C’est la guerre froide à l’ère numérique. Le moteur de recherche américain Google est sous la menace d’un procès en Russie, si l’on en croit l’ultimatum lancé par la société russe Era Vodoleya (« L’Age du Verseau ») qui affirme que la technologie utilisée par Google pour ses mots clés sponsorisés a été brevetée par elle un an avant que Google ne commence à l’exploiter. Selon les estimations, elle pourrait réclamer à la firme de Mountain View environ 3 milliards de dollars, soit 15 % de ses bénéfices. Elle a donné à Google jusqu’au printemps pour résoudre l’affaire à l’amiable.

Selon Era Vodoleya, la société russe aurait inventé la technologie de publicité contextuelle utilisée par Google en 1998, un an avant qu’elle ne fasse son apparition sur le moteur de recherche américain. Elle aurait fait l’objet de plusieurs publications de brevets, qui n’ont jamais été licenciés à Google. Or les Russes affirment qu’une enquête menée depuis 5 ans leur a permis de conclure que Google utilisait bien la même technologie que celle qu’ils avaient breveté, contrairement aux autres moteurs de recherche qui ont imité l’idée mais pas ses principes de mise en œuvre.

Elle aurait tenté de contacter Google pour lui offrir un arrangement à l’amiable, sans succès jusqu’à présent. La filiale russe de Google assure d’ailleurs qu’elle n’a pour le moment reçu aucune demande de la part de Era Vodoyela, qui cherche peut-être simplement à se faire un nom et à profiter (c’est réussi) de la presse pour lancer un nouveau produit. La société serait en effet sur le point de sortir un nouveau concept de moteur de recherche, dit « asymétrique », très éloigné du mode de fonctionnement de Google.

De son côté, la firme de Mountain View n’a jamais prétendu être l’inventeur des recherches sponsorisées par des publicités contextuelles. C’est uniquement après la technologie du moteur de recherche créée que ses inventeurs se sont posés la question du modèle économique, et qu’ils ont découvert le principe des mots clés contextuels utilisé par le pionnier Overture, depuis racheté par Yahoo. Google a d’ailleurs été poursuivi pour violation de brevets en 2002 par Overture, avant d’offrir en 2004 à Yahoo 2,7 millions d’actions de Google en échange d’une licence d’exploitation à vie.

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