L'État de New York a demandé l'interdiction des tous les produits de cigarette électronique aromatisés, avant même la mise en place d'une interdiction à échelle nationale.

L’État de New York n’a pas attendu que la décision soit prise au niveau national : il vient d’interdire la vente de produits de cigarettes électroniques aromatisés, par la voix du gouverneur Andrew Cuomo au cours d’une conférence de presse le 15 septembre.

Il s’agit d’une « action d’urgence », a précisé le gouverneur de l’État de NY. En cause : l’intention « volontaire et irresponsable » des fabricants de cigarettes électroniques de vendre leurs produits à un jeune public, notamment à travers des «  goûts de fruit ou de bonbon ». De plus, la vente de n’importe quel produit ou cigarette électronique aux moins de 18 ans (et bientôt 21) sera désormais pénalement répréhensible, et plus uniquement au civil.

Un youtubeur en train de tester une JUUL // Source : YouTube/DonnyVapes

La cigarette électronique menacée aux États-Unis

Cette décision arrive quelques jours après que Donald Trump a déclaré la guerre aux cigarettes électronique outre Atlantique, demandant au gendarme de la consommation (FDA) de mettre au point un plan pour interdire tous les produits aromatisés, à l’exception du goût tabac, à l’échelle nationale. Ce processus doit prendre quelques semaines, le temps de détailler les mesures de ce plan.

Depuis quelques mois, une enquête de grande ampleur est en cours pour déterminer les causes de mystérieuses maladies des poumons à travers le pays, détectées chez plus de 400 personnes. S’il semble que nombre d’entre elles ont été reliées à des produits contrefaits, coupés aux huiles essentielles, cet événement a lancé un débat plus large sur l’usage de la cigarette électronique tout court.

Le gouverneur Cuomo est ainsi allé plus loin dans son argumentaire : selon lui, le vapotage en lui-même serait « dangereux ». «  Personne ne peut  dire que le vapotage à long terme — où vous inhalez de la vapeur et des produits chimiques dans vos poumons — est bon pour la santé », affirme-t-il. Ce discours est en phase avec celui de Robert Redfield, directeur du CDC (Centres pour le contrôle et la prévention des maladies) qui a récemment insisté sur le fait que les maladies détectées avaient «  très probablement des causes multiples ».

Malheureusement, il n’existe toujours pas d’études avec assez de preuves concluantes à ce jour sur les méfaits concrets de la cigarette électronique légale, comme nous le remarquions déjà en juillet dernier après publication d’un rapport de l’OMS.

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