honnête, avec du positif et du négatif.

Un petit capteur caché dans un bracelet très confortable : sur le papier, le Google Fitbit Air est un produit formidable

Techniquement parlant, Google n’est pas le premier à avoir eu l’idée d’un bracelet sans écran dédié à la mesure 24/7 des données de santé. Le pionnier du secteur s’appelle Whoop et propose, moyennant un abonnement annuel, un bracelet pour suivre sa santé et une application complète pour analyser ses données.

Whoop vaut aujourd’hui plus de 10 milliards de dollars et s’associe à des équipes de haut niveau comme le Paris Saint-Germain pour faire sa publicité, ce qui attire logiquement la curiosité des concurrents. On note parmi eux Amazfit et son bracelet Helio Strap, un quasi-copier-coller du bracelet de Google avec sa propre application, ou l’application Bevel qui transforme les montres Apple ou Garmin en clones de Whoop.

Le gros défaut de Whoop est son abonnement obligatoire : sans lui, le bracelet ne fonctionne plus. C’est là que la proposition de Google est alléchante : pour 99 euros, le Google Fitbit Air collecte des données en permanence et les synchronise avec une application. L’abonnement payant (8,99 euros par mois) n’est pas obligatoire et ne sert qu’à débloquer des fonctions comme le mode IA (Google Health Coach) ou des cours de sport en vidéo. Le géant du web a également la bonne idée de l’intégrer à ses abonnements Google AI Pro/Ultra : une personne qui paye pour Gemini a accès gratuitement au coach de santé (et se tournera donc plus naturellement vers le Fitbit Air, même si le coach marche avec la plupart des montres/bracelets).

Au-delà de l’aspect tarifaire, l’autre point fort de Google est le confort du bracelet. Corrigeons d’ailleurs une approximation de langage (que vous allez retrouver dans cet article) : le Google Fitbit Air n’est pas un bracelet connecté, mais un traceur miniature. Ce traceur peut être inséré dans un bracelet parmi plusieurs choix, voire dans des vêtements (Whoop vend des brassards ou des caleçons par exemple). Le bracelet n’est qu’un choix vestimentaire : c’est le petit capteur qui contient toute la technologie.

Le capteur dans le bracelet : toute la technologie est là, le reste n'est que du tissu. // Source : Numerama
Le capteur dans le bracelet : toute la technologie est là, le reste n’est que du tissu. // Source : Numerama

Et c’est justement sur cet aspect que Google est imbattable : par rapport à Whoop ou Amazfit, le Fitbit Air est encore plus léger et agréable à porter. On oublie complètement sa présence, on peut le garder plusieurs jours sans jamais le retirer, douches et nuits comprises.

Discret et agréable à porter, avec une collection vaste de bracelets officiels et sans doute plein de bracelets officieux à venir, le Google Fitbit Air réussit déjà une des épreuves les plus délicates pour un « wearable » : être séduisant. Reste désormais à savoir à quoi il sert.

Excellent pour le sommeil et le rythme cardiaque, beaucoup moins pour le suivi des activités

En toute honnêteté : je n’ai pas été totalement convaincu par le Google Fitbit Air en tant que traceur fitness. Le problème n’est pas la qualité des données mesurées (il est plutôt très bon, en phase avec des montres vendues beaucoup plus chères), mais l’absence de point d’interaction pour entrer des données.

Sans écran et sans boutons, il est impossible d’enregistrer une activité depuis son bracelet. Il faut déclencher l’activité manuellement sur son smartphone depuis l’application Google Health (qui met parfois du temps à charger) ou… faire confiance à l’auto-détection. Une auto-détection qui détecte qu’il se passe quelque chose 90 % du temps, mais qui se trompe sur la chose en question ou sur la durée de l’activité une fois sur deux. Il faut systématiquement repasser par l’application pour avoir un suivi précis ou effectuer une correction. C’est très frustrant.

Les données sur la marche et le vélo sont des estimations : il n'y a pas de GPS. Google Health intègre aussi les données d'autres applications… mais ne permet pas de personnaliser l'activité.
Les données sur la marche et le vélo sont des estimations : il n’y a pas de GPS. Google Health intègre aussi les données d’autres applications… mais ne permet pas de personnaliser l’activité. // Source : Numerama

Quelques exemples de ce qui ne va pas :

  • L’auto-détection confond parfois la course sur tapis et la course en extérieur. À chaque course en salle, le bracelet se déclenche et pense que l’on court dehors… ce qui lui fait inventer de fausses données. Il faut rectifier l’activité à chaque fois. Même problème avec le vélo intérieur et le vélo : Google Health les confond parfois.
  • Les horaires sont souvent très approximatifs : il arrive au bracelet de lancer l’auto-détection trop tard et de ne pas voir le début d’une course (sans doute car le rythme cardiaque est encore trop faible). Autre exemple : une pause de 10 minutes en vélo à cause de la pluie est interprétée par le logiciel comme une fin d’activité. L’enregistrement de la session s’arrête donc prématurément : il faut modifier la durée de l’activité manuellement pour la prolonger. Pire : on ne peut pas fusionner deux activités pour tout regrouper en une session.
  • Certains sports, comme la musculation, ne sont jamais auto-détectés. Si la séance n’a pas été configurée avant (manuellement ou avec le Google Health Coach), le Fitbit Air pense qu’il n’y a pas eu de sport.
  • Certaines marches en extérieur ne sont aussi pas enregistrées automatiquement, alors que d’autres le sont. Le comportement du Google Fitbit Air est parfois trop aléatoire : si vous voulez vraiment enregistrer une activité, déclenchez-la sur le smartphone (et transportez donc votre smartphone avec vous).

L’autre défaut du Google Fitbit Air est l’absence de GPS (ce qui est normal pour cette catégorie) : sans le téléphone et l’activité enregistrée manuellement, le tracé sur la carte et les kilomètres parcourus n’apparaissent pas. Il ne s’agit que d’une estimation des calories brûlées. Les distances sont aussi approximatives : une Apple Watch avec GPS nous a, par exemple, indiqué 2,94 km… quand le Fitbit Air sans téléphone relié estime 3,18 km. Le bracelet n’est pas pour les sportifs adeptes des données fiables.

Google Fitbit Air à gauche, Apple Watch Ultra à droite. Pour faire de grosses séances du sport, sortir sa montre peut être pratique. // Source : Numerama
Google Fitbit Air à gauche, Apple Watch Ultra à droite. Pour faire de grosses séances de sport, sortir sa montre peut être pratique. // Source : Numerama

Un bouton pour parler au bracelet avec Gemini, bien qu’énergivore, aurait permis de régler ce problème. On aimerait pouvoir dire au bracelet « lance une séance de musculation » et le laisser deviner ce qu’il se passe.

En l’état, le Google Fitbit Air est un bracelet qui a besoin du téléphone pour fonctionner. L’autre option efficace est de porter le Fitbit Air en permanence et de ne mettre sa montre connectée que lorsqu’on va au sport, avec un suivi sportif enregistré sur la montre et synchronisé dans Google Health. Mais on perd alors une partie du public qui espérait n’avoir que le Fitbit Air en traceur de santé.

Reste des points sur lesquels le Google Fitbit Air est très bon : le suivi de la distance parcourue chaque jour, du rythme cardiaque ou du sommeil sont justes. Le bracelet est parfait pour un utilisateur qui veut juste surveiller son sommeil de manière fiable chaque nuit, mais pas pour un sportif qui prépare un vrai objectif. Les commentaires de Google sont suffisamment pédagogues pour bien expliquer les données mesurées.

L’application Google Health est intéressante, mais encore trop limitée : j’ai hâte de voir son évolution

Google profite de la sortie de son nouveau bracelet pour renommer son application « Fitbit » qui devient « Google Health ».

Un moyen d’acter le rachat de Fitbit pour de bon : c’est désormais Google qui est au centre du jeu. L’application en profite pour changer de design et revoir certaines fonctions avec quatre onglets distincts : Aujourd’hui (qui récapitule tout et propose des résumés IA), Forme (pour lancer une activité sportive ou consulter son historique), Sommeil (les résultats de sa nuit et les commentaires d’une IA) et Santé (les données brutes).

Les quatre onglets de Google Health… avec une page d'accueil sous-exploitée.
Les quatre onglets de Google Health… avec une page d’accueil sous-exploitée. // Source : Captures Numerama

Si Google Health est visuellement une réussite (notamment avec les vidéos qui montrent comment faire des exercices), la réalité est que le logiciel n’est pas toujours très clair. Les indicateurs en haut de la section « Aujourd’hui », par exemple, sont quasiment tous inutiles. On peut les personnaliser… mais pas changer leur ordre d’apparition. On aurait préféré des scores d’effort et de récupération comme chez Whoop/Bevel, pas un compteur de pas ou de cardio hebdomadaire que l’on peut dépasser dès le début de semaine. En l’état, il est difficile de savoir quand le bracelet dit que l’on peut faire beaucoup de sport et quand il pense que l’on devrait se reposer. C’est dommage : c’est pourtant tout l’intérêt de ces produits.

Certaines données pourtant importantes, comme le VO2 Max, sont aussi cachées. Il est parfois difficile de savoir quoi regarder. On note aussi plusieurs bugs comme l’impossibilité de changer l’ordre des exercices quand un suivi est lancé, l’impossibilité de régler les poids lors de la musculation dans certains exercices (quand l’entraînement est en cours), un système de suivi de la nutrition qui se trompe sur les doses (on peut prendre en photo ce que l’on mange) ou un mode sommeil qui interrompt la nuit trop tôt et confond une sieste et le reste. Autre décision étrange : si un programme conçu par l’application fixe 10 minutes de vélo, alors l’application le démarre sans vous demander votre avis et arrêtera l’enregistrement au bout de 10 minutes même si vous continuez à pédaler.

Des bugs reconnus par Google qui s’est engagé à tout corriger dans les prochaines semaines : tout laisse penser que la version 1.0 de Google Health est plus proche d’une bêta que du produit final. Google n’a pas voulu être aussi « sérieux » que Whoop et mise sur une approche moins stressante, le résultat est un produit que l’on prend peu de plaisir à lancer. L’interface n’est pas assez simple… et pas assez complète à la fois. Un comble.

L'interface des séances de sport est top… mais on ne peut pas changer l'ordre des exercices, le nombre de répétitions ou les poids. Les résumés sont donc faussés.
L’interface des séances de sport est top… mais on ne peut pas changer l’ordre des exercices, le nombre de répétitions ou les poids. Les résumés sont donc faussés. // Source : Captures Numerama

Google Health a quand même un gros avantage : il n’est pas fermé aux concurrents des bracelets Fitbit :

  • Sur iPhone, le logiciel permet d’importer les données Apple Health, et donc des Apple Watch ou montres Garmin. Il ne permet pas encore d’exporter les données du Google Fitbit Air vers Apple Santé, même si Google promet qu’une mise à jour arrive. À terme, cette configuration permettra de porter sa Watch seulement pour le sport… puis de garder le Fitbit Air le reste du temps.
  • Sur Android, le logiciel supporte la technologie Health Connect et des applications comme Garmin ou Strava. On peut déjà porter sa montre et le bracelet en permanence.

Grâce à cette ouverture, il est possible de croiser les données du bracelet avec celles d’autres traceurs. Un vrai avantage pour séduire les sportifs qui risquent de ne pas trouver le bracelet de Google suffisamment performant pour leurs besoins. Reste pour Google à éliminer les bugs : en l’état, Google Health multiplie les doublons et peut vite devenir difficile à gérer. La bonne nouvelle est qu’il ne s’agit probablement que de défauts de jeunesse.

Health Coach : une IA qui hallucine encore un peu trop, mais qui ouvre la porte à un coach sportif dans toutes les poches

La vraie innovation du Google Fitbit Air (et de l’application Google Health, rappelons-le ouverte à tous les autres traceurs) s’appelle Health Coach. Ce cousin de Gemini est une intelligence artificielle générative dédiée au suivi de la santé et de l’activité physique : une première pour un produit aussi grand public, mais une réponse à des équivalents déjà disponibles chez Whoop ou Bevel. On peut aussi y voir une réponse à ChatGPT Health et Claude Health, qui permettent de connecter ses données Apple Santé à ChatGPT et Claude. À terme, on imagine mal toute l’industrie des montres connectées ne pas basculer là-dessus : l’IA semble une évidence pour analyser des données de santé difficiles à interpréter soi-même. Pour rappel, l’IA est réservée à l’abonnement payant à 8,99 euros par mois (mais incluse dans les abonnements Gemini).

Disponible à tout moment dans l’application, le Google Health Coach permet de discuter avec un agent capable d’accéder à toutes vos données en temps réel. Le coach peut répondre à une question, donner des conseils et, le plus impressionnant, générer des entraînements. Exemple concret qui m’a bien servi pendant ce test : prendre des photos des machines de sport disponibles dans une salle et lui demander un entraînement sur trois jours. Trois sessions sont alors générées avec des vidéos explicatives pour chaque exercice (mais les bugs évoqués plus haut, comme l’impossibilité de modifier manuellement l’exercice).

Le coach prend la forme d'un chatbot. On peut lui indiquer ce que l'on a fait manuellement pour lui faire créer un exercice correspondant si l'auto-détection n'a pas fonctionné.
Le coach prend la forme d’un chatbot. On peut lui indiquer ce que l’on a fait manuellement pour lui faire créer un exercice correspondant si l’auto-détection n’a pas fonctionné. // Source : Captures Numerama

Que vaut le Google Health Coach ? Sur le papier, c’est extrêmement prometteur. La première configuration, où l’IA pose des questions à l’utilisateur pour apprendre à le connaître et déterminer des objectifs, est assez géniale : qui n’a jamais rêvé d’avoir son propre prof de sport disponible 24/7 ? Les questions sont pertinentes et permettent de nourrir une mémoire : le Health Coach apprend vraiment à vous connaître. Il envoie aussi des notifications au réveil, dans l’après-midi et en fin de journée pour faire des récaps personnalisés et contextualisés : il sait, par exemple, si vous êtes en voyage ou si vous avez fait la fête la veille, pour adapter ses conseils.

Le problème du Google Health Coach est qu’il repose sur un LLM et que, comme tout LLM nourri avec trop de données, il tend un peu trop souvent à halluciner. Exemple : si l’IA sait que vous partez en voyage bientôt, elle va avoir tendance à vous parler du voyage en permanence, y compris si vous n’êtes pas encore parti. Résultat : elle va réduire vos exercices pour « optimiser votre décalage horaire », alors que vous êtes encore chez vous. Autre problème qui m’est arrivé quasiment tous les jours : un réveil dans la nuit pour aller aux toilettes interrompt le suivi du sommeil et provoque un message du Health Coach pour dire « vous n’avez pas beaucoup dormi cette nuit ». Résultat : il va avoir tendance à vous dire de ne pas faire de sport pour récupérer de vos trois heures de sommeil… alors que vous en avez dormi huit et que l’application le sait.

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J’ai dormi 8 heures et bien mangé, mais comme je me suis réveillé dans la nuit, Google Health Coach n’est pas content de ma séance de sport. // Source : Capture Numerama

Le Health Coach a tendance à être irritant avec des phrases idiotes comme « pense à bien manger tes sushis habituels » à l’heure du repas parce qu’il sait qu’on en a mangé la veille ou « tu as ignoré mes conseils » alors que ceux-ci étaient faux. Mais qui mange des sushis tous les jours ?

Par rapport à l’IA de Bevel, le Google Health Coach donne souvent de mauvais conseils et tend à conseiller de se reposer quand le corps est en réalité capable d’encaisser beaucoup plus. Son incapacité à bien interpréter les vraies données de la nuit est ravageuse : il pense que l’on dort mal quand on dort bien et que toutes les autres applications disent que le corps est prêt à encaisser un bel entraînement. Il s’agit encore une fois d’un défaut largement corrigible par Google mais qui, en l’état, encourage à ne pas trop faire confiance au coach. Il est super pour générer des exercices et répondre à des questions sur les données mesurées, mais n’est pas un très bon assistant sportif au quotidien.

La génération d'un entraînement avec le coach est la fonction la plus utile : vous remarquerez ici une hallucination sur le genou. Il se base sur une précédente blessure et insiste dessus dans tout le programme.
La génération d’un entraînement avec le coach est la fonction la plus utile : vous remarquerez ici une hallucination sur le genou. Il se base sur une précédente blessure et insiste dessus dans tout le programme. On peut personnaliser la séance avant de la lancer, mais pas pendant. // Source : Captures Numerama

8 jours d’autonomie au lieu de 7 : l’autre bon point du Google Fitbit Air

Dernier point : l’autonomie. Google annonce 7 jours, j’en ai mesuré… 8. C’est donc excellent, d’autant plus que la recharge est éclair. Il faut environ une heure pour passer de 0 à 100 %, mais seulement 5 minutes pour récupérer une vingtaine de pourcents. Il n’y a donc aucune excuse pour ne pas faire de sport : branchez le Google Fitbit Air, brossez-vous les dents et partez à la salle.

Le seul défaut est que le Fitbit Air utilise un chargeur propriétaire pour conserver son étanchéité : le risque est de ne pas l’avoir sur soi quand on en a besoin. Les résumés IA du coach disent quand il est l’heure de charger le bracelet, mais l’absence de chargeur peut être un problème.

Le verdict

Malgré nos nombreuses critiques, nous vous recommandons le Google Fitbit Air. À 99 euros, il est un des produits les plus intéressants du marché pour suivre sa santé. Son confort est exemplaire, son autonomie réelle de 8 jours est excellente et le suivi du sommeil et du rythme cardiaque est juste. Sans abonnement obligatoire, c’est aussi le meilleur moyen de découvrir le suivi santé connecté sans s’engager comme avec Whoop. Le Fitbit Air est un bon traceur pour commencer à suivre sa santé et un excellent cadeau pour ses proches. Il ne remplace toutefois pas une montre connectée, mais peut la compléter ou permettre de porter une vraie montre sans sacrifier le suivi de certaines données.

Le Google Fitbit Air montre ses limites dès qu’on lui demande un vrai suivi sportif. L’absence d’écran et de bouton condamne l’utilisateur à dépendre d’une auto-détection trop souvent approximative ou à sortir son smartphone à chaque séance. L’application Google Health, malgré une interface visuellement réussie, est pleine de bugs et pas assez personnalisable. L’IA Health Coach, bien que prometteuse et révolutionnaire sur le papier, hallucine encore trop pour qu’on puisse lui faire confiance au quotidien. Google doit améliorer la partie logiciel : en attendant, le bracelet est surtout bon pour suivre son cœur et son sommeil.

Où acheter le Google Fitbit Air au meilleur prix ?

Disponible à partir de 99 euros chez la plupart des revendeurs, le Google Fitbit Air est commercialisé en plusieurs coloris et avec différents bracelets interchangeables. Voici les meilleures offres du moment, mises à jour en temps réel :

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